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  • Premier article le 24/05/2010
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  • SEPH SEPH 23 novembre 2012 17:28

    Le fragile accord, cependant, ne signifie pas qu’Israël se satisfasse totalement de l’énorme nombre de civils palestiniens tués par la barbarie sioniste.

    Pendant la dernière agression, la « seule démocratie du Moyen-Orient » a assassiné 33 enfants, 14 femmes et plus de 60 autres civils innocents [près de 170 personnes assassinés]. De plus, 1300 autres personnes innocentes, dont plus de 400 enfants, ont subi des blessures ou des brulures qui mettent leur vie en danger.

    Des porte-parole israéliens sont apparus sur les écrans TV pour affirmer sans vergogne que leur l’armée de barbares ne cible pas délibérément les civils innocents. Mais c’est un mensonge sioniste obscène.

    Israël a toujours été un crime contre l’humanité, depuis le 1er jour de son existence. Il manque manifestement des références morales admissibles d’un Etat normal, avec un semblant de moralité de la part de son gouvernement, sans parler de son armée.
     Les hommes politiques israéliens et les commandants militaires, du plus bas de la hiérarchie jusqu’au président, sont des criminels de guerre certifiés qui ont des tonnes de sang innocent sur les mains.

    La plupart des Israéliens n’élisent comme dirigeants politiques que d’irréductibles criminels et assassins. Être un meurtrier de masse des Arabes et un auteur de massacres est en effet la qualification principale et la plus importante pour être digne de diriger Israël.

    Malheureusement, ces atrocités ne provoquent aucun froncement de sourcils à Washington, Paris, Londres , et elles génèrent au contraire de l’admiration pour les bouchers de notre époque. En effet, l’hôpital ne peut pas se moquer de la charité. Les dirigeants états-uniens sont eux-mêmes trop criminels et ont une trop longue histoire de massacres génocidaires de masse pour s’opposer au terrorisme juif. Les États-uniens n’ont-ils pas exterminé de 10 à 15 millions d’indigènes et appelé le génocide « notre destin manifeste » ?

    Et il est intéressant de constater que cela s’applique également aux Français, aux Britanniques,.....

    Un autre aspect du discours occidental indécent vis-à-vis du dernier conflit est l’affirmation mensongère que ce sont les provocations du Hamas qui ont poussé Israël à massacrer des civils palestiniens. Eh bien, les médias occidentaux ont-ils si facilement oublié qu’Israël lui-même est une plante exotique étrangère au Moyen-Orient ?

    Après tout, c’était les Juifs envahisseurs, soutenus par les pays occidentaux qui sont venus d’Europe de l’Est faire main basse sur la Palestine, terroriser et massacrer ses habitants, détruire leurs maisons, les expulser aux quatre vents. Pourtant, ces Sionistes ont maintenant l’audace et le culot éhonté d’accuser leurs victimes de la terreur et de la violence.


    En résumé, notons qu’il y a cinq ou six tués d’un côté tandis que les morts et les blessés sont plus de mille de l’autre, nous ne parlons plus d’une guerre, mais d’un massacre.




  • SEPH SEPH 22 novembre 2012 12:12
    Gaza brûle : voici l’incendiaire

    D’un côté les États-Unis jouent au modérateur lorsqu’Israël attaque Gaza. De l’autre, ils lui fournissent les armes et la formation qui lui permettent ce type d’attaque. Le calendrier de Tel-Aviv est calé sur celui de Washington. Manlio Dinucci rappelle que la dernière attaque contre Gaza a débuté lorsque se finissaient les manœuvres militaires conjointes USA-Israël.

    par Manlio Dinucci :

    "Jamal, un commerçant de Gaza, était sorti dimanche matin quand un puissant missile israélien à guidage de précision est tombé sur sa maison, exterminant sa famille : neuf personnes dont quatre enfants de 2 à 6 ans. Trois générations balayées en un instant.

    Plus de 5 000 Palestiniens ont été tués en dix ans par les Israéliens à Gaza, dont 1 200 rien qu’en 2009, plus 2 000 autres en Cisjordanie. Des 70 000 personnes enlevées, plus de 6 000, parmi lesquels 400 enfants, sont encore emprisonnées. Un prix très élevé, quand on sait que la population des Territoires palestiniens occupés est de 5,5 millions.

