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Jason

Jason

80 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 Sceptique et éclectique j'apprécie ce qui est écrit clairement et me soucie peu des fautes d'orthographe pourvu que la compréhension n'en souffre pas. J'aime l'humour, le badinage, bref une certaine élégance dans l'expression, mais attention aux précieux et aux pédants. Ecrire pour tous reste un exercice difficile.

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  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 03/09/2011
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Derniers commentaires



  • Jason Jason 12 avril 2012 17:32

    Nationaliser les banques ? Quelles banques ? Parmi les quelques 20 sources financières qui alimentant la dette française, la moitié se trouvent hors de nos frontières.

    Là n’est pas le problême. Si on commençait par interdire (ou rendre très difficile) les spéculations sur les dettes, par exemple en restreignant leur circulation (ou carrément les rendre non cessibles), on aurait un début de solution.

    Sans parler du changement de statut de la BCE pour sortir l’Euro de l’ornière de la spéculation mondiale.



  • Jason Jason 6 avril 2012 09:49

    En France, il était question du modèle Allemand dans les années 1880 lorsque Bismarck institua les lois sociales protégeant les ouvriers (retraite, assurance maladie, assurance chômage). La France d’alors et sa république de rentiers et d’affairistes n’en voulait pas.

    Aujourd’hui, certains, de droite et de gauche, découvrent le nouveau modèle allemand imposé par Schröder. Il vise à démanteler le modèle de couvertures sociales précédent, à la grande joie des financiers et des affairistes français de tous bords. C’est le retour à la vache sacrée qui fait du capital triomphant le chantre des sacrifices de ceux d’en bas.

    Quant au miracle allemand d’après-guerre, rien de surprenant, avec l’aide financière des USA, dans un pays en ruines où les besoins de consommation intérieure étaient immenses. Les dépenses militaires de l’Allemagne étaient alors nulles (interdites jusu’aux années 50). A ne pas comparer avec la France qui, elle, a connu les 30 glorieuses tout en menant des guerres coloniales, a forgé une force de frappe nucléaire qui a protégé l’Allemagne (avec les USA et la GB) pendant le temps de la guerre froide. Quelles contreparties avons-nous reçu de cela ? Rien.

    Il reste frappant de voir avec quelle naïveté nos politiciens se jettent avec envie sur un modèle qui vise toujours au sacrifice des mêmes. Mais, les nations et leurs politiciens ont la mémoire courte et enfument ainsi le public.



  • Jason Jason 24 mars 2012 11:11

    Vous citez Rousseau (Discours sur l’origine de l’inégalité parmi les hommes) et cette proposition reste d’actualité, en théorie.

     Mais il faut disséquer la notion de propriété dans nos sociétés. Comment apparaît-elle ? Les héritages inter-générationels, la possession de biens à usage exclusif, les droits conférés aux inventions, aux modèles, designs, et créations diverses, l’accumulation de capital par épargne privée ou par spéculation sous toutes leurs formes, le patrimoine dit national, etc. tous ces éléments sont sujets à des appropriations. 

    Voulez-vous supprimer les possessions, et avec ce geste radical, toute l’anthropologie, la sociologie qui s’y rapportent ? Par où voulez-vous commencer ? Et dans un seul pays ? Les grandes sociétés n’y échappent pas, même si elle n’existe pas dans les petits groupes à Bornéo ou ailleurs.

    Le chantier est immense. Je pense que votre article est très réductionniste, même s’il part d’un « bon sentiment », Gramsci ou pas.

    Je ne pense pas que le problême de la propriété se pose, à nu, mais plutôt la gestion de son ensemble.



  • Jason Jason 21 mars 2012 17:09

    Mon pauvre Monsieur, ce n’est pas l’Etat mais ce sont les lois, les réglements, le manque d’imagination, de volonté, la bureaucratie centralisée dirigée par des gens qui ont abdiqué, les maires, les vides juridiques, les mille-feuilles administratifs, l’incompétence urbaine des communes, le manque de ressources, bref tout un système frileux, et des intérêts souvent peu avouables.

    Allez donc réformer tout ça. La campagne ? Mais qui se fout de la campagne ? J’y habite depuis 10 ans et je vois que les chantiers seraient immenses, mais personne n’a d’ambition, ou même de volonté de tester quoi que ce soit, à part privatiser.

    Arrivera un jour où l’administration des territoires sera elle-même privatisée. Pour la plus grande joie de, devinez qui ?

    J’oubliais que la qualité de la vie ne possède pas d’unité de compte. Ca coûte combien la qualité de la vie ? Alors, c’est pas rentable sinon quand c’est privatisé. Ajoutez à cela une population habituée à vivre sous le joug d’une administration tatillonne et bornée.

    Que voulez-vous faire ? Il faut chosir entre des sous-marins nucléaires, des subventions au privé, des emprunts chers sur le marché financier mondial, et une campagne épanouie. Le choix est évident pour nos gouvernants.



  • Jason Jason 19 mars 2012 18:01

    Les traités sont faits pour être déchirés, disait un révolutionnaire célèbre. Mais, sans aller jusque-là, les traités européens ne sont pas gravés dans le marbre, et donc amendables. Ca s’appelle un avenant au contrat.

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