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Sinbuck

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  • Premier article le 04/10/2008
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Derniers commentaires



  • Sinbuck Sinbuck 31 mai 2018 10:57

    En fait, on peut classer le yoga en :

    Hatha yoga (physique)
    Laya yoga (émotionnel)
    Raja yoga (mental)

    Pour avoir une idée « authentique » du Raja yoga voir : Les sutras de Patanjali (ici par exemple)

    Sommes-nous libres ou automates du destin ?
    J’aime bien la position d’Antoine Fabbre d’Olivet (vers 1800) qui considérait 3 forces en présence : la destinée, la volonté, la providence pour chaque chemin de vie dans des proportions différentiées. 


  • Sinbuck Sinbuck 30 mai 2018 22:59

    @Armelle
    Non je dis que les résultats PISA sont très moyens !

    Tout à fait d’accord avec la nécessité de différentier « ingurgiter » et « se développer » ; Même si, possédant quelques racines gasconnes, j’apprécie un bon foie gras l’automne auprès du feu. L’éducation devrait contribuer à former la personne dans son ensemble (holistique ou systémique ?). Mais c’est difficile car les programmes évoluent mais trop lentement malheureusement. 
    En effet, « réussir sa vie » et « réussir dans la vie » sont deux états de faits très différents et je constate également que le diplôme n’a rien à voir dans le fait de vivre l’un ou l’autre. 

    Notre limite en occident vient des approches par dichotomie excessive pulsée par un mental survitaminé à la compétition intellectuelle sans prendre le temps d’en considérer le sens.

    Éduquer la personne dans son ensemble c’est à dire d’un point de vue holistique (je préfère à systémique car il y a un côté humain) ou systémique possédant un sens mécaniste et aristotélicien. On néglige toujours dans nos systèmes de pensées l’origine des mots et l’évolution que poursuit chacun au grès des combinaisons.
    Nous sommes tout un chacun un « mot » dans un flot de phrases décrivant le roman de l’Humanité. Cette phrase devrait te plaire rosemar même si j’ai une formation scientifique non ? L’éducation française néglige la vision globale aux lourdes insistances d’un pointillisme acquis et rabâché. Alors que des erreurs majeures persistent dans les programmes scolaires. 

    La surveillance des profs par les inspecteurs est une tyrannie comme tout autre gestion du personnel dans une entreprise : La hiérarchie opprime son subalterne en général car la nature humaine prend conscience de ses erreurs au fur et à mesure. A l’EN, le professeur opprime son élève c’est pareil et Freud ou Lacan se régalent dans cette association d’idées par descendance. Mais l’élève « prend conscience de ses erreurs au fur et à mesure ».
    C’est justement l’erreur que commet l’EN en structurant le grade des diplômes sur la sélection et donc sur les erreurs plus ou moins commises par les candidats qui présentent les concours ou par les élèves qui passent une interrogation. Ensuite, ayant l’ENA et étant formaté je peux agir en toute liberté dans les fonctions octroyés et libérés par mes pairs également formatés avant moi. L’ironie et l’humour ne font pas de mal de temps en temps. Mais le PROBLÈME est là : au lieu d’évaluer les élèves sur les erreurs, il faut trouver une approche qui stimule le meilleur en chacun et considère que TOUTES production (interro, évaluation, projet, recherche...) est bonne. Ensuite il faut nuancer et animer la stimulation de l’apprentissage mais c’est justement le travail des profs.

    Mais que doit-on faire ? Pourquoi n’existe-t-il pas de cours de psychologie au collège et au lycée ? Est-ce trop intellectuel comme notion à aborder pour des adolescents qui subissent plus ou moins bien une transformation endocrine, physique et émotionnelle en continue de 5 à 25 ans ? Les émotions, doit-on les aborder uniquement dans des textes écris à l’époque de Molière dans certains milieux sociaux en occident ? Non ! Progressivement, du collège au lycée des cours peuvent être structurés sur les bases de la physiologie à la psychologie pour aborder en classe de seconde au lycée des notions sur les glandes endocrines, le système nerveux, le cerveau, le sommeil, les rêves, l’inconscient individuel de Freud et collectif de Jung comme des approches symboliques des médecines de Paracelse, de la Chine ou des Védas. Voilà une ouverture d’esprit et une culture qui se veut ouverte vers le monde et surtout vers le développement de l’enfant qu’il peut utiliser pour mieux se connaître déjà c’est pas si mal. 

