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Ronny

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Ronny, 60 ans, scientifique de formation, option sciences du vivant ! Installé dans la campagne du sud de l'Ile-de-France. Très intéressé par les thématiques du développement durable, de "l'écologie" au sens large, par la sociologie et les relations internationales, la mondialisation et son bilan. Démocrate, de gauche, antilibéral, agnostique et prudent vis à vis des religions, mais pas anticlérical et respectueux des convictions des autres. Elevé et instruit dans l'esprit du doute, déçu par les grands médias (TV, radio), lecteur du "Canard", du "Diplo" et du "Courrier International".

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  • Premier article le 14/11/2006
  • Modérateur depuis le 07/05/2007
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Derniers commentaires



  • Ronny Ronny 2 octobre 2014 18:02

    Ha la la...

    Avox est devenu depuis plus d’un an le repère des vendeurs de peurs, le sanctuaire de l’irrationalité, c’est catastrophique... Cet article fait partie de ce marché de la peur qui se développe de façon très inquiétante globalement en France. Il est par ailleurs bourré de fautes et de contre sens, je vais en faire une liste non exhaustive...

    1. Les nitrates de l’eau ne posent pas de problème de santé majeur, en delà du seuil de 50 mg/L qui est uen recommandation, et non pas un seuil de toxicité. En effet, une fois ingérés, les nitrates sont rapidement absorbés par l’intestin grele et se retrouvent donc dans l’organisme par voie sanguine. Ils sont ensuite excrétés dans la salive, la bile et l’urine pratiquement à hauteur de 100% des niveau ingérés pour la concentration en ion nitrate.

    2. La transformation des nitrates en nitrites se fait par voie enzymatique, de par l’activité métabolique des microorganismes (environ 1 à pour un individu de ) que nous hébergeons. Cette transformation ne se fait qu’autour des pH neutres. Chez l’homme adulte, l’acidité stomacale garantit donc la stabilité des nitrates qui seront donc absorbés tels quels par l’intestin grêle.

    3. Des expériences d’injection de nitrites (qui eux ont une toxicité non nulle) ont été menées chez la souris de labo. Il se trouve que les 2/3 de ces nitrites se retrouvent dans le sang de la souris sous forme de ..... nitrates, très peu toxiques. La toxicité des nitrites est liée à leur capacité à réagir avec des amines pour former des nitrosamines, composées qui sont eux toxiques puisque considérés pour certains comme cancérigènes, ou à interagir avec l’hémoglobine pour la rendre inefficace en matière de transport d’oxygène.  

    4. Si vous voulez arrêter d’avaler du nitrate, alors il faut non seulement passer à l’eau deionisée (avec tous les problèmes de santé qui en découleront) et aussi arrêter de manger des légumes. Ce sont les premières source de nitrate dans l’alimentation. Ainsi de radis c’est 250 mg de nitrate avalé soit l’équivalent de d’eau du robinet ! Même chose pour les betteraves ! Vous flippez tous maintenant, non ?

    5. Sur la directive en question : le seul de conformité reste de 0,1 µg/L en atrazine. Ce que dit la directive c’est qu’en cas de dépassement de cette norme, on peut tolérer une distribution d’eau si la concentration ne dépasse pas 2 µg/L. Ceci n’est pas une valeur venue de nulle part, c’est la recommandation OMS la plus récente ! La directive précise qu’il ne peut s’agir de continuer à distribuer de l’eau sur le long terme et que ces demandes distribution d’une eau non conforme, mais toujours potable doivent entre soumise à arrêté préfectoral. De plus je cite "La délivrance de cette dérogation est subordonnée notamment à l’élaboration d’un plan d’actions (R. 1321-30 du CSP). Le distributeur d’eau doit également apporter la preuve qu’elle ne peut, pour maintenir la distribution de l’eau, utiliser dans l’immédiat aucun des autres « moyens raisonnables » existants, tels que le traitement, le changement de

    ressource, la mise en œuvre d’interconnexions, l’arrêt d’un pompage, etc. « . Enfin la directive précise que »Ce plan d’actions peut privilégier des solutions préventives, c’est-à-dire des actions de reconquête de la qualité de la ressource en eau pour les situations NC0. En revanche, il doit absolument prévoir des mesures curatives (changement de ressource, interconnexion, mise en place d’un traitement, etc.)". En d’autres termes cette situation en doit pas perdurer même si l’OMS la considère comme acceptable. Les normes française sur ce point sont donc bien plus drastiques !

