• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Nemo

Blogueur indépendant, 30 ans

Tableau de bord

  • Premier article le 24/08/2007
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 3 427 179
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique






Derniers commentaires



  • Nemo 21 août 2007 17:36

    @l’auteur

    Très bon article auquel il manque un détail de taille le mécanisme par lequel les gens se sont mis à acheter les titrisations de dettes de ménages peu aisés et donc risqués. Les titres en question -et que l’on me corrige si je me trompe- étaient issus d’un mélange pondéré de prêts.

    Chaque titre était un mix entre 70% de particuliers ayant tous les 2 un travail, et parfaitement capables de s’acheter un bien immobilier (type AAA si mes souvenirs sont bons), 20% étaient dans la même situation, mais demandaient une rallonge de crédit en fonction de l’évolution de la valeur du logement (credit revolving, très utilisé Outre-Manche) pour financer des dépenses de consommation, 7% utilisaient la facilité d’accès au crédit pour spéculer sur l’augmentation de la valeur de leurs achats et financer l’achat de nouveaux, et enfin 3% représentaient ceux dont on parle tant, les ménages en situation financière précaire.

    70%-20%-7%-3%. Ces titres « noyaient » les évenuels mauvais payeurs au milieu des bons - et donc ne représentaient pas un risque trop important - mais comme les 20%-7%-3% payaient des taux d’intérêts plus élevés que les 70%, ces titres avaient un meilleur rendement que les autres titrisations de crédits immobilier.

    Il y a eu une bulle des subprimes parce les marchés financiers ont cru avoir trouvé - et pendant un certain temps ont effectivement trouvé - la quadrature du cercle, le beurre et l’argent du beurre, un placement à haut rendement avec une grande sécurité.

    Le système était un géant aux pieds d’argile car le critère fondamental sur lequel il était fondé était que les prix de l’immobilier montaient. Lorsque pour des raisons physiques, à savoir une offre immobilière largement suffisante pour répondre à la demande, les prix ont cessé de monter, 30% de la valeur de ces titres était mise à mal.

    Les 20% dont la valeur immobilière baissait sont obligés de rembourser par avance leur prêts - ce qu’ils ont avoir du mal à faire, et ce d’autant plus qu’ils avaient demandé ces crédits pour financer des dépenses de consommation.

    Les 7% qui spéculaient sont obligés de revendre en catastrophe l’ensemble de leurs biens pour faire face à ces demabndes de remboursements anticipés.

    Et les 3% se retrouvent à la rue.

    Le problème de cette correction est que l’on ne sait pas qui a acheté ces titres et en quelle quantité, et ce d’autant plus qu’ils pouvaient parfaitement être achetés pour faire travailler la trésorerie des entreprises. D’où une incertitude quant aux rentabilités de l’ensemble des entreprises présentes sur les marchés boursiers et des prises de bénéfices en attendant d’y voir plus clair.

    Il y a un élément que l’on oublie de trop, c’est la capacité des marchés - composés tout de même rappelons-le d’êtres humains - à apprendre. C’est pourquoi je rejoins l’analyse de l’auteur quant à la non-contamination de cette correction sur le reste de l’économie.

    Pour preuve, la réaction immédiate des banques centrales. Quant à ceux qui s’offusquent que la BCE ait « donné » 250 milliards, ils font partie de ceux qui parlent sans savoir. Les banques centrales ont prêté de l’argent aux banques commerciales. A 4% et des poussières. Point à la ligne. Cet argent qu’elles ont prêté aux banques, ces banques vont le leur rembourser - elles l’ont déjà fait, chaque jour, puisqu’il s’agit de prêts journaliers.

    Et si je compte bien, la BCE a donc empoché 27,4 millions€ le jour où elle a mis ces 250 milliards à disposition des banques. Et dans le même temps, elle a rassuré les marchés en leur montrant qu’elle avait confiance dans la solidité des banques commerciales - et donc du système financier dans son ensemble. Tout bénef.

    En revanche, sur la question des relations entre l’excédent commercial chinois, son placement en bons du trésor américain, et le financement de la consommation américaine, j’aurais besoin de quelque éclairage sur le lien de cette question avec les fusions récentes, programmées, avortées des bourses européennes et américaines.

    En partant du constat qu’un marché financier est intéressant à partir du moment où sa liquidité est assurée (donc avec une taille très importante) et où les transactions sont efficaces (rapidité, faiblesse des coûts de transaction,...), je me demande si le projet de fusion des trois grandes bourses européennes (LSE, Euronext, Deutsche Börse) n’a pas capoté à cause du risque trop important qu’il faisait porter au système financier mondial.

    Voici le raisonnement : si ces trois grandes bourses fusionnaient, l’ensemble aurait atteint une taille supérieure à celle de Wall Street. Avec une liquidité plus grande et des transactions compétitives, il y avait certainement un vrai potentiel de transfert des échanges financiers de Wall Street vers l’Europe, avec un potentiel effet « boule de neige » en prime.

