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bob de lyon

Très tôt épuisé par l’école mais cossard infatigable, je me suis enfoui insatiablement dans l’activité la plus facile : la lecture… de n’importe quoi et de n’importe qui… avec, ce qui n’arrange rien, une passion désordonnée pour la guitare.
1960, époque bénie des horizons possibles.
Mais un jour, il a bien fallu se remettre à l’ouvrage et remonter le temps pour gagner le pain quotidien du ménage. Donc je m’y suis remis. Math, physique, Français et toutes sortes de spécialités techniques ou administratives.
L’entreprise nationalisée* qui m’avait embauché offrait à ceux qui voulaient se bouger le cul la possibilité de s’instruire. Elle pensait qu’il valait mieux des salariés éclairés que du personnel inculte.
Autre temps où l’investissement servait le bien public et l’intérêt général.
Je l’en remercie. Elle m’a permis de faire une belle carrière et finalement de vivre heureux.
* Ne cherchez pas, cette entreprise de service public n’existe plus, sacrifiée sur l’autel de l’ultralibéralisme par M. Jospin, trotskiste atrabilaire. Bien entendu cette réflexion n’engage que moi.

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Derniers commentaires



  • bob de lyon 30 avril 2019 09:02

    Pour alimenter la conversation à propos de Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-Étienne

    Au début du XIIe siècle, l’abbé GAUCERAN, fondateur d’Ainay, devenu archevêque de Lyon en décide la construction sur l’emplacement de l’église épiscopale primitive du Ve siècle où une relique – un os de la mâchoire de Saint-Jean-le-Baptiste - y était (serait) déposé.

    Cette première église était une ruine à cause des invasions sarrasines qui infestèrent la région au VIIIe siècle et furent repoussées par Charles Martel au-delà d’Aix-en-Provence.

    Commencée en 1180, la réalisation ne fut terminée qu’en 1480, c’est une explication du mélange des styles romans et gothiques.

    Les deux tours ont des problèmes de symétrie et quelques ouvertures posèrent des problèmes aux constructeurs, l’arc ogival de certaines est plus court d’un côté que de l’autre.

    Anecdote. Pour avoir couvert par un reportage vidéo de plusieurs mois, la réfection de la cathédrale, séquencée par métiers, j’ai souvent parcouru le triforium ; l’abbé porteur des clefs qui nous ouvrait la voie nous demandait constamment, avec un sourire complice, de ne pas regarder la paroi ; quelques gravures taillées dans la pierre ressemblaient à une joyeuse compilation gaillarde du Kama Sutra. 

    La réfection des vitraux fut effectuée par un maître-verrier sis au pied de la cathédrale de Chartres.

    Un jour, le tailleur de pierre m’a fait un cadeau.

    Arrivés sur le chantier de bonne heure avec mon cadreur, il nous attendait déjà avec son aide devant un moellon de 60 cm x 80 cm, aux flancs arrondis taillés, destiné à remplacer un élément de pilier : « Robert je te le monte comme au XIIIe siècle ou comme au XXe ? » « Évidemment, comme au XIIIe ! ».

    Dans l’axe, avec broches et massettes, ils pratiquèrent un trou de diamètre 8 cm sur 20 cm de profondeur, y encastrèrent de force un pilon en bois et l’arrosèrent ; après attente de quelques dizaines de minutes, ils lièrent une corde et montèrent l’élément à la chèvre. Époustouflant !

    En 1562, pendant les guerres de religion, les troupes calvinistes du prince de CONDÉ et du baron des ADRETS dévastèrent la cathédrale et décapitèrent toutes les statues des niches de la façade et tous les anges des trois portails. Le jubé est détruit.

    La Révolution terminera le vandalisme.

    1271 - accueil de la dépouille de SAINT-LOUIS mort à Tunis ;

    1316 - couronnement du pape JEAN XXII ;

    13 décembre 1600 – mariage d’HENRI IV et Marie de MÉDICIS.

