En fait je dirai
que l’an 2000 n’est ni passé ni dépassé, il n’a tout simplement jamais été
atteint.
Technologiquement
nous avons progressé, mais à part certains domaines comme l’informatique dont
peu de gens avaient deviné l’importance, beaucoup de merveilles
science-fictionesques sont restées lettre morte.
Notre gros problème reste très prosaïquement l’économie
qui continue à gouverner le quotidien de la très grande majorité. Pas de société
des loisirs sans souci matériels en vue, sauf pour quelques privilégiés,
curieusement pas nécessairement parmi les plus riches, pour qui notre époque constitue
un espace ludique incroyable.
Pour étayer ma
critique de la station spatiale, je vous recommande la lecture du livre :
Impasse de l’espace de Serge Brunier au Seuil. Il y aborde entre autres l’ISS
mais aussi la navette sous un angle très critique. Loin de moi l’idée de minimiser
les exploits technologiques des ingénieurs concernés. Je pense simplement que les
sommes dépensées auraient été mieux utilisées dans d’autre domaines de l’astronautique
ou de la science.
Le tourisme
spatial tel qu’il est envisagé aujourd’hui pourrait en effet prendre son essor
et démocratiser un peu l’espace. Soulignons tout de même que le ticket reste de
l’ordre de 100 000 euros voire plus. Et surtout il faut bien voir qu’il s’agit
de sauts de puce très brefs à une centaine de km d’altitude pour un très bref
moment d’apesanteur ce qui est en effet au delà des 70 km ou commence
officiellement l’espace. Mais nous somment à des années lumières d’une mise en
orbite ne serait-ce qu’à la Gagarine ce qui marquerait vraiment le début de la
démocratisation de l’espace.
A la cantonade et dans un autre registre, comment ce
fait-il que cet article récolte autant de moins ? On n’y encense pourtant
pas l’économie libérale pas plus qu’on y critique les services publics, les
fonctionnaires ou les déficits abyssales des états.
Sacrée bouffée de
nostalgie que cet article très bien documenté. J’ai personnellement suivi avec émerveillement
en tant qu’adolescent Mercury, Gemini, Apollo.
L’après Apollo me
laissa cependant un peu sur ma faim. Bien sur les sondes planétaires sont des succès
époustouflants ainsi que les satellites de télécommunications d’ailleurs.
Mais pour le
reste… La station spatiale n’est qu’un gadget hors de prix ou se font des expériences
sans portée scientifique ou industrielle réelle et qui pourraient tout aussi
bien être faites par des satellites automatiques. En fait cette station ne sert
qu’au prestige technologique des pays concernés et à la survie de l’industrie
spatiale. Sans parler de la navette qui devait baisser le prix de l’accès a l’espace
et qui au contraire l’a fait exploser, sans mauvais jeux de mots.
Soixante and après
le début de l’ère spatiale, la présence de l’homme dans l’espace reste anecdotique.
Les succès de l’astronautique sont modestissimes comparés aux réalisations de l’aéronautique
omniprésente et à la porté de presque
tout le monde aujourd’hui.
Et la suite ne s’annonce
pas mieux. Le retour vers la lune se limitera dans le meilleur des cas à l’envoi
symbolique de quelques individus, comme pour Apollo. Quant à Mars je doute que
mes petits enfants verront cela. Difficile de parler de conquête de l’espace,
tout au plus pourrait on qualifier cela de rares exploits technologiques à l’extrême
limite de nos capacités technologiques et économiques.
Pour réaliser une
véritable conquête du système solaire, des avancées technologiques majeures seront
nécessaires. La propulsion chimique montre clairement ses limites. Des solutions
comme l’utilisation de l’énergie nucléaire ou l’effet vasimir doivent être développées.
Mais ceci nécessitera un courage politique et industriel des agences spatiales
qui pour l’instant préfèrent engouffrer
des sommes phénoménales dans des solutions éprouvées mais sans grand potentiel
de progrès.
A leur décharge, Il faut avouer qu’il faut avoir du courage pour se taper le coran. Ceci dit coran ou tradition musulmane, cela importe peu. Ce qui va compter c’est la capacité des musulmans à prendre leurs distances avec leurs archaïsmes teintés de religieux, comme l’ont fait beaucoup de non-musulmans avant eux en France, sinon la coexistence avec le reste de la société française va être très très difficile. Le temps n’est plus vraiment au débat mais à la fermeté envers des conceptions trop imprégnées de religiosité maladive.