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SEPH

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  • Premier article le 24/05/2010
  • Modérateur depuis le 02/08/2010
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Derniers commentaires



  • SEPH SEPH 3 novembre 2012 10:38

    LEGITIMITE DE L’ETAT ISRAEL ?


    L’Etati Israël n’a aucune légitimité, il s’est constitué par la force, mettant l’ONU devant le fait accomplit .

    En effet, Ben Gourion et ses mercenaires n’ont cessé de vouloir conquérir la Palestine pour en faire un Etat juif par tous les moyens (voir 1) :

    - d’abord politique , dès son arrivée en Palestine en 1906 les années, en militant avec ardeur pour un partage arbitraire de la Palestine pour créer un Etat juif. Alors que les juifs, en 1922, étaient très minoritaires environ 80 000 (11% de la population) pour un total de 757 182 habitants. Hors rien ne justifie cette demande belliqueuse.

    -Puis militaire, en mettant en place des milices terroristes pour un nettoyage ethnique des palestiniens ( musulmans, chrétiens,...) de la Palestine.

    -Enfin, en organisant l’arrivée massive, de plus de 550 000 juifs en Palestine entre 1922 et 1947, afin de conquérir des terres par des exactions programmées pour chasser les palestiniens, ceci grâce aux différentes milices (Haganah, groupe Stern et l’Irgoun) jusqu’en 1947, puis par une guerre de conquête de l’Etat « Palestinien » issu du partage inique de l’ONU . L’Etat Palestinien sera rayé de la carte, seul reste aujourd’hui l’Israël qui revendique d’être un Etat juif (où seul les juifs sont citoyens à part entière).

    En Résumé, les exactions quotidiennes , doivent être replacés dans la longue histoire du mouvement sioniste qui depuis un siècle s’emploie à mettre en œuvre le « nettoyage ethnique » de la Palestine pour réaliser son projet colonial.

     Depuis 1948, l’Entité sioniste a : expulsé 900 000 palestiniens de leurs terres et de leurs demeures ; détruit 531 villages et 300 hameaux pour empêcher le retour des palestiniens ; occupé les autres parties de la Palestine [Cisjordanie, Gaza] ainsi que le Golan syrien en juin 1967 ; et maintenu son oppression sur les peuples palestinien et arabe. http://www.alterinfo.net/Le-sionisme-voila-l-ennemi_a29969.html

    Voici des quelques exemples de crimes contre l’humanité :

      •  1200 palestiniens tués en janvier 2009 lors de l’attaque de GAZA par Israël

        Offensive israélienne de décembre 2008-janvier 2009 contre le territoire de Gaza sous blocus - Photo : http://2minute-picture.blogspot.com...

      •  conditions de misère d’un million et demi de Gazaouis qui sont enfermés dans une prison à ciel ouvert,

      •  1337 enfants assassinés par l’armée israélienne et les colons depuis le soulèvement d’Al Aqsa

      • 11000 enfants palestiniens emprisonnés ces trois dernières années

      •  violations quotidiennes des droits des palestiniens, destructions de maisons, confiscations des terres, expulsions massives,.......

      • .....

    lire les articles suivants :
    http://www.alterinfo.net/Partage-du-butin-de-guerre-Saisies-confiscations-et-ventes-des-biens-palestiniens-par-Israel_a36525.html

    http://www.alterinfo.net/1337-enfants-assassines-par-l-armee-israelienne-et-les-colons-depuis-le-soulevement-d-Al-Aqsa_a53856.html

    On est bien loin d’un état de droit et l’État Israël est bien un état terroriste qui viole en permanence le droit international (cf , toute les résolutions de l’ONU) et qui s’approprie par la force des terres ce qui ne lui appartienne pas.

    -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

    (1) C’est bien Ben Gourion qui affirmait avec insistance au congrès sioniste de 1937 que le « transfert », ou nettoyage ethnique, sera la condition sine qua non pour rendre un « projet d’implantation (juive) globale  » réalisable. Et bien son projet c’est réalisé, mais à quel prix pour les palestiniens.

    Ben Gourion, passe aujourd’hui auprès de nombreuses personnes pour un bienfaiteur de l’humanité en tant que créateur d’un Etat juste et généreux victime des méchants arabes. Hors ce sont les mêmes personnes qui ferment les yeux sur les conditions inhumaines de vie des palestiniens. Il n’y a pas un jour où l’armée Tsahal ne viole les droits des êtres humains, sans parler des massacres ou des expulsions arbitraires des palestiniens, voir :

    -Le témoignage sur l’enlèvement d’un enfant dix ans, par les soldats israéliens : http://www.alterinfo.net/Amir,-dix-ans,-enleve-dans-son-lit-par-les-soldats- israeliens_a43722.html

    -Les différents rapports sur les violations israéliennes des droits humains (pour le 4 au 10 mars 2010 : http://www.info-palestine.net/artic...)

