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Céphale

Céphale

Cadre supérieur en retraite, de formation scientifique, j’ai travaillé dans les télécoms. Je connais assez bien le Japon et les Etats-Unis. Mon métier m’a conduit à étudier l’économie. Je m’intéresse aussi à la philosophie - Céphale était un entrepreneur athénien, un ami de Socrate.

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  • Premier article le 05/09/2007
  • Modérateur depuis le 18/10/2007
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Derniers commentaires



  • Céphale Céphale 15 novembre 2007 09:01

    @internaute

    Ne croyez pas que je ne vise que les groupes financiers, comme par exemple Alcatel Lucent. Je vise aussi un grand nombre de sociétés françaises de taille moyenne que je ne veux pas nommer ici. Le PDG se prétend peut-être « entrepreneur », mais il dirige son entreprise à distance, et même quand il visite un bureau ou un atelier, il n’apprend rien, parce que les gens ne lui disent rien d’autre que ce qu’il veut entendre. Il n’est à son aise que dans une salle de réunion, entouré de ses proches collaborateurs, pour examiner des tableaux de chiffres. J’ai vécu cela et plusieurs de mes jeunes amis le vivent encore. Mais le sujet est tabou. De telles entreprises survivent parce que leurs concurrents ne valent pas mieux. Mais quand arrive un concurrent dont le patron est un véritable entrepreneur, cad qu’il fait confiance aux gens et qu’il est plus à l’aise sur le terrain que dans son bureau, ils ont du souci à se faire.

    @seespan

    Les entreprises qui ont des « cercles de qualité » ne sont pas visées. Pour les lecteurs qui ne le sauraient pas, les cercles de qualité ont été lancées dans l’industrie japonaise en 1960. Leur fondateur, Ishikawa, disait que c’est « la démocratie dans l’entreprise ».

    En 1987, le patron de Pentel, un japonais a donné une conférence à Paris. Il a dit que son job consistait à voyager, à discuter avec les gens dans les ateliers, dans les bureaux d’études, avec les ingénieurs, avec les cadres commerciaux, et qu’il ne passait pas beaucoup de temps, par comparaison avec les patrons occidentaux, en réunions avec ses collaborateurs. Il décrivait ici la méthode de management préférée des patrons japonais : le « President Audit ». Ce n’est pas un secret, ça marche, alors pourquoi tant de patrons français restent-ils accrochés à leurs objectifs chiffrés imbéciles et à leurs tableaux de bord ? Je connais la réponse : les patrons français n’ont rien à apprendre, ils savent tout !

    Vous trouverez des informations sur les méthodes de management japonaises à l’adresse suivante :

     http://www.juse.or.jp/e/index.html



  • Céphale Céphale 14 novembre 2007 20:55

    Pierre, qui s’est installé en Afrique pour y vivre, dit : « Je n’ai pas lu le livre et ne suis pas expert en economie ». Espérons qu’il le lira et qu’il comprendra que les Africains sont particulièrement menacés par l’OMC.

    Les ressources naturelles de l’Afrique sont pillées depuis deux siècles par les Occidentaux, et l’OMC ne fait que favoriser le pillage.

    Pierre confond la mondialisation et le libéralisme. La mondialisation, c’est l’abaissement des frontières devant de nouvelles technologies qui facilitent les échanges d’information, la circulation des capitaux, la circulation des biens et des personnes. Le libéralisme, c’est la perte de pouvoir de l’Etat devant les grandes sociétés multinationales. Si la mondialisation est inéluctable, le libéralisme ne l’est pas.

    La comparaison que fait Pierre de l’économie mondiale avec le jeu de monopoly est en parfait accord avec le dogme libéral, qui peut se résumer à la célèbre maxime d’Adam Smith : « Laissez faire les intérets privés ; l’économie progressera comme guidée par une main invisible ». C’est faux, évidemment. L’économie mondiale ne semble progresser que si l’on prend pour critère la fortune des plus riches. Et les pauvres continuent de s’appauvrir, et les riches continuent de s’enrichir, parce que ce sont les riches qui fixent les règles du jeu.

    Pierre demande : « Est-ce dans l’intérêt des multinationales de créer un nivellement par le bas de toutes les populations en commencant par les plus pauvres puis en continuant avec les classes moyennes ? » La question est mal posée, mais j’y répondrai quand même. Oui, les multinationales ont intérêt à mettre en concurrence les travailleurs des pays pauvres et ceux des pays riches, car ils font ainsi pression sur ceux des pays riches pour réduire leurs salaires.

    Ce nouveau moyen de limitation des salaires par les multinationales n’est pas dû à la mondialisation ; c’est la conséquence des règles fixées par l’OMC et la Commission européenne. Voir par exemple la directive Bolkestein.

    Mais le projet de l’OMC de supprimer le rôle de l’Etat sur la culture, l’éducation, la santé et l’environnement est autrement plus grave. Le monde entier est menacé.



  • Céphale Céphale 14 novembre 2007 13:15

    Merci Sophie pour cet excellent article. L’essentiel est dit, mais j’espère que les agoranautes voudront en savoir plus en achetant ce petit livre. Comme dit ZEN, c’est effarant !

    Quand on lit ce livre, tous les événements rapportés par la presse écrite, du traité de Maastricht à la directive Bolkenstein, s’éclairent d’un jour nouveau. Oui, il y a bien un complot des grandes multinationales.

    Ne parlons pas de Delors et de Lamy, qui se disent chrétiens et socialistes. Un journaliste anglais a proposé de décerner à Lamy le Prix Nobel de l’hypocrisie.

    Ce livre montre en particulier le rôle important de la Commission de Bruxelles dans le complot. Le dernier chapitre « les résistances » laisse une lueur d’espoir.



  • Céphale Céphale 13 novembre 2007 10:10

    Nicolas Voisin est-il un lecteur assidu d’Agoravox, comme il le dit ? Toujours est-il qu’il lance un fil le 8 novembre et disparait, en laissant Etienne Chouard répondre. Etienne Chouard disparait à son tour. Ce n’est pas sérieux.

    Je ne suis pas spécialement versé en théorie monétaire, mais je suis d’accord avec Maurice Allais quand il dit que le système repose sur une immense pyramide de dettes. Le vice du système est de permettre aux banques privées de créer de la monnaie « ex nihilo ».

    Dans l’actif d’une banque privée se trouvent les créances. Dans le passif se trouvent les dépôts à vue. Quand le montant des créances dépasse celui des dépôts à vue, la banque prête à découvert. C’est facile à comprendre. Mais je n’ai pas réussi à connaître le taux de découvert des banques privées.



  • Céphale Céphale 12 novembre 2007 15:23

    A l’auteur

    Encore une question. Si j’ai bien compris :

    Dans l’actif d’une banque se trouvent les créances (C). Dans le passif se trouvent les dépôts à vue (D). Quand le montant des créances dépasse celui des dépôts à vue, la banque prête à découvert. Le taux de découvert est : ( C - D ) / D

    Connaissez-vous le taux de découvert des pricipales banques françaises : BNP, LCL, SG, etc. ?

    Cordialement.

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