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VivreDifferent

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Ingénieur, mon domicile varie au gré des missions. J’essaie de porter un regard critique sur le monde qui m’entoure, et partager ce que je sais comme ce que je crois ; en tentant de garder à l’esprit que savoir reconnaître l’étendue de son ignorance est peut-être la connaissance la plus précieuse...
Aime :
  • les utopies,
  • les opinions « hérétiques »,
  • la remise en cause des préjugés, notamment économiques et politiques.
N’aime pas :
  • les journalistes qui exploitent des statistiques sans rien y comprendre,
  • les politiques qui enchaînent les argumentations viciées,
  • la paresse ordinaire de la pensée qui nous conduit à camper sur nos positions par confort intellectuel, et à refuser de considérer ce qu’il y a d’intelligent dans les propos de l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 03/03/2010
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Derniers commentaires



  • VivreDifferent VivreDifferent 9 octobre 2010 15:48

    L’ISF a l’avantage de taxer le patrimoine, et donc les héritiers, par ailleurs quasi non taxés. Il est là pour moi le grand problème : l’écart immense d’imposition entre les différentes sources de revenus : le travail, très fortement imposé, et les revenus de la rente et de l’héritage, dont l’imposition est souvent dérisoire.

    Que ceux qui sont plus talentueux, travailleurs et méritants que les autres s’enrichissent, très bien. Mais que cette inégalité de richesse se perpétue et s’accroisse au travers des générations, par les mécanismes de la rente et de l’héritage, avec l’aide fiscale de l’Etat, c’est là un véritable scandale.

    L’ennemi, c’est l’accumulation du capital. Idéalement, une société juste, c’est une société où chacun part dans la vie avec les mêmes chances. La politique fiscale actuelle fait le contraire : elle favorise ceux qui ont un capital de départ, et freine l’enrichissement de ceux qui n’ont rien au départ mais travaillent dur pour tenter de s’enrichir. Parler de démocratie dans une telle société est une plaisanterie : qui peut prétendre que le gouvernement représente les intérêts du peuple ?



  • VivreDifferent VivreDifferent 9 octobre 2010 12:22

    C’est les bases mêmes de l’économie moderne qui me semblent faussées : en considérant uniquement la croissance, c’est-à-dire l’intensité des échanges, elle ne permet pas de distinguer la véritable valeur ajoutée de l’ensemble des activités inutiles ou nuisibles. Ainsi, on cherche à accroître l’activité économique, et non pas l’efficacité économique à répondre à nos besoins. Elle est aussi étrangère à toute idée de planification démocratique, de vision commune du futur. Elle refuse de considérer les ressources énergétiques comme un actif à faire apparaître au bilan planétaire.

    Pas étonnant qu’on tombe sur des paradoxes dans les discours de nos chers économistes... dont la foi dogmatique en des théories détachées du réel (mais dont la mise en avant arrange bien un certaine catégorie privilégiée) a fait perdre tout bon sens !



  • VivreDifferent VivreDifferent 7 octobre 2010 19:30

    Bon article qui résume très bien la situation.
    Il existe cependant une autre solution que la coopération internationale, qui comporte aussi ses risques, mais qui a plus de chance de se réaliser : le protectionnisme. Quoi qu’en disent les libéraux, c’est une solution qui marche pas si mal d’un point de vue économique. Bien que dans l’histoire récente elle soit plutôt liée à des régimes autoritaires, elle pourrait pourtant redonner un sens au mot « démocratie ».

    Car continuer dans la voie néolibérale conduit à un Etat impuissant, donc à l’atrophie de la démocratie : les citoyens ne décident plus de l’avenir de leur nation, il est dicté par les lois du marché et soumis au rapports de force des capitaux. Le protectionnisme, c’est la subordination de l’économie à l’Etat, donc aux choix démocratiques pour peu que le régime du pays soit lui-même démocratique (et il ne l’est jamais que très partiellement, même dans les pays réputés « démocratiques » comme la France, c’est pour cela que l’emprise de l’Etat doit rester limitée, et qu’un Etat plus fort doit s’accompagner d’un contrôle démocratique renforcé et de l’affirmation de l’inviolabilité des libertés fondamentales pour éviter de basculer vers le totalitarisme).

