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Ronny

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Ronny, 60 ans, scientifique de formation, option sciences du vivant ! Installé dans la campagne du sud de l'Ile-de-France. Très intéressé par les thématiques du développement durable, de "l'écologie" au sens large, par la sociologie et les relations internationales, la mondialisation et son bilan. Démocrate, de gauche, antilibéral, agnostique et prudent vis à vis des religions, mais pas anticlérical et respectueux des convictions des autres. Elevé et instruit dans l'esprit du doute, déçu par les grands médias (TV, radio), lecteur du "Canard", du "Diplo" et du "Courrier International".

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  • Premier article le 14/11/2006
  • Modérateur depuis le 07/05/2007
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Derniers commentaires



  • Ronny Ronny 7 août 2014 09:43

    @Spartacus

    Vous confondez comme nombre de libéraux, deux notions essentielles, la valeur marchande et la richesse.

    Le secteur privé est en effet celui qui majoritairemetn crée de la valeur marchande. Le secteur public est celui qui majoritairement crée de la richesse. Celle ci n’est pas quantifiable. Pouvez vous dire combien vaut une formation d’un élève de la maternelle à la terminale ? Vous sabvez ce qu’elle coute, vous ne savez pas ce qu’elle vaut. Pouvez vous dire ce que valent les mililers de consultations dans les hopitaux publics ? La aussi vous savez ce qu’elles coutent, vous ne savez pas ce qu’elle valent.

    On peut multiplier les exemples de ce genre à l’infini. Car la « richesse » n’est pas qu’une valeur marchande ; c’est aussi le « bien vivre », le « vivre ensemble », le vivre quoi qu’en disent certains, en sécurité (ceux qui pensent que nous vivons en insécurité devraient aller faire un stage à Gaza, en Irak, au Mali, etc.. ). Ces points n’ont aucune valeur marchande, en tous cas aucune valeur calculable. Il créeent en revanche et grace aux services publics, une richesse qui, insulte supreme pour les libéraux, est partageable...

    Je vous laisse méditer là dessus.



  • Ronny Ronny 6 août 2014 13:39

    Plutôt d’accord avec vos données. Vous pouvez aussi préciser que ces faux chiffres (chomage et inflation) permettent de justifier une politique salariale très défavorable au monde du travail. Les salaires n’augmentent que très peu dans le privé et sont bloqués depuis 3 ans, et les seront encore 4 ans dans le public, ce qui équivaut à une baisse de pouvoir d’achat de l’ordre de 20% environ.

    J’ai écrit deux article sur ces 2 sujets que je m’autorise smiley à citer ici :

    http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/indice-des-prix-de-l-insee-les-18251
    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/ami-fonctionnaire-150958



  • Ronny Ronny 5 août 2014 14:20

    Vous vous trompez de combat !

    La burqua et le sort réservée au femmes dans l’Islam Absolu qui tente de s’imposer dans certains pays sont de facto, eux mêmes une atteinte aux droits et libertés fondamentales. Soyons clairs, il ne s’agit pas d’une remarque islamophobe : elle pourrait s’appliquer de la même façon aux intégrismes juifs, ou catholiques, comme ceux qui n’ont pas hésité et n’hésitent toujours pas à hurler leur haine envers les homosexuels.

    J’ai traversé certains des pays où un islam absolu s’est installé et je ne peux croire qu’un esprit observateur puisse une seconde imaginer que le port du « voile intégral » soit accepté par la totalité de la population féminine voire même masculine. Même le port du voile simple pose problème. J’en veux pour preuve lors d’un court séjour en Iran, et d’un transit au Qatar, le fait d’avoir vu la quasi-totalité des femmes, une fois entrée dans un avion d’une compagnie occidentale, retirer immédiatement leur voile avec une satisfaction non dissimulée.

    Par ailleurs, soyons très clairs, le port d’un vêtement couvrant la totalité du visage n’est pas une mesure discriminatoire dans la mesure où elle s’applique, en tout cas dans la loi française, à tous les citoyens quelle que soit leur religion. Il est en effet interdit de se dissimuler le visage en public sauf pour des motifs de sécurité (port de casques pour les motards, sur certains chantiers pour la soudure, etc.) voulant de carnaval. J’ai d’ailleurs écrit en ce sens à HRW.

    Par ailleurs, je continue à apprécier les combats menés par cette organisation ou par Amnesty International, même lorsque ceux-ci concernent le territoire français (voir par exemple les actions sur la garde à vue ou l’état des prisons).



