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Accueil du site > Tribune Libre > 1000 € pour tous... utopie ou nécessité ?

1000 € pour tous... utopie ou nécessité ?

Il faudra un jour se faire une raison, le travail disparait chaque jour un peu plus, et toutes les solutions proposées pour y remédier ne sont que des emplâtres sur des jambes de bois. Alors des économistes, des chercheurs et des militants ont une solution : le Revenu de Base.

L’ingéniosité humaine ne cesse, grâce aux robots, à l’informatique, de priver les humains de travail, provocant la montée inexorable du chômage.

D’ailleurs, dans les années 30, John Maynard Keynes avait prédit qu’à la fin du siècle dernier, les progrès technologiques limiteraient le temps de travail à 15 heures par semaine. lien

L’histoire de la machine outil destinée à remplacer l’homme n’est pas une nouveauté.

Certains assurent même que cette logique a commencé 3500 ans avant notre ère, prenant l’exemple du tour du potier, ou plus tard lorsque le grand Léonard de Vinci étudiait des machines capables de fabriquer des objets sans l’aide de l’homme.

Puis vers 1760, Jan Adrianus Verbruggen posait les bases de la machine outil.

A terme ce qui est visé c’est de mettre au point « l’atelier sans homme ». lien

Cette logique économique est mondiale, pour preuve à Taiwan, le groupe Foxconn qui a décidé de remplacer, d’ici à 2015, 500 000 employés par des robots.

Ce groupe, numéro 1 mondial des composants pour ordinateurs, fournit des pièces à Apple, Sony, Nokia… et prévoit d’utiliser bientôt un million de robots. lien

Les travailleurs deviennent donc une « espèce en voie de disparition » et comme l’explique Michael Snyder, un internaute journaliste d’outre atlantique, on assiste à la lente agonie du travailleur.

En publiant différents graphiques, il démontre à l’évidence la chute des salaires américains en fonction du PIB, mais aussi la baisse régulière du nombre annuel d’heures travaillées, la chute des emplois manufacturés, tout comme celle du taux de participation à la force de travail, l’allongement de la durée du chômage, la baisse drastique des ventes de maisons neuves, et l’augmentation exponentielle du nombre de crédit à la consommation. lien

Il en va de même en Europe.

Cette pénurie du travail, aggravée par la crise actuelle qui perdure, et qui pourrait s’aggraver, a plombé durablement la croissance, suite à une consommation en chute libre.

En effet, si l’humain n’a plus de salaire, il ne peut plus consommer, et dès lors les machines qui l’ont remplacé tournent de plus en plus au ralenti, faute de consommateurs…car à part l’énergie, les machines ne consomment pas.

Il fallait donc trouver d’autres solutions pour gérer le problème persistant du chômage.

La solution germanique, s’appuyant sur une loi anti-sociale (loi Hartz) imaginée par le socialiste Gérard Schroeder, et appliquée par Angéla Merkel, a bien sur permis de diviser par deux le nombre de chômeurs du pays, mais elle réduit en quasi esclavage une partie de la population, obligée d’accepter d’être payée parfois 1 € l’heure, obligeant le chômeur à accepter n’importe quel emploi, ce qui ne résout en rien la question de la croissance du pays, et qui plonge une partie de nos voisins germains dans une détresse durable. lien

Sur la question de l'emploi, il faut découvrir cette joute entre une chômeuse et Copé dont ce dernier ne sort pas grandi. lien

On ne peut qu’approuver la réflexion de l’anthropologue David Graeber qui dénonce ce qu’il appelle les « bullshit jobs », autrement dit, « des métiers bidons », destinés seulement à occuper les travailleurs. lien

Il dénonce l’aliénation d’une majorité de travailleurs de bureau, qui perdent leur vie à des tâches inutiles et vides de sens. lien

Il faut donc se faire une raison : il n’y a plus du travail pour tout le monde, et les délocalisations n’en sont pas les seules responsables.

La fermeture des frontières, la préférence nationale, voulue par les partis extrémistes de droite, ne feront qu’isoler le pays, dans un monde où les frontières, grâce à la facilité des transports, n’existent quasi plus.

Revenir aux solutions irréalistes du temps de Napoléon III, qui consistaient à faire creuser des tranchées au Champ de Mars, pour les reboucher ensuite, afin de justifier le versement d’un salaire, serait dépourvu de bon sens.