    La joie également car Armelle, tu n’as pas ressenti de bonnes ondes en expérimentant le travail de prof, mais moi j’y crois au métier. D’abord dans le public (9 ans) puis dans le privé.

     
     


  • Sinbuck Sinbuck 30 mai 2018 16:50

    Il faut relativiser la souffrance des profs par rapport à d’autres métiers et distinguer la souffrance physique (marin, maçon...) de la souffrance psychologique qui existe réellement.

    Profs depuis 20 ans, je n’ai jamais eu de problème ni d’angoisse nocturne (c’est un travail tranquille) par contre depuis que j’ai pris des responsabilités d’adjoint c’est la gestion des profs qui parfois, m’empêche de dormir. Pas suffisamment de remise en question, innovation pédagogique limitée, isolement dans sa classe, manque d’interdisciplinarité, de pédagogie par projet, de différentiation pédagogique et une focalisation trop insistante sur les programmes au détriment du facteur humain et des élèves qui décrochent. De nombreux élèves sont écrasés par le système scolaire et les résultats PISA sont très moyens.

    Ce qui est caractéristique dans le billet de Rosemar, c’est la description auto-centrée de toutes situations vécues. Voilà le problème et la fatigue/tension psychologique qui en résulte. Il faut apprendre à lâcher-prise. Dans cette profession aussi, il est pratiquement impossible de parler librement car la corporation ne supporte pas la critique ni une remise en question et elle semble persuadée de tout connaître (devant des élèves, c’est une mauvaise habitude...). Combien d’élèves souffrent-ils de leur situation scolaire ? Les professeurs sont-ils conscients des problèmes résultants d’une pédagogie inappropriée et martelée sur des élèves ? Les enseignants sont-ils capables de se remettre en question ?

    Enfin je crois que la fatigue psychologique est réellement un problème pour certains qu’il ne faut pas mépriser. Que les conditions dans certains établissements sont vraiment compliquées et que le prof est en « représentation » toute la journée d’où émergent les difficultés et les souffrances.

    Le système scolaire est mauvais, mais il essaye de se remettre en question : la réforme du collège est très positive (interdisciplinarité, pédagogie par projet...) dans sa philosophie mais elle n’est pas réellement mise en place, certains enseignants préfèrent ignorer les nouveautés en restant figés dans les anciennes méthodes, c’est décevant et ce sont les élèves qui en souffrent.

    La réforme du lycée est également positive car elle valide un décloisonnement des disciplines ce qui est très important dans les apprentissages. A voir ce que cela va donner.

    Il faut admettre que les profs dans les lycées professionnels (ou technologiques) sont bien plus efficaces et innovants qu’au collège ou au lycée général.



  • Sinbuck Sinbuck 11 avril 2018 22:48

    @Laurent 115
    Justement je suis un acteur de terrain (prof à temps plein). Et le débat est nécessaire. L’état de délabrement du système éducatif en France s’explique par :

    • Le décalage inconciliable entre le « conseil des programmes » et leurs applications (les profs) de la maternelle jusqu’au bac. La solution s’inscrit dans la nécessité de constituer les programmes au sein des conseils pédagogiques dans chaque établissement. Sur des cadres pré-définis (avec la hiérarchie administrative, le milieu professionnel, les programmes de fac...), les profs doivent élaborer eux mêmes les contenus d’enseignement et leurs applications en adéquation avec les disciplines connexes pour chaque niveau concerné.

