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yrduab

Bloggeur commentateur de l’actualité politique et parfois force de proposition...

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  • Premier article le 12/07/2007
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Derniers commentaires



  • yrduab 3 août 2007 20:14

    @ CT : merci de précisez vos réponses comme vous le faites. Encore quelques précisions.

    1. Personne n’est taxé à 60% de ses revenus en France. Le taux maximal d’imposition sur le revenu est de 48,7 %. Il est d’ailleurs très rare d’atteindre 50% d’imposition, même avec l’ISF. Pour cela, il faut un patrimoine extrêmement élevé ET des revenus extrêmement élevés (moins de 100000, oui, cent mille, foyers concernés). Le bouclier fiscal à 60% ne touchera de fait que quelques rares foyers plus qu’extrêmement riches...

    Bien entendu, vous pouvez faire le calcul avec les impôts locaux, ce qui permet sans doute de monter à 60%, mais à quoi servent les impôts locaux à votre avis ? On ne fait que déplacer la question...

    Une source parmi d’autres : http://www.linternaute.com/savoir/impots-europe/revenu.shtml

    2. Je vous assure que ce n’est pas de la mauvaise foi de ma part : c’est ce que révèle un rapport de la SNCF elle-même, cité par des députés lors de la discussion sur la loi sur le service minimum : « Vous le savez parfaitement : à la SNCF, en 2006, sur 6 043 incidents ayant entraîné une perturbation du trafic, 140 seulement proviennent des mouvements sociaux, soit moins de 3 % du total. »

    Ces chiffres permettent de relativiser la « prise d’otage ». De plus, le nombre de jours de grève ne cesse de décroître grâce aux accords de négociation.

    Mais les grèves sont très bien suivies par les médias, notamment avec de nombreux micro-trottoirs nous montrant des gens coincés et excédés, mais les grèves ne sont pas la cause principale des retards. C’est avant tout le manque d’investissements qui en est la cause. Réseau Ferré de France n’a pas le budget pour entretenir les lignes et la SNCF n’investit que dans le TGV. C’est la réalité ! Et empêcher la grève pour 3% des retards ne permettra pas aux trains d’arriver beaucoup plus à l’heure...

    3. L’immigration n’est pas le sujet de cet article, je ne répondrai plus sur ce fil à ce sujet.

    Vous appelez les récentes modifications du CESEDA « un peu d’organisation » ? Je vous souhaite de ne jamais avoir à faire à de pareilles mesures d’ « organisation »... Le France traite les immigrés illégaux comme de la m**** quand ils sont souvent avant tout victimes des réseaux et du mirage de l’argent facile dans un pays qui crève sous sa richesse. Là encore, un peu de redistribution ne nuirait pas.

    4. Je me suis trompé. La France n’est que le 2ème pays le plus attractif. Ce qui attire les investisseurs ? Le haut niveau de la main d’oeuvre et les infrastructures impeccables. Payés par qui ?

    http://obouba.over-blog.com/article-11085914.html

    5. Effectivement, on observe souvent que l’employeur jette son salarié quand il n’en a plus besoin, sans même prendre le temps d’appliquer les mesures de reclassement prévues par le « carcan » du code du travail. C’est donc à l’Etat d’essayer de recaser des gens qui ont fait le même boulot pendant des années, sans être mieux formés après toutes ces années qu’à leur entrée dans la boîte. L’instauration du droit individuel à la formation devrait permettre d’améliorer un peu les choses, mais il est encore très mal utilisé.

    6. Les premières mesures de la doite visent clairement à enrichir les plus aisés. Libre à vous de croire le contraire. Je pense avoir donné suffisamment d’éléments pour prouver que c’est le cas :
    - le bouclier fiscal, c’est pour ceux qui payent l’ISF et qui ont des revenus,
    - la non imposition des successions, c’est pour les 10% de successions qui n’étaient pas encore exonérées, donc les plus grosses,
    - le crédit d’impôt pour les proprios, c’est un effet d’aubaine pour ceux qui sont déjà propriétaires. Ce ne son tpas quelques milliers d’euros de rabais qui vont vous faire prendre un crédit sur 20 ou 25 ans.
    - les heures sups défiscalisées, c’est pour les salariés en place (pas pour les chômeurs), pour ceux qui auront la « chance » de faire des heures sups mais aussi pour l’employeur qui paye moins de salaire indirect. Les effets négatifs n’ayant pas été chiffrés, il faut s’attendre à des surprises, comme je l’évoque dans mon article.

