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Rage

Rage

32 ans, originaire de Lyon et vivant à Poitiers
Ingénieur territorial en Région Poitou-Charentes (chez une certaine Ségolène R), diplômé du DESS Aménagement de Lyon III, je m'intéresse particulièrement aux questions qui animent notre société. 
"Spécialiste" des questions liées aux transports et à l'urbanisme, ma vision est forgée par de multiples expériences en entreprises et une curiosité personnelle : j'essaye modestement d'analyser les décisions et faits majeurs de notre monde dans leur globalité.
Je pense que mes propositions peuvent apporter des éléments intéressant pour ce type d'initiative louable qu'est Agoravox !
Contactez moi : [email protected] ou 06.24.21.40.37

Tableau de bord

  • Premier article le 20/10/2005
  • Modérateur depuis le 07/11/2005
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Rage Rage 9 janvier 2007 17:09

    Bonjour,

    Bien sûr que Borloo se paye notre tête ! Il ne sait pas où il va, et plus encore, il ne sait pas COMMENT faire pour résorber les défaillances du logement.

    Comme le dit l’un des commentaires, les 3 vrais problèmes du logement et de ce « topic » sont les suivants :

    - Premièrement, la non maîtrise de la hausse de l’immobilier avec des facteurs aggravants tous orientés pour alimenter la hausse, et donc exclure ceux qui ne possèdent pas.

    - Deuxièmement, la définition des seuils du logement social, et plus encore l’abaissement nécessaire qui devrait permettre de libérer du logement social à des foyers vraiment socialement exposés. Aujourd’hui, 85% de la population française pourrait prétendre à un HLM, et le PLAI (le logement social aux seuils les plus élevés - voir site internet du ministère) est le plus construit en l’état actuel des choses. Cela signifie clairement qu’il y a un gros décalage entre revenus / bénéficiaires du PLAI et capacité/volonté d’acquisition de ces mêmes bénéficiaires qui, chaque mois, préfèrent payer 300€ pour 60m² au 5ème étage vu sur Paris dans le 92 plutôt que de craquer 1000€ pour un 1er étage vue sur rue de 35m² ou 200 000€ pour ce même 35m² à l’acquisition à Paris.

    - Troisièmement, les données de la construction ne sont pas des bons repères pour le logement : ce sont des repères pour l’économie du bâtiment, mais nullement pour savoir ce qui a été réellement CONSTRUIT en logement et ce qui est disponible dans l’année en cours. Autrement dit, entre chiffres annoncés et réalités de la construction il y a déjà un premier décalage. Ensuite entre données de la construction et production net de logement, un deuxième, puis enfin, encore un troisième et immense décalage entre logement produit, et logement SOCIAL produit. Et pour finir, le décalage qui tue, la production nette de logement vraiment SOCIAUX (PLS-PLUS) attribués si possible à des personnes aux bas revenus qui fini par démontrer l’essentiel : Sur une base 100 de chiffres annoncées, il faut en prendre réellement 40-50 pour argent comptant de construction effective ET disponible de logements dans l’année, et 10%max de ces 40-50 pour de la construction de logements vraiment sociaux.

    Bilan : Les données ministérielles n’expliquent rien. Indicateurs économiques, elles ne sont que des faire valoir « de production » sans définir l’essentiel : la qualité et le coût du logement produit/mis à disposition pour répondre à la question initiale des citoyens : Ou me loger / acquérir à bon prix du fait de mes revenus ?

    Certes il manque des logements, mais les mécaniques à l’oeuvre en l’état actuel des choses, ne font rien pour aider les plus « pauvres » : elles aident les propriétaires à faire du logement un splendide levier de placement et rémunération sur le patrimoine : 100% en 8 ans, qui dit mieux ?



  • Rage Rage 8 janvier 2007 20:37

    Bonsoir,

    Votre article est intéressant, mais fallait-il encore le rappeller ?

    F.de Closets, déjà il y a 25 ans le disait. Et il le disait encore dans son livre « Encore plus » avec une complexification du système afin de rendre impénétrable les magouilles et autres fraudes auxquelles s’attèlent des agents zélés qui y passent leurs journées et sont payés pour cela !

    Mais que dire du reste !
    - D’une part, dans le privé, les mêmes magouilles verreuses agissent pour financer directement la piscine du PDG ou bien pour financer des instituts de sondage (IPSOS@MEDEF) à la solde de la caste gouvernante de droite.
    - D’autre part, ne vous êtes vous jamais posé la question suivant laquelle, vu que tout le monde connaît cette gabegie, pourquoi tout cela ne volle t’il pas en éclats ?

