• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

bob de lyon

Très tôt épuisé par l’école mais cossard infatigable, je me suis enfoui insatiablement dans l’activité la plus facile : la lecture… de n’importe quoi et de n’importe qui… avec, ce qui n’arrange rien, une passion désordonnée pour la guitare.
1960, époque bénie des horizons possibles.
Mais un jour, il a bien fallu se remettre à l’ouvrage et remonter le temps pour gagner le pain quotidien du ménage. Donc je m’y suis remis. Math, physique, Français et toutes sortes de spécialités techniques ou administratives.
L’entreprise nationalisée* qui m’avait embauché offrait à ceux qui voulaient se bouger le cul la possibilité de s’instruire. Elle pensait qu’il valait mieux des salariés éclairés que du personnel inculte.
Autre temps où l’investissement servait le bien public et l’intérêt général.
Je l’en remercie. Elle m’a permis de faire une belle carrière et finalement de vivre heureux.
* Ne cherchez pas, cette entreprise de service public n’existe plus, sacrifiée sur l’autel de l’ultralibéralisme par M. Jospin, trotskiste atrabilaire. Bien entendu cette réflexion n’engage que moi.

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 412 0
1 mois 0 34 0
5 jours 0 1 0

Derniers commentaires



  • bob de lyon 11 décembre 15:19

    Gaulois ingrats, incapables de remercier vot’ bon maître quand il vous glisse une piécette ! 



  • bob de lyon 6 décembre 11:53

    @vesjem

    Tiens-tiens, il est agacé… mais il ne faut pas ; refroidissons-nous tous les deux.


    Je suis né dans un service public… en 1961, au bas de l’échelle, à 17 ans. Je suis un vieux monsieur aujourd’hui.


    À cette époque nous savions tous pour quoi et pour qui nous travaillions. L’esprit de l’entreprise dans laquelle je gagnais ma vie avait une mission – attention, je pèse mes mots ! – quasi philosophique qui était celle d’équiper le pays plutôt que de vendre de l’électricité pour faire du bénéfice. La priorité c’était l’intérêt général et nous étions une majorité à y croire. Les gens que nous rencontrions étaient des abonnés et non des clients. Où va se loger la sémantique.

    Peut-être étions-nous un peu benêts !

    Cette époque s’est terminée en 1995, quand l’ultra-libéralisme blairiste envoûta Monsieur Jospin.

    Donc Enedis, pour moi, est totalement inconnu ; j’ai saisi une opportunité et je suis parti avant pour cause d’incompatibilité d’humeur… L’atmosphère sociale et son virage capitalistique devenaient irrespirables.

    Quant à mes cours, il y en eut, mais c’est surtout mon praxis professionnel et ma spécialité qui alimentèrent tout ce que je sais et me firent voyager dans quelques pays, explorer (ramper parfois) divers outils de production-distribution et fréquenter beaucoup d’ingénieurs intéressants et conscients de leur responsabilité.

    En ce qui concerne le compteur Linky, une dernière anecdote pour passer le temps.

    En 1983 j’ai rencontré les ingénieurs R&D qui planchaient sur le thème : comment supprimer la relève des compteurs longues, fastidieuses et coûteuses.

    Nous étions au début de l’informatique (encore des UNIVAC à bandes magnétiques) ; leur réflexion passait par un compteur qui correspondrait par impulsion téléphonique : un casse-tête. Ils avaient un espoir avec le minitel, l’orientation était prise, mais il a fallu plus de 35 ans pour arriver à Linky.

    Maintenant libre de penser ce que chacun veut en penser, les temps ont changé.

    Cordialement. 

     



  • bob de lyon 6 décembre 11:06

    Gens de la culture ? Mais de qui parle-t-on ?

    La culture est une industrie ; les personnes qui y travaillent, doivent faire un nombre d’heures importants pour recevoir des indemnités qui leur permettraient de vivre normalement pendant les périodes de chômage technique trop souvent répétées donc insuffisantes pour atteindre un seuil confortable.

    Comme dans tout processus industriel, pour le plus grand nombre – dans ce monde de pseudo paillettes — il y a les soutiers (la grande majorité) dont le salaire est plus proche du SMIC et une aristocratie (une petite minorité) dont les cachetons sont supérieurs à ceux de Monsieur Ghosn.