    L’avenir risque de ne pas être rose, mais n’oublions pas que nous avons plus d’outils que jamais auparavant pour construire un monde meilleur. Bonne chance à tous !



  • VivreDifferent VivreDifferent 26 septembre 2010 16:30

    Attention à bien comprendre l’évaluation des médicaments : ce n’est la même chose par exemple de dire qu’un nouveau médicament apporte peu d’amélioration du service rendu comparé à un autre médicament existant ou comparé à un placebo : dans le premier cas, il peut avoir une grande efficacité.

    De la même façon, le déremboursement d’un médicament ne signifie pas qu’il est inefficace, mais simplement que les autorités de santé ont jugé qu’il était moins efficace qu’un autre médicament, ou qu’il ne répondait pas à un besoin médical suffisamment grave pour justifier un remboursement. (pas besoin de médicaments pour guérir d’un rhume ou d’une simple laryngite par exemple).

    On vit dans une société d’hyperconsommation, et le marché des médicaments est régi suivant les règles capitalistes. Alors, pas étonnant qu’on nous vende des médicaments à l’efficacité parfois douteuse, et qui pourraient souvent être remplacés par des mesures d’hygiène élémentaires. Mais c’est ça la société de croissance : si on veut faire marcher l’économie, il ne faut surtout pas faire se laver les mains aux enfants à la cantine. Comme ça, on est sûr qu’ils tomberont régulièrement malades et qu’ils consommeront des soins. Elle est pas belle, la vie moderne ?



  • VivreDifferent VivreDifferent 16 août 2010 22:06

    Merci pour votre réponse.
    Je n’ai pas d’expérience d’acupuncture, a priori cela semble efficace pour lutter contre les douleurs en effet. Par contre, je ne pense pas que ça traite les causes du mal de dos. L’avantage de cette technique est qu’il n’y a pas d’effet nocif (contrairement à tout traitement chimique, qui a toujours des effets secondaires plus ou moins prononcé), à condition bien sûr que les aiguilles soient bien stériles évidemment.

    En préventif, je ne connais que les bonnes postures et la musculation. Malheureusement, c’est du préventif sur le long terme, qui doit être mis en application avant de commencer à avoir des problèmes de dos. Je ne suis absolument pas expert dans le domaine, mais je crois qu’on peut représenter le dos en deux parties : une partie « vivante » et modelable : les muscles, et un « ressort » mécanique : la colonne vertébrale. Le mal au dos viendrait généralement de cette partie mécanique, qui par son usure, ses courbures excessives, son mauvais positionnement, comprime des nerfs, d’où la douleur. Les muscles, s’ils sont bien développés et étirés, maintiennent le « ressort » droit et non compressé, ce qui évite son usure par frottement ou chocs, le déplacement de disques, ... mais c’est comme les pièces mécaniques d’une machine : une fois qu’elles sont usées, on peut essayer de limiter les situations d’usure, mais on ne reviendra pas en arrière, et la pièce restera usée. Ce rôle de prévention des muscles explique aussi pourquoi le mal de dos apparaît souvent après un changement de situation personnel négatif : dépression, période d’inactivité, ... car ces événements négatifs entraînent une posture du corps plus repliée, avec moins de tonus musculaire, ce qui favorise la compression de la colonne vertébrale.

    On peut peut-être lier l’augmentation du nombre de personnes ayant mal au dos avec le fort taux d’inactivité dans notre société et avec la tout aussi forte consommation d’antidépresseurs. Je ne serais pas étonné si l’on trouvait une corrélation étroite avec ces paramètres.

    Cela dit, il ne faut pas muscler son dos n’importe comment, le soulèvement d’haltères par exemple comprime la colonne et risque de l’abîmer. Le principe de base est de toujours travailler avec la colonne la plus droite possible et toujours en extension, sans jamais cambrer. Des étirements avant et après les exercices sont essentiels aussi pour que le dos garde naturellement une position droite et « étirée ».

    Voilà ce que je peux dire d’après mon expérience et mes lectures sur le sujet, mais qui ne constitue pas un point de vue d’expert bien sûr.

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