Cette solution avait vu le jour le 27 février 1848, et s’est terminée prématurément 4 mois après. lien

Sont venues ensuite les barricades, et un bain de sang : au bout de 3 jours d’insurrection, 4000 ouvriers seront tués, 1500 seront fusillés, et 4000 autres seront déporté en Algérie.

Alors est peut-être venu le temps du Revenu Universel, appelé aussi le Revenu de Base.

Le principe est simple : chaque citoyen français, qu’il travaille ou non, recevrait  1000 euros, (suivant les pays, le montant diffère) sans contrepartie, sans avoir à justifier d’une éventuelle recherche d’emploi.

L’idée peut paraître énorme, et surtout pas finançable, et provoque généralement des réactions basiques peu surprenantes du genre : « on ne va tout de même pas encourager la fainéantise ! »…

D’autres vont s’interroger sur l’intérêt de verser cette prime à des citoyens qui ont déjà un revenu…voire de très haut revenus, comme Liliane de Bettencourt, ou à Serge Dassault ?

La question essentielle est celle du financement.

Les économistes qui se sont penchés sur la question estiment que cette mesure couterait autour des 200 milliards annuels.

Ils envisagent différentes solutions : Marc de Basquiat préconise un impôt proportionnel sur l’ensemble des revenus, Jacques Marseille choisit la fusion de l’aide sociale, du système de chômage et du système de retraite et d’autres imaginent la redistribution de la rente pétrolière, ou un impôt sur le patrimoine… dont le détail est sur ce lien.

Encore plus pragmatiquement, Baptiste Mylondo prenant acte que, d’après notre PIB (produit intérieur brut), la France est le 5ème pays le plus riche du monde, conclut que si l’on partageait le revenu disponible après versement des prestations sociales et prélèvement des impôts directs, il s’élèverait à 1276 € par mois et par personne. lien

Au-delà de ces différents scénarios, d’autres pistes existent, comme la récupération des capitaux exilés.

D’après un rapport dévoilé en janvier 2013, la fraude fiscale représenterait entre 60 et 80 milliards annuels (lien) bien au delà des 36 à 50 milliards estimés par le Sénat en juillet 2012. lien

L’exil fiscal représente annuellement un manque à gagner de près de 90 milliards annuels, mais si l’on en croit Gabriel Zucman, chercheur à l’école d’économie de Paris, un rapatriement intégral des 200 milliards probablement planqués à l’étranger apporterait en une fois 120 milliards d’euros dans les caisses de l’Etat compte tenu des années d’impayés. lien

La fameuse liste « HSBC » dévoilée par Hervé Falciani fait état de près de 3000 français possédant des comptes non déclarés, et les timides mesures prises en 2009 par Woerth n’ont pas donnés beaucoup de résultats.

Ajoutons les près de 20 milliards provoqués par la fraude à la TVA, les 15 milliards de la fraude sociale, et l’on voit qu’il existe des solutions pour financer le RDB. lien

La décision d’appliquer le Revenu de Base aurait d’autres conséquences, car si l’on prend l’exemple d’un salarié gagnant 1500 euros mensuels, le patron n’aurait plus qu’à verser 500 euros, et très logiquement, l’Etat mettrait les entreprises à contribution afin qu’elles participent au financement de cette solution.

Il est probable qu’à ce stade, un employé décide de ne plus travailler, préférant se contenter des 1000 euros, plutôt que de travailler 160 heures pas mois pour 500 euros de plus, ce qui pourrait amener une négociation intéressante menée par le patron, quand il voudra garder absolument son employé.

Ajoutons que le Revenu de Base amènera la disparition de « Pole Emploi », devenu inutile, lequel emploie près de 50 000 personnes, et a un budget de 1,3 milliards d’euros. lien

D’autre part la mise en place du RDB amènerait naturellement la disparition du RSA et du « minimum vieillesse ».

Le RSA représente environ 8 milliards d’euros, et il faut rappeler ici qu’il n’aura pas crée un déficit public supplémentaire, puisqu’il a été financé par une taxe sur les revenus financiers, et que 35% (voire 65% dans certains cas) des ayants droit ne le réclament pas. lien

Le minimum vieillesse représente près de 3 milliards d’euros, (lien) et si le RDB était décidé, il va de soi qu’il se substituerait à ces 2 aides sociales.

On voit donc que cette mesure sociale n’est pas si impossible à financer.