    Mais on ne meurt pas que par les attaques militaires dans le ghetto de Gaza et dans celui de Cisjordanie, encerclé par le Mur de 750 kms. On meurt chaque jour de pauvreté, de manque de nourriture, eau potable et médicaments. L’alternative est disparaître ou résister.

    Les Palestiniens résistent, en revendiquant le droit à un État libre et souverain qui, selon la décision des Nations Unies, aurait dû naître il y a 64 ans à côté de l’État israélien.

    En termes militaires, cependant, l’armement palestinien équivaut à celui de quelqu’un qui, centré par un tireur dans le viseur télescopique d’un fusil de précision, essaie de se défendre en lui lançant la fusée d’un feu d’artifice.

    Dans la foulée de Washington, l’UE condamne par contre « le tir de roquettes par le Hamas et d’autres factions, qui ont lancé cette crise ». Et le ministre des Affaires étrangères italien, Giulio Terzi di Sant’Agata, prenant les roquettes pour des missiles, souligne que ce sont « les tirs de missiles qui sont à l’origine de la crise » et que « la limitation de la force de la part d’Israël doit reposer sur la certitude absolue que les tirs de missiles ne se répètent pas ». Version qui serait grotesque si elle n’était tragique.

    La nouvelle crise, volontairement amorcée par Tel Aviv avec l’assassinat à Gaza du commandant militaire du Hamas, entre dans la stratégie de l’axe Otan-Israël. Pendant que les gouvernants étasuniens et européens jouent sur la scène internationale le rôle des modérés qui cherchent une solution pacifique au conflit, l’Otan soutient de plus en plus les forces militaires israéliennes.

    Ce n’est pas par hasard que l’attaque contre Gaza a commencé le 14 novembre, le jour même où se terminait en Israël la grande manœuvre conjointe Austere Challenge 2012, avec la participation de 3 500 spécialistes étasuniens de la guerre.

    En même temps dans le ciel de Sardaigne se sont intensifiées, selon divers témoignages, les manœuvres auxquelles participent les chasseurs bombardiers israéliens qui utilisent la base de Decimomannu. En Sardaigne, explique un pilote, nous disposons d’une aire plus grande qu’Israël tout entier. Et bientôt l’aéronautique israélienne disposera de 30 vélivoles M-346 d’entraînement avancé, fournis par Alenia Aermacchi. Ainsi les incursions sur Gaza seront plus meurtrières encore. Tout ceci entre dans la potentialisation de la machine guerrière de l’Otan dans la zone méditerranéenne.

    Depuis les États-Unis sont en train d’arriver d’autres unités navales et aériennes pour les forces spéciales, qui opèreront depuis des bases situées sur la rive nord (surtout Sigonella) comme sur celle du sud (en Libye et autres pays). Tandis que le Pentagone annonce qu’il faut 75 000 hommes à envoyer en Syrie, formellement pour s’emparer des armes chimiques avant qu’elles ne tombent dans les mains du Hezbollah.

    L’incendie de Gaza s’élargit, poussé par le même Vent de l’Ouest."

    Traduction
    Marie-Ange Patrizio

    Source
    Il Manifesto (Italie)




  • SEPH SEPH 20 novembre 2012 10:21
    Israël est un État terroriste, l’accusation suivante de grandes personnalités en témoigne : "Nous accusons ! La sourde oreille des grands médias sur la situation et la gravité des atrocités commises par Israël à Gaza.

    Tandis que les nations d’Europe et d’Amérique du Nord commémoraient, le 11 novembre, les pertes militaires de guerres passées et présentes, Israël ciblait des civils. Le 12 novembre, à l’orée d’une nouvelle semaine, les lecteurs étaient inondés, pendant leur petit-déjeuner, de comptes rendus déchirants relatant les pertes humaines militaires passées et actuelles.

    Cependant, on semblait taire le fait essentiel selon lequel les pertes humaines les plus importantes lors des conflits armés contemporains touchent les populations civiles. Le matin du 12 novembre était également marqué par une absence criante d’information relatant les attaques militaires sur Gaza qui se sont poursuivies pendant tout le week-end. Une recherche superficielle confirme cette omission sur le réseau de télévision canadien Canadian Broadcasting Corporation (CBC) et les journaux canadiens dont le Globe and Mail, la Gazette de Montréal et le Toronto Star. De même en ce qui concerne le New York Times et la BBC.

