Je n’ai pas d’a priori à l’égard des produits
dits « high tech » pourvu qu’ils apportent une plus grande
commodité dans nos activités quotidiennes que ce soit dans le domaine du
travail ou celui des loisirs.
Mais là, concernant l’I-Pad, je suis assez déçu.
Si c’est un jouet, il est plutôt encombrant pour un appareil
nomade. Et ses possibilités semblent trop réduites pour être considéré comme
outil de travail. Non seulement il est en retrait par rapport aux PC portables,
mais il ne s’affranchit même pas de l’antique clavier alphanumérique, tout
virtuel qu’il est, et d’ailleurs incomplet, comme interface homme-machine.
Personnellement, utilisateur d’un « tablet-PC » dont
j’apprécie la fonction reconnaissance d’écriture, j’attends plus des
développements en cours du côté des liseuses, (ou « e-readers »), avec
leur écran aspect papier qui associeraient les fonctions de bibliothèque
portative et celles d’un « tablet-PC » amélioré.
Disposer d’un tel outil, d’un format A4, doté d’un écran
offrant le confort de lecture d’un document papier, pesant quelques centaines
de grammes, et disposant d’une autonomie de plusieurs semaines sans recharge,
représenterait pour moi un réel progrès.
Voilà un article clair et lucide sur un problème majeur qui
ne tardera pas à nous éclater au nez. Celui de l’épuisement des ressources en
énergies fossiles et du déficit en énergies, toutes confondues, que va
forcément connaître l’humanité en attendant la mise en oeuvre d’une très
hypothétique découverte révolutionnaire.
Le plus inquiétant reste le climat d’insouciance (ou
d’irresponsabilité ?) collective entretenue par les chefs d’orchestres, politiques
et économiques, de cette société de consommation irraisonnée. Ils sont
incapables d’imaginer un autre mode de développement que quantitatif, enfermés
qu’ils sont dans leur rêve fou de croissance perpétuelle.
Un autre écueil est le manque de courage pour admettre la
réalité quand celle-ci prend une tournure trop désagréable. Nous avons tendance
à la rejeter en cherchant toutes les « bonnes raisons » pour ne pas y
croire. Et nous nous préférons suivre tous ceux qui, dans le style de M. Wihbey,
peuvent nous rassurer en nous gardant bien de soumettre les arguments présentés
à une analyse trop approfondie qui risquerait de nous décevoir.
Il suffit pourtant de rapprocher quelques courbes
incontestées pour prendre conscience de la réalité immédiate du problème.
-courbe de l’évolution de la population mondiale
-courbe des découvertes de pétroles de toutes natures
(forte décroissance)
-courbe de la consommation mondiale de pétrole
-courbes des capacités de production (extraction) du
pétrole
L’observation des deux dernières, met en évidence
l’apparition d’un déficit entre l’offre et la demande dès la prochaine
décennie.
Nous constatons que le problème n’est pas celui de
générations futures ; il est déjà le nôtre.
Curieusement, Christophe de
Margerie, Directeur général de Total, lors de l’émission Ce soir ou jamais
du 26 novembre dernier se voulait rassurant sur l’avenir.
Pourtant, en réponse à une question, il a incidemment donné
une information qui devrait nous faire réfléchir. La capacité de production mondiale
va atteindre son maximum technique à 86 ou 87 M barils jour.
Et en effet, selon les plus optimistes elle ne pourra guère
être supérieure à 100 millions de barils par jour, pour décroître ensuite
irréversiblement, malgré tous les progrès techniques d’extraction possibles.
Ceci est à rapprocher du niveau actuel de consommation qui
est de l’ordre de 84 M barils par jour (elle était de 20 Mb/ j en 1960 !).
Nul doute qu’il nous faut trouver un moyen de faire
fonctionner notre société autrement avant d’être contraints par la force des
choses à subir les conséquences de notre …inconséquence, d’une manière que nous
n’aurons pas choisie et qui sera sans nul doute beaucoup plus désagréable.
P.S.
Pour ceux qui, par manque d’informations, restent
sceptiques, voici quelques adresses utiles pour se faire une opinion valide sur
les enjeux auxquels nous sommes confrontés :
"Le Conseil a jugé que, par leur importance, les régimes
d’exemption institués par la loi déférée …"
"cette mesure aurait conduit à exonérer 93 %
des émissions d’origine industrielle …"
Combien de Français étaient-ils clairement informés de ces exemptions à ce point massives au profit des grands pollueurs industriels au détriment des simples citoyens ?
Qu’ont fait les « journalistes professionnels » pour informer
largement les citoyens sur cette réalité et pourquoi ne l’ont-ils pas fait
avant que le Conseil Constitutionnel ne rende son avis ?
Comment exercer notre rôle de citoyens quand nous sommes aussi mal informés ?
Heureusement que le Conseil Constitutionnel a joué
pleinement son rôle sur ce coup là ! .
"Le Conseil a jugé que, par leur importance, les régimes
d’exemption institués par la loi déférée …"
"cette mesure aurait conduit à exonérer 93 %
des émissions d’origine industrielle …"
Combien de Français étaient-ils conscients de ce fait ?
Qu’ont fait les « journalistes professionnels » pour informer
largement les citoyens sur cette réalité et pourquoi ne l’ont-ils pas fait
avant que le Conseil Constitutionnel ne rende son avis ?
Heureusement que le Conseil Constitutionnel a joué
pleinement son rôle sur ce coup là ! .
Quand vous dites :« notre longue-vue 2020 c’est demain », je ne peux
qu’approuver. On oublie trop souvent qu’un siècle n’est absolument rien dans la
vie de l’humanité.
J’ai beaucoup apprécié le recul que vous avez pris par
rapport à la cacophonie assourdissante du bruit ambiant actuel.
Dans l’ensemble je partage cette analyse à la fois
rétrospective et prospective de l’évolution de la société. Cette démarche
devrait nous aider à dépassionner notre regard sur les problèmes au quotidien
souvent débattus dans un rapport au temps trop refermé sur le vécu instantané,
là où nous replacer dans une vision historique serait essentielle et plus
appropriée.