    Comme faisait remarquer un correspondant de presse sur France-Inter, au sujet de l’opération « Plomb durci » à Gaza, l’armée israélienne est la seule armée qui tire sur des enfants à la sortie de l’école !!!!!

    Tout ceci a une origine, c’est l’idéologie sioniste qu’a prôné Ben Gourion et ses disciples. On voit le résultat aujourd’hui.



    Plus explicitement sur le cynisme de Ben Gourion, la lettre à son fils Amos du 5 octobre 1937 ! Commentant le plan Peel ( voir ( 1 )) de partage de la Palestine, cette lettre révèle son projet de construire un Etat juif sur la terre des palestiniens.


    Ben Gourion écrit : « Si je suis un adepte enthousiaste de la création d’un Etat juif immédiatement (nr : en 1937), même s’il faut pour cela accepter le partage de la terre, c’est parce que je suis convaincu qu’un Etat juif partiel n’est pas une fin, mais un début. [...] Car nous savons que l’acquisition que nous venons de faire est importante pas seulement en tant que telle, mais aussi parce qu’elle nous permet d’accroître notre force, tout accroissement de force nous rapprochant de l’acquisition du pays tout entier. La création d’un Etat, même partiel, constituerait aujourd’hui un puissant levier dans notre effort historique pour la rédemption du pays tout entier.  » On connaît malheureusement la suite des événements l’arrivée massive de juifs en Palestine et des exactions commises contre la population palestinienne créant un climat délétère qui a conduit en 1947, sous la pression des USA auprès de plusieurs pays dont la France, au vote favorable du partage de la Palestine par l’ONU.



    Or en 1947, la population palestinienne ( musulmans et chrétiens) qui compte 1 500 000 personnes se bat depuis le début du siècle pour son indépendance et ses droits nationaux, elle doit faire face à une communauté de 650 000 juifs, très conquérante, arrivés dans leur majorité écrasante durant la colonisation britannique de la Palestine (1917-1948) :


    Le plan de partage de la Palestine par l’ONU de 1947 est inique pour les palestiniens. Il prévoyait un statut de corpus separatum pour Jérusalem, allouait 56,5% du territoire Palestinien à l’Etat juif avec une population de 498 000 juifs et 407 000 Palestiniens, contre 43,5% à l’Etat arabe avec une population de 993 000 Palestiniens et 152 000 juifs .

    En résumé, l’État juif proposé est sensiblement plus grand (56,5 %) que l’État arabe, dont une très grande part occupée par le désert du Neguev (40 %). L’état juif s’approprie l’essentiel des terres côtières cultivables. De plus 80% des terres céréalières et 40 % de l’industrie de Palestine sont récupérés par la communauté juive. L’ONU est trop bonne .


    Les palestiniens ont refusé à juste titre tout partage de la Palestine ( ils s’étaient battus 40 ans pour cette patrie). Ils voulaient vivre sur leur terre dans le cadre d’un état unique et multi-confessionnels.

    En effet, en 1947, Jamal al-Husseini, représentant la partie palestinienne (délégué officieux auprès des Nations Unies de 1947 à 1948.), expliqua à la tribune de l’ONU pourquoi son peuple refusait le partage. Mais ne s’arrêtant pas là, il accompagna son refus d’une proposition, celle d’une pleine citoyenneté pour tous, habitants musulmans, juifs et chrétiens, au sein d’un Etat indépendant et souverain. L’épisode, bien qu’il en existe une archive filmée, a disparu de la quasi-totalité des livres d’histoire.. (ref : Elias Sanbar - Le Nouvel Observateur, n° 2247, semaine du jeudi 29 novembre 2007 )


    En approuvant le partage et en refusant la solution d’un état unique, Ben Gourion a programmé une situation de crise inévitable. Une guerre menée par les sionistes selon les plans de Ben Gourion et ses acolytes allait immanquablement suivre. La guerre était inscrite dans le plan de partage ( approuvé par Ben Gourion) et les affrontements qui débuteront dès sa proclamation le montreront : sur les treize offensives militaires d’envergure lancées par la Haganah ( voir ( 2 )), huit, décisives, se dérouleront dans le territoire alloué en principe à l’Etat palestinien. La Palestine conquise verra disparaître jusqu’à son nom.


