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Surya

Surya

 
Je vis depuis fin 2011 au Royaume Uni.
J'ai participé de mi 2008 à septembre 2020, par des commentaires et des articles, au site Agoravox.
Si vous souhaitez me contacter, merci de le faire sur mon blog à l'adresse https://herecomestiger.blogspot.com

Tableau de bord

  • Premier article le 02/01/2009
  • Modérateur depuis le 23/02/2009
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Surya Surya 9 mars 2011 13:51

    Je ne sais pas pourquoi ce score est soudain si haut, mais si c’est à cause des réfugiés tunisiens, ça dépasse vraiment tout ce qu’on peut imaginer !

    Alors comme ça, il suffit que l’on voit à la télévision des réfugiés tunisiens, en quête d’une vie meilleure, arriver sur les côtes de l’Europe, et voilà que le score du front national monte en flèche ? Quelques barques suffisent donc à nous faire complètement paniquer et nous imaginer que ça y est, notre bateau à nous coule ??? SOS, panique à bord, sortez les canots de sauvetage, les femmes et les enfants d’abord ??? Vite, vite, fermez les frontières, ils arrivent ?? Soyons sérieux !!! On entend même dans les médias (jamais les derniers à lancer des buzz ou entretenir bien soigneusement les peurs des gens pour faire de l’audimat) des termes comme « vague » d’immigrés... et pourquoi pas « déferlante » aussi ? Et « tsunami », tant qu’on y est ?

    Ils sont clandestins, va-t-on rétorquer. C’est vrai. Ils sont clandestins, et tentent leur chance. S’ils sont acceptés, c’est que l’on peut les accepter. S’ils sont refoulés, c’est que l’on ne peut malheureusement les accepter. Si la France ne peut pas accueillir ces réfugiés, il suffit de dire non, c’est tout. Et c’est, si j’ai bien suivi les actualités, ce qui est exactement en train de se passer. C’est toujours déplorable qu’on ne puisse venir en aide à des personnes qui en ont besoin, car elles connaissent la précarité, voire la misère, mais la France ne peut pas accueillir tous les réfugiés qui se présentent, c’est un fait. Inutile de paniquer comme ça.

    Je n’arrive pas à croire qu’il y a des gens pour se laisser manipuler comme ça. Et pour paniquer complètement comme si leur vie était en danger, leur maison sur le point de s’écrouler. Mais si vraiment c’est bien le cas, alors il faudrait peut être penser à se calmer un peu, et arrêter de nous laisser manipuler comme de pauvres marionnettes, entre autres par les média, et aussi comme si nous étions les derniers des imbéciles, ce que nous ne sommes évidemment pas.