    Selon le rapport du Centre palestinien pour les droits de l’homme daté du 11 novembre, cinq civils palestiniens, dont trois enfants, avaient été tués dans la Bande de Gaza dans les 72 heures précédentes, en plus de deux membres de la sécurité palestinienne. Quatre de ces décès étaient dus à des tirs d’obus de Tsahal sur des enfants jouant au football. De plus, 52 civils ont été blessés, dont six femmes et 12 enfants. (Depuis que nous avons commencé à rédiger ce texte, le nombre de victimes palestiniennes a d’ailleurs augmenté et continue de croître.)

    Les articles qui rapportent les meurtres commis se concentrent en grande majorité sur l’élimination des membres de la sécurité palestinienne. Par exemple, un article de l’Associated Press (AP) publié par la CBC le 13 novembre, intitulé Israel mulls resuming targeted killings of Gaza militants (« Israël réfléchit à la reprise des éliminations ciblées de militants de Gaza ») ne fait aucune mention des morts et des blessés parmi la population civile. Il caractérise les meurtres « d’assassinats ciblés ».

    Le fait que les pertes humaines soient dans une large mesure des victimes civiles, indique qu’Israël n’est pas tant engagée dans des meurtres « ciblés » que dans des assassinats « aveugles », commettant ainsi à nouveau le crime de punition collective. Un autre article de l’AP paru au bulletin d’informations de la CBC le 12 novembre et intitulé Gaza rocket fire raises pressure on Israel government (« Des tirs de roquettes mettent la pression sur le gouvernement israélien ») est accompagné de la photo d’une femme israélienne regardant un trou dans le plafond de son salon. Et là encore, aucune image, ni aucune mention des nombreuses victimes et des cadavres à Gaza.

    Dans le même ordre d’idées, la BBC titrait, le 12 novembre, Israel hit by fresh volley of rockets from Gaza (« Israël frappée par une nouvelle pluie de roquettes tirées depuis Gaza »). La même tendance se retrouve dans les grands journaux européens.

    La couverture des premiers moments de la présente exacerbation insiste principalement sur les roquettes tirées depuis Gaza, dont aucune n’a causé de blessés ni de morts. Ce qu’on ignore sciemment, ce sont les bombardements touchant la bande de Gaza qui, eux, ont causé de nombreuses victimes, dont des morts et plusieurs blessés graves.

    Nul besoin d’être un expert en science des médias pour comprendre qu’on a affaire au mieux à des reportages bâclés et biaisés, et au pire à une désinformation pure et simple, basée sur une mauvaise foi délibérée et qui vise à déformer les faits pour tromper les lecteurs.

    De plus, les articles mentionnant les victimes palestiniennes à Gaza rapportent systématiquement que les opérations militaires israéliennes était en représailles à des tirs de roquettes et à deux soldats blessés.

    Cependant, si l’on examine la chronologie des événements, la flambée de violence actuelle a débuté le 5 novembre dernier quand un innocent âgé de 20 ans et souffrant apparemment de troubles mentaux, Ahmad al-Nabaheen, a été tué alors qu’il déambulait près de la frontière. Les médecins ont dû patienter pendant six heures avant d’être autorisés à le secourir, et ils pensent que son décès est très certainement dû à cette attente.

    Puis, le 8 novembre, un garçon âgé de 13 ans qui jouait au football devant sa maison a été tué par les Forces d’occupation israéliennes qui avaient fait une incursion dans le territoire de la Bande de Gaza avec des chars d’assaut et des hélicoptères. Le fait que quatre soldats israéliens aient été blessés à la frontière le 10 novembre faisait donc partie d’une série d’événements incluant la mort de civils de Gaza, et n’en constituait en aucun cas l’élément déclencheur.

