• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

aberlainnard

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 244 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • aberlainnard 4 octobre 2010 15:06

    Voilà un tableau bien sombre de l’état du monde. Et pourtant, il faut bien se rendre à l’évidence ; il n’y a là ni catastrophisme, ni pessimisme mais un simple constat. Le XXème siècle n’a pas non plus été un long fleuve tranquille pour autant ; deux guerres mondiales et des dérives monstrueuses et tragiques de dictatures se réclamant d’une philosophie communiste mal comprise n’en font pas une époque historique très glorieuse ni un modèle de civilisation. Pourtant ce dernier siècle nous a fait connaître, en occident du moins, une croissance économique et des progrès sociaux sans précédent dans l’histoire de l’humanité, avant que le cours des choses ne s’inverse sans espoir d’amélioration avant longtemps.

    Plutôt qu’analyser les causes multiples et complexes de cette décadence, nous pourrions nous interroger sur les raisons qui sont à l’origine la montée en puissance, extrêmement rapide d’un point de vue historique, de notre confort matériel et de la protection sociale dont nous jouissons encore provisoirement.

    Quelle est la différence la plus remarquable qui sépare la société préindustrielle de celle d’aujourd’hui et qui a rendu possible cette progression jusqu’à ce jour ? Et si tout reposait sur l’utilisation croissante d’une énergie toujours plus abondante à un prix qui n’a fait que décroître par rapport au coût horaire du travail humain ?

    Les sources d’énergie dont l’homme disposait étaient limitées à l’énergie musculaire humaine ou animale, à l’énergie éolienne capricieuse ou hydraulique pour moudre son grain, pour l’irrigation et quelques autres applications mécaniques limitées. Sans la machine à vapeur qui a permis un premier décollage industriel et le moteur à combustion interne qui l’a supplantée par la suite, l’homme n’aurait jamais pu se libérer du temps qui le retenait aux champs pour se nourrir. Puis est venue l’énergie électrique, grâce au charbon qui reste l’énergie primaire dominante utilisée dans le monde pour la produire.

    Ces nouvelles énergies ont généré des gains de productivité et de temps créant un surplus de richesse individuelle et collective sans précédent qui a rendu possible l’instauration des systèmes de prévoyance et de protection sociale (privés ou d’État), le développement du secteur tertiaire de services, de santé et la civilisation des loisirs. Elles sont aussi à l’origine du développement considérable du transport et des échanges internationaux, en volume et en rapidité. Sans ces énergies, nous aurions dû nous passer des chaînes de froid qui préservent et conservent nos aliments tout au long de leur périple depuis leur production jusqu’à leur consommation.

    Imaginez ce que deviendrait notre société sans ces énergies abondantes.

    Il se trouve que la crise financière est venue briser cette belle machine basée sur la croissance. Mais elle ne fait que masquer, pour un temps, une réalité que nous oublions. Le fonctionnement de notre société repose essentiellement sur des ressources énergétiques non renouvelables : le charbon et le pétrole. Que nous parvenions à nous sortir de cette crise économique et nous nous retrouverions devant cet autre défi bien plus problématique encore.

     



  • aberlainnard 2 octobre 2010 22:56

    Pour l’auteur il a fallu :

    L’équivalent de 7 pages A4

    53 paragraphes

    372 lignes

    4886 mots

    24694 caractères

    pour nous expliquer ce que les conclusions du NIST

     

    le NIST a eu besoin :

    de dizaines d’ingénieurs et employés

    de dizaines de milliers d’heures de travail

    pendant 3 années de travail

    d’un rapport de plus de 1000 pages

    d’une dizaine de rédacteurs

    d’un délai de 8 ans avant de publier un rapport.

     

    Quand un expert en démolition contrôlée hollandais n’a eu besoin

    que d’une poignée de secondes d’observation

    pour identifier la vraie nature de la chute du WTC 7

     

    ÉTONNANT, NON ?

     

    Ça coûte cher de vouloir à tout prix tordre le coup à la vérité.



  • aberlainnard 2 octobre 2010 19:32

    Ça, ce n’est pas une information à prendre à la légère !