    La réponse est pourtant simple, et comme TB le démontre avec une limpidité de cristal, tout notre caste dirigeante mouille dans les mêmes eaux troubles de copinages et truandages entre amis. La droite ne condamne pas EDF de front car elle sait qu’elle est au moins aussi pire dans ses méthodes de financement. Alors elle se donne pour but et objectif détourné de fusiller EDF et GDF de l’intérieur en plaçant de nouveaux cadres pour éclater les groupes, pour diluer le bloc « CGT ». La même opération est prévue pour GDF, et au final pour le dur de dur à la SNCF si la droite repasse.

    Et si c’est la gauche, même combat pour dénoncer chez le voisin ce que l’on fait à la perfection à la maison. Emplois fictifs, morts qui votent, marchés HLM truqués, détournements multiples et variés, privatisations avantageuses sous réserve de chèque de soutien à l’UMP : voilà ce que « coursera la gauche » afin de rendre la pareil à l’UMP une fois revenue au pouvoir.

    Mais au final, rien, absolument rien ne change. Les abus perdurent et sont cautionnés par des générations d’énarques qui se partagent le gateau, prêts à vendre leur âme et leurs famille pour assurer encore un peu plus de pouvoir dans une république bananière qui, n’ayant rien à envier à certaines « dictatures », a acquis avec le temps la science de la dissimulation et la maîtrise de la complexité qui permettent d’endormir les opposants et de calmer les réfractaires.

    Les solutions, on les connait, elles sont simples : Changer la représentativité syndicale, casser les mécanismes occultent de financement (la formation professionnelle c’est pas mal aussi), clarifier le rôle de chacun, contrôler les comptes strictement, protéger l’indépendance et la neutralité des magistrats et des organes de contrôle, supprimer l’ENA, diversifier les profils, modifier les modes de nomination des « PDG » par l’arrivée par la base, et non le parachutage par le sommet, séparer médias/sondages et politique, etc...

    Mais QUI, qui aura ou aurait le courage de changer une donne que des milliers de personnes s’attèlent chaque jour à corrompre, à détourner, à abuser ?

    Qui, au delà de ces quelques « guerriers de la justice » comme F.De CLosets, JM Chevalier et quelques autres, aura le pouvoir, la position et surtout l’immense courage de dire au beau milieu de la mélée et de la maternelle : Maintenant fini, de déconner, on renverse la table et on réécrit les règles du jeu, que vous le vouliez ou non ?

    Qui osera parier sur celui-là, celui qui peut en renversant la table tout changer pour le meilleur ou pour le pire ? Et surtout qui pourrait t’il ou t’elle être ?

    Une chose est certaine, surement pas une « machine » formatée par l’UMP et le PS, car tous, absolument tous baignent dans cette hypocrisie qui fait leur fond de commerce.

    Merci.

    PS : Je ne suis pas enragé, mais je le pense, tristement lucide.



  • Rage Rage 5 janvier 2007 14:40

    Et puisque je suis chaud :

    Au fait, libéral ne veut rien dire. Un état de droit, une république, se construit forcément avec des règles et des arbitrages. Par conséquent, la liberté s’arrête là où commence celle des autres. Etre libéral ne veut donc rien dire puisque sans « limites » et donc atteintes nécessaires aux libertés, il n’y a pas de société viable, et plus encore, d’évident conflits à attendre.

    Favorable à la liberté d’entreprendre dans le cadre de règles fixées démocratiquement et au nom de l’Etat/république, voire de l’Europe, oui. Favorable à la loi du plus fort issu de libéralisation totale (soit la loi de la jungle), non.



  • Rage Rage 5 janvier 2007 14:35

    J’ajoute :

    Je ne partage pas votre « fond » parce qu’il n’y a pas uniquement comme responsable une puissance publique qui n’a rien fait (là on est OK), mais aussi et surtout des lobbies de propriétaires qui ont tout fait pour que l’Etat laisse les excès se développer. Louer un 30m² 1000€ à Paris, n’y a t’il pas de la part du ou des propriétaires une évidente surévaluation de leur bien, et plus simplement un gros foutage de gueule ?



  • Rage Rage 5 janvier 2007 14:31

    Bonjour,

    Votre article est étonnant car vous mélangez bon sens sur le fond et évidente méconnaissance des mécaniques du logement.

    Si nous partageons la conclusion que le « droit opposable au logement » est une contre productivité évidente du fait de l’usine à gaz que cela va générer je ne partage pas le fond de votre analyse et votre point de vu.

