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Ronny

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Ronny, 60 ans, scientifique de formation, option sciences du vivant ! Installé dans la campagne du sud de l'Ile-de-France. Très intéressé par les thématiques du développement durable, de "l'écologie" au sens large, par la sociologie et les relations internationales, la mondialisation et son bilan. Démocrate, de gauche, antilibéral, agnostique et prudent vis à vis des religions, mais pas anticlérical et respectueux des convictions des autres. Elevé et instruit dans l'esprit du doute, déçu par les grands médias (TV, radio), lecteur du "Canard", du "Diplo" et du "Courrier International".

Tableau de bord

  • Premier article le 14/11/2006
  • Modérateur depuis le 07/05/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Ronny Ronny 24 mars 2011 15:31

    Bonjour Rony smiley !

    Probablement parce que le réseau visé par l’article (OTICE) traite de données se rapportant aux essais nucléaires, couverts en partie par le secret défense. Je pense que le CEA ayant signé des accords se voit opposer la notion de confidentialite voire de secret defense qui couvrent ce données.

    Plusieurs options : frapper plus haut et contacter le cabinet du ministre de l’écologie. Bien que le CEA ne dépende pas de ce ministère, je suis sur que l’oreille y sera plus attentive ...

    Voir les données IRSN. Certes le débit de dose ne suffit pas à estimer un risque, mais il constitue une bonne première indication. Les débits de doses n’ont pas augmenté depuis trois jours, ce qui me fait penser que si contamination il y a elle doit être faible.

    Enfin, l’IRSN toujours sur son site a publié une estimation des radioélements relachés depuis la centrale, à partir des charges en combustibles probablement et du type de centrale, en majorant a priori les valeurs estimées. Et c’est là :

    http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Pages/20110322_evaluatio n-radioactivite-rejets-fukushima-terme-source.aspx



  • Ronny Ronny 24 mars 2011 12:40


    Bonjour,

    Je vous signale - mais vous le savez sans doute (et pourquoi ne pas le dire dans ce cas ????) que l’IRSN presente sur son site des donnees, actualisees toutes les 4 heures, issues de plusieurs de ses capteurs de radioactivite (RA) (mesures dans l’air ambiant). Ces mesures concernent donc les gaz radio-actifs mais aussi les particules ultrafines en suspension. Je suis ce qui sort de ces capteurs depuis 3 jours, et je n’ai vu aucun signe inquietant dans les mesures, ni hier et ni ce matin....
    Voir : http://www.irsn.fr/FR/Documents/france.htm

    Pour les capteurs concentrateurs, il faudra attendre plus longtemps, le temps de bien charger les filtres avant comptage de la RA.

    Il y a aussi une note mise a jour tous les matins en general :
    http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Documents/IRSN_Seisme-Japon_Point-situation-24032011-08h.pdf

    Voyez aussi ce qui est dit des mesures aux USA.
    http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Pages/201103_situation_e n_france.aspx#2

    L’IRSN est un EPIC place sous tutelle du ministere de l’environnement. Je ne suis donc pas aussi sur que vous que les Etats confisquent les donnees... Vous etes cependant libre de croire que ce qui est dit par l’IRSN n’est qu’une vaste manipulation dissimilatoire. 



  • Ronny Ronny 19 mars 2011 19:04

    Je reposte un message que j’avais pondu en réponse à un autre article d’Avox.

    Que la décroissance soit une solution à nos problèmes, peut être...

    Que nous soyons dans une société de consommation ou on nous crée des besoins inutiles, c’st plus que probable,

    Que nos politiques nous laissent et laissent notre protection sociale, notre « vivre ensemble » aux mains de financiers et de banquiers, c’est sur ! Reste que je me suis livré à un petit calcul sur le nucléaire…

    Je fais tout d’abord l’hypothèse que l’on peut réduire notre consommation d’électricité de 25% (ampoules basse consommation, chauffage bois, recyclages massifs, etc.). Pour remplacer l’ensemble des tranches électronucléaires en service par ce que l’on fait de mieux en ce moment, en « renouvelable », il nous faudrait à peu près couvrir l’ensemble du territoire français d’une éolienne par 3 kilomètres carrés !

