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Surya

Surya

 
Je vis depuis fin 2011 au Royaume Uni.
J'ai participé de mi 2008 à septembre 2020, par des commentaires et des articles, au site Agoravox.
Si vous souhaitez me contacter, merci de le faire sur mon blog à l'adresse https://herecomestiger.blogspot.com

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  • Premier article le 02/01/2009
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Surya Surya 10 novembre 2009 21:35

    Je n’arrive pas à comprendre comment quelqu’un d’aussi intelligent et cultivé que Zemmour peut tenir des propos aussi peu mesurés, aussi extrêmes.

    Je n’arrive pas à croire qu’il craigne l’immigration en elle même, puisque l’immigration, c’est l’histoire même de la France ! Qui est Français de souche en effet ? Même ceux que l’on considère comme « de souche », les Basques, Bretons, Savoyards, Ch’tis, Parisiens, Normands, Auvergnats etc... aiment revendiquer leur appartenance culturelle à leur région, eux aussi. Cette histoire d’identité nationale ne repose sur rien, et dans sa tête c’est sûrement autre chose qui le tracasse non ?

    Je crois que ce qu’Eric Zemmour craint par dessus tout c’est de voir les fondamentaux de la culture française « traditionnelle », comme les grands auteurs de la littérature du 19ème siècle, se perdre à cause de l’arrivée en France de personnes de pays et de cultures différentes, supposées (on se demande vraiment pourquoi !) en avoir pas grand chose à faire du patrimoine culturel de la France. Il a encore exprimé ce point de vue lors de la dernière émission (que je n’ai pas encore regardée en entier, je l’enregistre tellement c’est tard) en parlant de sous culture, notamment en matière de musique. Le rap n’est pas en soi une sous culture (personnellement je n’écoute pas de rap, mais je l’accepte comme une culture à part entière tant que les paroles ne prônent pas la haine de l’autre, ou la violence), et Kool Shen a eu raison de lui faire remarquer que comme pour tout, il y a du bon rap et du mauvais rap. C’est plus une question de travail qu’on est prêt à mettre pour faire de la bonne qualité, que de hiérarchiser des genres culturels.

    Il en a reparlé également en matière de littérature. C’est cette façon de hiérarchiser qui est une erreur. Lisez un roman d’Agatha Christie, là par exemple je suis en train de relire Le crime de l’Orient Express, ce n’est pas de la grande littérature comme Eric Zemmour la conçoit, et pourtant Agatha Christie est considérée comme un Maître du polar, et j’ai vraiment plaisir à lire ce livre. Il y a des bons polars et des mauvais polars, certains Jules Vernes ou Zola étaient plus réussis que d’autres etc...

    La France est une manière de penser, des idées, un patrimoine culturel dit il. Mais rien n’est permanent, tout évolue. La culture n’est pas quelque chose de figé, elle se transforme, elle se nourrit des apports et des influences venues de l’extérieur, mais aussi elle reflète la société même dans laquelle elle évolue. Ainsi, les auteurs du 19ème siècle décrivent la société qui était la leur, et les gens de l’époque s’y reconnaissaient sans doute mieux. C’est plus dur pour les gens d’aujourd’hui. Cela ne veut pas dire qu’il faut jeter aux orties tout notre patrimoine ancien au profit de la nouveauté, cela ne veut pas dire non plus que les auteurs des siècles précédents seront oubliés. Ils ne seront jamais oubliés, même s’il est vrai que nous vivons désormais dans une société de zapping où tout doit aller vite, et il faut du temps pour lire « A la Recherche du Temps Perdu » en entier (que je n’ai pas lu, quelques extraits seulement)

    Un des problèmes est peut être que la littérature actuelle doit aussi obéir à des impératifs de consommation et de business, donc les auteurs n’ont peut être plus le temps de paufiner leurs textes comme c’était le cas dans le temps, et un autre réel problème est quà l’école primaire on apprend à lire de façon technique, avec des méthodes et des bagarres sans fin sur le « syllabique ou global ? Global ou syllabique ? Et pourquoi pas les deux ? » et le secondaire ne donne pas non plus le goût de la lecture. C’est même pire que tout. Le travail qu’on demande aux élèves ne sert qu’à obtenir des notes, si possible bonnes, et on aborde les textes déjà stressés, puisqu’on tôt ou tard on va subir une interro pour voir si on a bien retenu ce qu’on est supposé retenir (et surtout pas autre chose), ou pire, parce qu’on a le bac qui nous pend au nez à la fin de l’année.