  • Surya Surya 5 mars 2011 17:39

    Bonjour Jahanshah Rashidian,

    Vous lancez un cri d’alarme en faveur des femmes des pays musulmans, en particulier les femmes iraniennes, qui doit être entendu. Cependant, je ne pense pas que les exactions qui peuvent avoir lieu à l’encontre des femmes soient l’apanage des pays musulmans, autrement dit une caractéristique de l’Islam. Des exactions, et pas des moindres (exemple : des femmes brulées), ont lieu aussi en Inde parmi les communautés hindouistes par exemple (à la campagne, mais pas seulement), et là aussi sous prétexte d’honneur de ceci ou de cela. Plus proche de nous et de façon beaucoup moins dramatique évidemment, quelqu’un que je connais et que j’ai entendu critiquer un jour le port du voile islamique, signe de soumission et de domination de la femme, m’a sorti l’autre jour, sans se poser de question sur l’éventuelle contradiction que cela suppose, que le but de la vie pour une femme est la reproduction !
    La journée de la femme doit être la journée de toutes les femmes, mais bien sûr dans certains pays les femmes souffrent mille fois plus que dans d’autres, et votre cri d’alarme montre bien qu’il y a des priorités absolues.
    Simplement, je me demande si le monde (y compris les pays occidentaux qui se vantent de garantir l’égalité aux femmes, ce qui est plus vrai qu’ailleurs, mais loin d’être parfait) souhaite à ce point que les femmes aient un statut de réelle égalité. Les régressions ont lieu partout, à des degrés divers évidemment, mais même ici ça régresse. Ca régresse de façon plus sournoise, mais ça régresse quand même, de façon lente et régulière.
    Toutes les religions, pour peu qu’elles soient comprises et pratiquées de façon extrême et ultra radicale, placent la femme au dernier rang de la société, voire au ban de la société. Je suis convaincue, à tord ou à raison mais c’est ainsi, que l’Islam, comme toute autre religion, s’il est pratiqué de façon modérée et éclairée, c’est à dire si l’on accepte qu’il puisse être adapté aux réalités actuelles, est tout aussi ouvert.
    Je me rappelle avoir vu, je crois que c’était dans le magazine Géo, des photos de femmes à Téhéran dans les années 70, modernes, habillées à l’occidentale, et qui semblaient très libres de leur vie. Je ne veux évidemment pas dire par là que le modèle de vie occidental est le seul à garantir la liberté et l’égalité, mais que je pense que la dégradation de la condition des femmes dans un pays quel qu’il soit n’est pas lié à la religion traditionnellement pratiquée dans le pays en question. C’est d’après moi, outre un problème lié à la pauvreté, un problème de manque d’instruction, qui conduit d’une part à vivre la religion de façon extrémiste, et d’autre part à revenir aux valeurs traditionnelles patriarcales.
    Mais c’est de l’Iran d’aujourd’hui dont traite votre article et non de l’Iran des années 70, pour peu que mes informations soient justifiées et que la femme y avait effectivement une place égale dans la société. J’ai lu le témoignage « Jamais sans ma fille », et des articles sur la question, y compris désormais le vôtre, et je suis tout à fait d’accord sur le fait qu’il faudrait absolument faire quelque chose pour améliorer le sort de ces femmes, voire les sauver quand elles sont carrément menacées.
    Mais penser que la communauté internationale pourrait venir en aide aux femmes opprimées dans le monde relève malheureusement, je le crains, de l’utopie pure et simple. Parce que même si l’égalité est inscrite dans la charte des Nations Unies, le sort des femmes n’a jamais été une priorité. Car plus les femmes sont instruites, moins elles font d’enfants, et je ne sais pas pourquoi, mais l’humanité est totalement obsédée par son taux de natalité. A croire que l’on préfère avoir dix ou quinze milliards d’humains que l’on ne peut plus nourrir, à qui l’on ne peut plus offrir de nature ou même d’espace vital, et à qui il faudrait cinq ou six Terres pour pouvoir vivre correctement, ce qui ne pourra jamais être le cas, plutôt que cinq ou six milliards d’humains heureux, enfin, aussi heureux que possible sur une Terre qu’on a déjà bien dévalisée et détruite. De là à dire que pour moi le bonheur commence par l’instruction, et dépend étroitement du niveau d’instruction, il n’y a qu’un pas que je n’hésite pas à franchir.



  • Surya Surya 4 mars 2011 16:02

    Vous voulez dire la distribution du courrier ou l’accueil dans les bureaux de poste ? Les personnes travaillant dans l’agence elle même ont l’air moins stressées qu’à l’époque des anciens bureaux de poste, c’est vrai. Les agences sont plus belles, et on est mieux accueillis. Et puis c’est tout de même plus sympa de s’adresser à quelqu’un qui se trouve juste à côté de vous, derrière un simple bureau, que derrière la vitre (épaisse) d’un guichet. Le seul petit couac, c’est que c’est valable si on n’a qu’une seule chose à faire. Il faut désormais faire la queue pour chaque chose que l’on souhaite faire. Vous voulez déposer de l’argent sur votre compte ? C’est à un emplacement précis que ça se passe. Acheter des timbres ? L’emplacement d’à côté. Envoyer un recommandé ? etc... Chaque fois il faut faire une queue différente. Avant, on faisait tout au même guichet, ça allait plus vite. Mais rien ne peut être parfait, et dans l’ensemble je préfère les bureaux de poste nouvelle génération, ils sont beaucoup plus conviviaux, et pour le personnel, c’est visiblement beaucoup mieux qu’avant.



