• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

aberlainnard

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 244 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • alterego 19 décembre 2009 21:26


    Merci Jean Lasson !

    Votre commentaire est excellent et complète tout à fait le mien.



  • alterego 19 décembre 2009 21:00


    Tout à fait, Léon !
    C’est exactement le problème à court terme.
    Disons celui du siècle que nous vivons.
    Un autre goulet d’étranglement, est celui de la capacité maximum d’extraction techniquement possible par jour face à la demande croissante, et ce quel soit l’état des réserves encore disponibles. C’est une autre source de pénurie sur le marché.



  • alterego 19 décembre 2009 20:19

    Bonjour PapyJako !

    Votre CV de mathématicien et vos connaissances déclarées en calcul de probabilités, statistiques et en économétrie m’avaient encouragé à aborder le sujet sur ce terrain plutôt que sur le mode passionnel tout à fait inapproprié au traitement du problème qui met la planète en effervescence ces jours-ci.

    Vous avez, entre vos mains, tous les outils nécessaires pour analyser les données, les interpréter de façon scientifique et en tirer des conclusions objectives si vous le voulez bien.

    Votre age, qui est le mien à un an près, votre expérience de la vie vous donnent l’avantage d’une sagesse relative en vous autorisant à vivre vos émotions sans tomber dans leur piège. Il nous permet aussi de mieux nous situer dans l’échelle du temps entre le temps vécu individuellement et le temps historique.

    Mon père est né en 1912, et sauf accident, je connaîtrais 2012. Pour vous dire qu’un siècle ce n’est absolument rien !

    Nous soucier de ce qui pourrait bien se passer dans un siècle ou deux, à l’échelle historique, revient à nous demander si nous allons devoir faire le plein, ou non, pour la prochaine ballade en voiture demain ou après-demain.

    Vous m’aviez promis une réponse sur le fond et je ne trouve que des arguments sur des points isolés.

    Je n’ai pas l’intention de répondre indéfiniment point par point et entrer dans une discussion qui risque de s’éterniser sans nous faire avancer profitablement.

    Toutefois je tiens à rectifier une grossière imprécision sur un chiffre que j’avais cité de mémoire concernant les découvertes au large du Brésil.

    Effectivement, je pensais au gisement de Tupi découvert en 2007 qui recèlerait des réserves estimées entre 5 et 8 milliards de barils de pétrole et de gaz. Et non pas 3 ou 4 comme je l’ai dit malencontreusement.

    De plus, un an plus tard, en 2008,au large de Sao Paulo, un nouveau gisement situé dans le bassin de Santos est découvert, qui aurait des réserves estimées à 33 milliards de barils.

    Merci, PapyJako, d’avoir mis le doigt sur cette énorme bévue.

    Je rectifie donc ma courbe dans l’historique des découvertes en prenant le chiffre optimiste de 50 milliards de barils, soit 50 / 7,3 = + ou -  6,85 milliards de tonnes.

    La lecture du graphique des découvertes en pétrole récupérable depuis 1900, en moyenne mobile sur 5 ans, en milliards de tonnes équivalent pétrole (1 tonne = 7.3 barils),  Source EXXON MOBIL 2002, devient à peu près ceci :

    1900 à 1910   entre 1 et 2 milliards de tonnes en moyenne 

    1910 à 1925  creux difficile à chiffrer à la lecture de la courbe en ma possession

       1930   pic de 20 milliards de tonnes

    1940  pic de 36 milliards de tonnes

    1950  pic de 42 milliards de tonnes

    1965  pic de 58 milliards de tonnes

    1975  pic de 38 milliards de tonnes

    2000  pic de 18 milliards de tonnes

     

    2007  Brésil bassin de Tupi :   1 milliard de tonnes

       2008 Brésil bassin de Santos 7 milliards de tonnes

     

    Eh, oui ! C’est dur, les chiffres ! Voilà ce que représentent les fabuleux gisements du Brésil en prolongation de la courbe des découvertes. 

    50 milliards de barils, c’est énorme ! C’est rassurant ! Ça fait rêver n’est-ce pas ?

    Est-ce que ça change radicalement l’allure de la courbe ? Non ! Ça aurait même tendance à aggraver… la tendance.

    Santa Barbara, Californie : fuite de 20 à 25 tonnes de pétrole par jour, dépôt de résidus lourds de 16 à 160 Erika. C’est une plaisanterie, là !

    Vous savez quoi ? On consomme mondialement aujourd’hui 84 millions de tonnes de pétrole par jour !

    Reste à savoir quelle quantité on peut trouver là-dessous, je vous l’accorde.

    Rappelez-moi quand on aura trouvé.

