Merci pour ce commentaire éclairant : en ne voyant personne commenter chez moi, je me suis dis que j’avais peut-être écrit une bouse infâme ou été trop loin dans l’introspection. Tu me rassures un peu.
Après, oui, peler l’oignon finit toujours par faire pleurer, mais cela reste une nécessité pour pouvoir le digérer. Finalement, je me sens mieux depuis que je suis à poil.
Le hold up sur l’Histoire est permanent parce que, justement, le princident et ses sbires en connaissent l’importance stratégique. La mise en perspective de 30 ans de capitalisme débridé se suffit en elle-même et tient lieu de démonstration quant à la nature réelle de l’idéologie économique qui nous est appliquée au forceps. D’où l’importance de la falsification historique.
Pour la commémoration de Berlin, un chœur de voix unanimes pour célébrer la victoire du capitalisme sur le soviétisme, et pas une note discordante pour expliquer que le vide démocratique a été immédiatement rempli par la forme la plus brutale et inégalitaire du capitalisme (et probablement son aboutissement ultime) : les organisations mafieuses, la corruption et des inégalités abyssales. Les Östies qui regrettent l’ancien ordre ne sont pas des nostalgique idéologiques, mais juste des pragmatiques qui ont mesuré tout ce que la plongée brutale dans le capitalisme sans foi ni loi leur avait fait perdre.
Il n’y a pas de système politique ou économique éminemment parfait, comme les falsificateurs aimeraient nous le faire croire, ils veulent juste éviter la comparaison avec les progrès sociaux (au hasard) que d’autres systèmes avaient réussi à gagner. Parce que nous pourrions tendre vers l’amélioration nécessaire du système qui nous régit, en nous inspirant du meilleur des autres, sauf que ce qui est bon pour nous ne l’est probablement pas pour ceux qui nous gouvernent !
oui, j’en parle du mur de l’argent, des « apartheids sociaux et économiques ». Alors que l’on dit qu’il n’y a plus de lutte des classes, je trouve qu’en fait, les classes sociales n’avaient pas marqué l’espace public à ce point depuis fort longtemps : quartier de riches, quartier de pauvres, écoles, hôpitaux, services, transports : il y a déjà une France éclatée, morcelée par les barrières du fric, des inégalités criantes, terreaux de toutes les violences.
Bouh, tu as dû habiter sur les genoux d’un des mes meilleurs amis, alors ! Quant aux Irlandais, y a pas photo, font pas le poids face aux Gascons ! Sans faire dans le franchouillard « identité nationale et locale », il est bon de se rappeler qu’il existe encore des coins où il fait bon vivre !