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Rage

Rage

32 ans, originaire de Lyon et vivant à Poitiers
Ingénieur territorial en Région Poitou-Charentes (chez une certaine Ségolène R), diplômé du DESS Aménagement de Lyon III, je m'intéresse particulièrement aux questions qui animent notre société. 
"Spécialiste" des questions liées aux transports et à l'urbanisme, ma vision est forgée par de multiples expériences en entreprises et une curiosité personnelle : j'essaye modestement d'analyser les décisions et faits majeurs de notre monde dans leur globalité.
Je pense que mes propositions peuvent apporter des éléments intéressant pour ce type d'initiative louable qu'est Agoravox !
Contactez moi : [email protected] ou 06.24.21.40.37

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  • Premier article le 20/10/2005
  • Modérateur depuis le 07/11/2005
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Derniers commentaires



  • Rage Rage 15 janvier 2007 13:55

    Même punition pour le même thème d’article !

    Bonjour,

    J’aurais pu parier qu’aujourd’hui on aurait des articles sur la fameuse déclaration « Copé-Hollande » à savoir : A plus de 4000€/net/mois ET par personne, suis-je parmis les riches ou la classe moyenne ?

    Et bien cela n’a pas manqué, et nous voilà avec un fameux duel au pognon entre « je suis riche mais pas trop et je suis modeste mais plutôt pas mal ». Dans les deux cas, je trouve que le débat est stérile, surtout quand on en vient à fixer des « seuils » aussi peu fiables qu’incohérents.

    Outre le fait qu’il serait grand temps de simplifier la fiscalité et de l’asseoir sur des prélèvements CLAIRS et pour TOUS sur une progressivité de l’impôt en fonction des revenus (tous les revenus) on préfère se battre sur qui est riche et qui ne l’est pas.

    A ma droite, JF Coppé avec des modestes à 4000€/net/mois, à ma gauche, F.Hollande avec des riches à 4000€/net/mois. Et voilà que repart l’éternelle rivalité stérile, toujours outranciée dont rien ne sort. Et ce n’est pas avec Sarkozy-Niazow que l’on va détendre les esprits.

    - Premièrement cette querelle est purement idéologique, démontrant l’évidente déconnexion de la droite au réel et l’idéologie non pragmatique de la gauche. Dans les deux cas, on se fiche de savoir si on est riche ou pas, on demande que l’impôt soit juste et payé par tous pour des résultats efficients (attention il y a des pièges !^^)

    - Deuxièmement, à 4000€/net/mois, on est dans tous les cas aisés MAIS cela ne veut pas tout dire. 4000€ pour un célibataire, un Parisien, pour un couple marié, pour une famille de 5 enfants ou pour un seul travailleur, la femme étant sans emploi par exemple ? L’idéologie s’arrête malgré tout à certaines contraintes du réel. En l’occurence, JF Coppé raconte n’importe quoi, comme d’habitude, puisque l’on ne prend pas des salaires de fin de carrière comme exemple - surtout quand on les majore de 25% (cf salaire de l’instit ou du conducteur TGV à 3100€/max). Parallèlement la réaction de F.Hollande est disproportionnée et il aurait mieux valu indiquer que les repères de M.Copé sont erronés et qu’il serait temps d’homogénéiser la fiscalité pour créer des prélèvements progressifs suivant le niveau de revenu SANS abattements multiples et variés, niches et autres « feintes » qui changent tout.

    - Troisièmement, gagner 4000€/net/mois (donc aisé) ne veut pas dire payer beaucoup d’impôts dans le système actuel. Pourquoi ? Parce qu’en France, afficher n’est pas jouer. En gagnant 4000€/mois, rien n’empêche que notre heureux candidat (qui pourrait d’ailleurs les toucher via l’ARE (aide de retour à l’emploi= assedic), ce qui est une blague) paye moins d’impôts que celui qui en touche 2000€ ! Entre les abattements calculés aux enfants, les niches, les frais réels, les charges d’entreprises, les abattements connexes... le vrai problème ce n’est pas le salaire, c’est la DEFINITION de l’impôt.

    - Quatrièmement, ce débat est provocateur, voire défiant. Quand on sait que le salaire médian (et pas moyen), regroupant donc le plus de salires à ce niveau, est d’environ 2100€/net en France, on se dit que déjà, les 4000€, cela ne va pas parler à beaucoup de monde. Alors entre 200 000 et 450 000 (soit dit en passant, on rigole en voyant que même les impôts ne soient pas foutus de filer un chiffre CLAIR, ça montre le suivi...) personnes concernées, cela fait grosso modo quand même moins de 1% de la population active.

    - Bilan : On parle d’une minorité de personnes, qui plus est bien lotie alors que la majorité, celle qui a des VRAIS problèmes, et bien on s’en cogne au PS comme à l’UMP. Et pour ma part, la classe moyenne, c’est à dire la classe la plus importante en France, c’est 1300€-3000€/net/mois, c’est entre 2600€ et 5000€/net/mois/foyer et c’est surtout un paquet de personnes qui, une fois le loyers et l’ensemble des frais payés conserve un pouvoir d’achat limité, le REVENU NET REEL A DISPOSITION après charges.