    En négligeant tout simplement les ordres de grandeur des chiffres qui paraissent si spectaculaires, on s’embarque pour une croisière de rêve… sur un bateau nommé Erika.

    J’espère bien que le cycle des progrès techniques d’extraction n’est pas terminé.

    Entre 1925 et 2008, ils ont été de plus en plus performants et ils continueront à l’être.

    Simplement, la lecture de la courbe ci-dessus, montrent la limite de leur efficacité.

    Quand les courbes des découvertes et de production techniquement possibles décroissent et se croisent avec celle de la demande croissante et celle de la population encore croissante pour quelques temps, il y a comme un léger problème mathématique, non ?

    Je vous laisse le soin de faire le calcul de la consommation possible, actuelle et dans l’avenir par tête d’habitant.

    Et rappelez-vous ; un siècle, c’est rien du tout ! Mettez la vie de votre père, de vous-même, de vos enfants et petits enfants sur l’axe du temps et voyez la période couverte.

    Je ne doute pas que ces éléments n’ébranleront en rien votre conviction… puisque c’est une conviction.

    Simplement, je voudrais terminer notre discussion en vous donnant quelques idées pour accéder à des informations utiles

    Il y a encore quelques années, j’avais les mêmes convictions que vous. Et puis je suis tombé sur un article d’une revue qui parlait de «  Peak Oil ». Ah, bon ! Qu’est-ce que c’est encore que cette histoire de Bobo écolo empêcheur de tourner en rond. Pas de chance, c’était un article signé par un type tout à fait sérieux reconnu par les plus grandes Universités Américaines et les milieux scientifiques internationaux qui dissertait sur les travaux d’un certain Marion King Hubbert, géophysicien américain.

    Par curiosité, et pour en avoir le cœur net, je suis allé sur Google j’ai tapé : Peak Oil, Hubbert, Production pétrole, Consommation d’énergie, TOTAL, Energies fossiles et un tas d’autres bêtises de ce genre-là et je me suis vite aperçu que le problème énergétique était bien réel et pas seulement à cause du pétrole.

    J’avais beau chercher toutes sortes d’arguments, sur Google aussi, pour confirmer mes convictions du style "on s’en est toujours sortis" grâce au génie du genre humain, je n’ai pas trouvé d’informations vraiment sérieuses qui résistaient un temps soit peu à l’analyse, ou mieux, qui invalidaient la thèse que je découvrais.

     

    Alors, PapyJako, tentez l’expérience de faire comme moi, prenez du recul, du temps, tapez sur Google en utilisant ces mots clés et chaussez vos lunettes de mathématicien froid et dépassionné pour analyser les informations que vous trouverez.

    Consultez également Wikipedia sur ces sujets ; vous y trouverez des informations référencées et très intéressantes.

    Pour terminer, vous pouvez visionner aussi une vidéo accompagnée d’un diaporama explicite à droite de la page Web, sur le site de SPIE BATIGNOLLES. Très instructive.

    Là, c’est un peu une provocation car l’orateur est Jean Marc Jancovici, personnalité que vous n’appréciez probablement pas. Mais lui, a mis ses talents de mathématicien en pratique sur le problème. Précision : je ne suis pas d’accord sur tous les points non plus.

    http://storage02.brainsonic.com/customers2/entrecom/20080227_Spie/session_1 _fr_new/files/index.html

      (Patience ! La page met un certain temps à s’afficher et ne tentez pas d’agrandir la fenêtre vidéo, vous vous priveriez du diaporama qui se déroule à droite tout au long de l’exposé )

     

    J’arrête donc là mes commentaires sur votre article.

    Peut-être à bientôt sur un autre de vos prochains articles

    Bien à vous.

     

    Alain BERNARD

     

     

     



  • alterego 18 décembre 2009 00:31


    Pour l’auteur et sa réponse à mon commentaire :

    Merci d’avoir pris le temps de répondre à mon message.

     

    Je suppose que les chiffres que vous avancez sont tirés du livre de Jean-Michel Bélouve.

     

    C’est intéressant et très instructif.

    C’est l’occasion de voir comment, à partir d’informations exactes, il est possible de construire un raisonnement apparemment juste mais conduisant à un scénario invalide.

    Depuis le début du siècle dernier, l’espérance de vie n’a cessé d’augmenter ; faut-il en déduire que l’homme deviendra un jour immortel ? Évidemment non ! Cette observation n’est valable que pour une période limitée dans le temps. La prolongation de la courbe conduirait à un résultat biologiquement aberrant.

     

    Le petit historique des prévisions erronées qui soutient votre thèse, curieusement, ne prend pas en compte l’histoire des découvertes et de l’exploitation des nappes pétrolifères ni leur évolution respective. Par ce seul fait, le raisonnement apparemment juste devient incorrect.