Mais il faudrait se pencher sur les conséquences positives d’une telle mesure : tout d’abord, elle amènerait logiquement la disparition du chômage, tout comme une forte relance de la consommation, permettant aux entreprises d’embaucher éventuellement, favorisant aussi une hausse des salaires…

D’ailleurs les bénéficiaires de ce RDB ne resteront pas longtemps les bras croisés, s’impliquant dans des activités bénévoles, ou non marchandes dont le pays s’enrichira à coup sur, et comme le martèle le sociologue Loic Wacquant « il faut oser imaginer l’existence sociale en dehors du travail  » et comme dit mon vieil ami africain : « la reconnaissance est le paiement du pauvre  ».

L’image illustrant l’article vient de « fred-h.net »

Merci aux internautes de leur aide précieuse

Olivier Cabanel

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Pour soutenir l’initiative européenne, c’est sur ce lien

A découvrir

Le site « revenu de base  »

Un court dessin animé sur le RDB ici

Un petit documentaire sur ce lien

Le film  : le revenu de base, une impulsion culturelle

La conférence de Frédéric Bosqué à Genève mars 2013

Un revenu universel est-il raisonnablement finançable ?

Revenu de base

Un dessin animé très pédagogique sur ce lien

le revenu de base, une solution pour les retraites

Les mensonges de l’aide sociale sur ce lien

Pour les Rhône-Alpins, cette réunion

A lire : le revenu d’existence, attac

L’enjeu du salaire, Bernard Friot, éditions la dispute.

Revenu de citoyenneté, droit au travail, intégration sociale, revue du mauss n°7, 1996

Fin du travail et revenu universel, Michel Husson, n°176, juillet 2005

L’allocation universelle, Yannick Vanderborght et Philippe Van Parijs, la découverte 2005


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346 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 15 octobre 2013 09:26

    Une méthode similaire a été expérimenté en Angleterre de 1795 à 1834 sous le nom de speenhamland




    Un reproche qui fut fait à ce système fut la dégradation des salaires des personnes qui en bénéficiant d’un revenu minimale de base était très peu payé par les patrons.

    Ce fut une cause de paupérisation de la population en Angleterre durant cette période. 

    Philippe 



    • JL JL 15 octobre 2013 11:10

      Oui, les temps ont changé : hier, ce qui était bon pour l’entreprise était bon pour la nation. Aujourd’hui ce n’est plus vrai : ce qui est bon pour l’entreprise est bon pour les profits, mais ce qui est bon pour les profits ne l’est pas pour les travailleurs, donc nous.

      Ce n’est pas O. Cabanel qui me contredira, sinon je lui renverrai TEPCO (entre autres) dans la figure.

      La question que se posent ceux qui ont le pouvoir (et l’argent) n’est pas : ’’Comment sauver nos emplois ?’’ ...

      mais : ’’Comment sauver nos profits ?’’. Et leur réponse, qui est dans l’air du temps, qui préside tous les imaginaires, ils le crient en sautant comme des cabris : ’’ Un Revenu Universel ’’.

      Pour qualifier cette politique, j’hésite entre trois images : ’ Mettre la charrue avant les bœufs ’, Pratiquer la fuite en avant ’, et ’ Suivre son ombre ’.


    • JL JL 15 octobre 2013 13:11

      Pour ne pas poster idiot, je suggère à tous les enthousiastes de ce fil de lire l’article de Robert Gil

      Avec Robert Gil, je dis que nous assistons en ce moment à la fin du prétendu « État de Droit » pour un retour à la jungle ultralibérale du Far-West.

      A qui allez vous demander de vous donner le biberon, lorsque nous y serons ?

      Olivier Cabanel, c’est vous qui devriez ouvrir les yeux : se faire l’idiot utile de la barbarie, quel piètre rôle.


    • ZenZoe ZenZoe 15 octobre 2013 14:20

      @devphil
      Vous parlez de l’expérience d’un revenu unique en Angleterre. Il faut quand même spécifier que celui-ci n’a pas grand chose à voir avec celui dont il est question ici :
      1) le revenu était réservé aux pauvres, et était donc stigmatisant
      2) le revenu était versé en complément d’un salaire si celui-ci était insuffisant pour vivre et donc modulable - on comprend bien l’effet d’aubaine pour les patrons qui en ont profité pour baisser les salaires et de fil en aiguille provoquer un déséquilibre du marché et un écart phénoménal entre riches et pauvres. On comprend bien aussi que ce revenu était tout sauf une source de liberté pour les bénéficiaires !

