Merci pour ces infos supplémentaires. Je vous rassure, je ne conteste aboslument pas l’effet du méthane, ni qu’à quantité égale il soit supérieur à celui du CO2. Je voulais simplement souligner que la source que vous citez dans votre article indique que le méthane total contenu dans l’atmosphère a un effet moindre que le CO2 total, et que la part du méthane dans l’atmosphère s’est stabilisée. Ce qui veut dire que, pour le moment, les libérations massives de méthane issu du permafrost ne se sont pas produites.
Bonjour, Olivier Cabanel, je ne comprends pas bien vos arguments pour dire que le méthane a plus d’importance dans le réchauffement anthropique que le CO2. Certes le méthane est un gaz à effet de serre plus puissant que le CO2 mais l’étude que vous citez en référence, qui est elle même postérieure aux éléments que vous présentiez dans votre article de 2008, montre bien une stabilisation du taux de méthane dans l’atmosphère et avance même des explications, et indique que le méthane total contribue à 20% au forçage radiatif, contre 60% pour le CO2. Donc ... ? Merci de vos éclairages.
« Réduire les dépenses voudrait dire moins de services, moins d’aides, donc revient à faire payer les pauvres ! On a donc le choix entre faire payer les riches ou faire payer les pauvres... »
Je ne suis pas d’accord avec ça. De même que le mieux est parfois l’ennemi du bien, le toujours plus de dépenses ne signifie pas toujours plus de prestations pour ceux qui en ont besoin. L’Etat, et de façon générale les institution publiques, fonctionnent (presque) sans remise en question depuis des dizaines d’années. Je suis convaincu qu’il est possible de les rendre plus efficaces et moins coûteuses, sans pour autant réduire la qualité des services qu’elles rendent à la population.
Je pense, Ariane Walter, que vous êtes dans un tout autre registre que l’auteur, c’est à dire que vous vous placez dans une perspective révolutionnaire. Donc peu vous importe les chiffres, puisque ces chiffres, quels qu’ils soient (ceux de l’auteur ou ceux provenant d’autres sources) représentent un système que vous souhaitez voir disparaître et remplacer par un autre.
Mais l’auteur ; me semble-t-il, se place dans la perspective d’une adaptation du système. Dans ces conditions, il faut bien parler des chiffres, car ils vous rattraperont toujours. C’est peut être austère, mais haïssable, non. Ce qui peut-être haïssable en effet c’est la réalité que reflètent les chiffres et non les chiffres eux-mêmes (haïssez vous le journal qui vous rapporte un crime ?).
Merci à vous, Olivier Bach, de rappeler qu’il est important de parler des chiffres. C’est au moins une façon de tenter de rendre les débats plus objectifs.