    Mais libre à vous de continuer à penser que les mesures de la droite sont là pour aider le plus grand nombre. J’espère seulement que vous faites partie de ceux qui tireront quelques marrons du feu !



  • yrduab 2 août 2007 20:54

    « L’auteur veut nous faire croire que les gens de gauche seraient moins individualistes, c’est entierement faux. »

    L’auteur demande humblement à Fred de relire son article pour qu’il relève dans le texte où il est écrit pareilles sornettes.

    Non, les gens de gauche ne sont pas moins individualistes. La preuve : ils votent pour Sarkozy...

    Je fustige l’individualisme, qu’il soit prôné par des gens de droite ou des gens de gauche. En l’occurence, c’est la droite qui est au pouvoir et qui promeut l’individualisme...



  • yrduab 2 août 2007 10:42

    Enfin des réactions de personnes qui ont voté pour ce programme ! Merci à vous de donner votre avis.

    @CT : je ne suis pas socialiste, merci pour eux. Par contre je n’aime pas cette droite là, vous l’aurez compris.

    Vous dites : 1. Parmi les partisans de l’Etat-providence, ce sont leurs intérêts qui déterminent le programme de politique sociale non l’intérêt des + pauvres, des travailleurs ou des immigrés. Et leur attitude at contribué a la monté de l’extrémisme dont Sarkozy nous a sauve en récupérant les voix de Le Pen.

    Je réponds : Vous avez malheureusement sans doute raison dans votre première phrase : quand on voit tous ces anciens PS qui passent à l’UMP... Par contre, vous vous mettez le doigt dans l’oeil si vous pensez que les idées de Le Pen ont disparu. La chasse aux immigrés est ouverte, mais c’est sans doute une excellente nouvelle pour vous, de même que l’affirmation d’une « identité nationale » aux relents frontistes ?

    Vous dites : 2 Mitterrand aussi bien Chirac (le socialiste déplacé) ne se sont jamais cassé la tete devant la menace de la mondialisation et la concurrence asiatique et mondiale donc des créations d’emploi et le marché du travail en général.

    Je réponds : Faites au moins l’honneur à Mitterans d’être mort avant que les phénomènes de mondialisation économique prennent leur essor : les délocalisations pour profit insuffisant sont quand même assez nouvelles, de même que l’émergence de la côte asiatique. Quant aux mesures pour tenir compte de la mondialisation, je les cherche encore dans les textes qui ont été votés cet été.

    Vous dites : 3 Il n’y a jamais eu de place, dans votre vision de la solidarité a l’intérieur du parti socialiste, pour les marginaux, les handicapés , les exclus, les cités- ghetto excepté la langue de bois. Pourquoi, parce que et qu’ils ne veulent pas s’aliéner leurs propres partisans - les classes moyennes et souvent aisées. Alors ca suffit les bonnes âmes !...

    Je réponds : Dans MA vision de la solidarité, il y a tout çà. Dans celle du PS, je ne sais pas. Je pense que oui, en tous cas plus qu’à droite, puisque tous ces exclus ne sont pas vraiment plus « inclus » depuis 5 ans. Et les textes récents ne s’occupent pas de ces personnes.

    Vous dites : 4 Le mouvement syndical français se concentre sur les emplois existants. Ils exigent : « des augmentations salariales supérieures à la norme européenne, appellent à la réduction de la semaine de travail, réclament des plans de préretraite et des augmentations de valeur des pensions de retraite » mais ne négocient pas sur les créations d’emplois qui réduiraient le chômage et donnerait du souffle a l’économie.

    Je réponds : Il y a un problème de représentation syndicale. Pourquoi trop peu de gens sont syndiqués ? Essentiellement parce qu’il faut être dans des grandes entreprises pour pouvoir se syndiquer (plus de 50 personnes) et que les syndicats sont plus puissants dans le public, d’où une certaine distorsion des revendications. De plus, il faudrait pouvoir créer d’autres syndicats, ce qui n’est pas possible en France. Mais vous avez une vision bizarre du syndicalisme.