      Bref, grosses nuances ! Ici, il est question d’un revenu universel, accordé à tous, suffisant pour vivre, et permettant un choix de vie réel. Et cela fait toute la différence : le déséquilibre du marché de l’emploi en faveur des patrons disparaitrait - c’est d’ailleurs la raison pour laquelle ce revenu ne verra sûrement jamais le jour - mais sait-on jamais ?


    • olivier cabanel olivier cabanel 15 octobre 2013 17:29

      JL

      quelle barbarie ?
      la barbarie n’est-elle pas de laisser la situation actuelle perdurer ?
      8 millions de français sous le seuil de la pauvreté...
      continuer dans ce sens, c’est se tirer une balle dans le pied, puisque ces millions de femmes et d’hommes dans la pauvreté, ce sont autant d’humains qui consomment moins...plombant du coup la croissance du pays, et provocant les faillites des entreprises.
      ou elle est la barbarie ?
       smiley

    • olivier cabanel olivier cabanel 15 octobre 2013 17:31

      merci philippe d’avoir remis les montres à leur place, comme aurait dit Coluche... smiley


    • JL JL 15 octobre 2013 18:15

      OC,

      vous avez lu l’article de Robert Gil ? Manifestement non, votre réponse à mon post le prouve.


    • olivier cabanel olivier cabanel 15 octobre 2013 19:02

      JL

      bien évidemment, je l’ai lu, mais je ne vois pas en quoi l’article de Gil serait contradictoire avec le RDB ?
      en tout cas je partage totalement ce qu’il a écrit.

    • JL JL 16 octobre 2013 09:16

      Vous ne voyez pas ?

      Je vous invite à proposer sous l’article en question et comme solutions au problèmes évoqués, la revendication d’un RDB. Je suis sûr que ça aura son petit effet. Je serai le premier à y répondre.

      Je ne reviendrai plus ici, où l’on se gargarise de fausse ’monnaie’ (demain on rase gratis). Les idées pernicieuses sont comme la mauvaise monnaies, elles chassent les bonnes.


    • JL JL 16 octobre 2013 09:35

      Cochon qui s’en dédit !

       smiley

      Avant de tourner le dos à cet article, je voudrais dire encore une chose : vous croyez que ces bandits trouveraient encore de la main d’œuvre - incontournable - pour accomplir leurs abominables forfaits ? Vous croyez que des travailleurs accepteraient de ruiner irrémédiablement leur environnement s’ils pouvaient, par la grâce d’un RDB tombé du ciel sinon versé par ces bandits (*), refuser de travailler pour les entreprise d’extraction des gaz de schiste ? Ou de maintenance des centrales nucléaires, pour ne citer que ces deux exemples ? Ouvrez les yeux, voyons !

      (*) qui d’autre que des milliardaires pourraient verser ce RDB ? Les calculs des JPM n’ont aucune réalité. Vous croyez que ces bandits verseraient un kopeck pour contribuer au pot commun ? Pour eux, les impôts sont la double peine : non seulement ça réduit leurs profits, mais surtout, ça casse leur bizness.


    • devphil30 devphil30 16 octobre 2013 09:57

      Je veux juste exprimer le fait d’une possible dérive patronale si l’instauration d’un revenu minimum est mis en place.


      Une forme de dérive à payer de moins en moins car les gens auront déjà le minimum pour vivre.

      Philippe 

    • jpm jpm 16 octobre 2013 10:15

      JL,

       

      vous êtes finalement très fort pour faire le jeu des patrons… car vous prenez pour acquis que rien ne peut changer et qu´il n´est pas possible de les associer au financement d´une mesure redistributive. Vous semblez donc les protéger, ce qui est curieux vu votre soi-disant positionnement à la gauche de la gauche… peut être avez vous fait un tour de trop sur l´échiquier politique smiley

      Vous mettez en doute mes calculs… que vous n´avez malheureusement jamais compris… car il n´est pas question de taxer uniquement les milliardaires… mais bien de faire participer l´ensemble de la population (dont les milliardaires qui n´auraient pas fui) au financement du revenu de base de tous.

      Pour éviter toute confusion, je rappelle donc qu´une contribution de 30% sur tous les revenus dés le premier euro, appliquée aux 1200 milliards de revenus cumulés chaque année par les français, permettrait de financer 360 milliards, c´est à dire 520 euros par mois pour les 50 millions d´adulte et la moitie, soit 260 euros pour les enfants. Evidemment cela reste théorique… mais cela prouve que c´est possible. On peut même facilement démontrer que cela pourrait se faire sans changer la pression fiscale en supprimant les 3 premières tranches d´imposition.