    Cette guerre a été une succession de massacres et de déplacements de masse forcés des populations palestiniennes : les centaines de milliers d’expulsés sont aujourd’hui les six millions de réfugiés et d’exilés sans terre et sans patrie.


    Merci monsieur Ben Gourion pour votre « humanisme », vous êtes « une personnalité exceptionnelle » et « l’un des plus grands hommes du 20ème Siècle ». Or il est responsable non seulement de multiples massacres, mais de la création d’un état terroriste. Par exemple l’opération plomb durci à GAZA : 1400 morts , plusieurs milliers de blessés, plus des destructions massives ( hôpitaux,écoles,maisons,stock de vivre,centrales énergétiques,sites religieux,....).

    Ceux qui veulent honorer un tel personnage se mettent à son niveau.



    Voir aussi l’article très documenté sur le plan de partage de la Palestine

    http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=3295&var_recherche=+ben+Gourion




    ( 1 ) Le plan de partage de la Commission Peel (1936-1937)


    ( 2 )Haganah


    Il s’agit d’une organisation clandestine sioniste créée en 1920, qui se voulait une force de protection pour les Juifs ayant émigré en Palestine. Son but originel était de défendre les communautés juives d’éventuelles attaques

    L’organisation est ensuite devenue la branche militaire officieuse de l’exécutif sioniste en Palestine mandataire, l’Agence juive, devant favoriser la constitution d’un état juif.

    Lors de la fondation de l’état d’Israël, en 1948, la Haganah s’agrège à deux autres groupes armés moins importants, l’Irgoun et le Lehi (groupe Stern), pour former Tsahal, la force de défense d’Israël.

    Tsahal, dont l’ancienne Haganah constitue la colonne vertébrale, joua un rôle déterminant dans la guerre d’indépendance (1948-1949) d’Israël. Celle-ci vit le départ d’une partie importante de la population arabe palestinienne.

    Par SEPH (xxx.xxx.xxx.154) 29 septembre 15:18
    Les bombes israéliennes ont propagé le cancer à Gaza


    Le nombre de malades atteints du cancer a nettement augmenté à Gaza après que l’armée israélienne ait utilisé de l’uranium appauvri pendant son attaque contre l’enclave il y a deux ans, indiquent les sources médicales. Après l’attaque, le nombre de malades cancéreux augmenté d’environ 30% à Gaza.

    "Nous avons constaté une très nette augmentation du cancer du sang et d’autres types de maladies. Beaucoup de ces malades viennent des secteurs attaqués par les avions de combat israéliens avec des armes chimiques interdites," dit Mohammad Atteya, cancérologue à l’hôpital Shifa, l’établissement de soins le plus important de Gaza.

    Le massacre israélien a fait 1200 morts et des milliers de blessés, pour la majorité des civils. A l’époque, des médecins norvégiens venus aider leurs collègues palestiniens dans les hôpitaux de Gaza, avaient dit qu’ils avaient trouvé des traces d’uranium appauvri dans les corps de certaines des victimes.

    Les dégâts environnementaux et la pollution sont des sous-produits de l’attaque. Des mesures prises après la guerre ont montré que certaines zones de la Bande sont 1000 fois plus radioactives que les niveaux naturels, et les cas de cancer ont commencé à apparaître quotidiennement.

    "Le nombre de malades du cancer a augmenté de façon très importante. Israël a utilisé de l’uranium appauvri et du phosphore blanc contre la Bande, qui est devenu un terrain d’expérimentation pour toutes les armes interdites," dit Zekra Ajour, spécialiste en environnement.

    Le dénominateur commun des malades cancéreux est qu’ils vivaient dans les secteur les plus bombardés.

    La majorité des armes de pointe, aujourd’hui, contiennent de l’uranium appauvri et/ou autres métaux lourds. Les résidus de l’uranium appauvri peuvent être dispersés par le vent, infectant les habitants du voisinage immédiat et contaminant la chaîne sanguine.

    Selon les experts médicaux et environnementaux, la population et l’environnement de la Bande de Gaza souffriront longtemps des conséquences graves de l’utilisation par Israël d’armes interdites, pendant l’attaque de décembre 2008/janvier 2009.

    ASH/MB

    Source :

    http://www.alterinfo.net/Les-bombes-israeliennes-ont-propage-le-cancer-a-Gaza-video_a56160.html

    Press TV





  • SEPH SEPH 2 novembre 2012 10:46

    Pauvre clown



  • SEPH SEPH 1er novembre 2012 17:34

    @ ROBERT GIL

    D’accord sur le ras le bol de cette Europe qui saigne les peuples au profit des banques et autres lobbys..

    Impossible d’en changer, car son caractère libéral et capitaliste est inscrit dans le marbre. Tous les États doivent être d’accord pour changer les bases. C’est pas pour demain !!