    La question au final, n’étant pas de toujours raisonner en % ou en taux, mais plutôt en valeur absolu en euros : car même après impôts, un mec qui gagne 50 000€/net/an, il lui restera bien plus que ce qui lui en faut pour vivre : c’est cela « l’aisance ».



  • Rage Rage 15 janvier 2007 13:54

    Bonjour,

    J’aurais pu parier qu’aujourd’hui on aurait des articles sur la fameuse déclaration « Copé-Hollande » à savoir : A plus de 4000€/net/mois ET par personne, suis-je parmis les riches ou la classe moyenne ?

    Et bien cela n’a pas manqué, et nous voilà avec un fameux duel au pognon entre « je suis riche mais pas trop et je suis modeste mais plutôt pas mal ». Dans les deux cas, je trouve que le débat est stérile, surtout quand on en vient à fixer des « seuils » aussi peu fiables qu’incohérents.

    Outre le fait qu’il serait grand temps de simplifier la fiscalité et de l’asseoir sur des prélèvements CLAIRS et pour TOUS sur une progressivité de l’impôt en fonction des revenus (tous les revenus) on préfère se battre sur qui est riche et qui ne l’est pas.

    A ma droite, JF Coppé avec des modestes à 4000€/net/mois, à ma gauche, F.Hollande avec des riches à 4000€/net/mois. Et voilà que repart l’éternelle rivalité stérile, toujours outranciée dont rien ne sort. Et ce n’est pas avec Sarkozy-Niazow que l’on va détendre les esprits.

    - Premièrement cette querelle est purement idéologique, démontrant l’évidente déconnexion de la droite au réel et l’idéologie non pragmatique de la gauche. Dans les deux cas, on se fiche de savoir si on est riche ou pas, on demande que l’impôt soit juste et payé par tous pour des résultats efficients (attention il y a des pièges !^^)

    - Deuxièmement, à 4000€/net/mois, on est dans tous les cas aisés MAIS cela ne veut pas tout dire. 4000€ pour un célibataire, un Parisien, pour un couple marié, pour une famille de 5 enfants ou pour un seul travailleur, la femme étant sans emploi par exemple ? L’idéologie s’arrête malgré tout à certaines contraintes du réel. En l’occurence, JF Coppé raconte n’importe quoi, comme d’habitude, puisque l’on ne prend pas des salaires de fin de carrière comme exemple - surtout quand on les majore de 25% (cf salaire de l’instit ou du conducteur TGV à 3100€/max). Parallèlement la réaction de F.Hollande est disproportionnée et il aurait mieux valu indiquer que les repères de M.Copé sont erronés et qu’il serait temps d’homogénéiser la fiscalité pour créer des prélèvements progressifs suivant le niveau de revenu SANS abattements multiples et variés, niches et autres « feintes » qui changent tout.

    - Troisièmement, gagner 4000€/net/mois (donc aisé) ne veut pas dire payer beaucoup d’impôts dans le système actuel. Pourquoi ? Parce qu’en France, afficher n’est pas jouer. En gagnant 4000€/mois, rien n’empêche que notre heureux candidat (qui pourrait d’ailleurs les toucher via l’ARE (aide de retour à l’emploi= assedic), ce qui est une blague) paye moins d’impôts que celui qui en touche 2000€ ! Entre les abattements calculés aux enfants, les niches, les frais réels, les charges d’entreprises, les abattements connexes... le vrai problème ce n’est pas le salaire, c’est la DEFINITION de l’impôt.

    - Quatrièmement, ce débat est provocateur, voire défiant. Quand on sait que le salaire médian (et pas moyen), regroupant donc le plus de salires à ce niveau, est d’environ 2100€/net en France, on se dit que déjà, les 4000€, cela ne va pas parler à beaucoup de monde. Alors entre 200 000 et 450 000 (soit dit en passant, on rigole en voyant que même les impôts ne soient pas foutus de filer un chiffre CLAIR, ça montre le suivi...) personnes concernées, cela fait grosso modo quand même moins de 1% de la population active.

    - Bilan : On parle d’une minorité de personnes, qui plus est bien lotie alors que la majorité, celle qui a des VRAIS problèmes, et bien on s’en cogne au PS comme à l’UMP. Et pour ma part, la classe moyenne, c’est à dire la classe la plus importante en France, c’est 1300€-3000€/net/mois, c’est entre 2600€ et 5000€/net/mois/foyer et c’est surtout un paquet de personnes qui, une fois le loyers et l’ensemble des frais payés conserve un pouvoir d’achat limité, le REVENU NET REEL A DISPOSITION après charges.

    La question au final, n’étant pas de toujours raisonner en % ou en taux, mais plutôt en valeur absolu en euros : car même après impôts, un mec qui gagne 50 000€/net/an, il lui restera bien plus que ce qui lui en faut pour vivre : c’est cela « l’aisance ».