       

      http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/prelevement-a-la-source-contre-140717


    • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 16 octobre 2013 10:35

      1000 EUROS NET LE SMIC EUROPEEN DE L UE....OUI TOUT DE SUITE

      cear l’allemagne a dépassé l’agro -alimentataire breton6francais en payant ses travailleurs agricolesde l ’EST 500 A 600 EUROS MOIS

      ELLE EST BELLE L UE DE MME MERKEL CE N EST PAS LE BISMARCK QUI COULE MAIS L ESPAGNE L ITALIE...LA GRECE ET LA FRANCE

      QUELLE BELLE MERDE CETTE UE DES MEDEF ET DES BANQUES...


    • olivier cabanel olivier cabanel 16 octobre 2013 13:07

      tous ensemble

      partage total et remerciements
       smiley

    • olivier cabanel olivier cabanel 16 octobre 2013 13:11

      JL

      « ces bandits », si le principe du RDB est accepté n’auront d’autres choix que de l’appliquer, 
      ou de disparaitre à tout jamais.
      perso, ça ne me fera ni chaud , ni froid.
       smiley

    • JL JL 16 octobre 2013 13:28

      Absurde.

      Si ce principe était retenu - on se demande où, et par qui -, personne ne pourrait obliger ces bandits à payer plus d’impôts.

      Et si un jour, on pouvait les obliger à payer plus d’impôts, vous ne croyez pas qu’il y aurait mieux à faire que d’augmenter le pouvoir d’achat de ceux qui ne connaissent pas ’la valeur de l’argent’. Je rappelle que pour connaitre ce qu’on appelle la ’valeur de l’argent’, il faut avoir sué pour le gagner.


    • Emmanuel Coux Emmanuel Coux 17 octobre 2013 15:57

      C’est justement le contraire qui se produira. Du fait qu’il y a un minimum, les négociations se ferons à la hausse.

      Je prends l’exemple d’une personne qui a un travail pénible et dégradant à 1300 euro par mois. Avec un revenu de base, elle va se dire, je reste chez moi ce qui me fait économiser les 300 euros de frais de déplacement par mois.

       

      L’employeur devra lui donner un salaire plus conséquent. Les négociations se feront donc à la hausse. 

      Dans le cas où il n’y a pas de revenu de base. L’employé est obligé d’accepter n’importe quoi pour survivre, y compris des salaires qui le place en difficulté financière.

       

      L’exemple des loi Harzt en Allemagne en est l’illustration parfaite. les chômeurs sont obligé d’aller travailler pour 2 ou 3 euros de l’heures s’ils ne veulent pas perdre leur misérables allocations. 


    • olivier cabanel olivier cabanel 17 octobre 2013 18:47

      Emmanuel

      c’est l’évidence même !
      merci de ce commentaire.

    • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 18 octobre 2013 11:57

      CE N’ EST PAS UNE UTOPIE MAIS DANS L’ UE C EST UNE OBLIGATION POURQUOI : (1000 euros net de salaire minimum pour 35 heures)

      -les travailleurs agricoles qui ont aidé les allemands a supplanté l’agro alimentaire breton-francais percoivent de 500 a 600 euros mois MERCI MME MERKEL ET MR SCHULZ VOUS AVEZ BIEN ROULé SARKOMER ET FLAMBIKEL DANS LA FARINE DEPUIS 3 ANS.

      MOTEUR DE L EUROPE L ALLEMAGNE.........MOTEUR SURALIMENTE ET ET TURBO.........

      SI UNE REVOLUTION VIENT DE L OUEST TREMBLEZ MINISTRES SENATEURS....DEPUTES....DES TETES VONT TOMBER vous voulez continuer a cumuler et a etre les LOBBYISTES DES GROS GROUPES DE LOBBYSTES CEE VOUS TRAHISSEZ EN CAQUETANT VOS ELECTEURS ET LES CITOYENS DE CE PAYS

      VOTRE EFFECTIF EST 10 FOIS TROP IMPORTANT

      VOUS ETES VENDUS INCOMPETENTS ET TROP PAYES COMME LES FOOTBALLEURS PAS DE RESULTATS PAS DE SALAIRES NI DE PRIMES..

      LES BRETONS ET L’ OUEST NE SONT PLUS DES CHOUANS une révolution marche vers LES JACOBINS CORROMPUS LOBBYISTES DE L UE ET CUMULARDS PRENEZ CE GROS VENT D OUEST AU SERIEUX....