    Nous, les signataires de ce texte, sommes récemment rentrés d’un séjour dans la Bande de Gaza. Certains d’entre nous sommes en contact direct avec des palestiniens vivant à Gaza à travers les réseaux sociaux. Pendant deux nuits d’affilée, le 10 et le 11 novembre, les palestiniens de Gaza ont été privés de sommeil à cause du survol incessant de drones et d’avions F16 et de bombardements aveugles de leur territoire densément peuplé. L’objectif de ces opérations semble clair  : il est de terroriser la population, objectif atteint d’ailleurs, comme nous pouvons l’affirmer grâce aux témoignages de nos contacts sur place. S’il n’y avait pas eu de messages affichés sur Facebook, nous n’aurions pas conscience de l’envergure des bombardements et du degré de terreur ressenti par les civils palestiniens ordinaires de Gaza.

    Ceci contraste vivement avec ce que le monde sait du choc ressenti par les citoyens israéliens victimes des tirs de roquettes.

    Selon un rapport non officiel envoyé le 11 novembre par un médecin canadien qui se trouvait à Gaza et qui a apporté son aide au service d’urgences de l’hôpital de Shifa durant le week-end, «  les blessés étaient tous des civils présentant de multiples blessures de perforation provenant d’éclats d’obus : lésions cérébrales, blessures au cou, hemo-pneumothorax, tamponnade péricardiale, rupture de la rate, perforations intestinales, membres déchiquetés, amputations traumatiques. Tout ceci sans aucun écran de contrôle, avec peu de stéthoscopes, une seule machine à ultrasons…

    Plusieurs victimes souffrant de blessures graves mais n’engageant pas leur pronostic vital ont été renvoyées chez elles avant d’être examinées de nouveau le lendemain matin à cause du nombre considérable de blessures graves à traiter. La profondeur des blessures dues aux éclats d’obus donnait froid dans le dos. De petites blessures au demeurant, mais avec des dégâts internes massifs… Et tout cela avec très peu de morphine disponible pour atténuer la douleur. »

    Apparemment, ce genre de scènes n’est pas digne d’être rapporté par le New York Times, la CBC ou la BBC.

    Les préjugés et la malhonnêteté qui caractérisent la couverture de l’oppression palestinienne par les médias occidentaux ne sont pas nouveaux  ; ceci a été amplement documenté. Pourtant, Israël continue à commettre des crimes contre l’humanité avec l’assentiment total et le soutien moral, financier et militaire de nos gouvernements, que ce soit les Etats-Unis, le Canada ou l’Union Européenne. Benyamin Netanyahu est en ce moment même en train de recueillir le soutien diplomatique des pays occidentaux en vue d’attaques à venir sur Gaza, ce qui nous fait craindre qu’une nouvelle opération du même type que « Plomb durci » se profile à l’horizon.

    En fait, les événements les plus récents confirment qu’une telle escalade est déjà en état de marche, tel que le montre le décompte des morts aujourd’hui. L’absence d’indignation populaire massive face à ces crimes est une conséquence directe de la dissimulation systématique des faits et de la manière distordue dont ces crimes sont rapportés.

    Nous souhaitons exprimer notre indignation concernant la couverture médiatique scandaleuse de ces événements dans les grands médias. Nous appelons les journalistes du monde entier travaillant pour des antennes de ces grands médias à refuser d’être instrumentalisés à travers cette politique systématique de manipulation. Nous appelons également les citoyens à s’informer en consultant les médias indépendants et à laisser leur conscience s’exprimer ouvertement de la manière qu’ils jugent la plus efficace et appropriée."

    Hagit Borer, Grande Bretagne
    Antoine Bustros, Canada
    Noam Chomsky, USA
    David Heap, Canada
    Stephanie Kelly, Canada
    Máire Noonan, Canada
    Philippe Prévost, France
    Verena Stresing, France
    Laurie Tuller, France

    http://mondoweiss.net/2012/11/nous-accusons-mainstream-media...



  • SEPH SEPH 19 novembre 2012 19:09

    @ Aristoto

    Que de vulgarités et d’ignorance.

    De plus, Infosyrie est un site indépendant et anti-êxtrème droite.

    Par ailleurs, Hollande, complètement acquis, comme nombre de ses amis socialistes et de ses rivaux UMP, à la vision atlantiste du et libérale du Monde, dont l’européisme politique n’est qu’un avatar.
    Hollande complètement soumis aussi aux divers lobbies sionistes, tout en géopolitique, et singulièrement au Proche-Orient, étant vu par nos « élites » à travers le prisme de intérêts et des analyses des dirigeants de Tel-Aviv. Complètement vendus aussi – le terme parait fort, mais qu’on nous en trouve un autre – aux pétro-potentats du Golfe, et au premier d’entre eux, l’émir du Qatar à qui une équipe gouvernementale en perdition a déjà cédé le renflouement de la petite couronne parisienne, en attendant de vendre.