     

    Au cours du XXème siècle, il n’y avait rien d’étonnant à ce que les prévisions, du fait du manque de recul historique, aient pu être entachées d’erreurs. La prospection était incomplète et en pleine évolution. Les nouvelles découvertes et les progrès techniques d’extraction invalidaient régulièrement les estimations des réserves récupérables (techniquement extractibles).

     

    Petite histoire des découvertes :

    L’observation de la courbe des découvertes (en moyenne mobile sur 5 ans) publiée par Exxon Mobil en 2002 explique très bien les chiffres alarmistes que vous donnez. On voit que de 1900 à 1910 la courbe oscille à un niveau relativement faible de l’ordre de 1 à 2 milliards de tonnes, 1 tonne =+ou – 7,3 barils (les besoins étaient encore très faibles aussi), Puis, suit un creux jusqu‘en 1925, d’où l’alarme donnée en 1914.

    Suivent ensuite 4 pics ; autour de 1930 (20 milliards de T), 1940 (36 milliards), 1950 (42 milliards), 1965 (58 milliards).

    Entre ces pics, dégringolades à des niveaux en dessous de 10 milliards. C’est précisément dans ces intervalles que les alarmes sont lancées. Jusque là, tout va bien, y a pas à s’en faire ; on découvre toujours à temps de nouveaux gisements. Les faits donnent raison aux optimistes.

    Après 1965, patatras ! C’est la dégringolade. Encore un pic à 38 milliards vers 1975, un petit 18 milliards peu après 2000 et depuis rien ou presque.

    On a beau faire trois fois le tour de la planète, avec tous les moyens de haute technologie les plus pointus jamais utilisés en prospection, hormis quelques gouttes, de ci, de là, on ne trouve plus grand chose d’exploitable.

     

    Ah si ! Miracle,  3 ou 4 milliards de…barils (soit 550 Millions de tonnes !) au Brésil ! Ça représente grossièrement 3 pour mille (!) des réserves actuelles. Et à des profondeurs et dans des conditions qui nécessiteront des techniques et des technologies qui restent à développer et dont le coût économique se répercutera mécaniquement sur le prix du baril.

     

    Et puis, comme vous dites, « on commence aussi à rêver sur les immenses réserves que recèle le grand Nord… »

     Je rêve … je rêve moi aussi, d’en " trouver parfois dans les endroits les plus inattendus, sans même le chercher"… au fond de mon jardin par exemple  !

    Trêve de plaisanterie.


    Tout ceci est à rapprocher de l’historique de la consommation mondiale. Et là, on ne rêve plus.

    On a déjà consommé ½ ou 1/3 des réserves (suivant les estimations hautes ou basses) selon la courbe ci-dessous en barils par jour ! :

    (Source : groupe TOTAL 2006)

     

    Avant 1950   des broutilles

    Année 1950  10

      1960  20

      1970  58

    1980  62

      1990  62 après rémission à 58 entre 1980 et 1990 due au choc pétrolier.

    2000  77

    2010  84 estimée

    2020  98 estimée

     

    Jusqu’à présent, la courbe de production suivait la courbe de consommation.

    Là on atteint la capacité maximum de production des puits en exploitation possible, actuels et futurs, qui vont successivement aller vers l’épuisement chacun à leur tour.

    La courbe de capacité de production d’après TOTAL se poursuit ainsi :

     

    Année 2010  86 à 87 possibles

    Année 2020  98  maxi techniquement possible

      2030  85  idem

      2040  80

    2050  40

     

    Il est certain que le problème n’est pas que nous manquerons de réserves mais que nous aurons de plus en plus de mal à faire sortir ce foutu pétrole à un flux compatible avec la demande. Demande qui n’a cessé d’augmenter dans les pays industrialisés, en dehors des crises ou des guerres, et qui s’amplifie du fait de l’émergence de pays qui ont légitimement le désir d’augmenter leur niveau de vie.

     

    Ces chiffres ne sont pas ceux d’écolos bobos ou ayatollahs, mais de ceux qui sont au plus près de la réalité mathématique imposée par la géologique ; les géologues et ingénieurs des compagnies pétrolières, comme TOTAL, EXXON MOBIL, SHELL, etc… qui prospectent, extraient, transforment et raffinent le pétrole brut pour les besoins de toutes sortes d’activités industrielles et privées.

     

    Vous ajouter une autre courbe pour la bonne compréhension des enjeux, celle de la population.

     

     Année 1700  650 Millions d’hab.