    Quel que soit le sentiment que l’on nourrisse à l’égard des militaires, il ne fait pas de doute que l’État-Major a pris toute la mesure de sa dépendance au pétrole et va tout faire pour en sortir afin assurer le fonctionnement des forces armées après pétrole. Il se donne trente ans et son plan est applicable dès aujourd’hui.

    Que se passe-t-il pendant ce temps dans la société civile face à ce même défi ? Quasiment rien ! C’est pourtant autrement plus grave sur le plan économique et social que la paralysie qui pourrait frapper une armée.

    C’est vrai, il semble qu’une timide prise de conscience collective commence à émerger sur le fait que nous allons, un jour, connaître l’épuisement des ressources en pétrole et, plus généralement, en énergies d’origine fossile. Toute la question est contenue dans ce "un jour". Pour beaucoup, concernant le pétrole, c’est dans une quarantaine d’années. Cette idée repose sur le fait que, au rythme constant de la consommation actuelle, nous avons des réserves qui nous permettent de « tenir » 40 ans avant l’épuisement complet de cette ressource et donc qu’il n’y aura pas de problème avant 2050. Ce scénario est bien sûr totalement faux ; même si les occidentaux parviennent à réduire leur consommation tout en tablant sur une reprise d’activité économique comme le rêvent les économistes, la demande globale ne fera qu’augmenter, poussée par le développement des pays d’Extrême-Orient et d’Amérique du sud. Sachant que dans les milieux bien informés il se confirme que la capacité technique d’extraction du pétrole est proche de son maximum et qu’elle ne peut que décroître ensuite, des tensions majeures apparaîtront nécessairement dès que ces deux courbes (production, demande) se croiseront. Il n’est pas possible d’imaginer un monde dans lequel la consommation puisse être supérieure à l’offre. Que se passera-t-il à ce moment là ? Probablement tout sauf un parcours serein jusqu’en 2050.

    Le recours au charbon, nous dit-on, en négligeant les sérieux problèmes de pollution qu’il soulève, permettra de nous passer du pétrole et nous assurera une énergie pour au moins un siècle puisque l’on peut tout faire à partir du charbon. Certes, mais c’est reproduire la même erreur de raisonnement. Le charbon ne peut nous donner objectivement un répit que le temps d’une génération, tout au plus. Est-ce suffisant pour que les énergies renouvelables prennent le relais ? Dans les scénarios les plus optimistes, quantitativement et qualitativement, la réponse est non. Reste une hypothèse, qui pour l’instant relève du rêve ; que pendant le sursis qui nous reste, le génie humain ait le temps et les moyens (techniques et financiers) de mettre au point et de mettre en application généralisée des techniques exotiques (énergie du vide ? énergie contenue dans l’eau ? fusion nucléaire ? et j’en passe ….) dans lesquelles le bilan énergie entrante - énergie sortante soit positif en quantité et en qualité suffisante, en complément des renouvelables, pour compenser l’immense déficit d’énergie laissé par l’épuisement des énergies fossiles. Je vous laisse deviner les chances de réussite d’une telle conversion si l’on attend le dernier baril de pétrole et la dernière tonne de charbon pour entreprendre ce gigantesque chantier.

    Sans faire de catastrophisme, le réalisme, le simple bon sens voudrait que nous prenions en compte ces contraintes physiques dès aujourd’hui et que nous nous efforcions de devancer la crise annoncée. En prenons-nous le chemin ? Apparemment non. Ce ne sont pas des correctifs symboliques à la marge dans un monde inchangé qui résoudront le problème. Réorganiser complètement la vie économique et sociale paraît inévitable. Il nous faut procéder différemment, concevoir autrement nos biens matériels et leur usage, notre habitat, notre urbanisme, notre façon de nous déplacer, notre organisation de production et d’échange. Oui, c’est bien une révolution dans nos habitudes et nos mentalités dont il s’agit. Les dirigeants politiques et les responsables d’entreprises ont un système de pensée auquel on ne peut faire confiance ; obnubilés qu’ils sont par des résultats à court terme, ils sont pour la plupart inaptes à se projeter dans le long terme. En ne prenant pas volontairement l’initiative de ces mutations, nous prenons le risque qu’elles nous soient imposées par une succession de crises de tous ordres, avec en prime comme par le passé, de possibles conflits armés. Nous regretterons alors d’avoir été des spectateurs passifs aux résolutions que prennent les militaires aujourd’hui. 