    6. Je vas arrêter là pour être charitable. Je finirais par une dernier pour la route. Les valeurs données pour les consommation d’eau sont pour certaines aberrantes. Un français consomme environ 30M3 d’eau par an par foyer, cela fait donc pour 365 jours, soit environ par jour !

    PS : pour savoir d’où je parle, je suis expert auprès du ministère de l’écologie pour ce type de question. J’ai travaillé sur l’agenda 21, sur la question des perturbateurs endocriniens dans l’environnement et sur celles des résidus de pesticides et médicamenteux dans les eaux souterraines et de surface... 



  • Ronny Ronny 1er octobre 2014 19:53

    C’est bien le problème et c’est ce qui rend ces questions non facilement étudiables par la science. Il en va de même de thèmes comme les NDE ou les OVNIS. L’expérimentation et la reproductibilité des expériences sont en effet indispensables à l’activité scientifique. Dans les deux cas précités comme dans le cas de la mémoire de l’eau, on ne peut que tenter une approche de corrélation, de statistique, qui reste descriptive mais pas explicative.


  • Ronny Ronny 1er octobre 2014 19:50

    C’est tellement facile de taper sur les scientifiques, ces vendus au grand capital, ces bornés à l’esprit étroit incapables de voir au delà de leur éprouvettes... J’en ai un peu mare de lire ce genre de propos à longueur de blog. C’est un discours en effet de gamins gâtés, de« riches » à la bouche pleine, et en même temps de personnes totalement déconnectées du fonctionnement de la science.

    Gamins gâtés et discours de riches, parce que un certain nombre d’illuminés ne sont pas capables de voir les progrès considérables qu’a fait la connaissance de notre monde en 300 à 400 ans. Progrès qui touchent tous les domaines, de l’astronomie à la chimie, de la physique à la biologie. Cette connaissance scientifique est en effet celle qui nous a permis de comprendre la matière, de nous alimenter en énergie et en nourriture au delà de ce n’importe quel être humain de la renaissance aurait pu imaginer, de gagner plus de 30 ans d’espérance de vie par rapport à nos ancêtres du XVIeme siècle. 

    Les progrès les plus importants sont cependant ceux qui ont été faits sur la connaissance des écosystèmes, de notre impact global, de ce que cette connaissance qui est neutre par essence peut apporter de bon ou de mauvais, d’usage peu risqué ou d’usage risqué. 

    La science est aussi une activité humaine. Les scientifiques ne sont pas infaillibles. Ils se trompent comme tout le monde. Ils ont des défauts mais la plupart de ceux que je fréquente sont tout sauf des personnes malhonnêtes et tout sauf des gens à l’égo-surdimensionné. Ce sont avant tout des passionnés par leur activité. 

    Enfin, la science est tout sauf une croyance. Ce sont des concepts antinomiques. L’activité scientifique repose sur le doute, l’a démarche essai-erreur, l’acceptation de l’erreur, la vérification par d’autres, le travail en collaboration. C’est ce qui rend la connaissance scientifique solide, et les espaces de doute ou d’incertitude délimités. C’est cette solidité qui énerve les gourous, les obscurantistes, ceux qui s’appuient sur une pseudo science pour diffuser leur propagande souvent intéressée. Ces gourous eux ont des réponses toutes faites et des croyances solides qu’ils tentent d’inculquer au plus grand nombre. Cela marche parfois mais heureusement pas toujours...





  • Ronny Ronny 30 août 2014 16:13

    Cela va au delà.

    Il faut éduquer à l’alimentation, et à la modification des comportements en particulier au niveau des rites funéraires qui sont une source énorme de contamination (contact direct avec le patient décédé).


  • Ronny Ronny 30 août 2014 16:11

    Il existe deux traitements en cours de validation.


    Le premier est un vaccin en développement qui semble actif au moins sur certains singes. Le second est un anticorps recombinant, qui a sauvé deux personnes sur les deux « soignées » et qui semble maintenant, combiné à un antiviral, permettre des taux de guérison de 100% sur le singe. La souche Zaire en cause dans l’épidémie actuelle provoque en Afrique au moins le décès de 7 à 8 patientz sur 10.

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