    Tout ceci est assez lamentable pour un grand pays qui fut jadis dirigé par Charles de Gaulle, et qui l’est plus ou moins à présent par BHL, mais ce n’est ni nouveau ni étonnant.

    Ni, peut-être si grave, pour la Syrie : Hollande n’a pas encore commencé à clouer les caisses d’armes à destination des fanatiques, ; et il n’est pas sûr – litote – que sa jactance belliciste soit rapidement suivie d’effets.

    On en serait presque réduit à s’en réjouir : la France pèse peu, militairement et diplomatiquement, et mieux vaut pour Bachar al-Assad compter sur l’appui de la Russie et de la Chine (et d’autres) et endurer l’hostilité impuissante d’un président français en état de disgrâce. D’ailleurs, et au fond, François Hollande parle un peu de la Syrie comme il parle du mariage homosexuel, pour faire oublier (enfin tenter) sa rapide faillite politique.

    Attention Hollande, images dures !

    Et voici, en utile complément de ce qui précède, une nouvelle illustration de ce qui attend beaucoup de Syriens en cas de victoire (heureusement de plus en plus improbable) des fous furieux que vient à nouveau d’encourager l’Élysée. De valeureux combattants de la liberté appartenant à la brigade salafiste al-Tawhid, très active à Alep notamment, a récemment exécuté un Palestinien de Syrie appartenant à l’OLP en lui coupant la tête au couteau, avant de la brandir fièrement à grands cris d’ »Allah Akbar ! » et en avertissant que pareille décapitation « sera le sort réservé pour tout traitre » à leur révolution mortifère et obscurantiste.  : voir vidéo suivante :

    http://www.dailymotion.com/video/xv2jkc_yyyy-yyyy-yyyyyy-yyyyy-yyyy-yy-yyyy-yyyy-yyyyyyyyyyy-yyyyyyyyy-18_news#from=embediframe

     

    Vous en pensez quoi, M. le Président et monsieur Aristoto  ? Rien sans doute, car votre formatage ne vous permet pas d’intégrer pareille réalité.



  • SEPH SEPH 19 novembre 2012 13:03
    la nouvelle coalition de l’opposition Syrienne vole déjà en éclat :
    la rébellion islamiste déclare la guerre à la coalition de Doha



    Avant même leur tout dernier manifeste, les insurgés radicaux faisaient déjà entendre leur différence au sein de l’opposition. Et à présent l’ASL, si elle existe encore un peu, à un nouvel ennemi à affronter, après l’armée syrienne et les Kurdes…

     

    À peine reconnue par ses sponsors golfistes et français, la Coalition dite nationale de l’opposition, qui regroupe essentiellement la vieille équipe du CNS associée à deux ou trois têtes nouvelles, voit s’ouvrir devant elle un nouveau front politico-militaire, en plus du gouvernement et de l’armée syriens : dans une déclaration vidéo diffusée ce lundi 19 novembre, pas moins de 14 groupes d’inspiration islamiste radicale, animant des bandes armées sur le terrain, annoncent leur rejet du programme et des hommes de l »opposition encadrée par le Golfe et l’0Occident. Parmi ces organisations, représentées sur la vidéo par une trentaine d’hommes en treillis alignés devant le drapeau noir du djihadisme international à la al-Qaïda, figurent les désormais fameux Front al-Nosra, poseur de voitures piégées, et brigade al-Tawhid, en pointe dans les combats, notamment à Damas et Alep.

    Le coran salafiste comme seule et unique projet constitutionnel

    Et voici la déclaration – de guerre à la Coalition, au CNS et sans doute à l’ASL « officielle » – lue par un militant barbu :

    « Nous, les factions combattantes sur le terrain de la ville d’Alep et de sa province, annonçons notre rejet du complot que représente ce qu’on appelle la Coalition nationale et nous sommes mis d’accord à l’unanimité sur l’instauration d’un État islamique juste« . En conséquence, ce front du refus rejette « tous les plans extérieurs, que ce soient les coalitions ou les conseils (référence au CNS) qui nous sont imposés d’où qu’ils viennent« . Et le « speaker » de brandir le Coran, en le présentant comme la seule constitution valable pour la Syrie.