    La fuite d’une partie de ces transactions auraient aggravé le différentiel qui se serait auto-entretenu et amplifié. La conséquence aurait été la réduction de l’excédent de la balance des paiements - voire son passage en déficit - qui finance à l’heure actuelle le déficit commercial américain et déclenché la crise dont vous dites qu’elle nous pend au nez.

    La faillite des USA, victoire à la Phyrrus des anti-mondialistes, car elle plongerait nos sociétés dans une grave récession.

    D’où le mariage « contre-nature » du NYSE avec Euronext.

    Qu’en pensez-vous ? S’agit-il d’un n-ième mélange bancal de raisonnement économique et de la théorie du complot ou est-ce une hypothèse qui tient debout ?



  • Nemo 21 août 2007 15:28

    J’ai trouvé l’article très bien écrit, un bon exercice de style : il réussit à amalgamer en un seul personnage fictif toutes les facettes des images d’Epinal de la gauche, vue de Paris.

    A mon sens, et comme le fait justement remarquer l’un de vos commentateurs, manquent cependant les caractéristiques de la gauche de combat du Nord-Pas de Calais, issu des mines de Lens et des usines textiles de Roubaix ; ou la gauche humaniste du sud-ouest, qui plonge ses racines dans le radical-socialisme de la IIIè République etc.

    Mais là, bien sûr, on se serait heurté à un mélange impossible, tant ces particularités sont singulières. C’est d’ailleurs là l’une des plus grandes difficultés de la politique, à savoir rassembler sur un programme - et pour la présidentielle sur un seul nom - des sensibilités, des façons de voir la vie aussi différentes les unes des autres.



  • Nemo 17 août 2007 12:22

    Tout d’abord, une remarque préliminaire. Céline Ertalif a 200% raison de parler de droit administratif sur la question de « l’omni-responsabilité de l’Etat » comme l’annonce le titre.

    Car, par essence même, la responsabilité de l’Etat est du ressort du droit administratif, sauf à quelques rares exceptions près, exceptions détaillées par des lois comme sur les accidents de la circulation ou la partie locative de la gestion de l’immobilier du domaine public (ex : relations entre les locataires et les offices HLM).

    Et ce n’est pas parce que quelques avocats en mal de médiatisation font assigner les agents de police au pénal en se constituant partie civile que cela change quoique ce soit. Une fois qu’ils se seront gentiment fait débouter en raison de l’absence de faute personnelle manifestement détachable du service, ils lâcheront leurs « clients », arguant qu’ils auront du mal a gagner devant les tribunaux administratifs, même en invoquant la responsabilité sans faute.

    Ils auront une fois de plus fait leur beurre télévisuel sur le dos des familles.

    L’article traite d’un sujet très important, et j’en partage l’analyse au fond. Cependant, contrairement à beaucoup de commentateurs, je trouve la forme peu efficace. La longue litanie des exemples, trop détaillés, dessert le propos et ne met pas suffisamment en valeur l’essentiel.

    Car l’essentiel est simple, clair, et net : quand un policier demande a quelqu’un de s’arreter, il doit s’arreter. Point à la ligne. Qu’on ait des papiers ou pas, qu’on roule avec ou sans assurance, on DOIT s’arreter.

    Le problème en France n’est pas que les policiers font peur. Le problème est que les policiers ne font pas assez peur.

    Si les deux gamins qui ont courru s’électrocuter dans un transformateur EDF avaient VRAIMENT eu peur de la police, ils ne se seraient pas enfuis.

    Le paradoxe est le suivant, mais n’est pas si illogique : moins les forces de police font peur, plus les gens sont tentés de prendre des risques pour leur échapper, car le risque marginal (au sens économique du terme) qu’elles prennent en essayant de s’enfuir n’est pas suffisamment dissuasif pour les empêcher de prendre cette décision.

    On en arrive donc à la question de la chaîne de répression pénale. Ce manque de dissuasion est le résultat d’un manque d’effectivité des mesures de répression dans leur ensemble. Enlevez les radars, fixes et mobiles, et l’ensemble des contrôles routiers et vous verrez la vitesse de circulation augmenter considérablement.

    Le maillon faible, en France, c’est la Justice. Un budget ridicule, des magistrats trop peu nombreux, des effectifs de services administratifs de support à la limite de la disette, des prisons nauséabondes et surpeuplées.

    La seule solution, c’est de doubler le tout. Le nombre de magistrats, le nombre de services administratifs de supports, le nombre de prisons. Alors, quand on aura une vraie effectivité des sanctions, la conscience de la responsabilité de ses propres actes pourra reprendre ses droits, et la prévention, absolument nécessaire, pourra enfin porter ses fruits.



  • Nemo 14 mai 2007 18:01

    Accepter les règles du jeu, voilà ce qui semble tellement difficile à l’auteur de cet article.

