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Ronny

Ronny

Ronny, 60 ans, scientifique de formation, option sciences du vivant ! Installé dans la campagne du sud de l'Ile-de-France. Très intéressé par les thématiques du développement durable, de "l'écologie" au sens large, par la sociologie et les relations internationales, la mondialisation et son bilan. Démocrate, de gauche, antilibéral, agnostique et prudent vis à vis des religions, mais pas anticlérical et respectueux des convictions des autres. Elevé et instruit dans l'esprit du doute, déçu par les grands médias (TV, radio), lecteur du "Canard", du "Diplo" et du "Courrier International".

Tableau de bord

  • Premier article le 14/11/2006
  • Modérateur depuis le 07/05/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Ronny Ronny 1er avril 2009 10:47

    D’où vient ce doux fumet de marée et d’iode qui accompagne ce papier ? Cela me rappelle la criée au Guilvinec’h ou à Loctudy...

    Une odeur prononcé de poisson probablement smiley



  • Ronny Ronny 24 mars 2009 12:28

    Oulala... C’est quoi ce papier ?

    He nos amis "le comité de lecture", y’avait relache ? 

    C’était la fete du cinéma ou quoi ? Parce que le message est confus, les assertions parfois - voire souvent - fausses, bref, cela n’est pas digne d’Avox...

    Exemples de morceaux (c’est le mot qui convient) choisis...

    "Manger le plus bio possible".
    Peut être mais pas n’importe quoi... En d’autres termes, sur certains produits dits bio, des problèmes de pollution existent, par exemple par le souffre ou le cuivre (lorsque cela est autorisé sur certaines cultures), dans certains cas les toxines fongiques sont ausi plus élevées que sur le conventionnel...

    "Soit, les protéines animales nous ont permis de survivre et d’élargir nos cerveaux, mais on peut très bien s’en passer aujourd’hui".
    Franchement, je vous le déconseille. Les protéines végétales sont souvent déficitaires en certains acides aminés. De plus, le régime alimentaire de l’homme est "omnivore", ce qui signifie qu’il doit alterner différentes sources de nutriments, végétaux et animaux... Ne soyez pas "sectaire" comme cela.

    "Enfin, il est crucial de bannir les OGM, fabriqués sans expérimentation préalable sur le long terme et en milieu non confiné"
    Il n’est pas crucial de bannir les OGM, mais d’évaluer leur coûts potentiels (en termes de risques environnementaux et sociaux) et leur bénéfices (surtout pour ceux de troisieme génération).

    "2050 avec la fin de l’uranium nécessaire, nous dit-on, pour déclencher la fusion de l’hydrogène au sein d’Iter ?" Ce sont des estimations dont personne ne peut assurer l’exactitude à 50 ans près. De plus, on dispose encore de filières nuclaires conventionnelles à carburant peu limitant si l’on developpe celle du thorium...

    "Un projet pharaonique dont on ne sait même pas s’il est réalisable, qui devrait voir le jour en 2018 et dont l’avortement est pourtant programmé pour 2050"... Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer, je cite Guillaume d’Orange et Roosevelt. Avec votre genre de raisonnement, l’humanité en serait encore à peine à l’age de la roue...

    "La vie n’a qu’un but : aller de l’avant". La vie n’a pas de but. Elle est. Elle résulte du hasard et de la nécessité (hors de toutes considérations religieuses) et se maintient en s’adaptant à des changements environnementaux drastiques...

    J’arrrête, car je ne veux pas être méchant. Cependant, je vous conseille pour finir de vous relire : "Tournons le dos à tout ce qui est tordu, biaisé, au mensonge, à la manipulation, au sectarisme, au fanatisme, à l’extrémisme, au crétinisme, à tout ce qui ne va pas droit devant"  et de vous demander si en regard de cette citation, vous n’êtes pas d’ores et déjà en décallage complet...




  • Ronny Ronny 19 mars 2009 12:26

    Il se trouve que j’ai croisé le "prez" de cette époque sur un trottoir du quartier latin, et que je n’ai pas vu 1250 flics à ses côtés. Parait que la demi douzaine qui le surveillaient s’arrachaient les cheveux de trouille, mais il ne lui ai jamais rien arrivé... Question de popularité sans doute !



  • Ronny Ronny 19 mars 2009 11:06

    Ce genre de "dispositif" n’est pas neuf. Rappelez vous, lors de la campagne présidentielle, le bouclage complet du quartier de Paris ou le petit Nicolas avait installé son QG. Riverains a qui on interdit de garer leur voiture, interidction pour des amis de se rendre chez eux à moins que le riverains viennet les chercher piece d’indentité à l’appui, etc. Plus de 20 cars de flics présents. Bref c’était déjà le gros pétage de plombs ! Le PS et Bayrou avait gueulé à ce sujet d’ailleurs.