    Par ailleurs, il faut comparer le bilan carbone d’installation sur leur cycle de vie (fabrication, installation, fonctionnement, entretien, démantèlement) On peut calculer ainsi le coût en équivalent carbone la production du kilowatt-heure éolien par rapport à la production du kilowatt-heure nucléaire. Aussi surprenant que cela paraisse, le bilan carbone des éoliennes est beaucoup moins bon que celui des centrales nucléaires. Il ressort à 55g CO2 / kWh produit contre 10/15 g CO2 / kWh au pire pour une centrale nucléaire.

    Ceci n’est possible que parce que le nucléaire porte en lui une fantastique efficacité énergétique, même compte tenu du rendement d’une centrale… En réalité, le problème majeur lié au nucléaire n’est pas le risque d’accident qu’il présente, extrêmement faible, mais le produit de ce risque par les conséquences qu’il entraîne. De plus, pour limiter ces risques, il est important de ne pas laisser la production d’énergie aux mains du secteur privé, prêt à faire toutes les économies possibles y compris sur la sécurité, pour assurer la rente des actionnaires...

    Un dernier point concernant le nucléaire. Les accidents auxquels nous assistons sont liés à la technique utilisée qui repose sur des processus auto entretenus de fission, et qui ont donc une fâcheuse tendance à s’emballer parce qu’ils ne sont pas maîtrisés. Le nucléaire fondé sur la fusion des noyaux atomiques pourrait constituer une alternative extrêmement intéressante en produisant de façon beaucoup plus propre et beaucoup plus massive de l’énergie électrique, et probablement avec des risques extrêmement limités. De telles réactions ont été obtenues en laboratoire voilà maintenant quelques années, et directeurs expérimentaux sont en construction. Il est donc illusoire de vouloir sortir du nucléaire aujourd’hui, et indispensable de poursuivre un programme de recherche dans le secteur nucléaire de fusion, mais pas uniquement. Des sommes d’argent très importantes doivent également être investies dans des projets de recherche portant sur des énergies renouvelables, et sur les moyens de limiter notre consommation d’électricité. Sans ce triptyque, et à mon avis, no future !



  • Ronny Ronny 19 mars 2011 18:57

    Que la décroissance soit une solution à nos problèmes, peut être...

    Que nous soyons dans une société de consommation ou on nous crée des besoins inutiles, c’est plus que probable,

    Que nos politiques nous laissent et laissent notre protection sociale, notre « vivre ensemble » aux mains de financiers et de banquiers, c’est sur !

    Reste que je me suis livré à un petit calcul sur le nucléaire…

    Je fais tout d’abord l’hypothèse que l’on peut réduire notre consommation d’électricité de 25% (ampoules basse consommation, chauffage bois, etc.). Pour remplacer l’ensemble des tranches électronucléaires en service par ce que l’on fait de mieux en ce moment, en « renouvelable », il nous faudrait à peu près couvrir l’ensemble du territoire français d’une éolienne par 3 kilomètres carrés !

    Par ailleurs, il faut comparer le bilan carbone d’installation sur leur cycle de vie (fabrication, installation, fonctionnement, entretien, démantèlement) On peut calculer ainsi le coût en équivalent carbone la production du kilowatt-heure éolien par rapport à la production du kilowatt-heure nucléaire. Aussi surprenant que cela paraisse, le bilan carbone des éoliennes est beaucoup moins bon que celui des centrales nucléaires. Il ressort à 55g CO2 / kWh produit contre 10/15 g CO2 / kWh au pire pour une centrale nucléaire.

    Ceci n’est possible que parce que le nucléaire porte en lui une fantastique efficacité énergétique, même compte tenu du rendement d’une centrale… En réalité, le problème majeur lié au nucléaire n’est pas le risque d’accident qu’il présente, extrêmement faible, mais le produit de ce risque par les conséquences qu’il entraîne.

    Un dernier point concernant le nucléaire. Les accidents auxquels nous assistons sont liés à la technique utilisée qui repose sur des processus auto entretenus de fission, et qui ont donc une fâcheuse tendance à s’emballer parce qu’ils ne sont pas maîtrisés. Le nucléaire fondé sur la fusion des noyaux atomiques pourrait constituer une alternative extrêmement intéressante en produisant de façon beaucoup plus propre et beaucoup plus massive de l’énergie électrique, et probablement avec des risques extrêmement limités. De telles réactions ont été obtenues en laboratoire voilà maintenant quelques années, et directeurs expérimentaux sont en construction. Il est donc illusoire de vouloir sortir du nucléaire aujourd’hui, et indispensable de poursuivre un programme de recherche dans le secteur nucléaire de fusion, mais pas uniquement. Des sommes d’argent très importantes doivent également être investies dans des projets de recherche portant sur des énergies renouvelables, et sur les moyens de limiter notre consommation d’électricité. Sans ce triptyque, et à mon avis, no future !





