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koudou

Ingénieur en Génie Chimique, Docteur en Informatique, voyageur impénitent, photographe et vidéaste.

Parfois pris de frénésie rédactrice, avec un regard par le petit bout de la lorgnette.

Tableau de bord

  • Premier article le 10/01/2007
  • Modérateur depuis le 19/01/2007
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Derniers commentaires



  • koudou 6 mai 2008 14:37

    @ LE CHAT

    Que viennent faire les africains de France pour désigner le président des Zimbabwéiens ?

    A votre avis, ce devraient donc être les blancs de Corée du Nord qui doivent désigner le président de la République Française.

    Et changez de pseudo, sil vous plaît, vous faites honte aux chats.



  • koudou 6 mai 2008 00:25

    J’ai relu cet article (pour qui j’avais voté en tant que rédacteur) et surtout toutes contributions (nombreuses) autour du sujet.

    J’avoue que je n’ai pas réussi à me faire une opinion.

    Je ne suis même pas certain que dans le futur on aura la coexistence de toutes les filières et que la position moyenne (qui est souvent celle prise au bout du compte) et qu’on n’aura pas une flière très dominante au mépris de toutes les autres.

    Les bio carburants produits par la filière biologique ne seront certainement pas la solution, car meme si on améliorait considérablement la productivité des plantes (en particulier pour fabriquer du sucre de meilleure façon que la betterave en France), on n’aurait de toute façon pas assez de surface pour en même temps se nourrir et produire du biocarburant pour se déplacer. Un calcul de coin de table (il appelle ça comme ça) de Jean-Marc Jancovici nous démontre assez rapidement que ce ne peut pas être un filière qui remplace le pétrole.

    http://www.manicore.com/documentation/carb_agri.html

    Le bilan énergétique de l’hydrogène (fabrication à partir d’eau et obtention d’eau par oxydation de l’hydrogène) n’est au bout du compte au mieux qu’un bilan nul et le plus probablement négatif compte tenu des pertes autant à la fabrication qu’à la combustion. L’auteur a donc raison sur le bilan global énergétique, mais en fait, je crois qu’il ne faut pas considérer l’hydrogène comme une "source d’énergie" au niveau global, pas plus qu’on ne peut considérer l’électricité comme étant une "source d’énergie". Car cette énergie vient de quelque part et elle n’est dans un cas comme l’autre utilisée que comme transport d’énergie.
    J’y reviens, je règle d’abord le problème de production d’énergie.

    Que l’on fabrique de l’hydrogène ou de l’électricité, c’est d’abord un problème de production. Il faut que cette énergie vienne de quelque part, et aujourd’hui, toute la problématique est de trouver d’où va venir cette énergie, chose qui n’est résolue ni dans le cas de la filière hydrogène, ni dans le cas de la fabrication d’électricité. En particulier, je ne suis pas d’accord avec l’auteur qui suppose que l’hydrogène va être fabriquée par électrolyse de l’eau et utilise cet argument pour dire que la rentabilité énergétique va être moins bonne puisque de toute façon on commence par produire de l’éelectricité

    En particulier, si la source d’énergie est sous forme de chaleur (centrales nucléaires, géothermie), on connait la rentabilité énergétique faible de la fabrication d’électricité.

    Pour la fabrication d’hydrogène, on peut parfaitement fabriquer de l’hydrogène à partir de l’eau sans effectuer d’électrolyse, par des cycles (il en existe de nombreux) utilisant des stades chimiques intermédiaires pour réduire l’hydrogène de l’eau. La première décomposition de l’eau a d’ailleurs été faite par Lavoisier par simple thermolyse en faisant passer de l’eau sur du fer rouge.
    Aujourd’hui, il existe de nombreux procédés (Westinghouse, General Atomic, Hitachi, Siemens, ....). Celle qui semble être choisie par l’europe est le cycle hybride mark13 utilisant dioxyde de soufre et brome. L’énergie est apportée par la chaleur (qui peut être un fluide caloporteur passant par un réacteur nucléaire). On ne passe donc pas par la phase de production électrique pour fabriquer de l’hydrogène.

