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Oudeis

Estimant que les idées exprimées priment sur la personalité de celui qui les soutient, je m'en tiendrais à ceci en guise de CV ;-)

Tableau de bord

  • Premier article le 02/06/2008
  • Modérateur depuis le 15/02/2014
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Derniers commentaires



  • Oudeis 19 janvier 2009 23:03

    "Quelle que soit le rejet de"

    Je voulais dire "quelle que soit la cause du rejet de" ...



  • Oudeis 19 janvier 2009 22:56

    @San Kukai

    "C’est-à-dire qu’Alceste se considère homme de bien face à la société humaine et, fût-il le dernier, il sera celui-là"

    Quelle que soit le rejet de la société humaine par Alceste, il s’agit bien d’un rejet d’un groupe dont il fait partie.
    Cela étant dit, je parlais de la misanthropie en générale - et pas seulement de celle de la pièce.


    "
    À mon sens, il s’agit avant tout d’une idéologie qui critique, voire s’oppose, à l’idéologie sioniste, laquelle est prônée par certains Juifs (on a même évoqué plus haut les idéologies sionistes). Elle n’est en rien antisémite dès lors qu’elle s’en tient à la critique historique et politique."

    En théorie, et au niveau purement semantique vous avez parfaitement raison.

    On ne peut toutefois pas décrire une opposition politique en faisant abstraction du contenu de ce à quoi on s’oppose.

    Par exemple, en ce jour de Martin Luther King Day, on pourrait considérer que le Mouvement des Droits Civiques était une idéologie politique et que l’opposition à ce mouvement relèverait d’une opposition politique et non raciste. Mais ce serait faire abstraction du contenu du mouvement qui luttait pour l’égalité entre Blancs et Noirs et l’abolition de la ségrégation. L’opposition - même politique - à ce mouvement revient donc à prôner la discrimination envers les Noirs, et est donc bien une expression raciste.

    De même, le sionisme étant uniquement la revendication du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sur la terre de leurs ancêtre pour le peuple Juif, l’opposition à ce mouvement consiste à affirmer que les Juifs - et spécifiquement eux - devraient être condamnés à être éternellement soumis et dépendants. C’est en ce sens que - même politique - l’opposition à l’existence d’Israël en tant qu’Etat juif (indépendamment de la politique de tel ou tel gouvernement) est bien une forme d’antisémitisme.






  • Oudeis 19 janvier 2009 01:26

    @San Kukai

    "Ainsi, il est possible à de nombreux Juifs de par le monde d’être antisionistes sans pour autant être antisémites."

    Je partage totalement vos définitions d’antisionisme et d’antisémitisme.

    Toutefois, le fait de faire partie d’un groupe ne prémunit pas de paroles ou actes stigmatisant ce même groupe.
    Ainsi le misanthrope stigmatise le groupe humain alors même qu’il en fait partie. De même, être Juif ne prémunit pas contre l’antisémitisme (bien que cela puisse sembler paradoxale).
    De ce fait, l’antisionisme étant une discrimination envers les Juifs, il relève à mon sens d’une forme d’antisémitisme - quand bien même il émanerait de Juifs ...



  • Oudeis 18 janvier 2009 21:52

    "Les établissements scolaires publics sont loin de faire le jeu des catholiques, si l’on en croit le nombre d’établissements privés de cette confession."

    Je n’ai pas affirmé que les établissements publics faisaient "le jeu des catholiques".
    J’ai en revanche indiqué que les établissements publics se conformait de facto aux prescriptions catholiques (ou athées) - nuance ! smiley

    Pour être plus explicite : les établissements scolaires publics n’empêchent en rien un élève catholique de pratiquer la totalité des règles de sa religion. Le dimanche est chômé, les fêtes religieuses sont fériées ... Un élève catholique n’aura à enfreindre aucune de ses prescriptions religieuses pour suivre l’enseignement public. De même un élève athée ne se verra pas contraint d’enfreindre son absence de prescriptions religieuses (^^). Les nombreux établissements confessionnels catholiques, qui assurent outre les matières laïque un enseignement religieux, n’ont pas à compenser un enseignement "laïque" incompatible avec les pratiques de cette religion.