    • JL JL 15 octobre 2013 09:57

      Non !!!

      Le travail ne disparait pas, ne disparaitra jamais aussi longtemps qu’il y aura des hommes. Ce serait trop long à expliquer, et ce n’est pas le sujet de mon com.

      Ce qui disparait ce sont les emplois. Nuance.

      Les emplois, parlons-en : ils sont aujourd’hui de deux nature : productifs de biens et de services ; ou productifs de profits.

      J’explique : un salarié qui vend un appareil électro-ménager participe à la production de bien d’équipement. Un employé qui invente des solution d’obsolescence programmée, un vendeur qui vend des extensions de garantie à des prix scandaleux allant jusqu’à la moitié de la valeur de l’appareil sont des gens producteurs de profits.

      Si les emplois productifs disparaissent au fin fond du monde, il n’y aura plus personne pour acheter. Alors, tout restera à faire : reconstruire un monde viable.

      Seuls des enfants immatures peuvent attendre la bouche ouverte, leur pitance. Est-ce cela que vous voulez ?


      • bibou1324 bibou1324 15 octobre 2013 10:28

        J’ai l’impression que c’est cela que veulent les français, oui. Ils veulent attendre la bouche ouverte, qu’un robot les servent. Et on se dirige vers ce monde là. Et franchement, entre un boulot décorrelé de toute réalité, où quelques clics sur une machine rapportent de quoi nourrir sa famille, et une vie sans emplois, ou le temps est passé à faire des loisirs, du sport, partager du temps avec sa famille, il n’y a pas photo.


      • jpm jpm 15 octobre 2013 10:44

        Bonjour JL,

        je ne crois pas non plus en la disparition du travail, ni même de l´emploi salarie ou indépendant. Malgré les progrès réels de la robotique, il faudra toujours des hommes ou des femmes pour créer et commander ces robots... mais aussi pour accomplir des taches que ces robots ne sauront pas nécessairement bien faire (je pense notamment á des activités créatives, ou même de soins ou de formation).

        Maintenant cela ne veut pas dire que le nombre d´emplois nécessaire pour produire l´ensemble des biens et service ne va pas encore se réduire, transformant l´activité humaine en lui laissant plus de temps libre. En espérant qu´un jour il ne sera plus nécessaire de passer sa vie a travailler... il est donc important de réfléchir a une meilleure distribution des richesses produites par les robots et ceux qui conserveront une activité lucrative dans le système marchand. C´est donc a cela que peut servir le revenu de base... qui permet a chacun de profiter individuellement des bienfaits du travail de tous et du capital commun de l´humanité.

        En attendant cet âge d´or de la robotisation, il reste encore pas mal d´emplois (dont certains ont du mal a recruter). Il est donc important de privilégier un système qui encourage le maintien d´une activité rémunérée, afin que nous continuions d´avoir du pain frais le matin et des soins lorsque nous sommes malades. Il faut donc réfléchir à un partage équitable de la richesse produite... qui permette de récompenser ceux qui feront le choix de continuer de travailler, tout en permettant aux autres de vivre dignement mais plus humblement sans stigmatisation ni entraves administratives.

        Maintenant si les calculs de Baptiste Mylondo sont exacts (moyenne de 1276 euros de revenus nets par mois) il sera probablement difficile de donner tout de suite 1000 euros par mois de revenu de base à tout le monde, car cela laisserait peu de marge pour encourager les travailleurs… mais des calculs ont montré qu´il était d´ores et déjà possible de distribuer un revenu de base de 500 euros par mois (c´est a dire légèrement supérieur aux actuels minima sociaux) sans réellement changer l´actuelle redistribution et sans decourager pour autant la valeur travail.

        http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/prelevement-a-la-source-contre-140717


