Dans les dépenses publiques, il y a celles de l’Etat mais il
y a également celles engendrées par les collectivités
territoriales.
L’Etat reverse une part des taxes et impôts qu’il collecte
directement aux collectivités territoriales sous forme de
dotations.
Donc, en-dehors des missions régaliennes de nos institutions,
lorsque nous voulons toujours plus d’installations à proximité
de chez nous, nous devons nous demander si ces dépenses sont
réellement indispensables et à qui elles profitent
réellement.
Très souvent, on essaie de nous faire croire que les dépenses
d’une strate sont amoindries par des subventions en provenance des
strates supérieures. C’est oublier qu’à la base, quel
que soit le circuit emprunté par l’argent des impôts,
c’est le même contribuable local qui paie.
A voir le taux d’endettement des villes :
Cohérence
Maintenant, sommes-nous cohérents dans nos attentes ?
Ceux qui paient
le moins d’impôts demandent toujours plus :
des installations :
musées, médiathèques, piscines, installations sportives, murs d’escalade,
salle des fêtes, skateparcs, salles de spectacles, gymnases, stades,
les stations de ski…
des manifestations : festivals, Jeux Olympiques,
Tour de France, tournois, avec de nombreux déplacements à l’étranger...
des amuseurs publics : sportifs, animateurs de télévision, acteurs
de cinéma, comédiens, intermittents du spectacle…
du clientélisme
: subventions aux associations...
En revanche, il n’y a pas d’argent pour des hôpitaux de proximité,
des maternités, des EHPAD, la lutte contre les maladies rares, la
revalorisation des salaires et des pensions de retraite…
Les doublons dans la répartition des missions entre les collectivités
territoriales ne peuvent qu’engendrer du clientélisme : https://www.collectivites-locales.gouv.fr/files/files/dgcl_v2/CIL3/tableau_repartition_competenc es_20180516.pdf
Transparence
Donc, à quand la publication sur internet de toutes les comptabilités
détaillées de l’Etat et de toutes les collectivités territoriales
de façon à permettre à chaque citoyen de voir où passe l’argent de
ses impôts ?
Les membres du gouvernement, les députés, les sénateurs... tous les
élus sont nos représentants dans une démocratie dite représentative.
Leurs dépenses ne devraient pas être contrôlées par des commissions
mais directement par le Peuple comme en Norvège ou en Suède.
Le Peuple doit déclarer tous ses revenus. Les représentants du Peuple
devraient publier toutes leurs dépenses.
En Scandinavie (« scandinavisation » peut-être à
imiter) :
Actuellement notre démocratie peut être résumée en quatre
classes :
(1) La classe (très) aisée qui peut se protéger par les
conseils d’avocats fiscalistes, qui place ses avoirs à l’étranger ainsi que les
sièges sociaux (1) (2) de ses entreprises et qui entretient les lobbies.
(2) Les classes populaires dites défavorisées qui
constituent le parc électoral le plus important et qu’il faut donc flatter,
amuser ou maintenir dans la dépendance ou l’assistanat.
(3) Les élus qui bénéficient d’avantages certains,
confortables et durables. Ils sont aidés dans leurs campagnes électorales et
dans leurs réalisations par les lobbies. Ils assistent les classes populaires
(et n’ont pas vraiment d’intérêt à faire évoluer la situation de cette classe)
pour assurer leurs réélections en augmentant les dettes (principe de la planche
à billets) et en prélevant des taxes toujours plus importantes sur :
(4) la quatrième catégorie de classes : les classes
moyennes.
La formule consiste à maintenir un nombre plus important
d’électeurs dans la dépendance ou le clientélisme, que d’électeurs faisant
partie des classes moyennes qui paient la dépendance et le clientélisme des
autres.
Peut-être est-il nécessaire de le réformer car qui
s’en sort ou faut-il continuer avec les lobbies qui rédigent les lois votées
par nos représentants ?
Le terme « guerre » a été employé à plusieurs
reprises.
Cependant, « gouverner c’est prévoir » et
« qui veut la paix prépare la guerre ».
Pour cela, il faut de la lucidité et une volonté décorrélée
des profits financiers. Il faut s’en donner les moyens en évitant la démagogie. Anatole France : "Oncroit mourir pour la patrie ; on
meurt pour des industriels".
Avec l’Union Européenne et la mondialisation, on a laissé
nos entreprises à rechercher une augmentation de leurs profits en délocalisant
la production dans des pays à plus faibles coûts des salaires et des charges
sociales avec les conséquences de la diminution du ratio d’actifs/retraités.
Notre pays a ainsi perdu sa souveraineté.
Quelques exemples :
Alstom énergie,
Médicaments,
Masques sanitaires,
Respirateurs,
GPS,
Batteries,
Panneaux photovoltaïques,
Matériel informatique,
Matériel électronique,
…
Par ailleurs, il y a une démagogie récurrente à vouloir
endormir la population en dépensant l’argent public pour lui procurer des
plaisirs immédiats (stades, installations de loisirs, spectacles, Jeux
Olympiques, Tour de France, subventions aux associations, amuseurs publics…)
plutôt qu’une sécurité sur le long terme (hôpitaux, pompiers, santé, retraite,
emploi, dépendance…).
Notre histoire peut nous rappeler quelques exemples
de diminution des moyens au prétexte d’économies : 1870, 1914, 1939.
Avec la mondialisation, il faut être conscient que les
avantages sur les prix des produits fabriqués en Europe de l’est ou en Chine ne
sont pas si intéressants qu’ils le paraissent.
Les économies d’un côté sur les produits nous coûtent cher d’un autre côté
sur le social : perte d’emplois industriels impliquant des augmentations des
charges sociales pour le chômage et stagnation des salaires et pensions de
retraite, donc une perte du pouvoir d’achat.
Auparavant, l’équilibre n’était pas sur les contribuables
comme maintenant mais sur les consommateurs par les frais de douane.
Ce que l’on ne paie pas d’un côté, on le paie d’un autre.
La seule différence est qui paie et qui s’enrichit.
Ceux qui s’enrichissent sont les multinationales
qui fabriquent à moindres coûts de salaires et de charges sociales dans des
pays lointains et qui placent leurs sièges sociaux dans des paradis fiscaux par
optimisation fiscale.