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minijack

minijack

Auteur lui-même et éditeur virtuel pour de nombreux autres auteurs inédits, minijack est branché depuis 1997, autant dire l’aube de l’Internet en France.

Tableau de bord

  • Premier article le 23/05/2006
  • Modérateur depuis le 08/09/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • minijack minijack 18 août 2007 12:16

    Un grand merci à l’auteur pour cet éclairage hautement pédagogique. Il a le mérite de montrer de manière simple (quoique un peu « simpliste » par obligation) comment fonctionne « l’effet papillon » si largement pris en exemple en matière de météo, mais si rarement en matière économique. C’est pourtant exactement la même chose, et ça se résume à la « théorie du chaos ».

    Je crois pourtant, à l’instar de Forest (salut Forest), que cette crise considérée comme ’financière’ par l’auteur ne se limitera pas au seul problème de liquidités sur un marché perverti depuis des lustres. Nous sommes bel et bien au début d’une « crise systémique majeure » qui va, j’espère, apporter au monde (aux gouvernements comme aux banques centrales, et aux consommateurs et aux financiers et investisseurs) l’obligation de considérer le développement sous un autre angle que le sous seul rapport du profit financier immédiat.

    Il n’y a pas lieu pour autant de paniquer. Du moins, pas plus que ne le faisaient les passagers du Titanic tant que l’orchestre continuait à jouer... Et c’est là que je serai entièrement d’accord avec Forest, car si l’orchestre que nous entendons en ce moment nous joue uniformément de jolies berceuses, ça tient effectivement au fait que les médias sont « sous contrôle », et l’absence de prise de risque personnel des analystes qui pourraient dire autrement démontre bien que nous avons désormais affaire à un système informationnel ronronnant...

    Je comparerai l’économie à une montgolfière lancée à grande vitesse par de forts courants stratosphériques et contrôlée à distance par des manipulateurs de joysticks. Le ballon en forme de « bulle » a acquis une énorme force d’inertie et on ne le stoppe pas d’un coup sans dégâts. Mieux vaut remettre un petit coup de flamme pour réchauffer le gaz ascensionnel restant dans l’enveloppe plutôt que tomber en chute libre. Mais ça ne répare pas les déchirures ni les défauts de fabrication, et il vaut mieux espérer alors que l’enveloppe soit bien compartimentée.
    Or, ce n’est pas le cas. Il y a à l’évidence des corrélations entre les secteurs économiques : entre l’industrie et l’immobilier, tout comme entre le crédit et l’immobilier.
    Nous n’en sortirons donc pas indemnes.

    Nous avons pourtant encore des chances de sortir de cette crise « par le haut », et en ce sens les banques centrales ont bien fait de réalimenter le marché en liquidités pour pallier au pire et éviter les grands à-coups. Mais par ailleurs, c’est un fait indéniable qu’injecter des liquidités sans contrepartie revient à créer de l’inflation.

    Ca n’a que peu d’importance en soi si cette inflation est également répartie sur l’ensemble de la planète. Mais ça peut avoir des conséquences incommensurables si ce n’est pas le cas. Nous entrons donc dans une zone de turbulences qui risque de durer plusieurs années et provoquer de la « récession durable » comme à la fin du XIXème siècle. Il eut mieux valu s’orienter vers un « développement durable »... Et c’est à mes yeux le seul moyen de se sauver de cette impasse consumériste à outrance.

    Le monde continuera donc de tourner. Mais ce sera malheureusement après de douloureuses remises à niveaux.



  • minijack minijack 18 août 2007 08:58

    Je reste coit de stupéfaction devant l’admirable style de Boileau419. Qu’elle daigne agréer mes plus sincères félicitations, voilà de l’écriture ! Dommage qu’elle mette ce talent au service d’un réglement de compte qui n’a guère de sens ici et surtout aucun rapport avec le fond du sujet.

    Sur ce fond, l’ami Demian a exprimé au moins aussi bien que je ne l’aurais fait (mieux non, faut pas pousser quand même ! smiley )le sentiment que j’éprouve devant « le scandaleux attentat » perpétré par Rindy Sam.

    Cette charmante demoiselle a osé déposer son empreinte d’amour sur une toile vierge ! Quel horrible crime en effet... un viol inqualifiable !

    D’un autre côté, quelle pulsion de vie !
    Le rouge de cette sanglante blessure poursuivra à jamais de son douloureux souvenir l’auteur de cette toile ineffable devenue désormais ineffaçable...

    Et, puisqu’il paraît qu’on réclame deux millions à cette impudente violeuse, je déclare ici volontiers que je préfère, deux millions de fois plus, le tableau AVEC cette marque intempestive que sans elle.

    En fin ce compte, pour moi comme pour de nombreux néophytes face à l’Art Contemporain, le véritable co-auteur de cette oeuvre en sera définitivement Rindy Sam, et à mon sens, plutôt que lui réclamer des dommages et intérêts, Cy Twombly devrait partager avec elle le surcroît de plaisir qu’elle apporte, à lui et à ses admirateurs !

    Dieu que j’aurais aimé recevoir la même marque d’émotion si j’avais été peintre... Je n’ai hélas pas ce talent là.



  • minijack minijack 18 août 2007 08:08

    Article chiant, d’une mauvaise foi navrante, bêtement méchant mais malheureusement sans vrai talent de polémiste, ce qui aurait eu au moins le mérite de le rendre amusant.