        1800  1 Milliard

       1930  2 Milliards

       1960  3 Milliards

       1975  4 Milliards

       1987  5 Milliards

       2000  6 Milliards

     

    En deux siècles, voilà la croissance du nombre de consommateurs qui ont tous besoln de pétrole pour assurer leur développement avec lesquels il nous faudra bien partager une part d’un gâteau qui va en décroissant par habitant, en dépit d’hypothétiques nouvelles découvertes.

     

    Vous ne voyez toujours pas où est le problème si on ne change pas de stratégie pour gérer les richesses de la planète ?

     

    Je vais me répéter :

    La méconnaissance des ordres de grandeur et des échelles de temps sur le sujet est, en général, la source de tous les malentendus.

     

    Désolé d’avoir été si long, mais ce n’est qu’une toute petite partie de ce qui est essentiel de connaître pour se faire une opinion valide sur le sujet.

     

    Nous souhaitons tous entendre des paroles rassurantes. C’est humain, mais parfois, il faut bien se résoudre à faire face à la réalité et à l’inflexible rigueur des maths et des lois physiques y compris en géologie.

     

    Merci de m’avoir lu.

     



  • alterego 16 décembre 2009 23:37

     

    Vous avez écrit :

     

    "Ni le Club de Rome, et sa fable de l’épuisement des ressources à court terme, encore si vivace aujourd’hui qu’on nous la ressort tous les trois mois sous une forme ou une autre."

     

    Malheureusement, là, il ne s’agit pas d’une fable. C’est incontestable, du moins en ce qui concerne les stocks en énergies fossiles et en particulier le pétrole. Ces stocks sont finis et ils auront donc nécessairement une fin.

     

    La méconnaissance des ordres de grandeur et des échelles de temps sur le sujet est, en général, la source de tous les malentendus.

     

    On peut discuter le « à court terme » ; mais à l’échelle de temps dans ce domaine qui nous intéresse tous, 50 ans ou un siècle, c’est en effet du court terme dans l’histoire de l’humanité.

     

    En 1960, il y a donc seulement demi-siècle, nous consommions 20 millions de barils de pétrole par jour.

     

    Aujourd’hui, nous en consommons 84, soit plus de quatre fois plus, en période de crise économique !

     

    Ajoutez à cela que la capacité de production mondiale atteindra son maximum technique à 86 ou 87 M barils jour et selon les plus optimistes elle ne pourra guère être supérieure à 100 millions de barils par jour, pour décroître ensuite irréversiblement, malgré tous les progrès techniques possibles (Christophe de Margerie, Directeur général de Total, qui n’est pas un adepte d’une secte écolo (! !!), à l’émission Ce soir ou jamais du 26 novembre dernier).

     

    Il n’est pas besoin d’attendre la dernière goutte de pétrole pour connaître un gros problème.

    Si nous sortons de la crise économique actuelle, la demande mondiale va s’accroître rapidement.

     

    Et que se passe-t-il quand la demande dépasse la production  ? Les prix flambent !

     

    Et la taxe carbone paraîtra bien dérisoire par rapport au prix du marché de l’énergie à ce moment-là !

     

    Le pétrole est critique pour notre infrastructure de transport, pour l’agriculture industrielle, et bien d’autres industries, textiles, phytosanitaires, pharmaceutiques par exemple.

     

    Réduire notre consommation sera alors notre seul recours de toutes façons, car il n’existe actuellement aucune autre source d’énergie pouvant servir de substitut complet ou même partiel au pétrole avant longtemps.

     

    Le recours au gaz liquéfié ou aux carburants synthétiques à partir du charbon, ne ferait que reporter le problème sur ces ressources et ne serait qu’un sursis de quelques années ou décennies. Et à quel coût économique et niveau de pollution ?

     

    Si nous découvrions aujourd’hui l’énergie nouvelle miraculeuse non polluante et inépuisable, encore nous faudrait-il disposer des moyens financiers et du temps nécessaires pour reconsidérer complètement nos infrastructures, et développer les nouvelles machines et les nouveaux véhicules compatibles économiquement avec cette énergie.

    Ça n’est pas gagné !

     

    Alors, justifiée ou non, la lutte contre les émissions de CO2, si elle doit nous amener à un peu plus de sobriété, ne peut être que salutaire pour l’humanité et nous évitera (peut-être ?) de nous étriper sauvagement, comme on a déjà commencé à le faire, sur les champs de pétrole dans l’espoir de récupérer les dernières gouttes pour faire voler les derniers bombardiers.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv



https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://simseam.ft.uns.ac.id/https://sipil.ft.uns.ac.id/slot gacorhttps://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/slot gacorhttps://akperstg.ac.id/https://fisip.uisu.ac.id/https://web.pn-sidrap.go.id/
https://hormon-osteoporosezentrum.de/judi bolahttps://saopaulodeolivenca.am.gov.br/slot gacor