    Une seule solution en sortir au plus vite et construire autre chose à la place, sur les bases d’une société plus juste et plus humaine.



  • SEPH SEPH 1er novembre 2012 11:33

    Les dirigeants des pays occidentaux ne sont que des larbins du système capitaliste qui par l’intermédiaire de ses lobbys finance leur campagne et ouvre l’accès à ses médias pour qu’ils soient élus.

    Les gens se laissent bernés par les belles promesses, la démagogie. Mais chaque fois, le choix est biaisé car ils n’ont le choix qu’entre des représentants du système sous des couleurs différentes. La véritable opposition au système qui n’a pas accès aux médias, est marginalisée.

    La démocratie est en réalité tout son contraire. Nous sommes pas a un paradoxe près, l’Union Européenne a son prix Nobel de la Paix, après avoir tués par des bombardements massifs plus de 100 000 civils libyens pour du pétrole. Quand au Président US Obama, lui aussi prix Nobel de la Paix, est lui aussi un assassin (1) : il désigne lui même les gens a assassiner avec ses drones.

    Bref, les dirigeants des pays occidentaux mènent une politique impérialiste pour que les banques et pour que les transnationales s’emparent des richesses de cette planète sans se soucier qu’ils sèment la famine, et la mort de gens innocents.

    ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

    (1) Un ex-président américain accuse Obama d’être un assassin :

    La rubrique écrite par Jimmy Carter, le 39ème président des Etats-Unis, et publiée lundi dans le New York Times, constitue une condamnation exceptionnelle du gouvernement Obama, de sa pratique de l’assassinat, de ses violations criminelles du droit international et de la constitution américaine.

    Dans sa rubrique intitulée « Un bilan cruel et inhabituel » Carter écrit : « Les révélations selon lesquelles des responsables de haut niveau ciblent des gens pour être assassinés à l’étranger, dont des citoyens américains, ne sont que la plus récente et inquiétante preuve de l’ampleur donnée à la violation des droits de l’Homme par notre pays. »

    Faisant allusion aux dispositions tristement fameuses de la Loi d’autorisation de la Défense nationale (National Defense Authorization Act, NDAA), promulguée le 31 décembre de l’année dernière par Obama, Carter écrit : « Une récente loi a rendu légal le droit du président de détenir indéfiniment une personne parce qu’elle est soupçonnée d’affiliation à des organisations terroristes ou à ‘des forces associées’, un vaste et vague pouvoir qui peut donner lieu à des abus sans contrôle significatif des tribunaux ou du Congrès.  » Il poursuit faisant référence à « des violations sans précédent de nos droits » au moyen d’écoutes téléphoniques et d’exploitation de données électroniques sans mandat.

    Elaborant sur les frappes de drones américains, l’ancien président ajoute, « En dépit d’une règle arbitraire que tout homme tué par des drones est déclaré être un ennemi terroriste, la mort de femmes et d’enfants innocents se trouvant à proximité est considérée comme inévitable… Nous ne savons pas combien de centaines de civils innocents ont été tués dans ces attaques, chacune d’entre elles approuvées par les plus hautes autorités à Washington. Ceci aurait été impensable dans le passé.  »

    La rubrique de Carter est apparue le jour même où l’ambassadeur du Pakistan auprès des Nations unies témoignait devant la Commission des Droits de l’homme de l’ONU, pour dénoncer les attaques de drones américains sur son pays et lors desquelles «  des centaines d’innocentes personnes, dont des femmes et des enfants ont été assassinées. » Il a dit que rien qu’en 2010, 957 Pakistanais avaient été tués.

    Carter continue en dénonçant le gouvernement pour la poursuite des activités du camp de détention de la Baie de Guantánamo à Cuba où, souligne-t-il, sur 169 prisonniers « la moitié ont été déclarés libérables, et pourtant ils ont peu de chance de jamais obtenir leur liberté, » et d’autres « n’ont aucune perspective d’être jamais ni inculpés ou jugés. »

    Dans les rares cas où des prisonniers ont comparu devant des cours martiales, remarque-t-il, les prévenus « ont été torturés plus de 100 fois par le « waterboarding » (simulation de noyade, n.d.t) ou ont été intimidés à l’aide d’armes semi-automatiques, de perceuses électriques ou on les a menacés d’abus sexuels à l’encontre de leurs mères.  » Il poursuit : « Chose étonnante, ces faits ne peuvent pas servir pour la défense de l’accusé parce que le gouvernement prétend qu’ils se sont produits sous le couvert de la ‘sécurité nationale’. »

    Mises à part les objections morales, et il n’y a aucune raison de douter qu’elles jouent un rôle important dans le cas de Carter, l’ancien président exprime de profondes inquiétudes comme quoi la criminalité flagrante des actions menées par le gouvernement américain mine la politique étrangère américaine. Non seulement ses méthodes attisent l’hostilité populaire dans le monde entier, elles privent encore Washington de la capacité de draper sa politique du prétexte des droits de l’Homme et de la défense de la démocratie, une méthode employée de manière significative par l’impérialisme américain depuis son avènement à la fin du 19ème siècle.