    Il en va tout autrement pour les autres religions. Comme vous l’indiquiez, pour que vos enfants puissent suivre les préceptes de votre religion, il vous a fallu les inscrire dans un établissement privé. Dans le public, ils auraient été contraints de travailler le vendredi, de chômer le dimanche, auraient appris des chansons célébrant la naissance du faux dieu Jésus au lieu de celles narrant la gloire du Monstre en Spaghetti Volant ... Bref, vos enfants auraient été obligés d’enfreindre les règles pastafariennes pour faire leur scolarité dans le public - contrairement aux enfants catholiques ou athés !



    "
    Concernant les athées, ils sont eux aussi loin d’être considérés comme des égaux des chrétiens et des juifs, puisqu’il n’y a pas d’aumônerie athée dans les établissements scolaires publics."

    Il faudrait d’urgence que les prêtres athées demandent - que dis-je, exigent - l’ouverture d’aumônerie athée !
    Les petits athés pourraient alors en coeur répéter : "je suis athé, dieu merci !" smiley


    Mais je compte sur vous pour que des aumôneries pastafariennes soient ouvertes dans de nombreux établissements publics.


    "
    Pour unifier réellement la notion de laïcité dans les faits, il faudrait supprimer le concordat en Alsace et Moselle, supprimer l’enseignement confessionnel, supprimer les aumôneries dans les établissements scolaires publics… Une fois ceci fait, on y verrait un peu plus clair, le reste se réduisant finalement à peu de choses (une piscine aux horaires particuliers ici ou là, quelques mosquées et une cathédrale construits avec les deniers publics…)."

    Je partage votre opinion concernant le concordat en Alsace et Moselle.

    En ce qui concerne la suppression des aumôneries dans les établissements scolaires publics, ce serait contraire ... à la laïcité ! Cf. l’article
    L141-2 du Code de l’Education dans son "Titre IV : La laïcité de l’enseignement public" (cité dans mon commentaire plus haut).
    Quand à la suppression de l’enseignement confessionnel (privé), ce serait contraire au principe laïque de liberté de conscience et de pratique.
    En prônant ces deux suppressions, on aurait alors la version athée et non laïque de la République.

    Mais s’approcher de la laïcité, il resterait encore bien des pratiques à modifier (outre les piscines à horaires aménagés ou les lieux de cultes financés par de l’argent public). Comme je le faisais remarquer, les jours fériers, chômés seraient à modifier (pas de préférence entre le dimanche chrétien et le vendredi pastafarien ...), l’éphéméride à retirer des bulletins météo des chaînes de télévision publiques ... Et je ne parle pas du nom de nombre de villes, rues ou établissements publics (Saint Etienne, Saint Denis, Saint Ouen, Saint Michel, Saint Germain, Saint Antoine, Sainte Anne, Hôtel Dieu ...).


    "
    Heureux de vous retrouver à nouveau."

    Tout le plaisir est pour moi ! smiley





  • Oudeis 18 janvier 2009 12:34

    "Ainsi, ils vont à l’école costumés en pirates, sont exemptés de cours le vendredi et l’enseignement qui leur est donné s’agissant de la physique, des SVT, de l’histoire, de la littérature, de la philosophie et de l’étude du fait religieux est conforme aux canons pastafariens. Bien entendu, tout ceci coûte très cher, plus de la moitié des cours étant assurée par des professeurs particuliers, eux-mêmes pastafariens."

    Vous convenez donc que - contrairement aux principes républicains de laïcité et d’égalités, les citoyens français désirant voir leurs enfants bénéficier d’une éducation respectant leuts pratiques religieuses ne peuvent pas bénéficier des mêmes conditions de quasi-gratuité offertes dans l’éducation publique "laïque" mais conforme de facto aux pratiques athées/catholiques.


    "
    Certains voient donc (...) d’autres voient dans la laïcité en France (...) "
    "
    L’appréciation de la laïcité varie donc (...)"

    Nous sommes donc d’accord que - comme je l’indiquais dans mon premier commentaire - "
    la laïcité théorique fait l’unanimité (ou presque), dans la pratique les positions s’opposent".


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