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Nemo

Blogueur indépendant, 30 ans

Tableau de bord

  • Premier article le 24/08/2007
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Derniers commentaires



  • Nemo 9 novembre 2007 11:08

    Le rêve de tout Agoravox : Lerma en Patagonie, dans une cabane, privé de connection internet... C’est quand la quille ?

     smiley



  • Nemo 9 novembre 2007 11:05

    Comment pouvez-vous asséner de pareilles contre-vérités ???

    Votre article est l’exemple-type de ce que peut donner l’addition d’une culture économique parcellaire, d’une idéologie bornée et d’une mauvaise foi éhontée...

     smiley

    Jusqu’à « Essayons de résumer avec la plus grande clarté possible les prévisions des analystes financiers les plus compétents dans une telle hypothèse de l’euro, monnaie internationale d’échanges », tout allait bien.

    Le seul problème était « les prévisions des analystes financiers les plus compétents ». Si on est « historien de formation » alors on a normalement appris que la première chose à faire c’est de citer ses sources.

    Qui sont vos « analystes financiers les plus compétents » ? Vous-même ? Votre Maman ? Paf le chien ? Compte tenu de ce qui suit, je pencherais plutôt pour Paf le chien...

    - Votre 1er point, « la caducité immédiate et totale des prescriptions du Traité de Maastricht de 1992 sur le sujet », vous ne le justifiez en rien. Que la BCE soit indépendante des gouvernements ne pose aucun problème « technique » à la gestion des masses monétaires si l’euro devient vraiment monnaie internationale.

    Bien au contraire, avec l’euro comme monnaie internationale, cela baisse le « coût » d’intervention de la BCE en cas de déséquilibre. A l’heure actuelle, lorsque la FED veut avoir une influence sur les marchés, il lui suffit souvent d’une annonce, et d’un écart de 25 points de base.

    Si la BCE voulait avoir le même impact, elle serait obligée de doubler la mise (50 points de base). Elle ne le fait pas car les conséquences d’un mouvement aussi brutal sur le niveau des taux d’intérêts seraient trop dommageables par rapport au bénéfice attendu. C’est pour cela que la BCE laisse faire la FED.

    - Votre 2ème point, « Beaucoup s’accordent sur des menaces simultanées d’inflation, de hausses de prix et de variations instables potentielles de la parité de l’euro, en tant que monnaie-étalon mondiale, ceci ayant naturellement des effets complexes, mais en général négatifs sur les économies des Etats de la zone euro » est non seulement verbeux à souhait, mais TOTALEMENT FAUX.

    Si l’euro est la monnaie internationale, cela veut dire que les échanges mondiaux se font dans leur très grande majorité en euros. Ce qui veut dire que les transactions internationales de nos entreprises se réaliseront en euros. Or, l’essentiel de leurs coûts sont en euros. Une variation de l’euro, quelqu’elle soit, n’affecte en rien le niveau de leurs charges.

    En revanche, pour nos fournisseurs et nos clients à l’international, cela changera beaucoup.

    Ce sont les pays qui commercent avec le pays détenteur de la monnaie internationale qui subissent le risque de change ! Pas le pays émetteur !

    Nous l’avons reproché pendant des décennies au Etats-Unis, de jouer du fait qu’ils sont émetteurs de la monnaie internationale, d’exporter leur inflation sur le reste du monde, de faire baisser le dollar quand cela les arrange et de le faire remonter quand ils le désirent !!! Et vous, la bouche en coeur, vous venez nous annoncer la « terrible catastrophe », c’est l’euro qui remplace le dollar ???

    Au contraire, lorsque cela se réalisera, ce sera la meilleure nouvelle pour l’économie européenne depuis la l’invention de la machine à vapeur.

    Je ne me risquerai pas, contrairement à vous, à dire que c’est d’ores et déjà fait. Oui les réserves de change des banques centrales du monde entier ont été rééquilibrées en faveur de l’euro. Mais entre le rééquilibrage et le changement de devise internationale des échanges, il y a un pas immense à franchir, et ce n’est pas encore fait, loin de là. Cela ne peut et cela ne se fera pas brutalement. C’est impossible. Il y a beaucoup d’autres facteurs que le simple niveau de la monnaie.

    Le marché des bons du trésor américain -principale source de réserves monétaires en dollars- est le marché le plus liquide au monde. Et aucun des acteurs de ce marché ne voudra qu’il se casse la figure brutalement, car ils ont trop d’intérêts en jeu, les montants sont trop importants. Si sortie il doit y avoir - et j’espère qu’elle se fera -, cette sortie se fera en douceur, petit à petit.

    Mais ce n’est de toute évidence pas le cas aujourd’hui.

    Evitez à l’avenir d’écrire de telles bêtises, car votre crédibilité -aujourd’hui sérieusement entachée- risque de ne jamais s’en relever...



  • Nemo 8 novembre 2007 17:22

    @ Denizime et TregoDan,

    S’il y a un sujet sur lequel nos idées se rejoignent, c’est bien celui de Pallas.

    Personnellement, à chaque fois que je subis visuellement ses commentaires, les mots qui me viennent à l’esprit sont « gros » et « con ». Parfois, lorsque ses commentaires s’enchaînent, le mot « très » vient s’y adjoindre.

    Alors voilà, +1 à chacun de vos commentaires !



  • Nemo 8 novembre 2007 17:15

    Sans avoir la prétention de me mettre dans la tête de nos gouvernants, je pense que justement, le but n’était pas d’en faire un instrument « dissuasif », mais de « prise de conscience ». Cela, vous me l’accorderez, est tout de même très différent.

    Toute la difficulté dans la définition d’une politique publique réside dans le choix du bon niveau de la mesure. Je m’explique. Même avec les meilleurs experts du monde, il est quasiment impossible de mesurer, EN AMONT, ce qu’on appelle l’élasticité - ou effet multiplicateur.

