« La violence inouïe des guerres, au service de quelques intérêts des puissants ; oui, on le sait, mais que fait-on de ce savoir ? »
On devrait peut être redéfinir le mot savoir. Là, en gros, on est juste capables de parler de paix mais on fait quand même la guerre. Quel est le savoir là-dedans ? En servant les puissants, on pense se servir soi-même par la même occasion. Et souvent c’est un peu vrai aussi. Si on fait la guerre, c’est qu’on pense que ca sert à quelque chose. Répéter en boucle des slogans de paix n’amène qu’à la schizophrénie.
A la base de votre article, vous parlez d’un comportement animal. Je pense qu’il y a une distinction à faire entre un combat pour de la nourriture entre deux animaux en quête de survie (qui est bien réelle) et une bataille rangée de plusieurs milliers d’humains pour une quête de sécurité (qui est presque entièrement imaginée).
En commençant par un tel amalgame, vous allez vous retrouver à justifier la guerre et la rendre inévitable.
C’est toujours sympa de voir exposés les artifices comptables pour faire croire que tout va comme on le souhaite. merci.
« Et la triste vérité, c’est que plus de 5,7 millions de Français en âge de travailler sont sans emploi ou en contrat précaire. » C’est de galérer pour se nourrir ou se loger qui est triste, ne pas bosser, c’est plutôt joyeux.
"et vous serez consterné de découvrir qu’à peine 21 millions de Français
font tourner la boutique « France » et ses 65 millions d’habitants...«
boutique ?? tourner ?? La »boutique« , c’est donc 1/3 qui se partage le gros des sous (beaucoup moins encore en fait) et le reste qui se partage les miettes. C’est pas une boutique, c’est une pyramide ; associée avec une compétition violente pour pas se retrouver en bas. Je ne peux pas être consterné que ca se passe comme ca, c’est l’idée de base. Je serais encore moins consterné si la boutique arrêtait de »tourner"
Ecole minable, ca dépend comment on voit ca. Trois ans à boire des bières en ayant presque pas cours (ni de frais d’inscription), apprendre à faire croire à des gens en costard que tu sais tout faire pour qu’à la clé ils te croient et te filent des sous, j’ai trouvé ca pratique. Après si on décide de croire les discours sur notre appartenance à une élite et qu’on reste des années dans ces boulots généralement ultra chiants, c’est de notre faute, pas celle de l’école. Ca reste un moyen de faire des sous assez peu risqué, c’est pas rien :).
Salut Millesime, j’ai pas dit que le « camp » dans lequel se trouve la France est meilleur que le camp russe. Il est fort probable qu’une argumentation en faveur des Russes tienne tout à fait la route et vous citez toutes ces organisations à juste titre. Je dis juste que, pour moi, notre problème n’est pas le camp qu’on choisit mais vient du fait qu’on se sent obligé d’en choisir un. Choisir un camp, dans cette logique de baston, c’est aussi choisir contre qui on va se battre. J’ai déjà très souvent le réflexe absurde de vouloir me battre (et qu’on dissocie la bagarre de survie de quelques « corps » avec les batailles rangées de milliers d’égos) . Je n’ai aucune envie de m’embrouiller plus le cerveau en justifiant d’autres bagarres. Cette logique de choisir entre « pro » et « anti » envenime n’importe quel conflit et occulte toutes les autres positions qu’on peut adopter.
Mais bon, je suis français par la force des choses mais ca ne représente rien pour moi, c’est juste administratif (et un état de fait). Je n’irai jamais me battre pour ca et ca m’arrangerait de ne pas avoir à esquiver un conflit parce que les autres français ont envie de m’y inclure, c’est tout.