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Disjecta

Ancien champion communal de natation (voir photo), puis vainqueur d'un cross départemental, abandonne une prometteuse carrière dans l'athlétisme. Suit une période d'introspection alimentée par le Mythe de Sysiphe de Camus (sans avoir jamais su où placer le "y") et les Cahiers de Cioran qui lui font abandonner le catéchisme. Fait longtemps croire à son entourage qu'il finira prof en suivant des études de Lettres. Bâcle une thèse, refait quelques apparitions dans des compétitions régionales de natation, peaufine son entraînement intellectuel afin de tenter son grand oeuvre : une suite et fin au Château de Kafka, dont il reconnaît surtout espérer le pugilat universitaire qui s'en suivra.
Son premier article sur Agoravox lui vaut un subtil "povr' con" de la part d'un certain Albatar, dont la courte biographie lui fait entrevoir toute la richesse culturelle du bonhomme. "Ah on m'y reprendra !" s'exclame-t-il après cette petite altercation. L'aventure avec Agoravox ne fait pourtant que commencer...
 

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Derniers commentaires

  • Par Disjecta (xxx.xxx.xxx.247) 17 avril 20:59
    Disjecta

    Félicitations Teotl, vous gagnez haut le main le titre de commentaire le plus ridicule. Cela fait un an que 99% du spectre médiatique nous matraquent le crâne avec un deuxième tour déjà plié entre les deux plus grosses moules inféodées à la finance du paysage politique français et vous vous offusquez que Agoravox publie autant d’articles pro-Mélenchon.
    Outre ce titre, vous gagnez aussi le prix du "révolutionnaire en robe de chambre" remis chaque année par un philosophe germanopratin différent, cette année justement Michel Onfray. Le prix donne droit à un abonnement au journal libre "Le Figaro", grand défenseur devant l’éternel de la veuve Bettancourt et des orphelins exilés fiscaux en Suisse à cause de la trop lourde imposition à laquelle les soumet leur patrie de coeur, la France.

  • Par Disjecta (xxx.xxx.xxx.247) 17 avril 16:33
    Disjecta

    Au sujet des massacres de septembre 1792 :
    Le propos de l’article est notamment de soutenir qu’on ne peut comprendre la révolution de 1789 sans la contextualiser. On a beau jeu aujourd’hui de s’indigner contre ces sans-culottes sanguinaires qui sont allés rendre une justice expéditive dans les prisons parisiennes en septembre 1792, exterminant notamment des prisonniers de droits communs. Mais on ne peut ignorer la peur du complot aristocratique (complot bien réel) qui a poussé une partie du peuple parisien à ces exactions. Le manifeste du duc de Brunswick, chef de l’armée prussienne, adressé au peuple de Paris le 25 juillet 1792, ne faisait aucun mystère des intentions des monarchies coalisées d’Europe et des émigrés aristocrates de réprimer dans le sang l’intolérable révolution française. Et c’est ce qui serait arrivé, n’en doutez pas. Les aristocrates français, pas plus que le roi, n’avaient aucune intention de laisser faire cette révolution qui les privait de leurs privilèges. Je ne vous ferai pas l’injure de vous rappeler les conditions sociales épouvantables dans lesquelles vivait l’immense majorité du peuple français, ceci expliquant peut-être la violence déployée par moments...
    D’autre part, pourquoi parler seulement de la Terreur ou des massacres de septembre et pas de la répression féroce des versaillais contre les communards qui a fait autant de victimes en beaucoup moins de temps ?
    Enfin l’article concerne surtout les figures de Robespierre, Marat et Saint-Just. Les deux premiers ont toujours réclamé un Tribunal Révolutionnaire, justement afin d’éviter la justice expéditive des sans-culottes. Marat écrira au sujet des massacres de septembre : "Désolé de voir la hache frapper indistinctement tous les coupables et confondre les petits délinquants avec les grands scélérats, désirant la diriger sur la tête seule des principaux contre-révolutionnaires, j’ai cherché à soumettre ces mouvements terribles et désordonnés à la sagesse d’un chef."

    Pour ce qui est de Jean-Luc Mélenchon, que vous décrivez comme le "premier charlatan populiste [venu]", que vous conseiller sinon de regarder au moins un de ses discours (par exemple celui-ci) et de vous faire alors votre idée ?