  • Rage Rage 12 janvier 2007 15:59

    Bonjour,

    Pour essayer de vous répondre et aussi pour vous indiquer mon opinion au sujet d’Agoravox, voici quelques traits qui me semblent déterminants pour comprendre « pourquoi » ce site a fonctionné et fonctionne comme cela :

    - Premièrement, il fait de citoyens passifs et abreuvés, des citoyens actifs qui peuvent écouter ET répondre sans tout gobber. La notion de dialogue (je post, tu réponds, je reréponds), la notion d’affirmation de position sont des choses nouvelles. Effectivement, jusqu’à maintenant seuls les gourous pouvaient parler (cf les meeting politique) et pour les autres, seules les questions étaient permises. Maintenant on peut faire l’un ET/OU l’autre : citoyen passif, citoyen actif

    - Deuxièmement, Agoravox réuni un panel de personnes « connectées » et informées. Par conséquent cela révèle à priori le « haut du panier » qui utilise le net, ose s’exprimer et prend du temps pour le faire. Cela induit par conséquent, pas forcément des CSP+, mais des « cogito »+ : l’ensemble des rédacteurs et le groupe rédactionnel est de haut niveau, qu’il s’agisse de la rédaction ou de l’exposition d’arguments. Donc connecté mais néanmoins « moyen-haut niveau » (voir les fiches perso des rédacteurs).

    - Troisièmement, Agoravox est ouvert. Agoravox permet au gamin de 15 ans comme au Papi de 85 ans de poster son article et de le voir, le cas échéant et suivant la masse de commentaires, en première page. Par conséquent, la 1ère page n’est pas attribué à la nouveauté médiatique instantanée, mais à l’article qui, par sa qualité et son attractivité fait la « une » du jour.

    - Quatrièmement, les rédacteurs s’auto modèrent par les systèmes de vote et d’évaluation qui permettent de calmer les trolleurs et les commentaires déplacés. Donc, une forte capacité d’auto-régulation.

    - Cinquièmement, et c’est le plus fort et la plus simple des choses : la diversité. Il existe sur ce site une diversité d’information à « contre-temps » médiatique qui fait plaisir aux neurones. Un peu de critique, pas mal de matière, du concret de terrain, beaucoup de simplicité tout en étant solide. Bref, une diversité qui permet aussi de se faire une idée de là où se trouve le « curseur » pour le « moyen-haut informé » dont je parlais avant. Actuellement ce curseur me semble placé au centre-gauche, et fort est à parier que cela n’est pas innocent, négligeable.

    En somme, les rédacteurs d’Agoravox, c’est essentiellement des gens qui ont des choses à dire : Tant mieux ! Surtout vu ce qu’on cherche à nous perfuser jour et nuit...



  • Rage Rage 11 janvier 2007 17:11

    Une chose est certaine : Les Corses sont sans doute moins imbéciles qu’on veut bien le dire. Les attentats contre les biens ont été jusqu’alors le meilleur moyen de préserver leur île, et même si beaucoup condamne cela, j’y trouve personnelement une grande force pour résister à ceux qui veulent faire de la Corse une cour de récréation des parisiens les mois d’été.

    Pas étonnant qu’en venant en Corse 1 fois tous les 3 ans pour faire bonne figure, ceux qui se rendent sur cette île pauvre d’activités économiques s’en prennent plein la gueule. Sarkozy ou pas, c’est dans les actes que l’on prépare le mieux sa bienvenue ou non. En l’occurence pour lui, c’est bombe et promesses fiascos.

    Un bon aperçu de ce qu’il est et de ce qui nous attend si on a le malheur de céder à la machine médiatique décidemment en ordre de bataille pour nous lobotomiser le crâne jour et nuit.



  • Rage Rage 11 janvier 2007 16:51

    Bonjour,

    Bien que je n’ai pas tout saisi, j’apprécie l’effort notable de corrélations statistiques.

    Je pense qu’il est également nécessaire d’apporter du qualitatif à l’analyse. Ainsi, un fort taux d’imposition ne veut rien dire en soit si on ne le rattache pas à au moins 2 choses :
    - Qui le paye, avec quelle répartition ?
    - Qu’est ce qu’on en fait et pour quels résultats ?

    Les pays nordiques ont une forte imposition globale mais utilisent énormément leurs impôts pour du concret. Parallèlement un système de prélèvement proportionnel simple et exponentiel -qui n’existe pas à ma connaissance- et homogène bien sûr, permettrait non seulement de « lisser » les écarts et surtout d’être plus SIMPLE, donc non seulement moins éclaté mais surtout plus juste et homogène.

    Il advient que la question ne soit pas de savoir si l’on paye trop d’impôts, mais réellement de savoir si la répartition de QUI paye ou pour en faire QUOI est acceptable.

    En France, il semble que cela ne soit clairement pas le cas. Trop dépendent de l’argent public, la dette est trop importante et creusée, le clientèlisme et la deliquescence des institutions trop importantes pour croire au contraire.

    Le jour où tu pourras produire un graph d’efficacité concrète de l’usage des deniers publics, tant est qu’il soit possible de les tracer, alors là on aura du lourd en argumentaire.

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