@Luc-Laurent Salvador Étant éthologue (avec une grosse composante de psychologie sociale) de formation, il est certain que j’ai eu une grosse réflexion en amont même de l’idée de parentalité. J’ai toujours pris en considération le langage non-verbal et surtout ses limitations. Il est clair d’accès au discours, dans la toute petite enfance, passe beaucoup par le non verbal et connaissant le terreau de lacunes familiales, j’avais anticipé toute la partie fondamentale de la création du lien par le tactile, les vocalisations, les mimiques et les postures… la création du lien est toujours à double sens. Ma fille a parlé tôt, mais il y avait effectivement un contexte.
Le dialogue a fini par prendre le dessus dans notre communication, mais ma fille m’a confirmé qu’elle avait bien compris le sens que je donne à cette phrase et elle explore maintenant elle-même son rapport au monde et aux autres.
@Le Gaïagénaire Non, non, cette partie-là a toujours été explicite aussi
En fait, nous sommes des gens très explicites → on ne sait jamais vraiment ce que l’autre pense s’il ne l’exprime pas clairement. Donc, on dit ce que l’on a dire, sans compter sur une foutue pensée magique pour faire le job à notre place.
Je pense vraiment que le non-dit est un foutu poison dans les relations humaines et plus particulièrement les familiales.
Aujourd’hui ado, elle me confirme avoir toujours parfaitement bien compris le sens de cette démarche. Il faut dire que tout cela s’est toujours fait dans un dialogue permanent et non pas comme une sentence qui tombe de haut comme un couperet.
C’est parce qu’il s’agit de sentiments puissants qu’il convient précisément d’en parler, afin de ne pas leur donner trop de pouvoir sur nous-mêmes et sur les autres, afin de désamorcer les bombes psychiques, afin d’être capables ensuite de se prémunir de ceux qui s’en servent sans aucune bienveillance.