"Ces quelques serpents de métal fournissent
suffisamment d’énergie pour alimenter 2000 foyers en électricité."
Oui, pourquoi pas utiliser le système Pélamis localement
pour de petites collectivités lorsque les conditions s’y prêtent.
Il reste que, concrètement, l’ordre de grandeur de la
production d’électricité par ce moyen ne sera jamais que très marginal.
En 2005, la France comptait plus de 25 000 000 de
foyers de 2,6 personnes en moyenne par foyer (voir INSSEE). En utilisant les
chiffres de l’expérience portugaise, il faut donc l’équivalent de 37 500 à 50
000 Pélamis pour couvrir les besoins en énergie électrique, au niveau
portugais, d’une population de la taille de la France. On voit mal comment on
pourrait installer un tel nombre de Pélamis au large des côtes de France, pays
pourtant privilégié par ses façades maritimes.
Bien sûr, mon exemple est absurde. Il a juste pour but de
montrer que l’ordre de grandeur des quantités d’énergie récupérable par un
système comme Pélamis, ou comme les éoliennes et les autres sources d’énergies
renouvelables, toutes confondues, reste infime en regard des besoins
actuellement couverts par les énergies fossiles.
Notez au passage que dans un pays où l’électricité est
d’origine nucléaire à plus de 85%, le développement d’une production
d’électricité par les sources d’énergies renouvelables n’a que peu d’incidence
immédiate sur nos émissions de CO2 et notre consommation de produits pétroliers
utilisés en agriculture, dans l’industrie et les transports.
En conclusion : alors oui, il faut développer tous les
moyens possibles de production d’énergie à partir de sources renouvelables.
Mais compte tenu des quantités d’énergie récupérables par ces procédés dans les
scénarios les plus optimistes, ils seront très loin remplacer à eux seuls les
85 millions de barils de pétrole par jour consommés dans le monde. Il nous
faudra nécessairement passer par une période de grande sobriété énergétique,
consentie ou contrainte en attendant qu’une hypothétique découverte nous donne
accès à une énergie réellement propre et abondante.
"Et aussi parce qu’il est possible de faire des
voitures consommant 1 litre de carburant aux 100 km (en réinventant la 2CV mais
du XXIe siècle : pesant moins de 350 kg à vide et V. max 90 km/h.)"
Oui, comme j’aimerais voir naître cette nouvelle 2CV
réinventée !
Moi aussi j’enrage de voir les mastodontes bling bling que
nous pondent les constructeurs en les prétendant « verts et propres ».
Je m’y ennuie dans ce « confort » climatisé. La moindre familiale pèse
au bas mot 1,5 tonnes et frôle ou dépasse les 200 km/h ! Un non-sens complet !
C’est un concept complètement « has been » pour affronter nos problèmes
d’énergie.
Aucune voiture ne m’a donné plus de plaisir à utiliser que
la 2CV sans option ni clim ! D’une conception simplement géniale, tout chemin,
légère, décapotable, sure, réparable, avec un simple tournevis et une clé plate
! Pas besoin de valise de maintenance !
Mais un peu de patience, et la 2CV réinventée à 1 litre au
100 s’imposera en fin de compte !
Et nous redécouvrirons la voiture plaisir, joyeuse et désembourgeoisée
!
La série d’articles que vous avez mis en ligne ces derniers
temps est d’un grand intérêt, tant sur le plan de l’information que celui de la
pédagogie.
Merci, donc, pour la qualité de ces papiers.
C’est souvent la méconnaissance du problème réel posé par le
pic de production (extraction) du pétrole et de l’importance de nos besoins en
énergie fossile dans l’économie mondiale qui explique l’inconscience ou
l’optimisme face aux enjeux des prochaines années ou décennies. C’est non
seulement l’économie mais aussi l’organisation de notre société danstous les domaines y compris le domaine
social qui est en jeu.
Vous connaissez, j’en suis sûr, Jean Marc Jancovici et son
site manicore.com sur lequel on trouve un des plus remarquables exposés qui ait
été fait pour la bonne compréhension du problème. Je recommande aux lecteurs
d’AGORAVOX de s’y reporter et de voir cette vidéo accompagnée d’un diaporama
explicite à droite de la page Web.
(Patience ! La page met un certain temps à s’afficher)
Ça montre que trouver les bonnes informations pour lever les
doutes de part et d’autre n’est pas chose simple !
Dans cette affaire, si une nouvelle enquête indépendante n’a
pas lieu maintenant, il faudra patienter quelques décennies avant que les
historiens ne s’emparent du dossier et analysenttous les documents « dé classifiés » à ce moment-là.
"il suffit de détourner quelques avions après avoir
pris quelques leçons de vol..."
Vous plaisantez, là !Un Boeing c’est pas une Twingo !
On ne pilote pas un avion de ligne après avoir pris quelques
leçons de vol !
Demandez donc aux pilotes de ligne combien de temps ils ont
dû d’abord passer à potasser des dizaines de manuels qui tiennent dans deux ou
trois cartons de déménagement ! et combien d’heures de simu ils ont dû
pratiquer avant de prendre les commandes d’un multijet sous le contrôle d’un
pilote instructeur ! Et ceci pour chaque type d’appareil. On ne saute pas d’un
Canadair ou d’un Airbus à un Boeing aussi simplement que d’une Clio à une 308,
voyons !
Il faut plusieurs centaines d’heures de pratique avant de
pouvoir maîtriser un avion de ligne et avec 4000 h c’est tout juste si vous
pouvez vous porter candidat dans une compagnie.
C’est pour cette raison que les figures de haute voltige
réalisées le 11 septembre par des pilotes peu qualifiés posent de vraies
questions.
Se repérer, puis diriger à vue un Boeing 757 ou 767
et maintenir une trajectoire, sans aide au sol, pour atteindre un
objectif terrestre haut de 400m, à peine plus large que l’envergure de
l’appareil, en partant d’une altitude de vol de croisière, tout cela à plus de
800 km/h, serait déjà un exploit pour un pilote chevronné.
Réussir une manœuvre en suivant la trajectoire présentée
officiellement comme étant celle de l’avion qui a percuté le Pentagone tient du
prodige.
Ils ont eu beaucoup de chance ce jour-là, les
« pirates », pour réussir seuls leurs coups sans même avoir été
inquiétés par l’USAF !
______________
Exemple
des conditions requises pour un candidat pilote (First Officer) dans une des
compagnies internationales majeures :
Requirements : For the position of First Officer
(prior to joining) :
A
minimum of 4000 hours total flying time (may include 25% P3 or FEO time to a
max of 500 hr).
A
minimum of 2000 hours multi-crew, multi-engine jet aircraft. (P3 time cannot be
used for this requirement). ORA
minimum of 2500 hours total flying time on a modern commercial multi-engine,
multi-crew aircraft jet. (P3 time cannot be used for this requirement)
Must hold a valid ICAO ATPL
English language fluency (written and verbal comprehension) ; ICAO
English level (4 or above)