  • Ronny Ronny 16 mars 2011 18:31

    Je reposte un commentaire à un autre article d’Avox, ce jour...

    Je suis bien d’accord avec le sens général de l’article et avec un certain nombre des contributions des lecteurs. Je le dis avec d’autant plus de transparence que je suis très proche plan politique du mouvement des verts - Europe écologie.

    Je pense que l’attitude de ce mouvement sur cette question du nucléaire a été « malsaine », pour deux raisons principalement :

    - la première est d’avoir profité d’une catastrophe et des sentiments de peur qu’elle engendre pour aiguillonner encore davantage cette peur chez nos concitoyens, est demandée dans ces conditions l’instauration d’un « débat  » qui ne peut en aucun cas être serein ;

    - la seconde est d’avancer des arguments dont certains ne tiennent pas une seconde au plan scientifique, et qui relèvent donc davantage du dogmatisme que de l’écologie responsable.

    Soyons clairs : il est pour le moment totalement impossible de sortir du nucléaire ! Le calcul qui a été fait par plusieurs d’entre vous concernant le remplacement des tranches nucléaires par des centrales éoliennes est assez exact, même si la « disponibilité » des éoliennes est plus proche de 20 % que de 25, même s’il n’est pas possible d’installer des éoliennes de 3MW à n’importe quel endroit du territoire. Effectivement, pour remplacer l’ensemble des tranches électronucléaires en service il nous faudrait à peu près couvrir l’ensemble du territoire français d’une éolienne par 3 kilomètres carrés, le tout en supposant que l’on puisse réduire notre consommation d’électricité d’environ 25 % !

    Dernier mot sur les éoliennes, serait-ce une source d’énergie alternative intéressante : leur intérêt doit être évalué sur l’ensemble de leur « cycle de vie ». il est intéressant de constater que l’installation d’un mat d’environ 80 m de haut nécessite l’installation d’un socle de béton de très fort tonnage, il faudra extraire et transporté sur site. On peut calculer ainsi le coà»t en équivalent carbone la production du kilowatt-heure éolien par rapport à la production du kilowatt-heure nucléaire. Dans ces deux cas, pour comparer toutes choses égales par ailleurs, on inclura le coût de la construction et du démantèlement, ainsi que les coûts liés à l’extraction et au transport des minerais pour le nucléaire, et les perturbations du réseau pour l’éolien lors le vent devient insuffisant. Aussi surprenant que cela paraisse, le bilan carbone des éoliennes est beaucoup moins bon que celui des centrales nucléaires. Il ressort à 55g CO2 / KWh produit contre 10 au pire pour une centrale nucléaire.

    En réalité, le problème majeur lié au nucléaire n’est pas le risque d’accident qu’il présente, extrêmement faible, mais le produit de ce risque par les conséquences qu’il entraîne.

    Il faut par ailleurs être clair : nous ne savons pas pour le moment produire d’énergie ans polluer. Peut-être ne faut-il attendre se développer de nouvelles technologies reposant sur des énergies renouvelables telles que le marée-moteur (pas celui de La Rance, mais celui des courants profonds). Et dans tous les cas nous ne pourrons pas nous dispenser de bilan carbone identique à celui que j’ai présenté ci-dessus.

    Un dernier point concernant le nucléaire et qui valide le titre ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Les accidents auxquels nous assistons sont liés à la technique utilisée qui repose sur des processus auto entretenus de fission, et qui ont donc une fâcheuse tendance à s’emballer parce qu’ils ne sont pas maîtrisés. Le nucléaire fondé sur la fusion des noyaux atomiques pourrait constituer une alternative extrêmement intéressante en produisant de façon beaucoup plus propre et beaucoup plus massive de l’énergie électrique, et probablement avec des risques extrêmement limités. De telles réactions ont été obtenues en laboratoire voilà maintenant quelques années, et directeurs expérimentaux sont en construction. Il est donc indispensable de poursuivre un programme de recherche dans le secteur nucléaire, mais pas uniquement. Des sommes d’argent très importantes doivent également être investies dans des projets de recherche portant sur des énergies renouvelables, et sur les moyens de limiter notre consommation d’électricité. Sans ce triptyque, et à mon avis, no future !

     

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