    Vous dites : 5 Beaucoup de français n’arrivent pas à comprendre, probablement par atavisme, que le marché doit pouvoir être libre de détruire et de créer des emplois. (pour que la facilité de les détruire encourage la volonté de les créer) mais la politique de marché est un vilain mot, la prospérité du pays est un vilain mot... 50% de la population dépend de l’Etat Providence c’est une démocratie qui tourne sur elle-même, en état de dépendance.

    Je réponds : La destruction créatrice, c’est beau en théorie. Dans la pratique, ce sont des gens qui perdent leur emploi et qu’on ne prépare pas à se reconvertir dans les branches émergentes. Conclusion : ils se retrouvent sans boulot et sans possibilité d’en retrouver par manque de compétence. A qui la faute ? A l’employeur qui se fiche de savoir ce que devient son salarié une fois qu’il est dehors ? A l’employé qui ne peut se former dans son entreprise ? A l’Etat qui ne permet pas de se former ?

    Vous dites : 6 La politique la plus « solidaire »serait de transformer le marché du travail et de réduire l’état de dépendance et recentrer les partenaires sociaux sur une réforme d’envergure en tenant compte des enjeux nationaux et internationaux.

    Je réponds : langue de bois. Aucune proposition concrètre dans votre verbiage.

    Vous dites : 7 Les entreprises sont la source de l’évolution de l’économie et il faut leur donner un allégement de leurs charges fiscales pour renforcer leur capacité de créations d’emplois, de recherche et leur donner la faculté d’investir au lieu de les laisser quitter la France. C’est pourtant simple à comprendre, non ?

    Ce ne sont pas des sociétés de bienfaisance, il faut les aider. Ils sont la de toute façon pour faire du business et de l’argent sinon ils ferment ou se déplacent. Les riches il ne faut pas les mépriser comme Mr Hollande...il faut savoir s’en servir !

    Je réponds : Les délocalisations représentent seulement 5% des destructions d’entreprises en France. Ce chiffre faible justifie t’il de laisser la bride sur le cou de toutes les entreprises, même les non-délocalisables ? Quant à donner le beua rôle au secteur privé, c’est un non-sens en France. L’Etat est présent partout : aménagement du territoire, formation, éducation, financements, etc. Aucune entreprise ne peut se prévaloir d’échapper aux politiques économiques. : elles profitent du bon niveau de formation et de culture des français (en moyenne), des infrastructures exceptionnelles, des aides financières d’Etat et des collectivités. C’est d’ailleurs pour cela que la France est le pays LE PLUS ATTRACTIF au monde pour l’investissement étranger ! De quoi relativiser, n’est-ce pas ? Est-ce si simple, finalement ?

    Mépriser les riches ? Quelle drôle d’idée ! Non, ce qui est méprisable, c’est de faire croire aux gens qu’ils profiteront de mesures qui ne leur sont pas destinées. C’est pourtant ce que Sarkozy se permet de faire, avec succès qui plus est, en trouvant des défenseurs jusque sur Agora !

    @Bateleur de Tarot :

    Vous demandez : Depuis quand un parti ou un gouvernement qui propose autant de réformes que celui-ci peut être taxé de conservateur ? ? ?

    Je réponds : Le fait de réformer n’est pas une garantie de progrès social. Les textes proposés cet été me semblent au contraire démontrer qu’on peut tout à fait réformer dans un sens conservateur. J’entends pas là le conservatisme des valeurs : travail, famille, ideneité nationale, vision de classes... Ce ne sont pas des valeurs très progressistes.

    Vous dites : En fait la gauche veut bien que l’on fasse des réformes pourvu que l’on ne change rien, car enfin pourquoi changer un système qui fonctionne si bien, qui fait si peu de chômeurs, qui créé des emplois, qui augmente les retraites, et nous met en tête des pays européens, franchement !!!

    Je réponds : vous avez une vision étroite de ce que peuvent penser les gens de gauche. En particulier, ne vous référez pas à ce que peut avoir fait le PS pour base de réflexion.

    @ AB : Vous ne m’avez pas lu, semble t’il, puisque je ne parle pas de « lutte des classes », ni de « haine des riches » et ne fais pas « l’apologie de la societe de loisir ». Je ne cherche même pas à ce que la gauche revienne aux affaires, en tous cas pas la gauche que vous méprisez avec raison.