    L’auteur a le droit de ne pas aimer les productions de Besson. Besson n’est qu’un homme comme un autre, qui a eu quelques gros succès ponctuels et qui j’espère en aura encore parce que moi je me suis régalé avec « Le grand Bleu », « Nikita », « Léon » ou « Le 5ème Elément ». Un peu moins avec « Jeanne d’Arc » et il vrai et consterné de la platitude des « taxis » et autres productions plus modestes. Mais ravi de l’extraordinaire « Arthur et les minimoys ».

    On ne peut pas être génial à jet continu.

    Mais débiter un tel monceau d’âneries à son sujet relève de la pure jalousie, sans doute de la richesse qu’il dénonce. Cette richesse que Besson n’hésite pas à employer aussi à des oeuvres caritatives auquelles l’auteur ne fait malheureusement aucune allusion dans cet article.

    Revenez critiquer quand vous en aurez fait autant cher lilian.



  • minijack minijack 10 août 2007 19:08

    Excellent article d’Yves Rosenbaum.

    La Spéculation est la cause première de toutes les dérives financières. L’ennui c’est qu’elle est indissociable du système boursier qui est conçu comme un « Jeu », et la comparaison de Keynes « Bourse = Casino » est particulièrement pertinente. L’excitation atteint des sommets quand on réalise « un bon coup »... L’adrénaline coule à flot chez les golden boys (ainsi que pas mal d’autres substances), mais aussi chez leurs clients eux-mêmes gagnés par la fièvre de l’argent facile sans que corresponde en face dans la colonne débit le moindre effort créatif ni productif.

    Tout comme le casino, la spéculation en Bourse produit un effet d’addiction collective qui ouvre la porte à tous les excès. Ce monde n’est pas raisonnable, il navigue dans le virtuel complet jusqu’à ce qu’enfin un vol de papillon provoque un cyclone qui fait s’écrouler l’édifice.

    Et le commentaire extrêmement pertinent de Forest Ent — sur la relation ambiguë existant entre médias et information boursière — amène à se poser sérieusement la question de la separation des pouvoirs dans le secteur media-finances-assurances.
    L’hyper-concentration des casquettes sous des étiquettes différentes cache mal la mise en coupe réglée de l’épargne individuelle...
    Il y a une trentaine d’années la BNP avait pour slogan : « VOTRE ARGENT M’INTERESSE »... Ca avait au moins le mérite de la franchise !
    Elle aura été parmi les premières à « geler ses plans », c’est à dire ne plus tenir ses promesses. Les placeurs privés ne peuvent plus récupérer leur avoirs tant que la situation ne s’est pas assainie... Mais ça peut durer des années ?...

    Qu’on révise les arnaques du passé. Qui se serait douté des spoliations monstrueuses dont ont été victimes les acheteurs de « Sucre » dans les années 50, ou les porteurs de l’Emprunt Russe avant la révolution bolchevique ? Ou plus près de nous la spéculation effrénée sur le « Placement-diamant » des années 80 ou la bulle Internet de 2000. Provoquant à chaque fois, comme un chemin de dominos, un enchainement de « ruines personnelles » plus graves que les destructions immobilières causées par des bombardements.

    Cette perspective d’effondrement du marché immobilier va beaucoup plus loin que l’effondrement d’un immeuble le 11 Septembre 2001, et elle touchera en priorité tous les pays qui sont surtout liés au dollar. Autrement dit, tout le monde, mais avec plus ou moins de sévérité.

    Nous assistons à l’halali d’un « système » (et d’un Empire) dont nous ne mesurons pas encore toutes les conséquences politiques. L’Europe peut encore tirer ses billes et, avec Chine/Inde pour second pôle, prendre bientôt le leadership mondial.
    Paradoxalement, dans ce schéma ça pourrait être le Chine le modèle le plus capitaliste des deux. La prise de conscience d’une certaine relativité de l’argent par rapport à la qualité de vie en Europe pourrait nous amener à inventer un nouveau modèle social beaucoup plus écologique, et surtout « économico-logique ».
    Ca modifiera évidemment les niveaux de prix sur le marché français, mais pas dans des proportions très importantes. Au pire une annulation des hausses de ces dernières anneés mais les gens auront toujours besoin de se loger. La question est de savoir s’ils auront toujours l’argent pour le faire... parce que comme on dit : « Quand le bâtiment va, tout va ! »...

    Ca fait des années que je le dis sur mes differents sites, l’économie américaine est déclinante et l’Empire est au plus mal. L’ennui c’est que, aussi bien au niveau financier que politique, on est dirigés en Europe par des gens qui font toujours confiance à ce modèle périmé.



  • minijack minijack 10 août 2007 17:41

    @ Makan

    J’avoue ne pas bien comprendre la distinction que vous semblez vouloir faire entre Noir et Nègre...

    A moins d’aller plus loin et d’utiliser les substantifs correspondants : la « Négritude » et la « Noirceur » ont en effet un sens très divergent. Mais l’attribut descriptif d’une « couleur » n’a intrinsèquement aucune connotation de ce genre. Je vous signale que c’est une répétition en des langues différentes : Noir en français, Black en anglais ou Nègre (Négro à l’origine) en espagnol, c’est la même chose.

    N’ayont pas peur des mots eux-mêmes. Tout l’éventuel mépris que vous semblez y voir se trouve dans le ton.

    Nonobstant le fait que ce serait moins précis, ce ne serait pas plus ni moins péjoratif de dire en pinçant les lèvres « homme de couleur » pour désigner un africain à la peau noire ou un indien à la peau cuivrée, pas mieux qu’un « jaune » pour désigner un asiate ou un casseur de grève (historiquement la même chose).

    En réalité le « blanc » étant la somme de toutes les couleurs, les européens blancs devraient se sentir cent fois plus méprisés que les africains noirs quand ces derniers parlent entre eux des « ’tits blancs »...

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