@sylvain : est-ce que je comprends bien que pour vous la souveraineté est un concept global alors que l’autonomie est un concept individuel ?
De mon point de vue, nous ne pouvons pas être autonomes individuellement car nous dépendons d’un tout un tas de choses externes à nous, pour manger, habiter, se déplacer ...
Alors que nous pouvons être souverains, même individuellement, en refusant de nous soumettre à des dictats qui nous déplaisent, que ce soit au travail ou dans un cercle social. En d’autre termes, être souverain est la capacité de dire « je vous emmerde » et d’accepter de vivre avec les conséquences.
@sylvain : je cherche à analyser la doctrine d’une société, d’une civilisation. Et dans ce cas, le sacrifice — au nom de la liberté ou de la souveraineté — est-il présenté comme souhaitable et vertueuse, ou pas. Ou au contraire, est-ce que la soumission — au nom du confort ou du politiquement correct ou que sais-je — est-il présenté comme un objectif.
@Zolko : à la reflexion, pour les Romains je ne suis pas certain, mais les Grecs oui. Que ce soient pourSparte, les jeux Olympiques, la guerre de Troie ou l’Odyssée, la notion de sacrifice était très présente.
Je tiens quand-même à rectifier que cette notion de « sacrifice » n’est pas étranger à « nous », à notre culture (occidentale ou pas, j’aime pas ce terme) puisqu’il est à la racine même de ce « nous », avec le sacrifice ultime par Jesus mort pour ses convictions. Pour les Romains et les Vikings aussi, la notion de sacrifice personnel était central dans leur code de l’honneur : mieux valait mourir libre que de vivre dans le déshonneur de la soumission.
Malheureusement, « nous » avons perdu ce sens du sacrifice, et l’avons remplacé par le confort. Au lieu de vivre sa vie, avec les risque que cela implique, on préfère le confort des « réseaux sociaux » où l’on se met en scène dans des images avantageuses. Je ne sais pas ni quand ni comment ce changement a eu lieu. Ou s’il est réversible.
il me semble qu’on dit « surrégénérateur » et pas « surgénérateur ». Le principe est qu’une centrale de la classe Phenix — à neutrons rapides — génère plus de combustible qu’il n’en consomme. Il re-génère le combustible, d’où le terme sur-ré-génération.
Comment est-ce possible ? Car il fabrique du Plutonium 239, qui est le combustible, à partir d’Uranium 238, qui n’est pas fissible. Et il fabrique plus de Plutonium 239 qu’il n’en consomme.