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pingveno

Informaticien professionnel et linguiste amateur.

Tableau de bord

  • Premier article le 01/09/2009
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Derniers commentaires



  • pingveno 14 mars 2013 15:38

    C’est inexact. Pour la plupart, il s’agit de chansons françaises.

    Pour être sûr que vous m’avez bien compris.

    Je ne parle pas de l’album annuel dans son ensemble. En gros cet album, c’est 90% de vraies reprises, assumées par leurs auteurs, et 10% de (pseudo-) inédit. Et là je maintiens, c’est la plupart du temps une chanson anglo-saxonne. Voulant vérifier si je n’ai pas la berlue, j’ai trouvé :

    2011 - An Another Day In Paradise de Phil Collins transformée en Un jour de plus au Paradis par les Enfoirés

    2010 - I Was Made for Lovin’ You du groupe Kiss renommée pour l’occasion Si l’on aimait, si.

    2009 - Status Quo - In The Army Now

    etc.

    Vous me direz, une chanson sur un album, ce n’est pas grand chose. Sauf que quand vous écoutez la radio (pas forcément volontairement, dans mon cas c’est juste parce que je prends le bus...) c’est cette chanson là et pas une autre, qui passe en boucle tous les matins et soirs.

    TOUS LES DROITS ; du spectacle, ainsi que les droits d’auteur des chansons du cd et du DVD, sont reversés intégralement aux Restos du coeur.

    Je ne parlais pas des droits perçus par les restos, mais ceux qu’ils doivent payer pour de telles reprises. Parce que j’imagine mal Phil Collins donner gratuitement une de ses chansons, fut-ce pour une association caritative, qui plus est en France...

    Je maintiens donc être d’accord avec les propos de l’auteur : Colluche était sans doute sincère, et les bénévoles des restos ne suscitent pas le moindre doute. En revanche ceux qui revendiquent le titre d’enfoirés me semblent surtout faire à bon compte la promotion de la musique daube commerciale actuelle. Qu’ils reversent leurs droits, est alors la moindre des choses.



  • pingveno 14 mars 2013 11:15

    Tout à fait d’accord avec cet article. Voici un élément que je n’y ai pas trouvé, ni dans les commentaires.

    Tous les ans les enfoirés ne se contentent pas de créer un nouveau spectacle avec des reprises. Ils ajoutent une chanson « inédite », qui sert à être passée en boucle sur les radios. Sur le principe, rien à redire.

    Sauf qu’en fait d’inédite, la plupart du temps il s’agit de la mélodie d’un grand tube anglo-saxon, dont on a juste remplacé les paroles par un énième appel à la solidarité.

    J’aimerais bien savoir à combien s’élèvent les droits pour de telles reprises. Parce que si je devais donner aux restos, il faudrait être sûr que ce ne soit pas pour contribuer à cette mascarade.

    Je vais sans doute en choquer certains mais ça me rappelle les pubs pour une certaine association caritative, où on voyait toujours le président en personne expliquer les problèmes et lancer des appels aux dons sans expliquer quels programmes il entendait ainsi financer. Comment se fait-il qu’il ait fallu dix ans pour se rendre compte que l’argent allait en fait directement dans sa poche ?



  • pingveno 14 mars 2013 11:08

    Aujourd’hui les citoyens, mis à part quelques cas spécifiques et bien identifiés, ne peuvent pas vraiment connaître à fond les questions sur lesquelles on leur demanderait de se prononcer.

    Excusez-moi, mais les élus étant des citoyens, et de plus, chacun élisant un président et un député (celui de sa circonscription), comment cette personne pourrait-elle connaître à fond toutes les questions sur lesquelles il va lui être demandé de se prononcer ?
    La vie d’un député, ce n’est pas, comme les merdias voudraient nous le faire croire, passer trois mois sur le vote pour ou contre le mariage homo. C’est voter un jour sur la taille minimale des cerises qui peuvent être mises en vente, et le lendemain (ou même une heure plus tard) sur la neutralité du net.
    Mais puisqu’ils n’ont pas tous la compétence (on se souvient tous du firewall d’open office...) comment font-ils ? Eh bien comme vous et moi ils se renseignent. Le problème étant de savoir auprès de qui : normalement, la principale source d’information devraient être les lettres que vous envoyez à votre député (vous l’avez mandaté donc vous lui faites part de votre position) ; mais la plupart du temps ils demandent aux groupes de pression, qui ont pignon sur rue au parlement. Et après on s’étonne qu’une loi contre le piratage sur internet se base sur un rapport conçu par le principal fabricant de décodeurs...



  • pingveno 28 novembre 2012 12:25

    la vérité c’est qu’entre le diplomé d’une école de commerce moyenne, en marketing, et le titulaire d’un BEP de plomberie ou electricité, ya pas photo : l’un est rare et utile, l’autre moins rare et à l’utilité moins immédiate.

    Oui c’est sûr, moi quand j’ai un problème avec mes tuyaux, j’appelle un diplômé en marketing. C’est moins rare et plus utile.



  • pingveno 28 novembre 2012 11:51
    2. c’est pour ca que les libéraux sont pour la concurrence libre et non faussée mise en place par des institutions et surveillées par la justice

    Le problème avec la concurrence libre et non faussée, c’est que c’est un terme volontairement flou pour permettre à tous les partis, de l’extrême-gauche à l’extrême-droite, d’être d’accord : on veut tous la concurrence libre et non faussée sauf qu’on n’en donne pas la même définition.