    « les francais ont elus un president de droite, pour mener une politique de droite » 53% des votants ont élu un président de droite, pas « les français ». Dois-je également vous rappeler que ce n’est pas le Président qui « fait » la politique en France, mais le gouvernement (article 20 de la Constitution), quoiqu’en pense M. Sarkozy ?

    Vous dites :
    - Ils en on marre de payer des impots eleves
    - Ils en ont marre de ne pas pouvoir gagner plus a cause du carcan des lois du travail
    - Ils en ont marre des abus du systeme de sante, ou de devoir rentrer chez eux a pied parce qu’une poignee de communistes at la SNCF or RATP decide de paralyser le pays pour preserver leurs privileges (parce qu’a la RATP ou a la SNCF, ce sont vraiment des privilegies, invirables, qui bossent moins que tout le monde, partent en retraite plus tot, etc...)
    - et surtout il en ont marre qu’une classe de politiciens professionels leur fasse constamment des lecons de morale sur la Solidarite, la Compassion, la Tolerance, le Respect de l’Autre et autre bons sentiments que vous maniez a la louche, tout en leur faisant les poches pour mener les politiques desastreuses qui ont conduit le pays a moins de croissance, a plus de chomage, a un systeme de haute education et de recherche qui est la lanterne rouge du monde occidental, a des niveaux de dette extravagants pour financer une fonction publique aussi plethorique qu’improductive, j’en passe et des meilleures.

    Je réponds : C’est la meilleure description que j’aie lu de ce qu’attendent certains de la droite. Ceux-là ne seront pas déçus, pour peu qu’ils appartiennent bien sûr à ceux à qui s’adressent les réformes proposées.

    Quelques pistes de réflexion :
    - des impôts élevés ? Encore faut-il expliquer à quoi ils servent ces impôts. Tout ce que vous ne pairez pas en impôt, vous devrez le payer par ailleurs par vous même. Faites le calcul : école payée de votre poche, santé payée de votre poche, routes payées de votre poche, justice payée de votre poche, çà va vite chiffrer !
    - les « carcans » du droit du travail : quels carcans ? Vous n’êtes pas salarié, vous ! Le droit du travail est là pour réglementer un rapport de force, celui de l’employeur sur l’employé. Vous signez un contrat de travail, vous devez faire ce qu’on attend de vous, DANS LES LIMITES DE LA LOI. Pas de carcan, pas de limites. C’est bien çà que vous voulez, en tant que salarié ?
    - des abus du système de santé ? Qui abuse ? Combien çà coûte à la collectivité ? Sans doute assez peu par rapport aux sommes faramineuses en jeu. Faut-il prendre ce prétexte pour supprimer la santé accessible à tous ?
    - la « prise d’otages » par la RATP et la SNCF ? Faut-il aussi rappeler que seuls 3% des trains en retard ou supprimés le sont pour cause de grève ? Vous cherchez des boucs émissaires, là. Si vous êtes en retard à votre boulot, c’est principalement parce que les voies et les machines sont mal entretenues ou par manque de personnel. C’est avant tout cela que les syndicats du rail défendent. Quant aux privilèges dont vous parlez, vous vous trompez de colère. Allez en parler à ceux dont le travail consiste à emprunter de l’argent au Japon à 0,5% d’intérêt pour le placer en Nouvelle-Zélande à 8% d’intérêt...
    - vos politicines, je ne les apprécie pas non plus. Mais en vous lisant, j’ai l’impression que vous parlez de la droite actuellement en place. Sur ce point au moins, elle ne diffère pas d’autres politiciens...

    @ maxim : Votre appréciation me touche : je ne me savais pas une synthèse de Besancenot et Hollande... Sur le fond, je comprends votre colère contre un PS dont vous pensez qu’il n’a rien fait pour vous. Mais vous renforcez mon analyse du « moi d’abord ». Si vous voulez tant travailler, ne soyez pas salarié. Soyez indépendant, artisan, commerçant, profession libérale. Vous aurez alors la liberté de travailler autant que vous le souhaitez : il n’y a pas de maximum pour les indépendants.