    • Le développement des technologies numériques (nouvelle norme de communication dans un monde multipolaire) et l’incapacité du système éducatif à s’adapter ou à gérer les échecs scolaires, les aberrations fonctionnelles... Comme je l’ai déjà dit (en réponse au dessus pour lcm1789), la créativité, le travail en équipe, la pédagogie par projet, l’évaluation en CCF, les oraux, la rigueur du raisonnement, l’adaptabilité et autres compétences représentent le contenu ESSENTIEL de la réforme du lycée général. Tout cela est nécessaire pour bousculer l’inertie des méthodes pédagogiques résultant du cloisonnement des filières L, (ES) et S depuis 200 ans. Disons, sans te contrarier, que la reformulation des disciplines et la redéfinition du socle de culture commune permettent d’ouvrir les nouveaux lycéens à l’interdisciplinarité. Et c’est une bonne chose.

    • Les déviances analytiques de l’enseignement des mathématiques depuis 40 ans émergent des années 80 avec la programmation aisée des machines (électroniques) fonctionnant sur l’algorithme. Mais la notion d’algorithme existe depuis 800 ans... donc un nouvel enseignement scientifique est créé pour s’adapter aux langages des machines en local et/ou réseau. Cependant les disciplines du socle de culture commune sont, en classe de terminale générale : philosophie, hist-géo, EMC, LV 1 et 2, EPS et une nouvelle discipline : « ESN » c’est à dire enseignement scientifique et numérique. Je trouve ce tronc commun bien équilibré pour acquérir les bases de l’écrit, de l’oral, des idées, du sens critique et de la science au quotidien. Ce tronc commun ne représente que 50% en heure des répartitions semaines. Et 15 h heures supplémentaires (avec les options) sont consacrées à l’enseignement des spécialités, il s’agit : arts, Ecologie, hist-géo et sciences politiques, littérature et philosophie, langues et littératures étrangères, maths, sciences informatiques, SVT, SI, SES et physique chimie. Dans la réforme du lycée, des disciplines sont crées ou réorganisées et elles redistribuent les cartes du savoir et les compétences que les lycéens devront acquérir pour s’immerger dans l’enseignement supérieur et/ou dans le milieu professionnel. Les enseignements facultatifs de 3h sont : math expertes, maths complémentaires et les grands enjeux contemporains.

    • L’enseignement supérieur est un échec. Depuis une dizaine d’années les chiffres baissent comme le niveau et la réforme du lycée est nécessaire pour palier, en partie, à se problème. 

    Après, les considérations systémiques n’expliquent pas tout, mais je trouve excessif les réactions que vous avez, avec lcm1789, pour lancer un débat (insultes personnelles, extrapolations détournées de mes idées énoncés...) et soutenir l’enseignement du « coefficient directeur d’une droite, de la dérivée, des intégrales ou des suites numériques... » dans le tronc commun du lycée général, pour moi, en forçant un peu le trait, c’est une « aberration cognitive ». Mais je te rassure c’est dans le tronc commun des bacs techno et des bacs pro. Par contre, l’enseignement scientifique et numérique est nécessaire dans le tronc commun du lycée général et justement c’est une nouvelle discipline. Et les maths analytiques font partie des spécialités (12h) et des options (3h) enseignées et cela me semble tout à fait cohérent sur 30h de cours et en fonction du choix des élèves. 

    Mais c’est sûr qu’il y aura à la rentrée 2019 une diminution des heures en physique chimie, en maths... et une réorganisation profonde des services et donc des postes amputés (et d’autres créés) et je le déplore fortement mais je ne suis pas responsable de cela, j’énonce juste mon point de vue systémique sur la réforme du lycée général. 


  • Sinbuck Sinbuck 10 avril 2018 23:22

    @lcm1789
    il faut peut être se présenter avant d’engager des extrapolations qui sortent et débordent largement des mots que j’ai utilisés et des critiques personnelles inutiles. 


