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Sandro Ferretti

Sandro Ferretti

 
N'aime pas trop raconter sa vie. Préfère écrire sur celles des autres.

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  • Premier article le 28/01/2008
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Derniers commentaires



  • Sandro Ferretti SANDRO 26 septembre 2007 12:47

    « Comment quantifier l’impact d’une maladie ? » dites-vous.

    Eh bien justement, par son taux d’occurence (sa fréquence par 1 000 habitants)et sa part de mortalité dans la population moyenne, evidement ! C’est le seul critère objectif, et là, justement, il n’y a pas photo entre Sida et cancer. Un français a statistiquement ( aujourd’hui en tous cas) environ 100 fois plus de risque de mourir d’un cancer que du Sida. C’est aussi simple et terrible que cela.

    Evidement qu’il n’y a pas de « bonnes » ou « mauvaises » maladies, surtout quand elles sont toutes mortelles. La question est l’adéquation entre les politiques publiques, les subventions injectées, les mesures contraignates prises pour la population, avec l’impact démographique d’une maladie.

    Et il est clair, me semble -t-il, que si on savait (enfin, plus de 100 ans après)guérir le cancer, tous les cancers, on sauverait un nombre beaucoup plus considérable de vies ( en Occident du mions) qu’en sachant guérir le Sida.

    Tout cela est très objectif, je ne vois pas ce qu’il y a de polémique et de choquant là dedans. Pour ceux qui ne sont pas encore convaincus (mais dans quel monde vivent-ils ?)que le cancer est LA bombe à retardement en matière de santé publique, voir le dernier séminaire (au Japon, je crois) sur les perspectives et taux d’occurence du cancer en 2030 ( sur Yahoo.fr, rubrique santé). Ca fait peur.



  • Sandro Ferretti SANDRO 26 septembre 2007 09:50

    @ l’auteur :

    Voui, voui. Le Sida est naturellement un fléau (un de plus) que personne ne souhaite contracter, et qu’il serait heureux de savoir soigner, ou mieux encore, prévenir par un vaccin.

    Reste que cette maladie, en taux d’occurence dans la population française et européenne, ne justifie pas vraiment toute l’attention (et la saturation médiatique) à laquelle elle a donné lieu.

    Il est bon de rapeller que le cancer tue 144 000 français par an ( 20 fois le Sida), que cette maladie a été décrite etcomprise depuis plus de 100 ans, et que l’on ne sait toujours que dire aux gens : « ne fumez pas, ne buvez pas ». C’est un peu court, tout de méme. Qu’est-ce qu’on dit aux leucémiques de 8 ans qui n’ont ni fumé ni bu ? Qu’est-ce qu’on dit aux 68 pour cent de cancéreux qui n’ont ni fumé ni bu ?

    100 ans après la découverte d’une maladie , avec les milliards donnés à la recherche (du moins quand l’infame Crozemarie ne partait pas avec l’argent de la caisse), on ne sait , dans nos honorables facultés de médecine et chez les mandarins qui courent les colloques internationaux pour y aller de leur petite communication, que tenir des propos de café du commerce (c’est le cas de le dire).

    Bref, le Sida est, en comparaison, une maladie très jeune (à l’échelle des pandémies), environ 20 ans, et on a déjà trouvé des tri-thérapies et x par 5 ou 10 l’éspérance de vie des malades. On aimerait en dire autant du cancer : on meurt toujours aujourd’hui en France en moins de 6 mois d’un cancer du pancréas, du poumon ou de l’estomac.

    Ne l’oublions pas, s’il vous plait. Le vrai scandale est là, pas ailleurs.Et il touche (directement ou par ricochet familial) des millions de gens en France.

    Quand à vos remarques sur l’aspect « machinerie » des hopitaux , elles sont fondées, mais s’appliquent à toute maladie grave.

    Bref, je ne comprends toujours pas (ou plutot j’ai peur de comprendre) « l’exception culturelle » faite au Sida.



  • Sandro Ferretti SANDRO 24 septembre 2007 10:33

    @ l’auteur, La Justice a son Burgaud ou son Honteng, les avocats ont leur Karim Achoui... ( plus des dizaines de personnages de ce genre en provence -Cote d’Azur, qui n’ont pas eu -pourquoi, au fait ?- droit à la méme attention de la Justice, des médias, ni des tueurs en scooter).

    Le débat est un peu vain, au delà des cas d’éspèce.

    En revanche, sur l’image comparée magistrats/ avocats, ces derniers bénéficient encore de l’image de « notables » véhiculée dans les années 60/70 par le radical valoisien, député-maire, etc ; Le public connait de plus davantage les avocats d’affaires ou celui des divorces que la fange des pénalistes (sinon, ils changeraient d’avis...)

    Ceux qui ont les mains dans le cambouis de la vie ont vite les « mains sales », ou inspirent « la nausée », pour rester dans le vocabulaire sartrien.

    Et pourtant, il faut bien de ces « urgentistes/ éboueurs de la société » que sont flics, magistrats, SAMU, etc

    Plus que de « pourris » qui « en croquent », les magistrats souffrent du fait qu’ils font des « erreurs manifestes d’appréciation », ou des erreurs matérielles. Ils sont jugés trop « fonctionnaires » dans le sens péjoratif du terme. Ils n’anticipent pas les traditionnelles demandes de mise en liberté conditionelles où ils ont trois jours pour statuer à peine de nullité, et que, bien sur, les « baveux » vont déposer la veille d’un 15 aout ou d’un 14 juillet. Résultat, le détenu est dehors.... La méme chose pour l’administration pénitentiaire : tout le monde sait depuis 20 ans que les évasions, notamment en hélico, ont lieu autour du 14/7 et du 15 aout, quand les hélicos ont la météo favorable et que les gardiens sont à mi-effectif. Mais on ne fait toujours rien pour régler cela, comme on ne renforce pas les greffiers/ JI de permanence pour statuer sur les demandes urgentes, à peine de nullité.