  • Par Disjecta (xxx.xxx.xxx.19) 30 janvier 16:37
    Disjecta

    Merci pour ta réponse.
    Il faut se souvenir qu’en 2002, la gauche était très dispersée. Les résultats furent les suivants :
    Laguiller : 5,72%
    Chevènement : 5,33%
    Noël Mamère : 5,25%
    Olivier Besancenot : 4,25%
    Robert Hue : 3,37%
    Christine Taubira : 2,32%
    Daniel Gluckstein : 0,47%
    Total : 26,71%
    Jospin lui-même avait fait 16,18% (ce qui faisait pour la gauche un total très faible).
    Cette année, on a (sondage actuel) :
    Poutou et Artaud : 1% chacun
    Joly : 3%-4%
    Mélenchon : 9%
    Hollande : 30%
    On retrouve la même réserve de voix que le total pour la gauche de 2002 (mais je pense que Bayrou siphonne, pour le moment, 8-10% d’électeurs plutôt à gauche). La différence cette fois c’est que les électeurs de gauche ne peuvent pas se disséminer cette année. Mélenchon et Hollande représentent parfaitement les deux courants de la gauche française. En 2012, la candidature de Mélenchon correspondra plus ou moins à cinq candidats de 2002 (Laguiller, Besancenot - je mets ces deux personnes dedans car leurs voix tenaient à leur charisme et non à leur potentiel militant, cf. aujourd’hui Poutou et Artaud à 1% ; effet qui devrait beaucoup jouer pour Mélenchon, notamment vers la fin lorsqu’il sera plus exposé -, Chevènement, Hue, Taubira).
    Je ne crois vraiment pas raisonnable de penser, dans ces conditions, qu’un des deux principaux candidats de gauche ne sera pas au second tour.
    Hollande doit absolument éviter une erreur (mais il semble infléchir sa stratégie actuellement) : prétendre qu’on ne sait pas de quel bord est Bayrou (il est de DROITE, point à la ligne). Car en faisant cela il perd les centristes de gauche (qui n’aurait jamais voté pour l’UDF autrefois, quand Bayrou ne se masquait pas). D’autre part Mélenchon attirera beaucoup d’électeurs qui auraient été tentés par l’abstention. Cela comptera pour une victoire de la gauche au second tour.

    Encore une fois, la gauche ne peut pas faire sans la candidature de Mélenchon ; sinon elle disparaît ou se transforme en coquille creuse (caisse de résonance pour la petite musique des néo-libéraux). Je pense vraiment que les possibilités de rassemblement à gauche (en deux courants amenés finalement à se rencontrer au second tour, à l’avantage ou bien de Hollande, ou bien de Mélenchon) sont cette année à leur maximum, alors que la dispersion était à son maximum en 2002 (notamment de la faute de Jospin, beaucoup trop confiant et qui, moyennant quelques sièges ou/et un ministère, aurait pu obtenir le désistement de Taubira et Chevènement).
    Si, dans les conditions de 2012, on se retrouve avec un 2ème tour Sarkozy/Lepen, ce n’est pas aux électeurs de gauche qu’il faudra le reprocher. Et la France conservatrice paiera à mon avis cher un tel événement, si favorable lui semblera-t-il d’abord.

  • Par Disjecta (xxx.xxx.xxx.19) 30 janvier 14:28
    Disjecta

    Mais, Yurf coco, vous n’avez même pas répondu à mon message. Je vais donc essayer de reposer ma question :
    Ne pensez-vous pas que si la candidature de Mélenchon n’existait pas, Hollande aurait totalement basculé au centre ? (En Italie, cette stratégie du Parti de l’Olivier a fini par faire disparaître totalement la gauche des assemblées : j’imagine que ce n’est pas ce que vous souhaitez.)
    Par ailleurs, notez qu’il n’y a jamais eu aussi peu de candidatures à gauche.
    Donc deux choses :
    1. dans l’hypothèse où Hollande passe au second tour, le report des voix du Front de Gauche frôle les 90%. Hollande, contrairement à ce qu’il croit, aura besoin de ces voix. Et les électeurs tentés à la fois par un vote plutôt de gauche et par Bayrou - que Hollande s’est évertué à faire passer pour centriste (alors que c’est juste un bon gros néo-libéral des familles) - tendront plus naturellement au premier tour, avec un Mélenchon suffisamment haut, à voter Hollande. L’erreur c’est de déplacer le curseur vers le centre et de laisser penser que Bayrou n’est pas de droite. Avec Mélenchon, la campagne de Hollande est contrainte de se déplacer vers la gauche. A moins que vous soyez contre cela (dans ce cas indiquez-le, par honnêteté), c’est une bonne nouvelle pour les militants socialistes.

    2. Sans Mélenchon au premier tour (personnellement je souhaite qu’il soit également au second tour), la gauche n’existerait que par Hollande (branche droite du PS) et, chose incroyable, Bayrou. Cela ne risque pas de faire rêver l’électeur vraiment à gauche et de le faire se mobiliser. Et quel boulevard pour Marine Lepen (comme candidate "anti-système"... on croit rêver) ! A court ou moyen terme, ce genre de scénario conduirait à la disparition de la gauche dans notre pays (cf. l’Italie dirigée par un prétendu gouvernement "neutre", en fait des néo-libéraux bon teint mais contre lequel le Parti Démocrate n’a rien à dire).

    Répondez juste à mes arguments et n’oubliez pas qu’a priori on devrait se retrouver ensemble au second tour (que ce soit derrière Hollande ou Mélenchon.)
    Bien à vous.

  • Par Disjecta (xxx.xxx.xxx.19) 30 janvier 11:29
    Disjecta

    Yurf coco
    Un socialiste convaincu ne doit pas perdre de vue que, si Hollande tire actuellement la barre vers la gauche et moins, semble-t-il, vers le Modem, ce n’est que parce qu’il y a la candidature de Mélenchon. Avec Poutou ou Artaud, Hollande s’en fouterait et continuerait à courtiser Bayrou jusqu’à devenir aussi néo-libéral que lui.
    Demander à Mélenchon de se désister avant le premier tour pour Hollande c’est avoir l’assurance que Hollande n’en aura plus rien à foutre de paraître de gauche.

    Une question : pourquoi prendre le risque de voter Hollande en sachant que ce type a tout du Papandréou ou du Zapatero ? Dès que la finance dira "à la niche", il ira...

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