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Ronny

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Ronny, 60 ans, scientifique de formation, option sciences du vivant ! Installé dans la campagne du sud de l'Ile-de-France. Très intéressé par les thématiques du développement durable, de "l'écologie" au sens large, par la sociologie et les relations internationales, la mondialisation et son bilan. Démocrate, de gauche, antilibéral, agnostique et prudent vis à vis des religions, mais pas anticlérical et respectueux des convictions des autres. Elevé et instruit dans l'esprit du doute, déçu par les grands médias (TV, radio), lecteur du "Canard", du "Diplo" et du "Courrier International".

Tableau de bord

  • Premier article le 14/11/2006
  • Modérateur depuis le 07/05/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Ronny 13 mars 2009 12:12

    P. Val se comporte de plus en plus comme un crypto réac, tendance pro sioniste !

    Il a récidivé ce matin sur Inter où il parlait du mandat d’arrêt international visant le président soudanais pour crime de guerre au Darfour. Il disait en gros que le Darfour on s’en fout en Europe car se sont des musulmans qui s’attaquent à des musulmans (ce qui est d’ailleurs totalement faux comme analyse !). En revanche, continuait Val, on comprend pourquoi les Palestiniens arrivent à mobiliser : c’est que leurs ennemis sont juifs !

    J’en ai bondi sur ma chaise tellement c’était gros, stupide et baisé. Si l’opinion défend les Palestiniens, c’st que nous avons sous les yeux des individus qui ont été chassés de leurs terres, spoliés, qui sont des citoyens de 3eme ou 4eme zone depuis plus de 40 ans, sans espoir d’amélioration. Si on les défend, c’est qu’ils se font massacrer par centaine par un Etat dit démocratique et qui frape en continue à la porte de L’Europe… Que cet état soit Israël ou l’Etat juif ne change rien à la question. Nous défendons aussi le Tibet, et le problème des tibétains ne s’appelle ni Benjamin Netanyahu, ni Avigdor Lieberman.

    Du coup, merci à Siné pour sa plus que nécessaire action de déVALisation des médias et de la pensée ! 



  • Ronny Ronny 5 mars 2009 12:56

    Ce nest pas l’attitude de Darwin , c’est l’attitude de l’époque. Epoque qui a vu la colonisation, la présentation lors de foires internationales (et autres expo. universelles) de "noirs" d’Afrique comme on aurait exposé des animaux de concours, et des scientifiques comme Geoffroy St Hilaire, ou des hommes d’église, assurer que l’homme noir était plus proche de l’animal que l’homme blanc, mesure anthropomorphologique à l’appui !

    On ne peut "juger" de cet état d’esprit d’autres siècles à la lumière de notre vision du 21eme siècle. D’autant plus qu’en toute modestie, j’avoue que je ne sais pas que j’aurais pensé si j’avais vécu cette époque là.




  • Ronny Ronny 5 mars 2009 12:49

    Avant de donner mon opinion, disons pour me positionner que je suis scientifique connaissant bien les problème d’évolution, et agnostique, ce qui signifie que je ne dis pas qu’un (ou plusieurs) Dieu existe(nt), et pas non plus qu’il n’en existe pas un ou plusieurs (l’absence de preuve n’étant pas la preuve de l’absence).

    Opposer évolution et religion est à mon avis une double erreur. Tout d’abord, c’est une erreur parce que l’établissement de théories ou de vérités scientifiques vise avant tout à répondre à la question du "comment", alors que les considérations religieuses, la foi, vise à répondre à la question du "pourquoi". Ce sont là deux questions totalement différentes. Répondre à l’une ne préjuge en rien des réponses que l’on peut faire à l’autre.Ensuite, ce faisant, on ouvre automatiquement la porte aux pires dérives que nous constatons chez les "hyper religieux", quelques soient leur "maison mère" (chrétiens, juifs, musulmans). Le créationnisme des chrétiens new born américains vient en partie (et en partie seulement) du fait que l’on pourrait suggérer, via l’évolution, que "Dieu n’existe pas", et de la même lecture au premier degré des textes religieux qu’en font les intégristes juifs qui remercient Dieu de ne pas les avoir fait femme tous les matins, ou les malades de l’Islam prets à tuer leurs congénères au non de je ne sais quelle "lutte sacrée"...

    Enfin, la force de la théorie de l’évolution est d’être neutre en matière "d’intervention extérieure" (hors pression de sélection, fitness, etc.), ce qui n’est pas le cas du "intelligent design" (ID), version soft du créationisme. Or plus l’hypothèse est simple, plus elle est solide. Là aussi, en impliquant que Darwin (et ses prédécesseurs et successeurs) ont tué Dieu, on promeut d’une certaine façon l’ID... Cete neutralité de l’évolution vis à vis d’une éventuelle existence divine n’est donc pas un obstacle à une lecture éclairée des textes religieux.

