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Ronny

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Ronny, 60 ans, scientifique de formation, option sciences du vivant ! Installé dans la campagne du sud de l'Ile-de-France. Très intéressé par les thématiques du développement durable, de "l'écologie" au sens large, par la sociologie et les relations internationales, la mondialisation et son bilan. Démocrate, de gauche, antilibéral, agnostique et prudent vis à vis des religions, mais pas anticlérical et respectueux des convictions des autres. Elevé et instruit dans l'esprit du doute, déçu par les grands médias (TV, radio), lecteur du "Canard", du "Diplo" et du "Courrier International".

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  • Premier article le 14/11/2006
  • Modérateur depuis le 07/05/2007
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Derniers commentaires



  • Ronny Ronny 14 octobre 2014 13:00


    Ne mélangeons pas santé (physique et mentale) et moral.

    SI j’en juge aux courbes de mortalité et aux stat d’espérance de vie (y compris vie dite en bonne santé), y’a pas photo, je préfère vivre aujourd’hui plutôt qu’au moyen âge même plutôt qu’au début du 20ème siècle. Mon père né en 1912 a perdu deux de ses soeurs de maladies infectieuses qui aujourd’hui ont été quasi éradiquées à la fois en raison de l’élévation de l’hygiène, et mais aussi en raison de l’apparition de vaccins et d’antibiotiques. Il a perdu sa mère à l’âge de 15 ans d’une pneumonie non soignable à l’époque. Tout cela est révolu.

    On peut regretter le culte de l’image qui aboutit à recourir à la chirurgie pour un nez de travers, ou des seins trop petits, on doit dénoncer l’usage sans doute abusif des médicaments, on peut (et on doit) se méfier du lobby de l’industrie pharmaceutique... Reste que notre état de santé est bien meilleure que celui de nos parents. Je vois ce que je suis capable de faire à bientôt 60 ans, et l’état de fatigue de mes parents au même age., là aussi y’a pas photo. La médecine dans mon cas y a largement contribué en me sauvant 2 ou 3 fois d’une mort certaine. 

    Pleurer sur notre santé aujourd’hui est un luxe d’enfant gâté, de citoyens de pays riche... Cette attitude mentale me fait penser à certains des ayatollahs de l’écologie qui sévissent sur Avox et qui se prenant pour des lanceurs d’alerte patentés dénoncent pêle même le nucléaire ou la bagnole, confortablement installés au chaud chez eux, devant PC, tablettes ou smart phone et prêts à aller chercher leur pain à la boulangerie du coin en voiture...



  • Ronny Ronny 8 octobre 2014 15:01

    @ auteur

    Article intéressant quoique d’un parti pris pro nucléaire, qui reste un des droits de l’auteur.

    Là où je suis d’accord avec vous c’est sur l’impossibilité actuelle de sortir du nucléaire proprement. On pourrait le faire, comme cela a été fait en Allemagne en remplaçant l’électronucléaire par du thermique consommateur de source d’énergie de stock (source d’énergie fossiles, entendez gaz pétrole et charbon). Je le dis clairement, ce n’est pas souhaitable.

    Là ou je suis aussi d’accord avec vous, c’est sur le coût du renouvelable. Effectivement, le coût du renouvelable est largement sous estimé en termes financiers surtout si l’on prend en compte les coûts annexes (tirage de ligne, nécessité de centrale conventionnelles pour palier au facteur de charge faible de l’éolien par exemple, etc.). Le coût écologique est également mal évalué. Ainsi, par kWh produit, le coût en carbone de l’éolien est il sensiblement équivalent à celui de l’electronucléaire.

    Là ou je pourrais sans doute être d’accord avec vous, c’est sur la necessité de revoir notre filière en passant progressivement de l’existant à la filière thorium. Le tjhorium est en effet trois fois plus abondant que l’uranium. la réserve actuelle est estimé à + de 1000 ans de consomation si l’on pasdait toute nos centrales uranium en thorium ! De plus la filière n’a pas besoin d’enrichissement. Enfin le thorium est très peu radioactif et la filière produit considérablement moins de déchets en raison de l’utilisation presque complète de cet élément dans le cycle électronuclaire. Et point très important à mon sens, des réacteurs au thorium ne présente, de part la réaction nucléaire impliquée, aucun risque de fusion du cœur.... Il faut aussi poursuivre les travaux sur la fusion nucléaire par confinement (ITER) et aussi évaluer de façon critique et transparente les observations pour le moment inexpliquées faites dans le domaine de la fusion froide.