    Le magistrat (dont les deux tiers sont des femmes, ne l’oublions pas, et ont donc des enfants) veulent rentrer à 19H00 à la maison, c’est aussi cela la question( de la crédibilité, donc de l’image)



  • Sandro Ferretti SANDRO 17 septembre 2007 14:15

    Au delà de a traditionelle exploitation commerciale du « sang et des larmes », ce qui frappe le plus, c’est l’inconstance de la juridprudence pénale rendue en 10 ans sur des affaires similaires :
    - la fameuse « photo interdite » de Diana dans le tunnel de l’Alma, alors qu’elle est « para-médiquée »par le Samu à l’arrière de la Mercedes ( noir et blanc)

    - la photo (reprise partout dans la presse à l’époque) du cadavre de Georges Besse, ex PDG de Reanult, baignant dans son sang et « épanchement cervicaux et parachymenteux » , comme on dit chez les médecins légistes, quelques minutes après son assassinat par Action Directe (Rouillan / Ménigon/ Cipriani). Ressortie 20 ans après, lors du débat sur la liberation anticipée pour raison médicale de Menigon, les ayant-droits ont intentés cette fois un procès.(au Monde hebdo, qui avait fait la une de ce dossier). Ce dernier avait plaidé qu’il fallait, pour les « djeunes » qui n’ont pas connu cela, montrer qu’AD n’était pas un anodin groupe de techno.)

    - Et enfin la photo du Préfet Erignac.

    Trois cas, trois jugements différents. Inquiétant. Peut étre M. Bilger, s’il passe sur ce fil, pourrait nous éclairer.

    C’est d’autant plus inquiétant que ces jugement sont observés de prét par les paparazzis et leurs employeurs. Ils « shootent » toujours, par principe (du mions qunad ils arrivent à temps, avant la police et le cordon de sécurité , les baches et les draps). En revanche, la décision de publier ou non est prise en focntion des jurisprudences précédentes, et bilan cout/ avantages, notament en termes de capacités de nuisance possible et du montant des dommages et intérets possiblement demandés par la partie civile.

    De ce fait, Dody Al Fayed et les avocats de la famille Royale UK ont été davantage craint que la pauvre veuve d’un obscur Préfet de la république . On a plus plus vu le cadavre du Préfet (ou du PDG de Renault) que celui de Lady Di.

    CQFD.



  • Sandro Ferretti SANDRO 14 septembre 2007 15:17

    Mais justement non... Comme le montre très bien l’article de M. Bilger, ce qui fait qu’un fait divers (ou fait d’hiver)marque ou non, fait la une et ameute gogos et people, c’est l’ésthétique des choses. Or la mère de l’enfant est belle , son mari aussi, cela ressemble au couple idéal.( ils passent bien, « on les fait en gros plan, coco, zoom, je te dis.... ») . Cela change des sombres affaires d’acloolisme du Nord de la France , d’inceste ou de viol chez des « bac moins 6 », comme Outreau ou , plus loin , de l’affaire Deweare et du notaire .

    En plus,Mc Cann, c’était l’été, période traditionnellement creuse pour l’actualité, donc par ricochet, riche pour les faits divers ( B. Cantat c/ Trintignant fin juillet, etc). Un bon fait divers ne doit pas étre d’hiver...

    Enfin, le public aime les choses qui bousculent l’ordre établi, tout habitué des Cour d’Assises le sait. Qu’une mère ait (éventuellement) tué son enfant, maquillé le tout ; versé des larmes dignes pendant des mois , et soit coupable, ca ca fait b... ( Cf. l’affaire Courjeau et les bébés congelés au frigo pendant 5 ans à l’insu du mari. Ca c’est bon, coco...) Un Gendarme qui tue un voleur, ou l’inverse, ou les loups entre eux, c’est banal, dans l’ordre des choses. Un fourgon blindé qui explose et la cervelle des convoyeurs à dix mètres autour, passe encore, mais si les convoyeurs étaient complices des braqueurs (ca arrive souvent), ca y en a bon, coco, on le fait, on le « couvre », réserves l’hotel et les voitures de location.

    Des « experts » aux autres feuilletons policiers pseudo-réalistes qui inondent nos soirées télépvisuelles jusqu’à l’écoeurement, le fait d’hiver est un spectacle. Il doit donc étre beau, avec du sang, des larmes, un peu de sperme (si les enfants sont couchés), ses rites (on ne doit pas savoir tout de suite qui est coupable, et quand on le sait, il doit y avoir les « pour » et les anti", . Mais Dreyfus est mort, il faut trouver d’autres anti-Dreyfusards... Avant, la police et la justice étaient un métier. C’est devenu un spectacle. Ne nous étonnons donc pas que image et médias dominent ( d’où les remarques pertinente de M. Bilger sur le syndrome « je veux passer à la télé » des bébé-magistrats de l’ENM.

    Ah si, quand méme, M. Burgaus, il est souvent et longtemps passé à la télé, « après »... A réfléchir à Bordeaux...

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