    Que ne dirait-il si Bayrou avait passé le cap du premier tour et été élu au second ?

    Comme quoi l’attitude du candidat déteint sur celle de ses électeurs et soutiens : Sûr de la « légitimité intellectuelle » dont il serait le seul détenteur - les français ne m’ont pas donné tort, ils ont juste mal choisi, bernés par les sondages truqués, téléguidés par le matraquage des médias, etc. (Dans ce cas-là va te payer une démocratie censitaire, ca te fera du bien)

    Maintenant qu’il s’est suicidé politiquement, il va se plaindre de ne pas avoir de députés (c’est la faute au système). Mais il n’a qu’à en avoir des députés, il n’a qu’à les convaincre les électeurs, il n’à qu’à aller les conquérir ! S’il n’y arrive pas, c’est peut-être parce qu’il n’est pas assez bon, ou assez crédible, ou un peu des deux. Ou tout simplement que parmi les personnes qui ont voté pour lui, nombre d’entre elles n’ont voté pour lui que par défaut - mais ça, la dure réalité, c’est difficile à accepter...

    Pourquoi Bayrou déteste-t-il Sarko à ce point ? Parce que Sarko a fait ce que Bayrou voulait faire : construire un grand parti de droite et de centre-droit (allez fouiller dans ses anciennes déclarations et vous verrez). Sauf que Sarko l’a fait en partant de la droite, et que Bayrou voulait le faire en partant du centre. Sarko a cassé le joujou de Bayrou, et bébé Bayrou pleure. Mauvais perdant...

    Si on a une démocratie stable et qui peut mener une politique, c’est que depuis 1958, on a réussi à mettre en place un système qui favorise le bipartisme dans notre pays de râleurs et de je-sais-tout-mieux-que-les-autres.

    Pourquoi Bayrou s’est-il suicidé politiquement selon moi ? Tout simplement parce que, grisé par son score, persuadé qu’il était que son absence au second tour était une erreur de l’histoire, il a voulu absolument « jouer la finale ». Et il s’est tiré dans le pied. En s’affichant avec Ségo et en affirmant qu’il ne voterai pas Sarko sans dire qu’il ne voterait pas Ségo, il s’est coupé de ce qui lui restait d’électeurs et de cadres du centre droit.

    Il va donc essayer de se « refaire une santé » en venant grignoter les décus de la sociale démocratie au PS, mais il va se faire démonter aux législatives, comme le reste des autres partis politiques.

    Et si on a une chambre monocolore en juin prochain, ce ne sera pas à cause du « vilain-méchant-Sarko », mis simplement parce que tous ceux en face sont trop nuls pour être capables de lui opposer un programme potable, avec une formation politique cohérente.

    Et là où ca va être le plus drôle, c’est que cela fait des années que tout le monde dit « oui, c’est bien, l’union nationale, il y a des gens bien de droite et de gauche, il faut les mettre ensemble à gouverner », mais parce que c’est Sarko qui le fait, alors ce sont des traîtres et des gens qui n’ont aucun honneur.

    Ce dont Bayrou rêvait, Sarko va le faire. Et c’est probablement là sa plus grosse défaite...



  • Nemo 14 mai 2007 16:16

    Et voila encore un article bien-pensant, pur produit de notre capacité bien française à montrer du doigt les grands et les puissants. En faisant mine d’oublier que nous-mêmes, chacun à notre niveau, nous faisons chaque année la même chose.

    Utiliser le jet privé d’un ami, abus de bien sociaux ? Et qui n’a jamais utilisé la voiture de l’entreprise pour accompagner ses enfants à l’école ? Qui en paye l’essence et l’usure ? Qui n’a jamais ramené du bureau des stylos, qui n’utilise jamais l’ordinateur portable donné par l’entreprise pour surfer sur internet de chez soi ?

    La liste est courte, et on pourrait la rallonger à loisir. J’entends d’ici les protestations offusquées : « Mais ce n’est pas du tout la même chose, ce n’est pas le même niveau de décision, cela ne porte pas sur la même échelle de montants ! »

    Et alors ?

    Nos bien-pensants, sautant sur l’occasion pour faire preuve d’un courage exemplaire, fondent leur analyse sur la base de principes moraux supérieurs, d’une rigueur sans faille, et qui ne sauraient accepter la moindre interprétation.

    Qu’à cela ne tienne ! Qu’ils trouvent donc le courage de s’offusquer contre tout le monde de tous les petits arrangements entre amis, que nous faisons tous les jours et auxquels eux aussi, très probablement un jour ou un autre, ont eu recours.

    C’est dur d’avoir tort, n’est-ce pas. Eh bien si - et ils ont raison - les français dans leur immense majorité s’en foutent. Et ca c’est bien plus dur à accepter que la petite escapade maltaise de notre futur Président...

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv



https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/