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aberlainnard

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  • aberlainnard 16 septembre 2010 11:14

     À krolik

    Vous écrivez :

    "La séparation isolationiste et salvatrice préconisée, car « chez nous » dans notre village nous sommes bien plus sérieux que les voisins, c’est bien connu !"

    Ce n’est pas ce que préconise Benoît Thévard dans l’article.

    Je le cite :

     "Sécurisation

    Produire localement de l’énergie est très intéressant. Mais s’il n’existe aucune possibilité de s’isoler localement du réseau national en cas de coupure, cela ne sert à rien.

    C’est pourquoi ce genre d’orientation énergétique devrait toujours s’accompagner d’une solution d’isolement permettant de bénéficier, quoi qu’il arrive, de l’énergie produite localement."



  • aberlainnard 15 septembre 2010 20:26

    Bonne chance et bon courage dans votre projet, M. Thévard !

    Je souhaite que votre campagne d’information soit comprise et fructueuse pour le bénéfice de tous.

    Est-il possible d’être tenu informé des lieux et dates de vos conférences si celles-ci sont publiques ? Par le biais de votre blog, par exemple.

    Bien cordialement.



  • aberlainnard 15 septembre 2010 16:19

    À HELIOS

     

    J’ai « plussé » votre commentaire par erreur au lieu de le « moinsser ». Désolé de vous l’apprendre. Je vais m’en expliquer.

    Vous semblez penser que nous allons pouvoir passer à une société plus respectueuse de l’environnement et plus économe en énergie en apportant juste quelques correctifs tout  en conservant un mode de vie globalement inchangé notamment dans nos habitudes de déplacements et de transport.

    Comme beaucoup, je me sens concerné par les sujets relatifs à l’environnement et notre dépendance à l’énergie. J’ai donc cherché des sources d’information sérieuses dans ces domaines. La conclusion que j’en ai tiré est que nous allons probablement connaître à moyen terme un monde en rupture totale avec celui que nous connaissons aujourd’hui.

    La raison est que nous n’aurons pas d’énergie de remplacement disponible, équivalente au pétrole, quantitativement et qualitativement, au moment où sa production passera par son maximum technique avant de décroître. La production de pétrole sera alors fortement insuffisante pour répondre à une demande mondiale tendanciellement croissante.

    Si nous ne nous préparons pas à cette situation et que nous ne consentons pas dès aujourd’hui à une profonde révision de notre mode de vie, et en particulier de nos habitudes de déplacements et de transport, nous y serons contraints, dans la douleur, au moment le plus défavorable. Moment où, pour le coup, nous risquons d’être privés de moyens de transport routier faute de carburant en quantité suffisante.

    C’est pourquoi j’adhère complètement au diagnostic et aux solutions préconisées par Benoît Thévard.

    C’est un autre mode de développement économique, économe en énergie et le contraire d’une société de « décroissance » et d’appauvrissement.

     

    Notez qu’entreprendre une réorganisation au niveau local n’implique pas une micro-société repliée sur elle-même, ni le développement d’un individualisme, au contraire. Les solutions proposées par Benoît Thévard n’excluent en aucune façon des échanges inter-régionaux, pour autant qu’ils soient justifiés et raisonnables.

    Pour prendre un exemple, en Bretagne, tout comme dans le Jura, nous pouvons fabriquer des yaourts avec le lait produit sur place dans des pots en carton (ou en grès !) produits sur place, plutôt que de faire venir les yaourts faits on ne sait où, avec du lait de vaches allemandes et des pots de plastique venus d’ailleurs. Et nous serons très heureux d’échanger leur délicieux Comté contre des homards et des huîtres envoyés par le train et non par des convois de camions.

    Cette re-localisation régionale s’applique aussi à l’échelle mondiale. On peut comprendre qu’on transporte des ananas d’Afrique, des bananes de Martinique, du café du continent américain ; mais est-ce raisonnable de faire venir massivement des poires d’Afrique du sud, du raisin du Chili, des crevettes du Brésil, denrées qu’on sait produire en Europe, alors qu’on tue l’économie rurale de pays africains en inondant leur marché de découpes de poulets bretons ?


     

     



  • aberlainnard 15 septembre 2010 12:45

    à l’auteur

    Quand nos élus auront-ils le courage de présenter un tel programme ?

    Je ne suis pas sûr qu’ils aient pris conscience de la situation énergétique dans laquelle nous allons nous retrouver à court terme. Il se pourrait bien que ce soit même avant 10 ans si nos responsables économiques s’entêtent à faire repartir la « croissance » sur le schéma périmé des années 70 – 80 ! Ce n’est pas la croissance de la consommation qu’il nous faut, mais une réorientation de l’activité humaine ou chacun pourrait trouver emploi, développement et, en fin de compte, un nouveau concept d’enrichissement plus qualitatif que quantitatif.

    C’est sûr que ce projet ne peut réussir qu’en s’appuyant sur un gros travail des collectivités locales après une prise de conscience de la population à un niveau qui fait encore défaut.

    Certes, cette prise de conscience existe mais elle encore bien trop timide et surtout elle se trompe sur le délai qui nous reste avant de connaître de vrais gros problèmes. Ce qui manque, c’est l’accès à une information objective sur la situation énergétique de notre société.

    Merci d’y contribuer.



  • aberlainnard 14 septembre 2010 21:42

    À l’auteur

     

    Nous n’aurons jamais assez d’écrits de ce genre sur AGORAVOX.

    Le fait que vous n’obteniez qu’une quarantaine de % de votes positifs au moment où je lis votre article permet de se rendre compte quel long chemin il reste à parcourir avant qu’une majorité de citoyens prenne conscience de l’ampleur et de la proximité du problème qui se présente à l’humanité en ce début de siècle.

    Le principal écueil auquel on s’affronte quand on aborde ce sujet est la méconnaissance des ordres de grandeur et du facteur temps qui sont pourtant des éléments essentiels à prendre en considération pour le traiter utilement.

    C’est, je pense, sur quoi il faut attirer l’attention des interlocuteurs qui n’ont pas encore eu l’opportunité d’avoir accès à un minimum d’informations chiffrées de sources raisonnablement fiables.

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