    Alors essayons d’être clairs.

    Pour la Commission Européenne, la concurrence libre et non faussée semble bien consister à ouvrir l’ensemble des marchés, quitte à le faire de façon complètement artificielle. On l’a bien vu avec les réseaux téléphoniques (où les opérateurs concurrents sont en fait obligés de louer l’infrastructure de l’opérateur historique), et encore mieux avec les fameux 118 (arrivés à une période où internet aidant, presque plus personne n’appelait le 12)

    Continuons sur l’exemple de Microsoft. Cette firme a multiplié depuis sa création les pratiques commerciales douteuses : faux messages d’erreur quand on installait un produit concurrent en plus du produit maison, entente avec les revendeurs de PC pour aboutir à la vente forcée, utilisation du monopole sur les systèmes d’exploitation (acquis grâce aux points précédents) pour obtenir celui sur les navigateurs, les lecteurs multimédia, etc. Alors, pour vous que veut dire « concurrence libre et non faussée » dans ce cas ? Pour certains, cela veut dire « c’est du secteur privé donc on ne s’en mêle pas car ça fausserait la concurrence ». Après, la Commission essaie de faire croire que ce n’est pas là ce qu’elle pense en prenant des mesurettes comme l’obligation pour Microsoft de proposer le choix du navigateur, obligation que M$ s’est fait un plaisir de contourner en créant un bug juste pour l’occasion histoire que les utilisateurs réclament le retrait de cet écran maudit imposé par l’UE...

    Donc en clair : concurrence libre et non faussée, cela veut-il dire que l’on lutte contre les pratiques commerciales déloyales, ou au contraire, que les instances politiques ne doivent surtout rien faire pour ne pas fausser la concurrence ?

    Que fait un entrepreneur qui réussit ? Il rachète ses concurrents... 

    ==> Pas forcement. Apple a 80 milliards de cash, ont-ils racheté HP, Bull et Fujitsu ? 

    Pour le moment j’ai l’impression qu’Apple ne considère pas vraiment ces sociétés comme des concurrents, mais plutôt comme des marchés distincts. Quand vous achetez Apple, vous êtes liés à cette marque à tous les niveaux, ce n’est pas le cas quand vous achetez du PC. (Au fait, concurrence libre et non faussée ou pas ?). Et puis les marques que vous citez vivent désormais moins de la vente de matériel que du service aux entreprises.

    ==> ce qui fait émerger de nouveaux concurrents, plus innovants. Avez vous entendu parlé de Linux ? d’Android ? De Mac OS ? 

    J’utilise régulièrement les deux premiers et je ne les considère pas comme des concurrents au sens commercial du terme puisque, justement, ils ne sont pas commercialisés directement (mais indirectement via les distributions commerciales pour le premier, et le matériel pour le second). A ce titre, aussi bons et innovants que ces produits puissent être, ils ne peuvent disposer de moyens publicitaires des produits leaders du marché.

    ===> TOUT LE MONDE PEUT ETRE son patron, ca s’appelle creation d’entreprise. 

    Si le marché est ouvert, certes. C’est le cas dans les métiers du bâtiment par exemple où on trouve beaucoup d’artisans qui sont leur propre patron. Certes.

    Mais dans le monde de l’informatique (désolé de rester sur ce domaine mais c’est celui dans lequel je travaille), il n’en est rien. Et pourtant ce secteur aurait aujourd’hui tous les atouts pour qu’il en soit ainsi car il nécessite (depuis l’arrivée de l’internet) bien moins d’investissement que, par exemple l’artisanat (d’ailleurs c’est pour ça qu’on avait créé le statut d’auto-entrepreneur, à l’origine). Reprenons :

    - vous voulez faire du service informatique aux entreprises ? peine perdue, les PME hors informatique n’ont pas les moyens, et les gros comptes exigent de leurs fournisseurs des garanties que seul un gros fournisseur peut offrir, ce qui conduit les « propres patrons » à sous-traiter pour le compte des sociétés que vous citiez plus haut ;

    - vous voulez commercialiser une suite bureautique, un OS (linux ?) ? oubliez, le marché est à 99% dans les mains d’un seul compte ; tous les clients font semblant de faire jouer la concurrence pour ensuite prendre le leader du marché parce que c’est le seul à être 100% compatible avec lui-même (donc avec les clients et les autres fournisseurs)

    - vous voulez créer un nouveau produit sur un marché qui n’existe pas encore ? bon, là vous avez peut-être une chance... de vous faire racheter par un concurrent ricain à bon prix (cf. l’exemple de Groupon, dont la présence en France n’est due qu’au rachat d’un concurrent français présent bien avant lui sur le marché)

    Alors, la concurrence libre et non faussée, pour ou contre ?

    Si par concurrence libre et non faussée, on entend le refus de tout monopole privé, quitte à ce que l’Etat intervienne pour le casser après qu’il soit constitué de fait, alors je suis pour. Mais la Commission, toujours elle, ne semble pas aller dans cette voie. Dernier exemple dont j’ai souvenance : quand Oracle, leader du secteur des bases de données, s’est offert son concurrent libre MySQL, la Commission a beaucoup gesticulé puis a finalement laissé faire. 

    Alors si par concurrence libre et non faussée, on entend au contraire, le refus de toute contrariété envers les entreprises, y compris celles qui ne respectent pas les règles (afin de ne pas sembler faire de traitement de faveur aux autres concurrents), alors je suis contre.

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