    Enfin la grande force de l’évolution réside à mon avis - et curieusement - dans ses point faibles. En effet l’évolution n’explique pas tout. Il reste des pages à écrire, des liens à trouver. Les évolutionnistes ne sont pas prets à donner une explication toute faite à toute chose, comme le font les créationnistes, attitude dont j’ai toujours tendance à me méfier au plus haut point. Adhérer à la théorie de l’évolution c’est donc être dans une vision, un besoin du savoir pour croire ; adhérer au créationisme, c’est croire et ne plus avoir besoin de savoir. C’est à mon avis une négation de ce qu’est la nature humaine, et quelque part, si l’on croit en une divinité qui nous transcende, c’est la négation de l’existence de cette divinité. 




  • Ronny Ronny 3 mars 2009 12:36

    Article intéressant que j’ai "plussé", et qui décrit un certain nombre de dérives qui existent au sein du système de recherche français. Soyons clairs, les abus que vous décrivez et les manquements flagrants à l’éthique sont de mon point de vue inadmissibles. Un chercheur "honnête" ne peut se comporter de la sorte....

    Il me faut, en revanche, moduler vos propos. Il se trouve que, sans vouloir donner trop de détails pour ne pas être "identifié", j’ai siégé dans divers comités scientifiques de programmes de recherche (ACI par exemple), que j’ai siégé dans des jurys de recrutement ITA pour le CNRS, l’INRA, l’IRD, IATOS pour la fac, chercheurs pour l’INRA, que j’ai siégé également dans des jurys de sélection de projets portés par des jeunes chercheurs de type ATIP CNRS, jurys de bourses de thèse, etc. Parmi tous ces jurys, certains comportaient d’ailleurs un nombre de personnalités entrangères importants (ATIP, bourse de thèses) permettant d’éviter un effet de "consanguinité" auqeul je suis sensible par ailleurs !

    Sur la centaine de réunions auxquelles j’ai participé, je n’ai constaté qu’en une seule occasion une dérive indamissible, où le président d’un des comités s’est opposé aux décisions de ce comité pour favoriser un laboratoire précis. La guerre a duré trois heures, avec des menaces sur les membres, et elle s’est terminée par un match nul sur un "consensus" peu satisfaisant. Le président a cepedant été viré l’année suivante, suite aux protestations des membres (dont la mienne) ! Tout cela pour vous dire que bon nombre de chercheurs, et la très grande majorité de ceux ci, sont particulièrement honnêtes. Les évaluations - en tous cas la centaine à laquelle j’ai participée - sont conduites avec âme et conscience, en toute sérénité et avece une égalité de chances accordés aux pétitionaires, en prenant en compte des critères avant tout scientifiques... Vous pouvez y voir - si vous le souhaitez - un propos d’un "mandarin", ce que je ne suis pas d’ailleurs, toute mon activité dans la recherche (autre que mes travaux) ayant visé à promouvoir l’éclosion de jeunes talents, y compris au sein de mon unité.

    J’ajoute qu’aux différents niveaux où j’interviens, je tente de limiter la casse imposée aux plus jeunes d’entre nous qui naviguent à courte vue de contrats en contrats. Je ne suis pas seul dans ce cas, bon nombre de responsable d’équipes ou de directeurs d’unité font de même. En effet, si la situation contractuelle est tolérable pendant 2 ou 3 ans, elle devient insupportable passé 35 ans, lorsque l’on a charge d’enfants par exemple. Mais dans ce système de fous, il faut aussi reconnaître que le scientifique est pris entre le marteau et l’enclume. On connait le "publish or perish"... On est pris par la chasse au contrat permanente tout comme l’est l’évaluation (en dépit des dires minables du président de la Républilque, qui lui n’est evalué qu’une fois en 5 ans !) et il faut "produire". En ce sens, je trouve qu’il manque ici une réflexion collective sur notre "activité", son sens, ses buts, que l’on doit penser au regard de l’épistémiologie, pas au regard des indices nasdac ou cac 40... 

    J’en viens maintenant et pour conclure au défaut de votre papier, et il est majeur à mon avis. La situation n’est pas aussi noire que vous la décrivez, loin de là. En ce sens, l’article manque d’équilibre et donne une vision biaisée de ce monde certes "difficile". Or en tant que scientifique, vous vous devez d’une présentation aussi "objective" que possible des faits. Ne tombez donc pas dans le travers que vous reprochez - à juste titre - à certains autres.



  • Ronny Ronny 24 février 2009 15:52

    C’est du 12 ou du 13eme degré ? En tous cas, cela fait mal au crane....

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