    Le seul moment où un passage littéraire m’a fait marrer en pleine classe parce que l’auteur avait mis de l’humour dans sa description, je me suis fait engueuler par la prof et j’ai failli me faire virer de la salle parce que j’avais perturbé le cours. Je suis sortie du lycée dégoûtée de la littérature, heureusement ce n’est plus le cas. Comment donner le goût de la lecture, c’est ça le réel problème, sur lequel on débat, visiblement sans jamais trouver de solution.

    Oui, évidemment, on peut dire qu’avant, les élèves aussi apprennaient à lire comme ça, subissaient des interros, et ça ne les empêchait pas de... Mais non, même eux, élevés à l’ancienne école n’aimaient pas tous la littérature, tous ne lisaient pas.

    Zemmour est conservateur, il a le droit et ne s’en cache pas, mais en tant que tel il voudrait, enfin on dirait, que la société reste éternellement telle qu’elle était à l’époque où tout était défini, organisé, structuré, figé. On dirait qu’il refuse de prendre en compte les idées des autres par peur d’évoluer lui même, et qu’il est conservateur au point où il tient fermement à le rester.

    Ce que je n’aime pas, c’est cette absence de modération, cette façon de communiquer (pas seulement lui, certains invités aussi) sans se sentir obligés de s’engueuler presque, de tenir tête, de vouloir imposer ses points de vue. Si le débat était caleme, ça ferait moins d’audience, en effet, mais c’est fatigant à la longue, raison pour laquelle aussi, quand je regarde l’émission, je le fais en plusieurs fois, après enregistrement. D’ailleurs, c’est bizarre qu’on demande aux personnes pratiquant une religion de se montrer mesurés, et qu’on considère qu’un débat mesuré n’est pas intéressant, ou que cela signifie qu’on n’a pas de réelle opinion, bien « tranchée », ou qu’on ne sait pas la défendre.

    Au fait, que veut dire Eric Zemmour quand il dit qu’il déteste les bons sentiments ??? Déjà, le verbe « détester » me semble tellement excessif ! Et en plus je suis sûre qu’il ne veut pas dire qu’il préfère les sentiments négatifs, si ?

    Il semble détester aussi les gens qu’il qualifie de naïfs, la naïveté relève peut être d’une certaine forme d’utopie, mais sa façon de se raccrocher comme à une bouée de sauvetage à son conservatisme n’est-elle pas, elle aussi, une forme d’utopie ?

    Finalement, heureusement que Ruquier est là parfois pour dédramatiser en lançant une bonne vanne, en dépit de son côté un peu méchant (il me semble qu’il l’est moins qu’avant, mais je n’aime pas quand il se moque du physique des gens, par exemple, c’est de l’humour facile, et c’est inutile pour rendre son émission intéressante), c’est tout de même, personnellement je trouve, un excellent présentateur qui sait super bien faire les transitions, et aussi choper au vol ce qu’à dit quelqu’un pour faire de l’humour, du vrai, qui montre sa grande vivacité d’esprit.



  • Surya Surya 7 novembre 2009 20:03

    Ce genre d’articles devrait rester plus d’une journée en ligne, plusieurs jours, car c’est vraiment important d’être au courant de ce qui se passe dans les pays où des peuples sont opprimés, où des gens subissent des tortures inimaginables.

    Ne pouvant me connecter le samedi, si je n’étais pas passée ce soir au cybercafé je ne l’aurais peut être pas vu.

    APSO, merci de continuer à nous informer sur ce qui se passe au Sahara Occidental.

    Izana, bravo pour votre courage à témoigner, pour la résistance dont vous faites preuve et votre très grande dignité, contrairement à ce que vos tortionnaires prétendent.



  • Surya Surya 5 novembre 2009 22:49

    tchiomreapsu Boddah, soksabayté ? (je fais comme en Khmer, je ne mets pas d’espace entre les mots ha ha !!)

    Se croiser au Cambodge serait pour moi avec grand plaisir si je peux par rapport à mon boulot. D’ailleurs kniomriènkhmer (niyiéy sâsé...) actuellement car dotchnièkkniomsrâlagntchiatchreunkampuchia.

    Sais pas si mon khmer est très correct, mais en tout cas,

    riatreysouesdeypélkroytchuebknia !



  • Surya Surya 5 novembre 2009 18:11

    Ses prédécesseurs, on est bien d’accord (enfin je veux bien être d’accord avec vous vu que je connais très peu l’histoire du Tibet, en fait je ne sais pas exactement ce qu’ont fait ses prédécesseurs). Son influence, il l’apporte par l’enseignement humaniste qu’il donne à chacune de ses conférences, et par son combat pour la libération de son peuple. Bouddhiste, il cherche toujours le compromis, la « voie du juste milieu », et c’est pour cela qu’il ne demande même plus l’indépendance mais seulement une autonomie.

