C’est vrai ce que vous dites au sujet de la fameuse Panhard
dont le slogan était : 6CV 6 places 6l/100km (et non pas 5 !). En plus, elle se
tapait les 140km à l’heure et était bien plus légère que les voitures
« bling bling » au confort climatisé bien moins écologiques qu’il n’y paraît,
malgré la pub.
Comme quoi on devrait faire attention aux exemples que l’on
prend dans la hâte parfois !
Il n’empêche que je continue de penser que progrès
et écologie ne sont pas des concepts antagonistes par nature
Oui, la peur ! je crains en effet qu’elle ne soit plutôt du
côté de ceux qui refusent de prendre acte de la réalité des problèmes qui se
présentent au seul motif qu’ils pourraient impliquer une modification de nos
habitudes (j’allais dire « addictions » ! ) et de nos comportements.
Peur du changement qui peut finalement nous conduire vers une situation devenue
ingérable et, pour le coup, vers un bouleversement des "fondements
mêmes de la société".
Vos remarques sont tout à fait pertinentes. Pourtant, malgré
les inconvénients incontestables que vous énumérez, je me demande si, dans
certains cas, l’aménagement des voies ne serait pas plus avantageux
économiquement que la création d’une voie spécifique LGV avec son emprise au
sol qui implique des délais de réalisation très longs, en partie dus aux
enquêtes d’utilité publique et aux nombreuses procédures d’expropriations
nécessaires. Je pense en particulier au prolongement des LGV existantes comme
Paris - le Mans en direction de Rennes et Brest. Consultez les horaires ; après
avoir rallié Le Mans en un temps record, le TGV se traîne lamentablement
jusqu’à Brest sur voies normales. Alsthom avait, je crois, construit un
démonstrateur TGV pendulaire qui aurait permis au TGV de poursuivre sa route
vers Rennes et Brest à une vitesse moins ridicule qu’aujourd’hui qui exaspère
les habitués de cette ligne.
Mais après tout, je ne prétends pas que le pendulaire résout
tous les problèmes et n’en pose pas d’autres. J’ai juste un faible pour cette
technique que je trouve élégante !
L’article apporte des informations intéressantes sur les
limites et les contraintes d’exploitation des LGV.
Si, sur longues distances, pour desservir les villes
européennes, le TGV paraît être une solution plus appropriée que l’avion, le
coût de l’infrastructure spécifique et de la maintenance des LGV, le rend moins
intéressant pour des distances moyennes (disons de l’ordre de 300km) ; la
vitesse coûte alors très cher en regard du gain de temps effectivement réalisé,
d’autant que sur ces distances, prendre l’avion, avec la nécessité de se rendre
à l’aéroport et les procédures pénalisantes préalables à l’accès à bord, est
une solution peu attractive. En plus, compte tenu des contraintes du trafic aérien, sa ponctualité reste assez aléatoire.
Je me demande pourquoi le train pendulaire, dont on parle
peu, n’est pas retenu comme solution intermédiaire entre TGV sur LGV et TER sur
réseau local. Il présente l’avantage de pouvoir circuler sur une bonne partie des lignes
classiques existantes de façon économique et d’être compatible avec des
vitesses de l’ordre de 200 km/h en toute sécurité.
Au fait, pourquoi est-on toujours de plus en plus pressé à ce point ?