  • Ronny Ronny 5 août 2014 14:05

    @ auteur

    Je me rend compte que mon précédent message peut être perçu de façon assez négative si je voulais ajouter que ce genre d’articles sur agora de « fait du bien ». Il nous fait réfléchir de façon, espérons-le, plutôt intelligente, bien loin de certains articles à connotation « conspirationiste » où la moindre réfutation de certains des arguments présentés vous vaut immédiatement d’être taxée de vendu, voire de collabo. Merci donc à vous. 



  • Ronny Ronny 5 août 2014 13:59

    @ auteur

    Article intéressant dans son principe, mais aux en-tetes un peu racoleurs et qui aurait gagné à rester plus « serein ».

    Mon domaine de compétence n’est pas la physique, mais la biologie en général et plus particulièrement la génétique et l’écologie.

    Quelques remarques en vrac :

    - Dire que la science est « goinfrée d’argent facile » est à la fois caricatural (ce qui aurait pu être acceptable) et faux. Il vous suffit pour cela d’interviewer quelques chercheurs du CNRS, de l’INRA, des universités, etc. pour vous rendre compte que la recherche, en tout cas publique et en France, souffre d’un déficit de financement énorme.

    - Associer bling-bling et recherche constitue un non-sens. À l’exception de quelques scientifiques extrêmement médiatisées, et pas forcément les plus productifs ou les plus innovants, la plupart des membres de cette communauté sont des gens en général discrets et réservés, fort éloignés du people et des paillettes

    - La science souffre également, et de façon générale, du déficit de culture scientifique de la population. Elle repose sur des démarches de type essai-erreur ; des hypothèses sont émises puis testées puis vérifiées ou infirmées. Il reste par ailleurs toujours une part de doute dans les résultats obtenus comme cela ressort, lorsque vous écoutez des scientifiques sérieux, de leurs présentations.

    - En regard de ce qui précède, on comprend d’ailleurs dans une société qui promeut la vitesse, la réussite, qui a horreur des incertitudes et des risques au sens large et quasiment anglo-saxon du terme, que le discours scientifique soit très facilement balayé par des discours partisans même si ceux-ci affirment comme acquis d’énormes contrevérités.

    - La physique - et au-delà votre article - n’échappe pas à cette « réaction à l’incertitude ». La physique tente de décrire au mieux notre univers et émet pour cela des hypothèses. Celles-ci reste d’ailleurs « hypothétiques » ; elles revêtent souvent le nom de théories. Ces théories sont constituées de facto d’une accumulation d’hypothèses. La validité de la théorie sera éprouvée à l’aune des observations et des prédictions qu’elle permet. Rien n’est donc figé ; rien n’est donc certain et c’est cela qui explique le terme de « faillite » employé par l’auteur du livre. C’est à mon sens une grossière exagération, voire une méconnaissance du fonctionnement scientifique, curieuse pour quelqu’un qui se dit lui-même scientifique

    - il est clair que certaines des prédictions effectuées ne sont pas, en l’état actuel de nos connaissances et de moyens, vérifiables. Peut-être même ne le seront-elles jamais. J’en veux pour exemple la théorie du « big-bang », qui décrit bon nombre des éléments constitutifs de notre univers de son évolution, mais pas tous, et qui n’est pas vérifiable car notre physique ne s’applique qu’à un univers qui a « pris naissance » quelque chose comme t-43 secondes (estimation) après la singularité initiale. Nous n’avons aucune idée de ce qui « préexistait » ni même du fait de savoir si le mot préexistant a une signification dans la mesure où nous ne savons pas non plus si « le temps existait »

    - vous confondez également théorie et faits. Si les faits sont eux soit vérifiables soit acceptables, il n’en va pas de même pour les théories, comme je l’explique ci-dessus

    - dernier point, important, vous écrivez « Alors pourquoi les constantes fondamentales, ont la valeur qu’elles ont ? ». Au premier degré on pourrait répondre que les constantes ont les valeurs qu’elles ont parce qu’il y a une probabilité forte que l’univers dans lequel nous sommes existe. En d’autres termes si les constantes n’avaient pas ces valeurs, vous ne seriez pas là pour poser la question, et je ne serais pas là pour y répondre ! Plus sérieusement la question que vous posez n’est pas une question scientifique, c’est une question philosophique. L’activité scientifique n’a pas pour vocation à répondre aux questions qui commencent par pourquoi, mais à celles qui commencent par comment.

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