    A part cela, il est bien ce gendarme ! Il nous en faudrait plus des comme cela, histoire de reconcilier la population avec les forces de l’ordre, qui dans pas mal de cas font vraiment un "travail difficile".




  • Ronny Ronny 16 mars 2009 12:00

    Merci pour cet excellent papier qui replace bien les choses dans leur contexte. N’oubliez pas que les Etats Généraux de la Recherche (EGR) ont été aussi caractéristiques de ce non-immobilisme et de cette volonté de changement. En très peu de temps, en 2003/4, des centaines de labos ont été consultés, ont fait remonter leurs analyses et leurs propositions, le tout ayant été synthétisé et présenté aux tutelles. Résultats des courses : pas grand chose. Les gouvernements ont en fait utilisé les vocables des desiderata issus des EGR pour les détourner et les vider de leur sens. Plus grave, les gouvernements ont instauré un système de fonctionnement quasi imposé sur projet qui est couteux en termes de temps passé à la rédaction et à l’évaluation, certains de ces appels d’offres distribuant autant d’argent que leur mise en place, leur diffusion, la rédaction des projets de réponse, et leur évaluation ne coûtent !!

    N’oubliez pas non plus dans votre discours les établissements de recherches (CEA CNRS INRA IRD, etc.), dont le soutien aux structures universitaires, par le biais des unités mixtes, existe depuis des années. Nous n’avons pas attendu Mme Pécresse ou Mr Sarkozy pour cela. Pourtant ces établissements sont visés par le pouvoir en place. Je pense en particulier au CNRS, dont le rapport "qualité prix" est très bon (voire excellent) en termes de publications, et, bien que cela soit moins connu, en termes de brevets. Le CNRS est depuis des années dans le "top ten" des "entreprises" françaises en matière de prise de brevets alors qu’il ne s’agit pas là d’une de ses missions premières. Autre signe d’adaptation sans doute... Comme par hasard, le discours récent de Mme Pécresse vise à retirer au CNRS une grande partie de sa capacité à déposer des brevets en les transférant aux universités.

    Ce transfert de moyens des établissements vers les universités est potentiellement dangereux. Il nous faut faire attention de ne pas habiller Pierre en déshabillant Paul. C’est sans doute ce qu’ont souhaité sans le dire certains présidents d’université que l’on a très peu entendu sur les problèmes des établissements de recherche... Leur incapacité à gérer certains transferts (par exemple en région PACA) a placé des labos entiers dans des situations intenables avec des arrêts de commande de 6 mois ! De plus, à la réception des dotations financières, ces mêmes présidents ont constaté qu’ils se sont fait quelque peu rouler dans la farine par leur ministre de tutelle.

    Rien d’étonnant, toutes ces mesures sont dictées par une double logique. La première est financière (faire plus à moindre coût), logique qui a depuis quelques années atteint ses limites. Il n’y a plus de gras à rogner, et chaque nouvelle restriction budgétaire (subventions ou masse salariale) entraîne de facto une réduction de capacité à chercher, enseigner, acquérir et diffuser la connaissance. La deuxième logique est gestionnaire et philosophique à la fois. Le monde de la recherche et de l’enseignement dérange dans une société libérale pour de multiples raisons. Citons parmi celles-ci : 


    - sa capacité d’auto organisation et d’autogestion partielle avec des résultats plutôt bons en regard des moyens attribués. Insupportable dans une vision hyper hiérarchique de la société, telle que celle en place depuis l’élection de Mr. Sarkozy ;

    - sa non adhésion au pouvoir de l’argent, puisque les motivations des enseignants et des chercheurs ne sont le plus souvent pas de l’ordre du "faire du fric". Cela est aussi insupportable dans le cadre de la société du bling bling ou les étalons de réussite s’appellent rollex et ray-ban ;

    - la capacité qu’a ce monde à s’opposer aux idées dominantes. Celle-ci résulte d’une capacité de réflexion forte, d’une capacité de transmission de ce mode de réflexion et d’un nécessaire esprit critique lui aussi inadmissible dans une société où la moindre contestation peut entraîner au choix matraquage à outrance, détention en préventive injustifiée, ou mise au placard journalistique.

    - enfin, et c’est probablement le pire, la recherche est une activité certes mondialisée, mais où la compétition qui existe se gère aussi et surtout sous forme de collaboration dans l’intérêt général. De plus l’acquisition des connaissances ne se fait jamais au détriment des autres, qu’il s’agisse de personnes, de groupes de personnes, de pays, etc., puisque ces connaissances sont aussitôt remises à la disposition de tous. Cette situation est non conforme à ce qu’est le capitalisme tel que nous le connaissons, qui ne fonctionne que parce qu’il instaure de la concurrence sauvage, et prive une majorité d’individus de biens (au sens large) au profit d’une minorité, accroissant les clivages sociaux et planétaires. 

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