Ces jeunes ne font que reproduire le modèle de leurs parents. Ils ont grandi avec l’idée qu’il y avait des gens qui naissaient uniquement pour les enrichir.
Combien de jeunes U M P qui font de la propagande sont issus de parents salariés avec un salaire de 2 ou 3 fois le SMIC ?
En juin, la feuille de route du F M I a été donnée au gouvernement français, il est prévu une baisse de salaire (pour la compétitivité) et un peu plus de flexibilité (plus de casse dans le droit du travail). Est-ce cela que les jeunes U M P expliquent sur les plages ?
Pendant que l’on s’occupe des gros vilains et des pas beaux, on ne s’occupe pas d’autre chose.
Tous ces méchants et ces vilains ne gênent en rien la casse du droit du travail, ne gêne en rien la faiblesse des contre pouvoirs tels les syndicats, ne gênent en rien les délocalisations, la dés industrialisation, les loyers inabordables, la privatisation des services publics, etc...,etc...
Pendant ce temps la casse sociale continue, le MEDEF, le CAC 40, les banques continuent à s’enrichir, là étant l’essentiel.Les gens modestes, jeunes ou moins jeunes se coltinent jour après jour des difficultés pratiquement insurmontables (fin de mois qui commence le 15), trouver un emploi, etc..., etc...
Imagine t-on un seul instant que 80% (+ ou -) des jeunes français-e-s de 18-25 ans puissent appartenir à des mouvements revendicatifs, à des partis politiques, à des syndicats, à des associations de culture populaire ?
Serait-ce rentable pour l’oligarchie qui nous gouverne ?
Nous vivons une drôle d’ époque. Au temps de l’esclavagisme, les propriétaires avaient intérêts à ne pas trop mal traité (je dis bien pas trop mal traité) leurs esclaves car cette main d’oeuvre leur rapportait beaucoup d’argent. Les esclaves n’avaient pas à se chercher un logement, à payer leur nourriture bref n’étant pas considéré comme des humains à part entière, ils étaient prisonniers mais pas responsables de leur prison.
Aujourd’hui, 30% de SMICARs sont S D F, c’est à dire que non seulement ils travaillent mais leur salaire ne peut leur permettre d’avoir un habitat correcte, d’avoir une vie d’homme libre.
La situation de nombreux (ses) salarié-e-s est pire que la situation d’un esclave. Il est soit disant libre mais libre de crever de faim, de froid et de se sentir coupable de ne pas avoir pu faire mieux de sa vie (selon les valeurs prônées par la droite extrême ou l’extrême droite).
Sans l’esclavagisme, beaucoup de villes en France et d’états aux U S A n’auraient pu être aussi riches. J’ai le sentiment que nous sommes revenus à cette époque. Il n’ y a jamais eu autant de « luxe » dans notre pays en ce moment que depuis que la misère a exploser. Ne pas confondre pauvreté moins aliénante que la misère.
L’émancipation des travailleurs et travailleuses ne peut passer que par un droit de regard et de décision sur l’économie qui a été et restera toujours « le joug » qui les maintient en situation de subordination. Tout le reste n’est que du blablabla.
Le capitalisme quelque soit sa forme est en soi « totalitaire » pour tous ceux et celles qui n’arrivent pas au monde avec une cuillère en argent dans la bouche.
Les puissants qui nous gouvernent ont de plus en plus de mal à faire passer des vessies pour des lanternes. Ils sont prêts à provoquer n’importe quel évènement même sanglant si cela est nécessaire.
Le chômage massif, le pompage systématique du fric des poches des classes modestes vers les poches des riches devient trop criant, il est temps de provoquer, que dis-je, de rajouter de la violence à la violence sous n’importe quel prétexte.
Je doute que l’on tue des flics tous les jours et à grande échelle en France, par contre je n’ai aucun doute que la casse sociale tue des salariés qui n’en peuvent plus de vivre dans un état où la violence du gouvernement s’impose vis à vis des « pauvres » et des gens modestes.
Les flics sont au service de Sarko, non au service de la population. Je n’invente rien, ils le disent eux mêmes. Se faire tirer dessus pour défendre le fric d’un banquier ou d’un bijoutier, je regrette mais cela ne me fait pas pleurer. Un voleur qui en vole un autre, le diable en rit.