    Carter, lui-même, avait joué de manière évidente la carte des « droits humains » durant son mandat présidentiel, alors même que son gouvernement tentait de soutenir le régime de torture du Shah en Iran, avait initié l’insurrection islamiste en Afghanistan appuyée par la CIA et affirmé le droit – dans la doctrine Carter – de l’Amérique d’utiliser la force militaire pour asseoir sa domination sur les réserves pétrolières dans le Golfe Persique.

    On avait fait entrer Carter, ancien officier supérieur de la marine et spécialiste des sous-marins, à la Maison Blanche en 1977 pour restaurer la crédibilité et la renommée de la présidence américaine suite à la débâcle subie par l’impérialisme américain au Vietnam et à la criminalité révélée par le scandale du Watergate.

    Et pourtant, près de quatre décennies plus tard, les méthodes extraconstitutionnelles et la criminalité à la Maison Blanche dépassent de loin tout ce qui avait été fait sous Richard Nixon.

    Il n’y a aucun doute que Carter a soigneusement pesé chaque mot de sa rubrique en évitant toute exagération. En effet, le nom d’Obama n’apparaît pas. Avec les premiers mots de l’article, il a toutefois inséré un lien vers un article assez long paru le 1er juin dans le New York Times et qui documente comment Obama a personnellement dirigé la préparation de la « liste des personnes à tuer, » choisissant des victimes et apposant sa signature sur les frappes des drones alors qu’il est sûr que d’innocents civils seront tués.

    Dans ce contexte, le recours de Carter au mot « assassinat » pour décrire les attaques de drones a une signification évidente. Le président des Etats-Unis, dit cet ancien président, est coupable de crimes de guerre et de meurtres.

    A l’âge de 88 ans, Carter est un observateur impartial, plus préoccupé par son héritage que par un quelconque gain politique. Son témoignage est d’autant plus exceptionnel qu’il a occupé la même fonction qu’Obama, qu’il est du même parti et qu’il avait soutenu l’élection d’Obama.

    Qu’est-ce qui l’a poussé à un peu plus de quatre mois des élections présidentielles, de lancer de telles accusations contre le candidat de son parti et le président en exercice ? Il doit croire que le système politique en Amérique est tombé tellement bas dans la criminalité et que la menace d’un Etat policier est tellement grande qu’il est essentiel pour lui de faire entendre sa voix.

    Carter déclare que ces activités criminelles ont été commises avec le soutien « bipartite du pouvoir exécutif et législatif » et pratiquement « de façon unanime ». En effet, comme pour faire valoir son argument, ses propres commentaires dans la rubrique – qui ont une signification politique explosive – ont largement été ignorés par les médias de masse.

    Douze ans après le vol des élections présidentielles en 2000, la principale leçon de cet épisode crucial de la vie politique américaine est démontrée de plus en plus fortement : il n’existe au sein de l’establishment patronal et politique américain aucune base pour la défense des droits démocratiques et des méthodes constitutionnelles.

    Le gouffre sans précédent entre l’oligarchie financière dirigeante et les masses de travailleurs – qui s’est accru de manière continue durant cette période – est totalement incompatible avec de tels droits et de telles méthodes.

    Les mots de Carter sont un avertissement. La menace d’un Etat policier américain et le recours aux méthodes meurtrières utilisées à l’étranger par l’impérialisme américain contre la classe ouvrière aux Etats-Unis mêmes, est réelle et grandissante. La classe ouvrière doit se préparer en conséquence en mobilisant son pouvoir politique indépendant contre le système de profit capitaliste duquel ces menaces découlent.

    Bill Van Auken

    Source : http://www.legrandsoir.info/un-ex-p... ;

    http://www.wsws.org/fr/articles/2012/jui2012/cart-j28.shtml


    (Article original paru le 27 juin 2012)



  • SEPH SEPH 31 octobre 2012 14:01

    Quel est le triste clown qui censure ????

    Agoravox est-il encore un espace de liberté  ???

    Répéter des mensonges n’ont jamais fait une vérité Monsieur le petit philosophe

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