      • olivier cabanel olivier cabanel 15 octobre 2013 10:50

        JL

        ouvrez les yeux !
        le travail est mort ! fini ! y en plus...ou du moins y en a encore un peu.
        mais si on compte tous les emplois inutiles, ces fameux « bullshit jobs », et tous les emplois destinés à faire illusion... il n’en reste plus beaucoup.
        vous avez du voir, comme tous le monde, ces chantiers, ou l’un creuse, pendant que l’autre regarde sa montre, l’autre qui vérifie que ce soit bien fait, l’autre qui surveille celui qui vérifie, etc...
        nous avons voulu que la machine nous remplace, et pourquoi pas ?
        un ordinateur remplace 7 ou 8 emplois...
        une machine outil encore plus...
        les engins géants qui fauche, broie, égrennent, finiront par sortir un pain à la sortie ...
        combien d’emplois ont disparu grâce ou a cause d’eux ?
        sauf que la machine ne fréquente pas les supermarchés
        elle ne consomme qu’un peu d’énergie...bientot elle fabriquera sa propre énergie...
        alors le travailleur qui se retrouve sur le carreau n’a plus les moyens d’acheter,
        pourquoi ne pas envisager cette solution inovante, qui contrairement à ce que vous sousentendez, ne fera pas naitre une génération de paresseux ?
        prenez l’exemple des retraités : ils disent tous qu’ils n’ont jamais été autant occupés depuis qu’ils ne travaillent plus.
        il serait temps de réaliser que les temps ont changé.
         smiley

      • olivier cabanel olivier cabanel 15 octobre 2013 10:54

        merci d’avoir rappelé la jolie phrase de Coluche qui résume bien la réalité d’aujourd’hui.


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 15 octobre 2013 15:19

        «  Le travail, c’est un effort qu’on consent pour obtenir un résultat. Aussi longtemps que tous nos besoins ne seront pas comblés et que tous nos désirs ne seront pas satisfaits, il y aura toujours du travail à accomplir, Dire que l’on manque de travail est une absurdité. Le problème actuel n’est pas que nous manquions de travail, mais que nous manquions d’emplois, ce qui n’est pas du tout la même chose. »


        Tiré d’un texte que j’ai publié il y’a plus de 30 ans



        PJCA



      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 15 octobre 2013 15:28

        @ JL


         Vous avez raison, voir mon lien plus bas. Mais la durée du travail salarié doit diminuer et la valeur du temps de travail doit augnenter CONSIDERABLEMENT pour rendre la demande effective et permettre un passage doux vers le travail autonome.


        PJCA

      • Croa Croa 15 octobre 2013 15:28

        « si on compte tous les emplois inutiles... »

        ...et les stages bidons (mais pas gratuits pour le trésor public ou autres caisses.) ! Les stages ont deux avantages, le premier étant de faire croire au chômeur que s’il ne trouve pas de boulot c’est de sa faute, le second étant d’améliorer les statistiques. 

        Dans les années 60-début 70 si vous n’aviez pas de formations vous appreniez sur le tas et les patrons ne se plaignaient pas ! (Le chômage structurel a commencé en 74-75.)


      • olivier cabanel olivier cabanel 15 octobre 2013 17:34

        Pierre JC

        mais tout travail n’est pas fatalement salarié...
        je rentre des bois, ou nous étions en train de chercher des champignons pour préparer une expo...je vous assure qu’il s’agit d’un travail, agréable bien sur, mais travail quand même.
        et les exemples de ce genre d’activité ne manquent pas...
        bricoler, jardiner, lire, écrire, dessiner, peindre....
        tous ces travaux ne sont pas fatalement salariés.

      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 15 octobre 2013 23:18

        @ Oliver Cabanel


        ’« Tout travail n’est pas salarié... »  C’est bien la thèse que je défends. Le travail salarié va disparaitre progressivement, parce qu’il n’est la façon le plus efficace de travailler que pour des tâches répétitives et qui n’exigent pas de décisions ... La seule exception sont des taches où le travailleur ne DOIT PAS lavoir un intérêt dans l’issue de la tache ( comme un juge, un agent d police, un législateur, par exemple) 

        C’est le travail autonome qui va remplacer le travail salarié , prioritairement dans ce qui exige de la créativité un esprit de décision, un bon sens de la communication... puis pour presque tout.

         PJCA

      • Marc Chinal Marc Chinal 15 octobre 2013 23:29

        Et quand vous aurez compris qu’en donnant la même somme à tous nous n’aurons en réponse qu’une augmentation des prix et donc aucune solution à la misère, vous comprendrez qu’il faut arrêter de vous moquer des post-monétaires.
        .
        Rappel : comment lutter contre la misère (le manque) avec un outil (la monnaie) basé sur le manque/ la rareté suffisante ? Hum ?
        .
        Prêt pour un débat ?
        .
        En voici un avec Baptiste Mylondo qui soutient l’idée d’un revenu inconditionnel.


      • olivier cabanel olivier cabanel 16 octobre 2013 13:21

        Pierre JC

        vu comme ça, je partage.
         smiley

      • JL JL 16 octobre 2013 13:33

        ’’C’est le travail autonome qui va remplacer le travail salarié’’

        PJCA, qu’entendez vous précisément par ’travail autonome’ ?