  • Surya Surya 3 mars 2011 18:44

    Merci pour ce témoignage et bravo pour votre générosité.
    Les emplois qui n’existent pas, alors là ça dépasse tout ce que j’avais pu imaginer !
    Si au moins il n’y avait pas d’arnaques ni de manipulations des chiffres du chômage ! Il serait sans doute plus facile d’accepter la situation si les gouvernements successifs, de quelque bord qu’ils soient c’est pareil, reconnaissaient avec honnêteté et humilité qu’ils ont essayé, par telle ou telle mesure, mais n’y sont pas parvenus, pour telle et telle raison.

    Je crains que les gens soient de moins en moins écoutés, aidés et encouragés en dehors des structures comme la vôtre. Un jour il va bien falloir qu’on se décide à enlever le mot « fraternité » de notre devise nationale, on se demande parfois pourquoi il est encore là !
    Plus on demandera (consécutivement à des privatisations ou pas) aux gens de faire de la performance et du chiffre dans leur travail, plus les services se dégraderont, contrairement à l’objectif initial de les rendre justement plus performants. Il faut du temps pour suivre un demandeur d’emploi, quinze minutes par entretien c’est vraiment trop court ! D’un côté un demandeur d’emploi hyper angoissé par son avenir, et d’autant plus découragé et fragilisé que la structure d’accueil le traite comme un numéro, de l’autre un accompagnateur du Pôle emploi angoissé et stressé par la pression qu’il subit, par ses conditions de travail difficiles, et tout aussi découragé. Tout est fait pour que le système fonctionne à merveille, c’est sûr...
    Donc finalement ce sont en effet des bénévoles comme vous qui s’en chargent, donc des personnes qui donnent de leur temps, et ne sont pas payées en retour, c’est pratique. C’est bien le bénévolat, mais seulement si ça ne devient pas la béquille de la société.

    J’ai vu récemment un reportage sur les nouvelles conditions de travail des préposés de la poste. Ils ont quelques secondes pour déposer le courrier dans les boîtes, un tout petit peu plus pour distribuer les recommandés. Ils n’ont même plus le temps, ni le droit j’imagine, d’échanger trois mots avec les habitants, sauf si c’est pour leur vendre un truc. Dans ces conditions, le courrier serait distribué par des robots , ça reviendrait exactement au même.



  • Surya Surya 3 mars 2011 18:03

    Bonjour Srobyl,

    C’est tout à fait vrai. Logue a d’autant plus posé le problème en termes de psychologie que dès le premier entretien, Albert et Elizabeth ont d’emblée mis les choses au point avec lui : pas de questions personnelles (donc pas d’intrusions dans la vie privée avec le risque que cela comporte de mettre le doigt là où ça fait mal). Le problème, affirme Elizabeth avec conviction, est purement technique.
    Avec un tel blocage affiché d’emblée, Logue ne pouvait faire autrement que de considérer le problème comme majoritairement psycho d’une part, et avancer prudemment d’autre part, car c’était la seule façon de ne pas perdre définitivement ce patient.
    Le film ne dit pas vraiment ce qu’Albert raconte (éventuellement) à Elizabeth du déroulement de sa thérapie. Une fois pourtant, on la voit participer à une séance, lorsqu’Albert est allongé au sol avec Elizabeth assise sur lui, et là l’exercice est physique.

    Comme vous le dites, ces exercices sont là pour le mettre en confiance. Il me semble que le type d’exercice physique qu’il lui fait faire est aussi parfois destiné à lui faire affronter sa peur du ridicule, comme lorsqu’ils gigotent dans tous les sens en secouant la tête et en émettant des sons bizarres. Faire ça le libère du poids écrasant de sa condition sociale et de l’éducation rigide qui va avec. Il est raide, guindé, et Logue parvient à l’aider à se relâcher un peu.

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