    Conclusion : la même que celle à laquelle parvient l’auteur de l’article. Ne pouvant faire confiance aux dirigeants, le meilleur pari paraît être de commencer maintenant à un niveau où la démocratie peut encore avoir un sens concret et une pleine légitimité, à savoir au niveau local, au contact même du citoyen recouvrant à cette occasion sa capacité à prendre son avenir en charge.

     

     



  • aberlainnard 1er octobre 2010 23:52

    joletaxi,

    Vous écrivez :

     "vous rigolez ou quoi ?tout le monde sait que le soleil a une influence tout à fait marginale,voire inexistante,du moins c’est ce que le GIEC s’efforce de prouver

    - Éléments géologiques, comme : dérive des continents, formations des montagnes, niveaux marins, activité volcanique,

     vous êtes un sacré farceur.dérive des continents, pour le climat dans un million d’années ?niveaux marins:raisonnement en boucle puisqu’il serait une conséquence du RCA ? activité volcanique ? vous avez un modèle pour prévoir,faudra le breveter celui-là"

     Ah bon ? !!!

    Ces remarques montrent bien que vous ne vous n’avez absolument pas eu la curiosité de vous renseigner et ni l’occasion d’approfondir ces questions.

    Personnellement, je n’ai rien inventé. Allez faire les mêmes remarques à la direction de l’École des Mines de Paris, et dites leur qu’ils sont des rigolos, foi de Joletaxi !

    Voici la vidéo d’un cours sur un module d’enseignement qui en comporte 16.

    On est dans ce cours de 1h18 en plein dans le sujet.

    http://video.rap.prd.fr/download/ensmp/de/climat_3-1.mov

    À votre place je n’aurais pas cette arrogance.



  • aberlainnard 1er octobre 2010 21:07

    joletaxi,

     

    "Il n’y a aucune chance de vouloir me faire rentrer dans cette « gueguerre » des références, et des sources"

    Effectivement ! Je n’y peux rien !

     

    Vous écrivez :

    "Quant à la confusion entre météo et climat,au risque de vous faire sursauter,j’y vois moi une certaine logique.Le climat ,ce n’est jamais que la moyenne à long terme de la météo,et les équations qui régissent l’étude de la météo sont les mêmes que celles qui font tourner les modèles climatiques."

    C’est une erreur que vous n’êtes pas seul à faire. Les modèles de simulation sont très différents selon que l’on s’intéresse à la météorologie ou à l’étude du climat. Ceux utilisés pour les  prévisions météorologiques ne s’intéressent qu’à l’atmosphère, variations de la pression atmosphérique et des températures, localement (région, pays, continent ou zone océanique) et sur des périodes de temps de l’ordre de la journée ou de la semaine. Ces modèles seraient inopérants pour l’étude du climat.

    Les modèles utilisés pour l’observation du climat à l’échelle planétaire et sur des périodes de temps historiques intègrent nécessairement beaucoup plus d’éléments,

    - Éléments astronomiques comme : variations du soleil, variations de l’orbite terrestre

    - Éléments géologiques, comme : dérive des continents, formations des montagnes, niveaux marins, activité volcanique,

    - Éléments liés à la biosphère : répartition des forêts et de la végétation au cours du temps

    - Éléments atmosphériques et océaniques (comme la météo mais à des échelles de temps et d’espace très différentes)

    - Éléments anthropiques : activité humaine, utilisations des sols, rejets divers…

    De plus, ces modèles doivent introduire toutes les rétroactions de ces éléments entre eux, chose qui est complètement inutile de prendre en compte pour faire des prévisions en  météo.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv



https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://simseam.ft.uns.ac.id/https://sipil.ft.uns.ac.id/slot gacorhttps://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/slot gacorhttps://akperstg.ac.id/https://fisip.uisu.ac.id/https://web.pn-sidrap.go.id/
https://hormon-osteoporosezentrum.de/judi bolahttps://saopaulodeolivenca.am.gov.br/slot gacor