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Philippe Sage

Philippe Sage

Empêcheur de tourner en rond.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 01/12/2006
  • Modérateur depuis le 30/04/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Sage Philippe Sage 1er avril 2010 01:31

    @furio : c’est ça, mon ami, continuez comme ça. Faite comme si de rien n’était. Vous ne voulez pas voir ? Eh bien tant pis .. Mais ne venez pas pleurer après ...



  • Philippe Sage Philippe Sage 31 mars 2010 13:38

    @Sébastien : débattre et s’allier, ce n’est pas du tout la même chose. Dans mon propos, et quand bien même certains ici me diraient : « mais vous n’avez rien compris ! », peut-être, qui peut dire qu’il détient la vérité ? Mon propos, disais-je, est simple : puisque le FN fait partie du jeu démocratique, alors débattons. Il est évident que le risque est grand. Pourquoi ? Parce que ça dépend de tout un tas de paramètres. A commencer par le média. Si le média (télévisuel) nous le présente comme un match, comme « vous allez voir ce que vous allez voir », de la « chair à audimat », à l’épate, bref si ce n’est pas digne dès le départ, c’est même pas la peine. Et j’en conviens, dans cet article, j’ai omis ce paramètre. Or, il est essentiel.



  • Philippe Sage Philippe Sage 23 mars 2010 14:11

    @Chantecler : oh, tu sais, on a vu bien des choses étranges par le passé. Ségolène Royal, par exemple .. Mais bon .. Fillon n’est pas une oie blanche. Il a de l’ambition. C’est une évidence. L’Elysée, il y pense, depuis longtemps .. Pourquoi renoncerait-il ? Ces types fonctionnent aux sondages d’opinion. C’est leur came. Jamais ils ne se lanceraient dans une élection aussi importante que la présidentielle (je parle de ceusses de l’UMP et du PS) si les sondages d’opinion étaient catastrophiques. Tu me diras Chirac, en 1994 ... C’est vrai. Mais lui, c’est une exception. Il s’était déjà présenté deux fois. Jamais, il n’aurait laissé sa place.
    L’autre exception c’est Delors (toujours en 1994). Mais comme le PS n’était pas d’accord pour virer libéral ( ce qu’il admet aujourd’hui, remember Delanoë : "Je suis socialiste ET libéral) il a renoncé. Comment gagner si son parti ne le soutient pas (seule Royal a cru que c’était possible). L’ironie, c’est que 8 ans plus tard, Jospin se présentera avec un programme, dixit, qui n’était pas socialiste ... Mais des sondages en béton !



