Bon début de réflexion, même si je réfute l’idée de marche arrière : on ne revient jamais en arrière. Au contraire, il va falloir être vachement inventifs pour fonder un nouveau contrat social global.
Plus prosaïquement, quand il s’agit de RENDRE de l’argent aux contribuables soumis à l’ISF, on en trouve.
Et les centaines de milliards d’euros qui sont actuellement injectés dans les banques et les sphères financières pour éponger les dégats de la grosse partie de casino planétaire qui a mal tourné me laissent penser qu’il est miraculeux de pouvoir mobiliser autant de fric aussi vite pour sauver des personnes dites morales, alors qu’on peine tant à trouver les budgets pour sauver des êtres humains véritables.
Merci Wesson, c’est toujours plus sympa qu’un coup de tatanne dans les gencives.
En fait, je m’interroge beaucoup sur les objectifs des trolls dans l’écosystème agoravoxien. A priori, le troll est un gars pas d’accord avec vous qui tente de noyer le débat dans un flot de trucs sans intérêt afin de rendre votre discours inaudible.
Déjà, mais je ne suis pas très troll dans la vie, quand je n’aime pas un texte, il est très rare que je le commente, et si je me retrouve à poser une question par rapport à tel ou tel point de l’argumentaire, je ne me vois pas passer des heures à bombarder quelqu’un que je n’apprécie pas du tout : j’ai mieux à faire. Comme, par exemple, aller lire des proses appréciables, surtout que les journées ne sont jamais assez longues pour lire tout ce qui est intéressant.
Donc, autant je conçois parfaitement qu’on rejette ma prose et qu’on conchie mes idées, autant je trouve bizarre de consacrer tant de temps à les descendre.
Pire, sur Agoravox, il semblerait que le nombre de commentaires influent sur la visibilité de l’article en question. Donc, plus un article est trollé, plus il est visible !
C’est trop bizarre de perdre ainsi tant de temps sur un écrit qu’on méprise tout en en améliorant la visibilité.
Bref, il en reste des trucs que je ne comprends pas...
Il n’y a pas de mépris par rapport aux prolos, vu que j’en suis une à 100% (voir sur agora mon autre article à ce sujet). De l’exapération, oui, plein. Exaspération parce que je ne comprend toujours pas le vote sarkozyste des autres prolos et que ceux que je croise dans ma vie quotidienne et qui aujourd’hui chouinent en disant qu’ils n’auraient pas dû voter sarko, ils ont un peu tendance à me courrir sur le haricot. Les mêmes me toisaient de haut, il y a un an, quand je leur disais que voter sarko revient à se tirer une balle dans le pied.
D’après ce que j’ai pu comprendre, les sarko-prolos ont vraiment pensé qu’ils allaient vivre mieux et que leurs efforts de bêtes de somme seraient récompensés par le chantre du travailler plus... Un certain nombre d’entre eux avaient aussi l’air de penser que si on saquait plus pauvres qu’eux, ça allait rendre plus supportable leur propre situation, voire l’améliorer. Même ceux-là, je ne suis pas super sûre qu’ils soient très satisfaits du résultat aujourd’hui.
Au final, exclus, précaires, SMICards et même petits salaires un peu au-dessus du SMIC, nous avons tous pas mal perdu et selon toute vraissemblance, ça va empirer et ce, d’autant plus rapidement que tout le système de justice social est en train d’être dynamité de l’intérieur