     



  • bob de lyon 29 avril 2019 08:38

    Les Chinois vont poser une base sur la Lune dans les trois ans qui viennent… Ils investissent massivement dans les nouvelles technologies et notamment les véhicules électriques, ils supportent leurs milliardaires jusqu’à certaines limites… si celles-ci sont franchies ils les nanifient…

    Les Américains qu’on vilipendent sont toujours en tête des industries de l’avenir.

    Nos milliardaires investissent dans les sacs à main, les parfums, les tableaux, la bijouterie et les cathédrales du XIIIe siècle. Ils fuient l’impôt et la solidarité…

    Premiers de cordée, dites-vous ?



  • bob de lyon 23 avril 2019 10:58

    La beauté éphémère, l’inaccessible amour, la fuite du temps, la nostalgie puis la mélancolie, le suicide enfin… le Romantisme donc. 

    Pauvre Werther, ah Madame de Staël inconsolée...



  • bob de lyon 23 avril 2019 10:32

    @Et hop !
    Bien vu. J’ajouterai dans votre sens :

    Lire le lumineux ouvrage de Georges Duby.

    Un raccourci de ce qu’il écrit :

    La naissance de la cité, l’urbanisme, invente la cathédrale ; mais l’abbé Suger forge le gothique et le roi en fait son modèle ; il soumet l’évêque pour l’éloigner du Pape ; ensuite, pierre taillée et vitrail deviennent instruments de colonisation et marquent les territoires conquis : la cathédrale devient borne du pouvoir royal : « Je suis le représentant de Dieu et c’est ici mon royaume dédié à Notre-Dame. »

    Naissance d’un pays.

     

    Codicille :

    J’ai ouï – samedi ou dimanche matin, sur une radio de service public (inter ou culture) - que notre inénarrable président aurait téléphoné au Pape pour qu’il vienne à Paris, ce dimanche de Pâques, bénir la carcasse fumante de Notre-Dame. François lui aurait répondu que ce n’était pas prévu à son agenda.

    Serais-je le seul à avoir entendu cette info ou ai-je été victime d’une auto-hallucination ?




  • bob de lyon 23 avril 2019 09:30

    @Renaud Bouchard

    Quelques mots en vrac.

    Quels dommages réels subis sur le bâtiment ? La charpente.

    S’il fallait reconstruire la charpente à l’identique - possible par les relevés exhaustifs qui en furent faits – cela ne correspondrait - technique du XXIe siècle - qu’à un chantier de charpenterie de dix semaines de travail : coupe des fûts (les chênes existent), mise au gabarit et installation.

    Faut-il utiliser les méthodes du XIII et XIVe siècle ? Ces époques chevillaient les éléments pour économiser le métal, les clous étaient chers.

    Ensuite, les géométries des charpentes traditionnelles ont changé dans le temps vers une optimisation des moyens et des matériaux ; allons voir la charpente de Fort-Vauban (ou d’autres) plus longue et soumise à des contraintes mécaniques extérieures supérieures à celle de Notre-Dame.

    Quant à Notre Dame, si j’en crois le conservateur de Cluny que j’ai rencontré pour mon travail sur l’abbaye mâconnaise, elle souffrait d’un péché d’orgueil ; à vouloir illuminer et rehausser l’édifice – plus haut, plus grand, plus fort ! – il fallut inventer les arcs-boutants pour éviter qu’elle ne s’ouvre en deux ; corollaire : à cause de ces éléments de renfort, elle devint la cathédrale la plus obscure de toutes.

    La lumière (donc Dieu ?) préférait, entre autres, entrer à foison à Chartres (construite en 26 ans) ou Amiens, Si j’en crois ce spécialiste, Notre-Dame serait un échec.

    Doit-on oublier que les cathédrales gothiques – art français développé par l’abbé Suger – étaient des instruments de colonisation* (souvent violente) ; à chaque nouveau territoire conquis le roi franc bâtissait une église dédiée à Marie d’où une foison de Notre-Dame…

    *(Remarque : à la même époque, la cathédrale de Lyon est une dédicace à saint Jean le Baptiste et saint Étienne ; la ville vivait dans la neutralité, assise entre l’empire germanique et le royaume franc. Lyon ne devint française qu’en 1312.)

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