  • Philippe Sage Philippe Sage 23 mars 2010 13:55

    En vous lisant, et notamment sisyphe, je voudrais ajouter ceci :
    Voilà (coming-out) cela fait des années que je ne vote plus. Cela fait longtemps que j’ai compris qu’il y a dénaturation du vote, déni. Il y a une politique (économique). Une seule (et c’est d’autant plus vrai depuis la victoire du « Reaganisme » et du « Thatcherisme »). Et quoi qu’on dise, qu’on glisse dans l’urne, c’est cette politique-là, qu’on veut nous faire avaler. Et si on vote non, majoritairement, comme d’autres (les irlandais, les hollandais) soit ils passent pas derrière, soit ils nous refont voter jusqu’à ce qu’on dise oui. Alors pourquoi, dites-moi pourquoi, j’irais mettre ma voix, un dimanche. Pour quoi faire ? Puisque tout est plié d’avance ? (Allez-y, crachez moi dessus ! ..)
    Après 2002, je me suis dit, bon, il faut y retourner. Même si Le Pen, c’est nib ! Faut pas raconter de conneries. Ce type ne passera jamais. Et sa fille, non plus. Tout ce que le FN peut faire c’est emmerder les autres partis. Et les médias. C’est une force de nuisance. Mais à qui la faute, bordel ?
    Nonobstant, me suis dis que merde, on avait l’air fins, nous qui donnions des leçons aux autrichiens, aux italiens avec l’alliance Berlusconi/Fini (Fini, qui préface les livres de Sarkozy en Italie, mais tout le monde s’en fout, bien sûr !). Donc, retournons aux urnes. Et là, que vois-je ? Le 29 mai 2005, et ce déni incroyable. Merde ! MERDE ! Qu’ils aillent se faire foutre ! Voilà mon bulletin !
    Et alors, quand j’entends l’argument, attention, les abstentionnistes, vous faites le jeu du FN, c’est tellement malhonnête intellectuellement ! C’est digne de Frédéric Lefebvre et d’une Morano (deux insultes à la politique). Ceux qui font le jeu des extrêmes, messieurs, ce ne sont pas les électeurs, ni les abstentionnistes, ce sont ceux qui se torchent avec le vote des citoyens.
    Or donc, la rue, voilà notre voie ! La seule ! Et c’est pas gagné ! Parce que abrutis de télé, de jeux à la con, égoïstes comme jamais, il faudra je ne sais quel chaos pour que cela se produise. Parce que l’on nous monte, constamment, les uns contre les autres, les petits contre les petits, public contre privé, ah regarde l’autre, il touche 50€ de plus que ta pomme, et cet étranger qu’a droit à ci, à ça, ah comme c’est pervers, comme on sait bien jouer du pire de la nature humaine, et comme ça marche, nom de Dieu ! C’est à pleurer !
    Je dis que oui, ils nous méprisent, et copieux, peut-être que ça finira mal, peut-être pas.
    Peut-être pas parce que pour ramper, c’est clair, on n’est pas les derniers. Et je fais partie des moutons. Ce n’est pas parce que je tiens un blog à la noix que je m’absous. Je fais partie des lâches. je fais partie de la masse. Je suis dedans, fait comme un rat. Point barre.



  • Philippe Sage Philippe Sage 23 mars 2010 13:13

    @fhefhe : j’ai ramé pour trouver une photo qui pourrait illustrer (quel verbe étrange) ce que je ressens, ce que je veux dire. Et puis, je me suis souvenu du discours (?) de François Fillon, dimanche soir. Cousin, au début, d’un certain Lionel Jospin. Marrant, d’ailleurs. Comme s’il y avait une relation entre ce 21 mars et un 21 avril.

    Bref ..

    Il commence donc par dire qu’il "assume sa part de responsabilité et qu’il .." ..

    Non, qu’il ne se retire pas de la vie politique, mais qu’il en "parlera demain avec le président de la République".
    En langage politique, cela signifie que François Fillon nous annonce que lundi matin, il présentera sa démission ainsi que celle de son gouvernement (19 ministres battus, ça vaut bien une démission). C’est évident.
    Dans le quart d’heure qui suivit, Claude Guéant, par un communiqué, fit savoir que François Fillon ne démissionnait pas. Mais quelle précipitation, dites !
    M’est avis que ça a dû tanguer et copieux, là-haut. On ne s’est pas dit que des « amicaleries ».
    Il est clair que Fillon voulait partir. Et c’est d’ailleurs son intérêt. Dans la semaine, deux sondages indiquaient qu’il ferait un meilleur candidat que Sarkozy à l’Elysée. Et je pense qu’il s’est dit, au regard de cette déroute électorale, qu’il était temps de partir, quitter Matignon, pour se préparer à la présidentielle de 2012 et constituer une alternative au cas où .. Tant il sait que s’il continue aux côtés de Sarko, il sera comptable de cette politique.
    Mais rien à faire. Sarkozy ne lui laissera jamais d’espace. Et le meilleur moyen de ne pas le lui en laisser, c’est de le garder à Matignon le plus longtemps possible (disons jusqu’au premier semestre 2011, après quoi, il nomme ... Lagarde) pour éliminer un éventuel candidat à sa droite. Le résultat, même s’il était attendu, c’est justement une « droitisation » du gouvernement et un compromis : on fait entrer un chiraquien, un villepiniste et un centriste, bref, on réunit la « famille ». C’est du Fillon, pur jus. Mais c’était le deal ..

    D’où la photo qui sonne faux. Ces sourires de façade. Cette main dans la poche ..

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