    En parlant de chaleur venant des réacteurs nucléaires, je souligne au passage que l’on peut en profiter pour utiliser l’hydrogène obtenu directement pour fabriquer du méthanol simplement par la réaction chimique
    CO2 + 3H2 = 2 CH3OH
    C’est un procédé chimique tout à fait classique et maîtrisé, le seul problème résiduel étant de traiter les composés soufrés (encore le soufre ....) H2S et COS, ce qui est en général fait par des solvants spécifiques (Selexol, rectisol,...). Le système est assez complexe à mettre en oeuvre, car on a des réactions parasites qui produisent de l’eau, du méthane (le CO2 est souvent associé au CO) et l’éther méthylique.

    Mais cela ouvre la porte à tout une filière aussi étudiée actuellement, et qui pourrait consister à utiliser le CO2 en le captant dans l’atmosphère (par exemple via un agent type chaux aérienne) et en le transformant en méthanol pour l’utiliser comme biocarburant en l’ayant fabriqué par une filière totalement abiotique...

    COMPARAISON HYDROGENE - ELECTRICITE

    On peut donc admettre en attendant que les choses avancent que le rentabilité énergétqiue de la production d’hydrogène ou de celle d’électricité sont équivalentes, vu qu’on n’en sait pas suffisamment sur les taux à l’échelle industrielle.

    L’enjeu entre les deux filières se joue donc sur les aspects de stockage et de transport.

    Là encore, impossible dans l’état actuel de la publication des résultats de savoir ce que peuvent donner l’un comme l’autre. Des progrès fulgurants sont faits dans chacune des filières avec des stockages (autonomie) impressionnants dont nous profitons déjà dans de nombreuses applications de type batteries légères de très haute capacité comme les générations successives de batteries dites au Lithium et bien plus complexes que simplement du lithium (lithium-ion, polymère, cobalt, manganèse, ...). Les progrès dans le domaine sont presque quotidiens avec d’ores et déjà des applications industrielles.

    Le projets côté hydrogène sont aussi impressionnants, avec la dernière découverte en particulier d’une forme du borohydrure de lithium qui permet de conserver beaucoup d’hydrogène dans un petit volume à pression atmosphérique. La libération se fait par chauffe à 300° (donc pas plus chaud qu’un moteur de voiture). La fabrication nécessite encore d’exercer une pression de 200000 atmosphères, mais la forme intéressante commence à apparaitre dès 10000 atmosphères relativement banale en industrie (les comprimés de médicaments sont fabriqués à cette pression).
    Cela dit, les voitures test existent déjà avec Daimler et PSA (technique du Borohydrure de Potassium), Toyota (technique hydrure métallique), et il y a pas mal de recherches sur le stockage par adsorbtion sur de la fibre de carbone ou des nanotubes de carbone.

    Pour ce qui concerne les supercondensateurs, j’ai quand même un doute pour le stockage de fortes puissances. Ce sont des produits super efficaces à la fois pour servir de tampon de régulation ou comme démarreurs, mais pas avec des autonomies très grandes. Ils sont déjà commercialisés (Bolloré, Panasonic, Maxwell, Nippon Chemi-Con) à base de nanotubes, mais je ne suis pas certain que ce soit la voie royale pour la propulsion automibile en étant la seule source de stockage.

     

    Bref, je ne sais pas que penser vraiment de la position de lutte de l’auteur contre l’hydrogène. En tout cas, je ne suis pas certain que cette voie ait moins de chances de nous apporter une solution que le tout électrique, ni l’inverse d’ailleurs.



  • koudou 5 mai 2008 21:23

    @Bulgroz

    Merci de redonner ces chiffres qui montrent les effets terribles d’une guerre économique. La Grande Bretagne prétend qu’elle n’a pris des mesures économiques que contre Mugabe, mais les chiffres que vous citez montrent bien que c’est l’ensemble de tous les habitants qui souffrent.