        Je vous rappelle les vertus du travail en équipe et de la mise en commun des compétences et des savoirs, etc, etc.


      • OuVaton OuVaton 16 octobre 2013 16:46

        « Tiré d’un texte que j’ai publié il y’a plus de 30 ans »

        Il n’a pas vieilli, il est aussi faux qu’à l’époque. C’est quoi manquer d’emploi ? La thèse de l’article dans la droite ligne de Duboin et de la grande relève de l’homme par la machine est très juste. En plus avec des machines qui pensent à notre place, on aura bientôt plus besoin de personne sauf à admettre que certains bossent comme esclaves sous payés d’une classe de riches avec retour au bon temps des ilotes.

        Remarquez qu’on y va peut-être... mais, selon moi, ce serait mieux d’avoir un système dans lequel on vit sobrement mais on vit. Jouir de la vie. C’est beau. 


      • JL JL 17 octobre 2013 10:11

        Le travail ne disparaitra jamais.

        Comme disait Annah Arendt, c’est l’utilité des travailleurs pour le capital qui disparait.

        La misère c’est la pauvreté sans les moyens de subsistance
        .

        La féodalité c’est la pauvreté et le servage. Le capitalisme c’est l’asservissement des peuples par la misère. La fabrication de la misère est un processus rédhibitoire inhérent au capitalisme qui prospère en promettant la richesse d’une main, en ruinant peuples et planète de l’autre.

        Un pauvre peut rester digne ; un miséreux ne le peut pas. C’est pourquoi le capitalisme est plus redoutable que la féodalité.

        Arrêtez de pleurnicher que le travail disparait. Si vous voulez une raison pour créer un Dividende universel, la seule bonne raison est celle-ci : chaque individu doit avoir les moyens de ne pas sombrer dans la misère.

        Et les capitalistes vous accorderont le RU en échange de tous les services encore gratuits à ce jour. Et cela pour éviter que les miséreux ne mettent le feu à leurs palais. Seulement pour cela.



      • olivier cabanel olivier cabanel 17 octobre 2013 13:49

        JL

        un certain cynisme.
        ça vous permettra de rebondir au cas où vous seriez planté.
         smiley

      • JL JL 17 octobre 2013 14:25

        Ce n’est pas du cynisme, c’est de la clairvoyance : ne voyez vous pas qu’en réclamant un salaire sans travail, vous n’aurez bientôt ni l’un ni l’autre. D’abord, on vous file une ’allocation’ et on vous dépouille de tout le reste. Puis quand on vous aura retiré tout ce qui est encore gratuit, on vous supprimera l’aumône ; et vous n’aurez plus qu’à crever la gueule ouverte.

        Comment on appelle ça, déjà ? La ’munichoise attitude’ ? Je propose la munich-oisitude, parce qu’on y trouve la racine oisiveté.

        La seule dignité c’est de faire revenir le travail et récupérer nos emplois. Moi depuis longtemps, j’achète français, quand c’est possible bien sûr.


      • jpm jpm 17 octobre 2013 15:08

        JL, arrêtez de tout confondre… personne ne réclame un salaire sans travail mais seulement un revenu décent pour vivre qui soit inconditionnel et cumulable avec les salaires et les rémunérations lies au travail, ainsi que la protection sociale qui va avec (Retraite, chômage, invalidité indemnités maladie ou maternité…).

        Il ne s´agit pas de dépouiller les gens des droits acquis mais au contraire de leur donner un nouveau droit qui garantit un véritable revenu individuel et inconditionnel leur permettant de choisir librement leur participation au monde du travail. Cela n´empêche pas de développer de nouveaux emplois via le retour souhaitable du Made in France… mais en attendant que les 8 millions de sous employés trouvent un travail qui leur convienne… il est souhaitable de partager les fruits de la richesse produite en France via une meilleure redistribution.


      • JL JL 17 octobre 2013 15:14

        jpm,

        vos insultes ne prouvent qu’une chose : vous ne comprenez rien à rien à ce que je dis.


      • JL JL 17 octobre 2013 15:19

        Je vous mets au défi de répondre à cette question : croyez vous que des services publics gratuits soient compatibles avec une allocation inconditionnelle de ressource ?

        J’affirme moi, qu’une allocation universelle inconditionnelle d’un revenu minimum n’a de sens que dans une société où tout est payant.

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