    Les règles sont les mêmes que dans l’industrie, produire aux coûts les plus bas avec le moins de personnel possible. Ce n’est que le reflet de notre société, parfois en plus impitoyable.

    Dans mon activité professionnelle – il y a quelques années — j’ai souvent travaillé avec bon nombre d’intermittents (éclairagistes, sondiers, scénaristes, cadreurs, comédiens,…) ; à l’époque la structure qui gérait leurs indemnités était co-dirigée par le Medef ; déjà, ils subissaient des modifications de leur statut* incessantes, nombreuses et continues. Quelques années plus tard, devant ce qu’il en restait, j’en déduisis qu’ils avaient servi de cobayes pour une organisation du travail plus globale que nous retrouvons partout à l’heure actuelle : flexibilité, fractionnement, réponse immédiate, concurrence, cachet imposé, heures supplémentaires absentes, temps de travail à la demande, etc.

    *Comme par hasard issu du Front populaire et modifié par le CNR au sortir de la Seconde guerre mondiale donc trop favorable aux salariés. Nous manquons de vigilance…



  • bob de lyon 5 décembre 19:21

    @vesjem

    Heu ? j’vais faire long, j’m’ennuyais cet après-midi…

    Pour vous faire plaisir, je veux bien vous entretenir de l’histoire de ce fluide merveilleux et de ses inventeurs.

    Tiens, petite anecdote que l’on ne trouve que dans des livres rares. Volta a inventé le gnocchi parce qu’il se servait de jus de pomme de terre pour améliorer les contacts des fils de cuivre qui reliaient ses essais d’efficacité de piles aux pattes de grenouilles. Madame Volta encombrée de ces solanacées eut l’idée d’en fabriquer une préparation…

    Une autre assez sympa, à propos de Nikola Tesla : savez-vous que, en promenade avec un ami dans un jardin public, il eut la révélation de l’équation du courant alternatif et qu’il en fit la démonstration en l’écrivant avec sa canne sur le chemin de terre, l’ami obligé de sortir son carnet et de la recopier en vitesse…

    Maintenant, si c’est la production qui vous intéresse, je peux vous envoyer divers schémas de systèmes électriques au fil de l’eau, de la microcentrale de rivière au barrage de Serre-Ponçon, jusqu’à celui de Bratsk en Russie en passant par l’organisation de la Tennessee Valley, souche de tous les systèmes électriques organisés. Mes souvenirs des barrages sur le Drac sont encore assez vifs.

    Éventuellement, si les profils érodés des pales de turbine usagées vous intéressent avec leur fréquence de remplacement vous pouvez demander. J’hésiterai sur les nouvelles compositions des métaux actuels parce que cela a dû changer.

    Le thermique, je peux aussi. Je suis tout disposé si vous voulez entreprendre une formation en thermique classique ou nucléaire ou au gaz. Au choix : un exposé comparé sur les différences entre les PWR U.S., l’eau pressurisée française, le graphite gaz avec une incursion sur les systèmes russes aux commandes inversées des barres de combustibles de ce que j’ai personnellement vu à Klozuduy.

    Creys Malville, ah ben ça aussi ! je peux vous instruire du complexe des chicanes du détournement et de l’étouffement du feu de sodium ou de la composition de l’acier de Kalkar de la cuve.

    Plus intéressé, seriez-vous, par le transport Basse-tension et l’abandon du cuivre au profit de l’aluminium, Haute Tension (HT) ou Très Haute Tension (THT) avec les systèmes interconnectés français et européens, les phénomènes de fréquence, de pertes en ligne, d’études de foisonnement…

    En réserve, je peux vous décrire, la micro-micro centrale individuelle éolienne-voltaïque développée à partir des années 1990 pour des bâtiments isolés en montagne.

    Oui ! - me direz-vous - reste le pognon, la tarification, … Pourquoi pas.

    Là aussi je peux…

     

    Par contre, échanges de savoirs confraternels j’attends des propositions de votre part.



  • bob de lyon 5 décembre 17:47

    @titi

    Au moins trois sont dans le coup : Franck Dubosc*, Patrick Sébastien et Brigitte Bardot (sans rire : « si ça continue je m’inscris au parti communiste » qu’elle à dit !

    * « Quand je vois ce que je gagne et ce que gagnait mon père quand on vivait dans son HLM, j’ai envie de pleurer et j’en ai honte » : dixit il ya quelques jours.

Voir tous ses commentaires (20 par page)







Palmarès