    Ces chiffres sont faux bien entendu, puisque (cf ma réponse ci-dessus), la Banque Mondiale indique qu’elle utilise les chiffres en dollars zimbabwe et qu’elle applique ensuite le taux de conversion pour avoir des dollars US à des fins de comparaison. En fait, la situation es tbien pire, car la Banque mondiale utilise des approximations de change puisqu’il n’y a plus de change calculable entre le taux officiel et le taux du marché noir qui cahnge gravement les choses.
    D’autre part, dans ses indicateurs, la Banque Mondiale indique bien qu’elle n’arrive pas à faire les estimations des économiques parallèles puisque par essence, elles ne sont pas déclarées. Hors, on sait qu’une grande partie de la population du ZImbabwe n’arrive à survivre que par l’apport de devises fortes (USD, Rand, Pula, etc...) de la famille qui s’est enfuie à l’étranger, sachant que 30% des habitants correspondant en général priritairement à la frange la plus éduquée se sont enfuis à l’étranger depuis 2000. Le nombre de médecins, ingénieurs, enseignants d’université, avocats, infirmières, etc... Zimbabwéiens en Afrique du sud est impressionnante. Et Beitbridge est devenu une frontière essentielle dans le fonctionnement du Zimbabwe.



  • koudou 5 mai 2008 21:12

    @Bulgorz,

    Ahhh, les chiffres ....

    Mais bon, je vous accorde que votre réponse relève quand même très nettement le niveau moyen de tout ce que j’ai lu jusqu’à présent de votre part, et que, indépendamment de la forme qui pêche toujours un peu, votre intervention est très intéressante.

    J’ajoute cependant les éléments suivant à votre fracassante conclusion.

    1. les chiffres de 1990 à 2000 du Zimbabwe ne sont certes pas géniaux, mais tout de même à peu près corrects (ils sont tous positifs tout au moins).

    Les chiffres d’après 2000 ne sont plus significatifs de la gestion de Mugabe seule ("seule" se rapporte à la gestion, bien sur), car c’est depuis 2000 que la GB et tous les pays occidentaux derrière elle ont commencé une guerre économique forte contre le Zimbabwe. Les chiffres négatifs ne sont donc pas à mettre au débit de la gestion de Mugabe mais aux effets négatifs de la guerre économique entre les pays occidentaux et Mugabe. L’effet de la guerre économique peut ne pas paraître très important (à peine une baisse de 10%, alros qu’elle est dramatique. Cela est essentiellement dû au fait que la Banque Mondiale fait ses calculs à partir des chiffres indiqués par les comptes de la nation (donc en $ zimbabwe) en partant du taux officiel du dollar Zimbabwe (actuellement 1$US=40000 $Zim), alors que le "vrai" taux est 1$US=21 millions de $Zim sur le marché noir. Et ne croyez pas que le marché noir est totalement hors la loi, parce que le gouvernement lui-même va s’approvisionner en $US qaund il en a un besoin urgent en imprimant des billets en $Zim.

    Donc en fait, votre raisonnement qui consiste à dire qu’avant Mugabe tout allait bien, et que depuis qu’il gouverne tout va mal est faux, puisque de 1990 à 2000 (sous Mugabe Président) tout allait bien, et que depuis 2000, on mesure les effets de la guerre économique et pas la gestion de Mugabe, et que les effets sont bien plus graves que ce que ces chiffres faussés indiquent.

    En tout cas, on ne peut pas avoir une Banque Mondiale qui dit que l’inflation est de 165000% (en $Zim réels) et ne pas en tenir compte dans ses indicateurs.

    2. Le pays n’est pas managé par le chef de l’Etat, mais par le chef de gouvernement (c’est la définition officielle). Je vous accorde que Mugabe, de par la Constitution du Zimbabwe depuis 1987 est à la fois le chef de l’état et le chef du gouvernement. Entre 1980 et 1987, Mugabe était simplement chef du gouvernement. Indépendamment de la modification de la Constitution de 9187 et de son nouveau titre de Président et non plus de Premier Ministre depuis 1987, il dirige le gouvernement depuis 1980. Les succès et insuccés dans le management du pays sont donc à lui attribuer depuis 1980 et non pas depuis 1987.

