Je partage l’essentiel de l’analyse et la conclusion de
l’auteur.
Autrement dit :
Dans un premier temps, nous (pays industrialisés) nous
sommes enrichis en prélevant les matières premières sur la nature,
quasi-gratuitement. Ceci est particulièrement vrai pour l’énergie fossile. Au
début de l’ère industrielle, ces prélèvements restaient faibles en regard du
stock qui pouvait être, alors, considéré comme infini. Cet enrichissement, dû à
la quasi-gratuité de l’énergie, a permis la mise en place des systèmes sociaux
avec leur cortège de cotisations (ou des systèmes d’assurance et de prévoyance
privées de modèle anglo-saxon), tout en permettant une croissance nette
apparente(plus ou moins chaotique) du
pouvoir d’achat.
L’erreur a été de ne pas prendre conscience suffisamment tôt
que l’accroissement de la richesse collective se faisait, en réalité, au prix
de l’accroissement exponentiel des prélèvements des ressources naturelles sur
des stocks finis non renouvelables.
Avec des ressources énergétiques fossiles qui décroissent
dramatiquement par tête d’habitants, le fonctionnement de l’économie mondiale
ne peut perdurer sur le modèle du XXème siècle. Aurons-nous le temps d’inventer
et de bâtir une société d’après pétrole apaisée ? .
J’ai peine à imaginer que la (les) solution(s) vienne(nt)
des dirigeants politiques ou des oligarchies qui gouvernent l’économie. Cela
peut paraître fou et utopique, mais je ne vois d’espoir que dans l’essaimage de
micro-sociétés résistantes locales organisées réseau. Celles-ci se donneraient
comme objectif de tendre vers une autosuffisance en énergie et pour l’essentiel
de leurs ressources alimentaires de base, échangeant leurs produits et leurs
talents techniques et artistiques en entre elles et les autres citoyens de la
société déclinante.
Des Hippies et des Roms évolués d’un nouveau genre quoi ! On
devine tout de suite les difficultésauxquelles ces pionniers de la nouvelle civilisation technique d’après
pétrole auraient à se confronter face aux forces dominantes décadentes !
kronfi parle de dollars constants ; France-inflation et
vous, de dollars courants. Vous ne risquez pas de vous entendre !
Par contre, il est clair que kronfi ne perçoit pas la réalité
du lien qui existe entre l’énergie bon marché et le niveau actuel des avantages
sociaux, dont les retraites.
Les propos de Benoît Thévard dans son article me paraissent pourtant
clairs à ce sujet.
Dès
l’instant où j’ai compris que le confort de notre société était principalement
lié à l’accès aux énergies fossiles gratuites, et que le temps de l’énergie
gratuite était compté, j’en ai simplement déduit que nous devrions dorénavant nous
recréer le vrai confort de la vie avec moins d’énergie, d’argent et de
consumérisme, mais plus d’échange, de solidarité, d’efficacité et
d’intelligence collective.«
Voilà, tout est dit dans cette phrase !
Si seulement cette prise de conscience se généralisait et
nous permettait d’opérer cette mutation en la choisissant paisiblement avant
que les effets du déficit mondial en énergie ne fasse s’effondrer notre système
économique périmé !
"Rien de bien nouveau sous le soleil......chaque jour
des énormes gisements sont découverts....mais le pic Oil est imminent.... il
devait déjà être dépasse dans les années 90."
Cette phrase témoigne de la méconnaissance que vous avez du
problème.
« …des énormes gisements sont découverts. »
NON ! C’est faux ! Ils ne sont pas énormes. Les meilleures
estimations des plus gros gisements récemment découverts sont ridiculement
faibles en regard des découvertes passées et de la consommation mondiale.
"…le pic Oil est imminent.... il devait déjà être
depasse dans les années 90."
OUI ! C’est vrai pour de nombreux gisements pris un à un.
Pour l’ensemble des gisements le pic de production n’est plus très loin, s’il
n’est pas déjà atteint.
Par contre, le Pic des découvertes du pétrole conventionnel
a depuis longtemps été dépassé.
"Les découvertes de gisements pétroliers conventionnels
ont atteint un pic dans les années 1960 : depuis cette date le volume de
pétrole découvert chaque année est, en moyenne lissée, décroissant. Il est
passé en dessous de celui de la production annuelle au début des années 1980. Ces
dernières années on ne découvre plus qu’un baril de pétrole conventionnel pour
3 consommés."
Ajoutez à cela que les pays producteurs de l’OPEP ont très
largement surestimé leurs réserves (contrairement à ce qui se dit) pour des raisons
purement politiques !
Voir entre autres les enquêtes et études de Éric Laurent, Jean
Lahérrere et le site ASPO.