    Pour employer d’autres mots, on ne connaît pas le niveau de « tolérance à la dépense » des personnes qui n’ont pas conscience des coûts astronomiques du système de santé. Cette « tolérance » est bien entendu inévitablement en partie influencée par le niveau de revenu de la personne.

    En revanche, vous l’avez peut-être déjà remarqué, les personnes les plus riches ne sont pas toujours les moins radines. Ce n’est pas une règle générale (riche = radin), car ce serait aussi stupide que de dire l’inverse (riche = généreux). Mais l’acceptation d’une dépense n’est pas uniquement liée au niveau de revenu.

    C’est un élément dont les facteurs sont en grande partie psychologiques, et donc de ce fait très difficiles à anticiper. D’où le choix d’une mesure très faible -histoire de ne pas provoquer un choc d’accès aux soins pour les moins favorisés - et de niveau variable dans le temps, afin de pouvoir faire bouger le curseur en fonction des résultats.

    Il est possible évidemment qu’il s’agisse là d’un complot des patrons et de la droite riche, décomplexée et en bonne santé contre la gauche pauvre, déconfite et malade, mais je n’y crois guère.

    Je pense sincèrement que les gens qui ont préparé cette mesure - à savoir les services administratifs du Ministère de la Santé - cherchent sincèrement et en dehors de toute considération idéologique, à sauver notre système social dont le coût est en train de déraper dangereusement.

    C’est pourquoi je pense qu’on ne peut pas faire l’économie d’essayer cette mesure. Elle n’est certainement pas la seule. La prise de contrôle de l’Etat sur la protection sociale, la réorganisation des hôpitaux dans un sens plus collaboratif, afin de résorber les gaspillages et la dipersion des subsides, la reprise en main des relations avec les laboratoires pharmaceutiques, le dossier médical personnel sont tout aussi indispensables.

    Mais il faut au moins essayer cette mesure et voir de quelle manière elle influe sur la demande de santé.



  • Nemo 8 novembre 2007 15:57

    Selon vous, « le premier effet de la franchise est de faire basculer un système de cotisation solidaire vers un système d’assurance mercantile et individualiste ».

    Visiblement vous n’êtes pas au courant que la France a un système de couverture sociale assurantiel à l’origine, qui a été peu à peu atténué par une intervention de l’Etat, au fur et à mesure de la montée en puissance de l’assistance.

    La différence entre l’assurance et l’assistance est que le premier cas concerne ceux qui ont les moyens de payer et qui sont considérés comme statistiquement aptes à assurer collectivement un équilibre entre les cotisations et les dépenses corrélées.

    L’assistance ne se préoccupe pas des capacités de cotisation, ni du niveau de dépense des personnes couvertes.

    Nous nous trouvons donc en France dans un système mixte, à mi-chemin entre le système américain (totalement assurantiel) et le système anglais (totalement étatisé).

    La Sécurité sociale et ses 4 branches sont gérées par les partenaires sociaux, et non par l’Etat. Or, de plus en plus de « recettes » de la Sécurité sociale sont issues de reversements de recettes fiscales accordées en contreparties d’allégements de charges sociales.

    De plus, selon les critères de convergence des membres de l’Union Européenne, le montants des engagements publics comprennent les engagements au titre des systèmes de protection sociale.

    Nous sommes donc en France face à un paradoxe où nous finançons avec un contrôle réduit des dépenses dont nous ne maîtrisons que partiellement les éléments de progression.

    Cette situation est à long terme intenable. Il faudra bien qu’à un moment ou à un autre, nous passions à un système cohérent, où les entités qui financent aient une responsabilité et un contrôle dans le volume des dépenses.

    Pour ma part, je pense que l’étatisation de la protection sociale serait plus que souhaitable. La culture professionnelle des agents qui y concourrent et le mode d’organisation général du système, même si l’on cherche à y introduire des éléments de « performance » (financement à l’acte, etc), est beaucoup plus proche de l’administration que du privé.

    Cela permettrait au Parlement, après avoir enfin conquis un droit de regard sur les dépenses de l’Etat grâce à la LOLF (Loi Organique des Lois de Finances), d’acquérir un contrôle sur le budget de la Sécurité sociale.

    Vous verrez que les syndicats s’y opposeront de toutes leurs forces, car les organismes de gestion de la protection sociale sont le support logistique de leurs cadres.

    C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la fusion de l’Unedic et de l’ANPE n’a pas entraîné une fusion des sièges centraux des deux organismes. Les rémunérations associées à la nomination à ces postes sont particulièrement alléchantes, et c’est un fromage que ces corbeaux ne lâcheront pas au premier compliment...

    Ceci étant dit, si ce n’est pas l’institution de la franchise médicale qui permettra à elle seule de combler le trou de la Sécu, elle n’en reste pas moins un élément important qui vise, symboliquement, à faire comprendre aux usagers la différence entre la gratuité et l’absence de coût.

    Le fait de payer une part, même infime, des dépenses consacrées à la santé a un effet induit supérieur à la simple ponction monétaire.

    En d’autres mots : il faut faire payer une somme suffisamment importante pour que symboliquement l’usager se rende compte que la santé a un coût, sans pour autant que cette somme l’empêche d’accéder aux soins s’il en a besoin.

    Et entre nous, 50€/an, quand on n’est pas dans les situations type CMU, RMI, etc, on peut se les payer. C’est à peine 4€/mois ! Votre compte bancaire vous coûte le double !

    Mais le but est que les gens qui se permettent (et il y en a) de courir les toubibs juste pour le plaisir (ils s’en foutent parce que c’est gratuit) arrêtent de le faire.

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