    Et l’usage de l’expression « démocratie fort heureusement exemplaire » dans mon dernier message était bien évidemment ironique. Mais on ne peut pas mettre des smilies à chaque fois qu’on écrit une phrase pour donner le ton, et par écrit ça ne saute pas forcément aux yeux.

    C’est vrai que les religions ont fait beaucoup de mal, mais lorsqu’elles ont été appliquées de façon extrêmistes, fondamentalistes. Et comme vous dites, aucune religion pouvant brandir un livre censé contenir LA vérité absolue, n’a échappé à cela.
    Quand il n’y a pas d’échange et de dialogue, ni de respect des croyances de l’autre (comme la croyance en la réincarnation) on va droit à la catastrophe. Une religion appliquée de façon modérée, dans le total respect de l’autre, n’a pas de raison de sombrer dans l’obscurantisme et la destruction. Le Dalai Lama, je sais que vous le savez, est un des rares (je me demande même s’il n’est pas le seul) à avoir réussi à rassembler autour d’une même table des représentants de toutes les religions, pour essayer de promouvoir un dialogue inter-religieux.

    Je ne suis pas une connaisseuse. Je pense simplement que le Bouddhisme reste une philosophie si on s’inspire des enseignements de Bouddha, transmis entre autres par le Dalai Lama, si on les applique, du moins qu’on essaye de les appliquer, dans sa vie quotidienne, et qu’il devient une religion si on se met à vénérer Bouddha, et à pratiquer des rituels, comme se prosterner devant une statue le représentant.

    C’est ma vision des choses, la façon dont je fais la différence entre les deux. J’adhère à la première de ces visions, pas à la seconde, même si, et je l’ai déjà dis sur ce forum, j’ai tendance à croire à l’idée de réincarnation, peut être parce que comme le disait le chimiste Lavoisier (je crois ?) « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».

    Me prosterner devant une statue, je l’ai fait une fois dans ma vie, à Angkor Vat au Cambodge, parce qu’une nonne, miraculeusement rescapée du régime des Khmers rouges vu son âge et son statut de religieuse, m’avait prise par la main, montré comment il fallait faire, et que je savais que ce serait pour elle un très beau cadeau si je le faisais. Elle semblait très émue, et moi je l’étais aussi.

    Vous aussi vous semblez avoir cru en Mao, car dans votre article (très intéressant soi dit en passant) sur le massacre de Nankin, vous parlez des « erreurs » commises par Mao. Autrement dit, ses intentions étaient bonnes, mais bon, il a commis quelques erreurs ? Ca me rappelle un peu les gens qui disent la même chose concernant Pol Pol. Les intentions des Khmers rouges étaient bonnes, mais, bon, que voulez vous, ils ont commis des erreurs... Je ne pense pas que c’était sur ce plan là que vous vous situez.

    Vous savez, quand j’étais ado, 15 ou 16 ans j’ai lu des passages du petit livre rouge de Mao, et sur le papier ça semblait pas mal du tout, comme truc. Mais bon, la collectivisation, on sait où ça mène...

    Merci pour vos bons veux de réincarnation mais pour vous dire la vérité, je ne suis pas si pressée que ça ...  smiley



  • Surya Surya 5 novembre 2009 16:42

    Au fait, Hengxi, j’ai peut être mal compris, quand vous dites « il parle d’une personne du peuple » vous vouliez dire l’article alertant sur la situation de Dhondup Wangchen, parle d’une personne du peuple ? Dites moi si c’est ça et dans ce cas, désolée, car en effet l’article parle d’une personne du peuple, mais pas seulement.

    A travers le sort de ce condamné à mort supplémentaire Tibétain, c’est tout le peuple Tibétain qui est, à plus ou moins long terme, condamné à mort.

    Dans cinq cents ans, il y aura peut être quelques lignes dans les leçons d’histoire des élèves du monde entier, disant : « il y avait autrefois un peuple, nommé peuple »tibétain« , mais son voisin la Chine le colonisa, et peu à peu ce peuple disparut, ainsi que sa langue et sa culture plusieurs fois centenaire. Leur chef spirituel, plus connu alors sous le nom de »Dalai Lama« , une appellation dont on a aujourd’hui oublié la signification, a tenté sa vie durant d’alerter le monde entier sur cette situation, mais s’il ne s’est pas heurté à des réactions franchement hostiles, il a parlé devant des Occidentaux totalement impuissants à faire pression pour que soit respectés ailleurs que dans leurs démocraties fort heureusement exemplaires les droits de l’homme et la dignité humaine. »

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