    Là où je trouve que votre article pêche, c’est sur la fait que les coûts sont exprimés en vous fondant sur des éléments de coût d’aujourd’hui, avec peu de prospective sur l’évolution de ces coûts. Vous oubliez aussi les « externalités » et leur coût à mon sens, telles que le traitement des déchets de la filière électronucléaire actuelle, et le coût de démentellement des centrales, très sous évalués, que l’on ne pourra de toutes façons pas prolonger indéfiniment. Enfin, bien que le risque soit très faible, vous oubliez dans les externalités négatives le coût d’un accident nucléaire toujours possible. Et encore je ne parle là que du coût comptable, pas du coût humain. C’est d’ailleurs pour cela que je défends la filière thorium.

    Je n’est rien vu non plus sur la géothermie profonde que l’on peut envisager sur de nombreux sites en France.

    Dernière point, je n’ai rien vu dans votre article sur la meilleure énergie qui soit, celle que l’on ne consomme pas. Nous sommes très en retard sur les économies d’énergie en France, pas trop sur le transport où nous sommes plutôt bons élèves, mais sur l’habitat où il reste énormément à faire. On estime à 30% au moins les réductions de consommations possible sur les 50 ans prochaines années. Ce point est à mon avis l’un des plus critiques dans le domaine de l’énergie.



  • Ronny Ronny 3 octobre 2014 12:32

    Présenter ce qui s’est passé en Ukraine comme un évènement neo-fasciste et le pouvoir en place comme nostalgique du 3 Reich est aussi absurde que de nier le fait que le mouvement urkrainien implique de facto des neo nazis. La vérité est entre les deux...

    Quant à l’invasion de la Crimée et la présence de « pro russes » dans le sud est de l’Ukraine, c’est un fait avéré. Je ne pense pas, sauf à être très mal informé, que des pro-ukrainiens aient envahis la Russie au delà de leur frontière. Ne pas oublier cela dans les analyses, au risque de se voir taxer, à juste titre, de partialité.


  • Ronny Ronny 2 octobre 2014 20:44

    Tout dépend où vous captez et de quels résidus vous parlez.


     En eau souterraine, sur captages à plus de 20 M il n’y a pas de problèmes de résidus médicamenteux. Les résidus se trouvent en eau de surface, en raison majeure du rejet des stations d’épuration dont le fonctionnement ne permet pas d’éliminer ces médicaments en totalité. L’eau captée en rivière est donc traitée essentiellement sur filtres à charbon actif, mais cela ne permet pas non plus de retirer toutes traces de médicaments. Les molécules cycliques étant quand même les plus retenues sur ces filtres.


  • Ronny Ronny 2 octobre 2014 20:40

    Je n’ai jamais dit que tout allait bien en matière d’eau ou alors faut me citer...


    Je fais partie de ceux qui ont alerté depuis plus de 10 ans le ministère de l’environnement sur la question des résidus médicamenteux dans les eaux de surface, et partie de ceux qui poussent pour maintenir des normes strictes en matière de pollution sur captage particulièrement sur les résidus pesticides. Vous n’tes pas obligé de me croire bien sur. 

    Ce que je vous reproche, c’est de faire inutilement peur avec une question qui n’en est pas une. Il n’y a pas de problème de santé majeur associé aux nitrates dans l’eau. Le seul problème que pose ces quantités de nitrates c’est l’eutrophisation des cours d’eau et leur implication dans le phénomène de « floraison algale » en milieu marin.

    Par ailleurs, j’ai vu que les chiffres avaient sauter de mon texte pour une raison que je ne comprends pas. voici les passage manquant : 

    - l’activité métabolique des microorganismes (environ 1kg pour un individu de 80 kg ) que nous hébergeons. 

    - Ainsi le radis c’est 250 mg de nitrate avalé par 100 g consommés soit l’équivalent de 10 L d’eau du robinet environ !

    - Un français consomme environ 30M3 d’eau par an par foyer, cela fait donc 30 m3 pour 365 jours, soit environ 80 L par jour !


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