    @ seigneur_canard : nous sommes sur la même longueur d’onde.

    Merci encore en tous cas pour vos réactions.



  • yrduab 1er août 2007 22:48

    Merci à tous pour vos commentaires.

    A ceux qui me renvoient à l’incohérence de la gauche, le but de cet article n’est pas de défendre la gauche ou le PS, ni de dire que la gauche au pouvoir appliquerait un programme moins idéologique.

    Je souhaite seulement, comme l’a bien compris Léon, faire réfléchir les nouveaux électeurs de l’UMP qui auraient cru à un « grand soir » de droite. Ils en seront certainement pour leurs frais, car bien peu de gens pourront profiter des premières mesures annoncées pour réellement améliorer leurs conditions de vie.

    Le paquet fiscal cache très mal sous un rideau de fumée volontariste le fait que ce sont ceux qui ont déjà beaucoup qui vont avoir encore plus, quand ceux qui ont peu vont devoir cravacher un peu plus pour ne pas voir leur niveau de vie réellement augmenter. Il y aura des déçus.

    L’atteinte au droit de grève n’a rien de réjouissant pour les salariés, puisque seuls 2 à 3% des retards des trains et métros sont imputables à des mouvements de grève. Là encore, un rideau de fumée est lancé pour cacher la volonté de réduire la possibilité pratique de faire grève, avant de l’étendre partout. Il y aura des déçus.

    Pour les écoles et les universités, même constat. On nous parle de liberté quand la conséquence est bien de couper un peu plus la société en deux entre ceux qui pourront aller dans les écoles et facs cotées et les autres qui se contenteront de cursus de second ordre. Il y aura des déçus.

    Pour la justice, il s’agit là aussi de mettre en prison plus longtemps les délinquants, sans moyens supplémentaires pour préparer leur sortie et les réinsérer. La prison étant l’école de la récidive, il y aura des déçus.

    Pour la santé, on nous parle de responsabilité, mais on observe que ce sont les malades qui paieront le plus de « franchise » (qui porte si mal son nom). Espère t’on que les gens seront moins malades, quand la population ne fait que vieillir et que les conditions de travail seront dans les années qui viennent de plus en plus difficiles ? Et une fois le principe des franchises accepté, refusera t’on de les augmenter au besoin ? Il y aura des déçus.

    En résumé : pas d’augmentation du pouvoir d’achat pour les salariés à prévoir alors qu’il va falloir accepter de travailler plus, pas de baisse de la délinquance à prévoir alors que ceux qui seront pris paieront le prix fort, pas de baisse du chômage à prévoir alors que ceux qui travaillent risquent de travailler plus, pas de meilleure éducation globale à prévoir car le nombre de profs va diminuer et l’école choisira ses élèves, pas de meilleure couverture santé globale à prévoir avec un hopital encore dégarni et des soins plus chers, sans oublier une diminution du pourcentage de la dette (60% du PIB) repoussée aux calendes (2012 ?)...

    Sont-ce là les promesses de la droite ? Est-ce cela la rupture ?



  • yrduab 27 juillet 2007 20:00

    Eh bien ! Je ne pensais pas que ma réaction à cette sortie de Mme Pécresse conduirait à tant de commentaires !

    Si je confonds volontiers solidarité et redistribution, c’est parce que dans mon esprit, ces principes procèdent de la même volonté politique : faire que la société soit plus vivable pour tous, en aidant ceux qui sont dans le besoin et en mutualisant les coûts.

    Quant à la contrepartie de la redistribution, cette question est regardée uniquement sous l’angle du coût par l’UMP, qui y voit un moyen de limiter les montants redistribués en mettant la pression sur les bénéficiaires. Pour ma part, je pars du principe que personne ne choisit de rester dans la misère par confort. Par choix philosophiaue, à la limite. Et que personne ne vienne dire que le RMI/RMA ou le minimum vieillesse, ce n’est pas la misère. Ni que la vie d’un travailleur pauvre est enviable. Sans parler des SDF...

    Pour finir, on me reproche d’écrire à propos d’un monde idéal. C’est bien mon propos : tendre à l’idéal. Et pour cela, il faut du temps, et beaucoup d’éducation. Mais cela ne semble pas une idée à la mode.

    Enfin, ne nourrissez pas les trolls !

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