    Et de 1980 à 2000, cela allait à peu près bien au ZImbabwe, je vous le rappelle, uisque certains disent même que le Zimbabwe était un pays formidable, avec des revenus exceptionnels et le bonheur pour les habitants.

    3. La vraie richesse des habitants d’un pays ne se mesure pas seulement au PIB du pays de manière uniquement globale. Elle se mesure également en fonction du nombre d’habitants grâce au PIB/habitant (GDP per capita). Et là on se rend compte que globalement, sur l’ensemble des pays d’Afrique sub-saharienne, le ¨PIB/habitant a diminué vers le début des années 90.

    Aujoud’hui, si on considère ce que l’on appelle les "états fragiles" (Burundi, Comores, RDCongo, Cote d’Ivoire, Erythrée, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Libéria, RCA, Sao Tome et Principe, Sierra Leone, Togo, et Zimbabwe), la croissance du PIB est de +0,8% mais celle du PIB/habitant est de -1,6% (cf pages 108 et 110 du rapport d’avril 2008 du FMI. Il est très intéressant, mais il faut l’acheter (ou le consulter en bibliothèque). La version française a pour référence ISBN 978-1-58906-712-7)

    4. La production du pays (le PIB) n’indique pas le taux d’endettement, ce qui peut être assez désagréable pour un pays pauvre. Je cite en particulier le cas du Cameroun qui avait entre 1992 et 1997 un budget de l’état qui comportait 4% pour les services sociaux et 40% pour le service à la dette.
    Le FMI impose des ajustement structurels aux pays dits PPTE (Pays Pauvres Très Endettés) contre des remises de dette. Cela passe par virer des fonctionnaires, baisser les salires, diminuer les services sociaux, etc... Et gare si on ne respecte pas les budgets indiqués, ce qui est arrivé au Cameroun en 2004, et dans le budget du Cameroun, le service de la dette est remonté à 21%.
    Au Mali, le FMI avait prévu des revenus du coton en augmentation (augmentation du prix de vente du coton, une des trois ressources d’exportation du Mali avec l’or et les bovins) de 9% par an entre 1997 (date de mise en oeuvre du plan PPTE pour le Mali) et 2019. En pratique, entre début 1997 et fin 1999, le coton a perdu 46% de sa valeur, ce qui a évidement mis le Mali dans une position intenable et très très difficile aujourd’hui, malgré un taux de progression du PIB de 5%.

    Ma conclusion - temporaire tout au moins - est double.

    D’une part, je m’oppose à votre interprétation des chiffres et votre conclusion disant que c’est l’arrivée de Mugabe à la tête du gouvernement qui a provoqué la ruine du Zimbabwe, ainsi qu’à celle qui consiste à attribuer les résultts négatifs de 2000 et ensuite à la gestion de Mugabe, puisqu’il est évident que c’est la guerre économique qui a provoqué ces résultats mauvais (Mugabe est partie prenante, donc resposable de la guerre économique, mais pas suel, puisque la guerre ne se fait pas seul). Et c’est évidemment les occidentaux qui l’ont gagnée.

    D’autre part, je fais amende honorable à l’avance à propos des actions négatives du FMI. Personne n’a encore protesté, mais si on en arrive à l’analyse des actions du FMI, il faut faire la part des choses et admettre que certaines des actions du FMI ont été positives, même si certaines autres ont été négatives. Jusqu’à présent, j’ai pris une position qui était un peu outrancière, mais il en est du FMI comme du libéralisme : tout n’est pas à jeter.



  • koudou 5 mai 2008 16:51

    Ca c’est la dernière à LE CHAT : il faut et il suffit d’avoir une moustache pour être dictateur.

    Quelle est l’étape suivente ? Passer par les armes tous ceux qui ont une moustache ?

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