    Le cri de « Allah akbar ! » conclut cette « conférence de presse » qui officialise tout ce que nous disions – et que certains médias « pros » suggéraient plus timidement :

    -1 : la Coalition aujourd’hui, comme le CNS hier, est une structure sans influence réelle en Syrie, et sans autorité sur les bandes armées.

    -2 : c’est le radicalisme islamiste qui donne le « la » politique et activiste sur le terrain : même minoritaires numériquement – ce qui reste à démontrer – ces groupes, salafistes, djihadistes ont l’ascendant sur les groupes plus modérés, ces derniers n’obéissant pas d’ailleurs à l’état-major de l’ASL. Dans un contexte de lutte sanglante, ce sont naturellement les plus radicaux qui s’imposent sur les modérés, si tant est que ces derniers le soient. Et cet ascendant ne peut qu’être conforté par cet apparent processus de regroupement des tendances et bandes les plus dures. Les intervenants de la vidéo parlent pour la région d’Alep,, et donc d’Idleb, mais cette zone (frontière) est le principal bastion de l’insurrection.

    Certes, les politiciens de la Coalition et du CNS se trouvent « recentrés » de fait par l’affirmation de cette « sécession » islamiste », et peuvent se poser en barrage contre l’extrémisme. Sauf que c’est sur le terrain militaire que tout se passe, et là le binôme CNS/Coalition est sans troupes, et donc sans moyens d’action. Pour faire court, il se confirme qu’entre le gouvernement et les radicaux islamistes, il n’y a presque rien en Syrie. Et que vu son rayonnement politique, le futur ambassadeur de la coalition à Paris devrait pouvoir se contenter d’un modeste studio meublé en guise d’ambassade…

     

    Le dialogue passe par Téhéran et non Doha

    Voilà qui promet de graves complications (supplémentaires) aux pétro-monarques, à Erdogan et aux Occidentaux, Hollande/Fabius en tête. Ces deux derniers, en pleine surenchère atlantiste, s’agitent pour armer la rébellion, et convaincre leurs partenaires européens de les suivre sur ce terrain. Vu ce qui est en train de se passer, vu les réticences déjà connues des Américains à cet égard, c’est mal parti, les missiles sol-air made in France ayant toutes les chances de tomber entre des mains « barbues ». Quant au gouvernement turc, il risque d’avoir à gérer à sa porte, en plus des incidents de frontière, la constitution – si l’armée syrienne n’y met bon ordre – non pas d’une « zone libérée ASL » mais d’un califat islamiste, à côté d’un front kurde, bref un petit Viet-nam à domicile. Quant au Qatar, déjà « gêné » par le événements de Gaza, il ne saura bientôt plus à qui distribuer ses dollars, les groupes djihadistes n’ayant guère de sympathie contre les monarchies « américano-wahhabites ».

    Bref les semeurs et subventionneurs de chaos en Syrie sont de plus en plus confrontés au monstre radical qu’ils ont, même sans l’avoir toujours voulu, couvé. Tout parti pris politique mis à part, l’opposition (radicale) syrienne est vraiment mal partie, et ni François Hollande ni l’AFP ne peuvent rien pour elle. Et, ce qui est quand même plus grave, la Syrie, au moins sa région nord, est confrontée à une menace radicale. Chaque jour, l’armée arabe syrienne s’emploie à la conjurer. Tandis qu’à Téhéran, les opposants de bonne volonté, au nombre de 200 délégués et réunis dans une conférence de « Dialogue national« , viennent de se prononcer en faveur d’une solution politique à la crise, dans le refus de la violence intérieure et de l’ingérence extérieure. S’il y a à un petit vent d’espoir et d’avenir, c’est de Téhéran qu’il souffle, et non de Doha ou de Paris.

    Un tournant, des tournants dans cette longue crise ? Nous le croyons : au soleil de Syrie, les fictions politico-médiatiques finissent par fondre.

    Par Louis Denghien, le 19 novembre 2012 

    Source : http://www.infosyrie.fr/actualite/la-rebellion-islamiste-declare-la-guerre-a-la-coalition-de-doha/

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