Je partage l’idée qu’ajouter républicaine à école est superflu. L’école doit être un lieu d’instruction et non pas un lieu d’éducation (tâche dévolue aux parents et à l’entourage social). L’enseignement pour tous à exister (dans chaque paroisse et dans chaque ville -non, nos aïeux avant les républiques n’étaient pas des illettrés) avant les républiques modernes des XVIIIème, XIXème et XXème siècles en produisant les meilleurs auteurs et penseurs français (et de langue française) devenus aujourd’hui nos classiques (ceux qui sont de moins en moins enseignés dans les écoles républicaines du XXIème siècle d’ailleurs et remplacés par ... rien). Les républiques successives, à coup de réformes (réforme = mis en oeuvre de la philosophie libérale anglo-saxonne) ont instrumentalisé l’école en vue de servir des buts autres que ceux de l’instruction pour elle même. L’instruction dont les vertus attendues sont l’acquisition de savoirs, de techniques et de méthodes de raisonnement, en devenant éducation nationale sert aujourd’hui un projet social (l’école républicaine est l’instrument de la reproduction social des élites républicaines par excellence -filières sélectives, classes préparatoires, concours) et politique (remplacer le savoir par le vivre ensemble, terme dénué de sens, mais pas d’arrière pensées, en vogue chez les idéologues républicains) qui est de désinstruire les populations (suppression des enseignements classiques, dilution des matières fondamentales -math, français- dans des programmes récréatifs, ...) pour mieux les soumettre.
Par ailleurs, opposer à la critique du terme républicaine apposé à école, l’idée d’une école religieuse, c’est justement reconnaître la religiosité de l’école républicaine. Or c’est d’une école, tout court, dont notre nation a besoin pour bâtir son avenir, ni de religion républicaine, ni d’une autre.
Botter en touche par des pirouettes pour ne pas envisager une question qui dérange, c’est une façon de faire que les supporters d’Hillary Clinton employaient aussi, avant. A 100 contre 1, dans cette perspective, vous risquez gros.
A capobianco.
Hollande et Mélenchon ont été collègues dans la même entreprise pendant 30 ans (le PS), je ne crois pas que des personnes qui ont bossées ensemble pour défendre les mêmes intérêts aussi logttemps aient à craindre quelque chose l’un de l’autre. Sauf à croire que JLM aurait entendu des voix et se serait enfin converti à une autre religion que celle qu’il affiche ?
Si Hollande commence à taper sur Mélenchon, cela ne signifie-t-il pas simplement que les sondages (les vrais) donnent Marine Le Pen gagnante au second tour face à lui ? et qu’il lui faut un autre adversaire du système que Mélenchon pour la faire perdre ?
Désolé d’insister, mais entre un de Gaulle qui plaçait l’indépendance (liberté d’agir pour son propre intérêt) de la France avant tout et un Mélenchon qui est européiste et confirme chaque fois qu’il le peut qu’il maintiendra notre pays dans l’UE (une hiérarchie des normes qui soumet l’intérêt de la France à d’autres intérêts que ceux des Français), c’est-à-dire une gouvernance étrangère (politique à Bruxelles, économique à Frankfurt, militaire à Washington), il y a une indéniable antinomie. J’attends toujours une démonstration contraire de votre part pour m’éclairer.
Autre remarque, le terme République (gouvernement ou mode d’administration latin) n’a pas le même sens dans la bouche de de Gaulle et dans celui de Mélenchon. Le premier n’était pas républicain au sens de la république maçonnique issue du coup d’état de 1789 que soutient JLM, il est sans doute plus proche d’une république romaine, voire du royalisme (le texte de la Constitution de la Vème rép. nous renseigne de ce point de vue). Mélenchon est républicain au sens des Conventionnels, il me semble, c’est-à-dire que son idéologie prévaut sur l’existence même de la nation et du pays (la révolution vaincra, quitte à tuer tous les opposants, était leur credo, voir la tentative de génocide vendéen à cet égard). Et nonobstant ce que Sparker et vous en pensiez, c’est bien là une question de fond.
Enfin, mais c’est accessoire, pour mettre en évidence qu’il est nécessaire de lire au-delà de ces deux cercles pour tenter de se bâtir une opinion complète, je ne voterai ni Mélenchon (pour partie pour ces raisons), ni pour Asselineau. Comme quoi la fréquentation d’Agoravox n’est pas binaire.