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Jason

Jason

80 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 Sceptique et éclectique j'apprécie ce qui est écrit clairement et me soucie peu des fautes d'orthographe pourvu que la compréhension n'en souffre pas. J'aime l'humour, le badinage, bref une certaine élégance dans l'expression, mais attention aux précieux et aux pédants. Ecrire pour tous reste un exercice difficile.

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  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 03/09/2011
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Derniers commentaires



  • Jason Jason 25 octobre 2011 20:41

    Pour être crédible, votre tableau ne devrait pas contenir d’assurances ou de fonds de pension (Allianz et TIAA) qui sont des investisseurs institutionnels (les fameux zinzins). Ceux-ci ne prêtent pas, mais ils achètent des actions ou des obligations (privées ou d’Etat). Ils redistribuent les plus-values à leurs clients. Si on ne le souhaite pas, il faudra envisager de fermer les bourses. Chiche !

    Par ailleurs, personne ne fait mystère du fait que les banques prêtent de l’argent qu’elles n’ont pas ; les accords de Bâle III ont quelque peu augmenté l’obligation de posséder davantage de fonds propres. Mais on en reste au fait que si une banque prête 100, elle n’a en caisse que 9. Oui, j’ai bien dit 9 ! Lorsque l’opération se multiplie plusieurs fois, on assiste à une création énorme de monnaie.

    Et, à la grande surprise de tous, ça marche — la plupart du temps, car les banques se refinancent en empruntant à d’autres banques et auprès des banques centrales.

    Je ne blâmerais pas les banques, mais ceux qui ont laissé faire une finance sans contrôle, et causé des déficits d’Etats astronomiques. Déficits occasionnés par des prévisions de recettes fausses.

    Que les banques soient publiques ou privées, elles ont une fonction essentielle de fournir de l’argent aux économies, argent sans lequel rien ne fonctionne.

    Qu’on le veuille ou pas, c’est comme ça, et les hommes politiques n’y changeront rien, car l’influence de ceux que vous appelez les banques font et défont les gouvernements. Dans le monde entier.

    Une solution ?



  • Jason Jason 25 octobre 2011 18:33

    @ frédéric lyon

    Parmi les « grants » (dons) il faut citer les fondations telles Rockefeller, Fullbright, Mellon, etc., mais cela ne s’adresse qu’à un petit nombre.

    Si j’ai bien compris votre dernier paragraphe, l’enseignement supérieur français serait mauvais parce qu’il est gratuit (ou presque) ?

    Mais dans les deux cas de figure, il reste vrai que la formation n’est jamais analysée dans son ensemble sous son angle socio-économique à l’intérieur de l’économie de marché.

    La question brûlante reste posée et que tout le monde élude : quel est l’apport (en équivalent capital ou unité de compte) de ce savoir dans l’économie. Il y a bien eu les efforts de Gary Becker avec sa notion de « capital humain », mais il a été discrédité.



  • Jason Jason 25 octobre 2011 17:25

    @paul,

    Vous avez raison, l’endoctrinement, condition sins qua non du bon fonctionnement de l’économie de marché. Qui dira le coût de 12 à 15 ans de formation (la fameuse scolarité +++), coûts socio-économiques ?

    Cela n’intéresse personne, tant le pli est pris. Il n’y a même pas le début d’une réflexion sur une possible unité de compte dans tout ce bazar.



  • Jason Jason 25 octobre 2011 15:56

    Oui, tout cela est connu. La formation est payée par la communauté (ou les citoyens) et personne ne s’intéresse à cet énorme détournement de ressources qui bénéficie en grande partie aux entreprises.

    Oui, bien sûr, les esprits malins diront qu’une meilleure formation signifie un meilleur salaire. Mais pour combien de temps ? Alors que l’économie de marché met en avant les risques financiers, personne ne prend jamais en considération les risques de la formation qui peut devenir caduque ou inutile en cas de crise de l’emploi. Cela n’intéresse personne. Question d’habitude.

    Que ce soit aux USA ou en Europe, ou dans le monde, le problème est le même. Les USA n’exposant que le côté le plus spectaculaire du problème, dans une soumission aveugle aux diktats des entreprises.

    Réveillez-vous braves gens ! 



  • Jason Jason 23 octobre 2011 09:43

    Bovinus,

    Je souscris à l’ensemble de vos arguments, même si la méthode génétique qui est la vôtre donne lieu à quelques longueurs.

    J’apporterai un ou deux détails. Le capital social (noblesse, avantages de la naissance qui se poursuit dans nos pays qui ont aboli les ordres), ne peut être confondu avec le capital financier. Il y a là un glissement de sens. Souvenons-nous qu’il y avait (et qu’il y a aujourd’hui) des nobles ruinés, et de peu de pouvoir, qui cherchaient à « vendre » leurs titres à l’aide d’alliances familiales.

    Deuxièmement, le capital est mobile avec une rapidité extraordinaire grâce à l’informatique, alors que le travail ne l’est pas. Le capital n’étant qu’un opportunisme de classe se satisfaisant de tous les régimes, il peut donc se fondre dans toutes les sociétés. Il a un côté protéiforme que le travail n’a pas.

    Nous avons sous les yeux une défaite historique diluée sur au moins une centaine d’années, et qui met en évidence que dans le conflit Capital-Travail, c’est le Capital qui a gagné. Je parle de conflit, pas seulement moral (exploitation de l’homme par l’homme), mais au simple niveau comptable-financier. L’argent qui va au travail ne va pas aux profits. C’est mathématique.

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