    Faisons connaissance...
    Ma femme est prof dans le public, mes parents également, alors que les parents de ma femme sont dans le privé. Les profs se reproduisent, c’est pas bon...

    D’abord sache que je suis prof de maths sciences (certifié, en activité et à plein temps depuis +15 ans) et passant le concours après 1995, j’ai choisi le PLP (à dessein) dans le privé mais j’ai commencé comme MA dans le public. J’ai choisi le privé pour garder une certaine liberté sur les lieux de mutation et par certains choix basés sur la différentiation des deux (S) de l’éducation public/privé. Malgré que le privé soit sous contrat, il conserve une certaine autonomie mais également des inconvénients car toute la gestion administrative (secrétariat, comptabilité, direction, CPE, surveillant, femme de ménage, chef cuisinier, entretien...) est à sa charge. 

    Je suis donc en activité de prof (j’ai 20h cette année) mais comme je suis dans le privé, il y a trois ans, on m’a proposé de prendre des responsabilités dans l’établissement. C’est l’organisme de gestion du privé (OGEC) avec lequel j’ai discuté et qui me paye (depuis 3 ans) pour accepter ou pas la fonction proposée : transition collège/lycées LGT/LEP (responsable pédagogique 3e/2nde) et responsable des emplois du temps (il y a 120 profs en tout). Pour cela j’ai donc 2 payes, une venant du Rectorat (2300 € net/mois) et une autre venant de l’OGEC (800 € net/mois qui correspond environ à 6h/semaine annualisées). Donc tu vois j’ai du boulot mais je ne suis pas un « caporal de l’état », je peux arrêter quand je veux et faire prof seulement. On me propose, j’essaye et je constate une autre facette de l’Enseignement, celle de la gestion des équipes pédagogiques, celle de l’impulsion donnée à l’image de l’établissement, mais il ne s’agit pas du tout d’élite, c’est un établissement « spécialisé » en arts appliqués pour le lycée professionnel (infographie, photographie, audio visuels...), le lycée technologique (STD2A) et le post bac (BTS Design graphique, MANAA, Diplôme des métiers de l’art et du Design...). Le lycée général ne peut pas nous faire vivre. La majorité de nos élèves (70%) font plus de 100 km pour découvrir les arts appliqués.  

    Il faut comprendre que le privé s’auto gère, on applique les directives étatiques (qques différences avec le public qui concernent tout ce qu’est autour de la pédagogie) pour simplifier on est plus libre mais on a pas de service « clé en main » comme dans le public pour gérer ce qui n’appartient pas à l’état (les locaux, certains personnels, l’inscription des élèves hors zones...). C’est plus dur, surtout là où je suis (zone plutôt isolée) car il faut faire tourner la boutique et comme dans le public, les heures pédagogiques données par le Rectorat sont les mêmes et elles sont insuffisantes même pour appliquer une idéologie en désuétude. Je suis d’accord avec toi. 

    Cependant je trouve que la réforme du collège est bien (dans son esprit, mais elle ne va pas encore assez loin dans l’interdisciplinarité) et que la réforme du LGT est bien aussi pour décloisonner les filières et je suis également convaincu (comme toi) que l’enseignement scientifique y perd (en heure prof) mais que les élèves y gagne pour choisir librement les parcours envisagés dans un schéma de combinaisons propres en associant différentes spécialités décloisonnées (et ce mot est très important). En fait la réforme du lycée général et technologique (dans son esprit, dans la structure des évaluations...) se calque sur celle du lycée professionnel mise en place depuis presque 10 ans, elle a permis de dynamiser à nouveau l’enseignement pro par une meilleure reconnaissance, une plus grande autonomie des équipes pédagogiques, oraux, CCF, pédagogie par projet...

    La pédagogie et le système hiérarchique de l’éducation nationale sont imparfaits, mais tu as extrapolé mes idées et comme l’exprime Laurent, le débat est nécessaire, mais les insultes personnelles sont inutiles, déjà il faut se présenter !







     
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