    Le problème du logement n’est pas tant d’agir une nouvelle fois sur le juridique, mais bien plus d’agir en amont sur les causes structurelles (dispositifs, revenus, coûts, loyers...) et techniques (pas assez de logements vraiment pour les bas revenus) pour changer la donne d’un parc de logement qui, ne vous déplaise, est actuellement totalement dévoué à la propriété et aux salaires convenables.

    Oui, les APL sont une énorme bêtise, d’une part par leur octroie aveugle (les conditions et contrôle sont risibles) et d’autre part parce qu’elles alimentent la hausse de loyer sans laisser de marge de manoeuvre pour la construction (aide à la pierre). Oui, le parc de HLM est essentiellement occupé pour des durées longues ainsi que par des foyers à revenu médians (logements PLAI) alors qu’il s’agirait de réellement produire du HLM pour les bas revenus et les nécessiteux.

    Mais au délà de ces constats partagés, ne rêvez pas : ce ne sont pas les demandeurs qui font monter les prix, mais surtout l’offre qui souhaite tirer davantages de marges.

    La question étant finallement de savoir si, au lieu d’intervenir dans le logement, l’état n’aurait pas plus intérêt à fixer des règles du jeu et à réaliser des contrôles de salubrité plutôt qu’à s’auto contraindre à subir très prochainement des attaques en justice (autrement dit à contraindre les contribuables à payer pour combler les erreurs du passé).

    Le vrai problème dans ce pays, c’est le coût TROP élevé des loyers vis à vis, non seulement des prestations proposées (surface, salubrité, localisation) mais aussi et surtout par rapport aux salaires MEDIANS.

    En somme, l’Etat devrait définir les règles du jeu des tranches de prix ou faire expertiser les logements en vu de leur location ou de leur vente afin de contraindre les appétits de ceux qui se gavent sur le dos des autres, à savoir 80% des propriétaires (sauf ceux qui n’ont pas de bol avec leurs locataires), les promoteurs, les notaires, les agences immobilières (frais de 7%...), les hoteliers de Paris etc...

    Je pense qu’il est grand temps de calmer les revenus du patrimoine, de proposer une imposition progressive et rationnelle, de contrôler les locations sur des critères de « salubrité, bruit, qualité » et de contraindre les hausses spéculatives issues de la hausse du foncier (virtuel) et surtout de mécanismes comme la Loi De Robien qui ont participé à la flambée des prix.

    La question de fond, c’est le COUT face aux revenus, donc d’agir certes sur la compression des prix des logements, mais aussi et surtout sur l’évolution des salaires et plus particulièrement du SMIC à 1,5 SMIC pour rétablir un rapport SMIC > RMI + aides + black favorable au travail.

    On ne peut pas uniquement dire aux gens « demerdez vous » et louez donc à 800€ ce 20m² sordide à Paris puisqu’il est libre alors que beaucoup gagnent trop peu. On ne peut pas dire que le parc français est « soviétisé » alors qu’il est un compromis malsain entre exploitation capitaliste pure et aveuglement productiviste : les 2 se tenant la main pour laisser les mécanismes d’éviction fonctionner à plein. Le tout sous la bénédiction d’impôts qui ne vous épargnent pas (valeur locative désuette) et de mécanismes urbains d’éviction qui marginalisent loin des regards.

    La loi SRU, pourtant simple, devrait simplement être appliquée et renforcée du point de vu « programmation », pénalités ou plutôt non paiement de subventions par l’Etat (DGF-DGD), adaptée pour produire du logement en PLAI mais surtout en PLS et PLUS. La loi SRU n’a cessé d’être atténuée et bon nombre de maires préfèrent se cacher derrière leur petit doigt plutôt que d’admettre en face qu’ils ne veulent pas de très pauvres sur leur commune.

    Alors, au lieu d’agir et pour ne pas faire de vagues, le tout en produisant du logement privé dans la pampa et en nous faisant croire à la maison (en carton) à 100 000€, on préfère payer des hotels miteux où s’entassent des gens désocialisés et hors système à coup de 2500€/mois la chambre de 12 m². Le tout, évidemment, sans que la puissance publique ne tappe du point sur la table ou, à minima, contrôle la salubrité des lieux.

    Quant aux prêts et financements, que dire du PTZ à 16500€ (moins de 10% des coûts des logements actuels), des prêts conventionnés à 6% (taux hors compétition) et du PAS qui ne résoud rien tout en produisant de la paperasse ?

    J’en déduis qu’il est grand temps de se doter d’une politique urbaine, donc de logements, digne de ce nom loin des PLH « pieux et évaluatifs » mais proche d’une logique de projets concrets, et si possible, de renouvellement urbain.

    Merci.

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