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  • Premier article le 27/02/2013
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  • prolog 15 août 2014 15:56

    on est d’accord sur pas mal de trucs, je vais essayer de résumer mon point de vue, qui n’apporte aucune solution ni piste, aucune.

    Si je veux imposer quelque chose à une autre personne alors qu’elle ne veut pas, je crée du désordre et de la violence.

    Notre société fonce tête baissée dans un mur et va à la guerre totale en prônant le toujours plus et l’individualité. La plupart de gens ont l’air de vouloir faire cela pourtant.

    Tout ce que je peux faire à titre individuel c’est d’essayer de voir là où mon comportement est incohérent (comme par exemple en vouloir toujours plus et vouloir aussi la paix, y en a de tas comme ca). Si les incohérences deviennent claires, des fois, mon comportement va changer, sans effort, sans violence.

    A titre collectif, le seul truc que je peux faire, c’est parler de ces incohérences à ceux qui ont envie d’en parler. D’où mes remarques sur l’inutilité (voire la nocivité) de vouloir imposer de nouvelles règles, selon moi.

    Ca revient à compter sur le bon fond de l’être humain ? Ca peut être vu comme ca oui. Je dirais plutôt que sans ce bon fond (qui n’existe peut être pas), on continuera globalement comme maintenant.

    Pour revenir au premier sujet : limiter la démographie collectivement serait sage mais l’imposer à des gens qui ne le veulent pas créerait encore plus de désordre.

    J’espère qu’on se comprend mieux :)



  • prolog 14 août 2014 13:34

    Et pour clarifier.
    Je ne pense pas qu’il y ait un côté animal mauvais face à un côté humain qui serait plus noble.

    Je dirais plutôt qu’il y a sans doute un côté animal/naturel/inné mais qu’il est prisonnier d’une gangue de merde cultivée depuis des millénaires par le cerveau humain. Se retrancher derrière ce côté animal sans se rendre compte le fait qu’on ne le connait pas et qu’on ne peut actuellement pas le connaitre est un parti pris énorme.

    L’animal se bat de temps en temps c’est sur.
    L’homme se bat en permanence, contre lui même, contre les autres, contre sa mort.
     
    Certaines créations de notre cerveau peuvent s’arrêter quand on en a la compréhension. C’est peut être un parti pris aussi mais c’est mon expérience.



  • prolog 14 août 2014 13:23

    "La prudence nous incite donc à nous méfier de nous-mêmes "
    Tout à fait d’accord.

    Mais soyons vraiment prudents alors et posons des questions avant de foncer dans l’action.

    Réguler la démographie d’une manière ou d’une autre peut retarder le problème qui se pose à cause de notre voracité sans limite mais peut-on le régler ainsi ?

    Et si le fait de mettre des règles n’était qu’un moyen de garder intact notre désir de dominer notre voisin ?

    Et si le fait de se fixer des objectifs n’était qu’un moyen de remettre au lendemain quelque chose qu’on n’a pas envie de faire aujourd’hui ?

    Je ne suis pas contre le fait de ne pas faire plein d’enfants, mais ça ne règlera pas notre problème. Tout comme je n’ai rien contre le covoiturage (par exemple) mais ça ne règlera pas le problème du pétrole. Au mieux, on retarde l’échéance...

    Je ne prône absolument pas le partage. Proner c’est comme pisser dans un violon. Je dis juste qu’avant de vouloir forcer son voisin à partager (ou limiter le nombre de ses enfants etc...), on devrait essayer de comprendre pourquoi il ne le souhaite pas et si, à titre personnel, on le souhaite vraiment.
     



  • prolog 14 août 2014 11:13

    Le jour où on sera au pied du mur, sans doute nous battrons-nous pour un bout de pain, ok.
    Ca reste une spéculation et se retrancher derrière un côté animal me semble un peu facile.

    Comment faites-vous pour distinguer le caractère de l’animal qui veut manger de celui de l’homme qui veut croitre et être meilleur que son voisin ?
    Savez-vous quel est le poids de chacun, ne serait-ce que dans votre vie ?

    Vous liez la difficulté qu’on a à partager avec notre ressemblance avec les animaux. Je trouve ca de bien mauvaise foi car cela évite de s’attaquer à la partie qui nous différencie de ces animaux.

    Actuellement nous nous battons rarement pour la survie. On pourrait nourrir et loger tout le monde mais on ne le fait pas donc le problème est ailleurs.

    Gare aux raccourcis.
     



  • prolog 14 août 2014 10:39

    Bonjour Gabriel,

    les deux solutions que vous évoquez semblent relever du bon sens. Si deux personnes prennent 90 % de la bouffe sur la table, ca va être un gros bordel (pour tout le monde, pas que pour les autres).
    Cependant, si on donne la même chose à chacun, c’est le bordel. Si on met une limite max, c’est le bordel. Si on laisse chacun faire ce qu’il veut... c’est le bordel.
    L’absence de partage est un symptôme du problème selon moi.

    Le problème c’est qu’on a le cerveau tellement plein de conneries qu’on n’a pas envie de partager.

    Avant de chercher une solution coercitive comme vous le proposez, je pense qu’il faudrait réfléchir aux conséquences individuelles de ne pas partager. Et aux conséquences collectives quand on essaye d’imposer des règles à tout le monde.

    Personnellement, j’ai pas de solution miracle. Je constate juste que toutes les règles qu’on essaye d’imposer nous servent à éviter de discuter au cas par cas, avec les personnes qui s’estiment lésées. Du coup, on ne résout rien, on crée des mécontents, on se frustre personnellement parce qu’on estimait être arrangeants... et on contribue au bordel ambiant.

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