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Céphale

Céphale

Cadre supérieur en retraite, de formation scientifique, j’ai travaillé dans les télécoms. Je connais assez bien le Japon et les Etats-Unis. Mon métier m’a conduit à étudier l’économie. Je m’intéresse aussi à la philosophie - Céphale était un entrepreneur athénien, un ami de Socrate.

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  • Premier article le 05/09/2007
  • Modérateur depuis le 18/10/2007
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Derniers commentaires



  • Céphale Céphale 16 novembre 2007 20:36

    Mon cher ZEN,

    Bravo ! Je suis parfaitement d’accord avec cette analyse. Permets-moi d’ajouter une réflexion qui va dans le même sens. La phrase de Blair : « Il n’y a pas de politique économique de droite ou de gauche, mais des politiques économiques qui marchent et d’autres qui ne marchent pas » est révélatrice d’un état d’esprit. Les libéraux disent : « ça marche, ça marche ! » mais ils se gardent bien de dire où ils vont. Une politique économique est forcément de droite ou de gauche, tout dépend de l’orientation suivie, mais ils évitent d’en parler. On les entend souvent dire : « moi, je suis pragmatique, je ne fais pas de politique ».

    Blair ne disait pas franchement s’il était de droite ou de gauche, mais les indicateurs qu’il a mis en place montrent que son but était d’enrichir les riches sans exaspérer les pauvres. La réduction de la pauvreté ne faisait pas partie des indicateurs. Il conduisait donc bien une politique de droite.

    Un mot sur le New Public Management. Cet outil qui peut se résumer par « Noter, classer, Sanctionner » paraît rationnel et apolitique. N’est-ce pas ainsi qu’on traite les enfants à l’école ? Ce n’est qu’une apparence, car il encourage l’individualisme, pousse les gens à tricher, et fait beaucoup plus de perdants que de gagnants. C’est donc un outil dangereux et inefficace.

    « C’est une chose déplorable de voir tous les hommes ne délibérer que des moyens, et point de la fin. » Blaise Pascal



  • Céphale Céphale 15 novembre 2007 20:31

    @l’agitateur

    La force de l’économie française ne tient pas seulement au « patron moyen » comme vous dites. Les patrons moyens, pour la plupart, sont au service de donneurs d’ordres. Il arrive souvent qu’ils ne peuvent pas réaliser leurs projets parce qu’ils sont bridés par les banques et les donneurs d’ordres. Ils ressemblent davantage au colonel Dax qu’au général Mireau. Votre remarque ne fait donc qu’accréditer ma thèse.

    Vous semblez ne pas savoir comment sont dirigés les groupes industriels en Europe et aux Etats-Unis. Il suffit pourtant d’interroger un cadre de chez Alcatel, Thales, Peugeot ou Renault. Leurs méthodes de management découragent l’esprit d’entreprise chez leurs cadres et chez leurs sous-traitants. Je veux bien croire que c’est par ignorance que vous prétendez que l’esprit d’entreprise n’est pas développé en France. L’économie française se porterait beaucoup mieux si les patrons français avaient les mêmes méthodes de management que leurs concurrents japonais.



  • Céphale Céphale 15 novembre 2007 18:08

    L’université américaine est pour le monde entier un modèle normatif. Or il présente trois différences fondamentales avec l’université française : (1) Sélection à l’entrée. L’admission se fait sur dossier. Un candidat ne peut être admis qu’avec le soutien de ses professeurs du secondaire, et certaines universités sont plus exigeantes que d’autres. (2) Coût élevé pour les étudiants. Les études des étudiants les plus riches sont financées par la famille, celles des plus pauvres sont financées par des bourses. Il faut remarquer que les bourses sont attribuées de préférence aux familles de bonne réputation, sans égard aux aptitudes de l’élève. (3) Orientation professionnelle. Les étudiants savent au départ ce qu’ils voudraient faire plus tard. Ils n’ont pas, comme en France, la possibilité de faire des études dont on sait à l’avance qu’elles n’offrent pas de débouchés.

    On peut constater que ce modèle s’accorde assez bien avec celui de nos grandes écoles. Par parenthèse, les fondateurs du MIT au dix-neuvième siècle ont pris pour modèle l’Ecole Centrale de Paris. (1) La sélection est sévère. Elle se fait par concours, avec en plus quelques admissions sur dossier. (2) Le coût pour les étudiants est variable ; certaines grandes écoles, type Polytechnique, sont gratuites, alors que d’autres, type HEC, sont payantes. (3) Orientation professionnelle très marquée, ce qui ne veut pas dire que les futurs dipômés auront tous le même métier. Il suffit de regarder n’importe quel annuaire d’une grande école pour s’en convaincre. Mais ils ne risquent pas trop d’être au chômage. Encore que...

    Les universités françaises sont à l’opposé du modèle américain. (1) Pas de sélection à l’entrée pourvu qu’on ait le baccalauréat. (2) Les études sont presque gratuites. L’étudiant n’a besoin que de se loger et de se nourrir. (3) Beaucoup d’étudiants ne savent pas ce qu’ils feront plus tard. L’université n’est pour eux qu’un moyen de retarder l’entrée dans la vie active. Les professeurs du secondaire essayent bien d’orienter vers des filières courtes ceux qui n’ont pas un niveau suffisant pour faire une prépa, mais ils ne sont pas toujours écoutés.

    Quand l’auteur s’indigne en comparant les budgets des universités et ceux des grandes écoles « Comment admettre que le budget par étudiant à l’université soit en moyenne égal à seulement la moitié de celui d’un étudiant en école d’ingénieur ou en classe prépa », il ne tient aucun compte de la différence entre le nombre d’étudiants dans les universités et dans les grandes écoles, le nombre beaucoup plus élevé dans les universités étant dû à l’absence de sélection.

    Enfin les universitaires français oublient trop souvent que les grandes écoles font aussi de la recherche. Je citerai simplement, à titre d’exemple, Polytechnique, les Mines, Centrale, Physique et Chimie de Paris...



  • Céphale Céphale 15 novembre 2007 13:14

    Tout le monde comprend que Pierre a quitté la France parce qu’il méprise le mode de vie des Français. Il rêve sans doute de grands espaces, d’aventures où des blancs avancent derrière des indigènes qui taillent un chemin dans la jungle à coups de machette. Quoi de mieux qu’une compagnie pétrolière en Afrique pour réaliser ce rêve ?

    L’idée qu’il se fait de la France est totalement fausse. La France est le pays d’origine de la fusée Ariane, de l’Airbus, du TGV, des thérapies contre le sida. C’est un pays qui compte plusieurs prix Nobel de médecine, de physique, de chimie et d’économie.

    Chacun son truc. Si Pierre veut savoir ce que je pense de son employeur, qu’il regarde http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=31393



  • Céphale Céphale 15 novembre 2007 12:10

    J’espère que Sophie va répondre à Pierre, cet homme qui aime tellement la France qu’il va vivre en Afrique pour faire travailler des noirs.

    Ce monsieur se demande « pourquoi la France est en retard par rapport au monde sur ces modeles economiques et sociaux ». Evidemment, s’il va chercher le classement des performances économiques et sociales à l’OCDE, organisme à la botte des Américains, il peut dire que nous sommes mauvais, très mauvais !

    Reconnaissons que Pierre a choisi son camp, celui où l’on dit sans complexes, comme son ami de Houston : « France is the last communist country in the world after North Corea ».

    Ce commentaire est à vomir.

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