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docdory

docdory

Je suis né en 1957 , j’exerce la profession de médecin généraliste , je suis un passioné de sciences et d’arts , en particulier de musique . Je suis rationnaliste et défenseur acharné de la laïcité . Je déteste le " politiquement correct " et ne manque aucune occasion de le faire savoir .

Tableau de bord

  • Premier article le 27/09/2006
  • Modérateur depuis le 09/11/2006
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Derniers commentaires



  • docdory docdory 19 mars 2015 19:26

    @Céline Ertalif


    Vous dites que « les églises sont entretenues avec l’argent public » . Il faut préciser cette question.
    Il faut rappeler quels sont les faits :

    1°) Tous les lieux de culte construits après la loi de 1905 sont, en principe, édifiés et entretenus avec de l’argent privé, quel que soit le lieu de culte.l’entretien et autres frais sont assurés à 100% par les cultes qui en sont les propriétaires. 
    2°) Les lieux de cultes construits avant la loi de 1905 sont soumis à une réglementation extrêmement complexe qui est décrite en détail par une circulaire

    Schématiquement, les cathédrales sont propriété de l’état, les églises propriété des communes, les lieux de cultes israélites et protestants ( dont les religions ont constitué des associations cultuelles , ce qu’a refusé de faire l’église catholique en 1905 ) sont essentiellement la propriété de ces associations.
    Les cathédrales et églises étant ouvertes à tout public, y compris non religieux, leur propriétaire est tenu d’assurer les dépenses d’entretien incombant à tous les lieux accueillant du public. (Même si vous êtes athée, vous pouvez faire une visite touristique d’une église, l’état ou les communes sont tenus de faire en sorte que celle-ci ne s’effondre pas sur vous ! ).
    A noter que lorsque les églises sont désaffectées et que leur coût d’entretien est excessif, la commune peut cesser tout travail d’entretien, à condition d’interdire le local au public, et de le détruire s’il y a un danger d’éboulement sur le voisinage. 

    Vous dites ceci, je vous cite : « il n’y a que les imbéciles d’extrême droite pour s’offusquer que les musulmans font la prière dans la rue quand ils n’ont pas de salle pour la faire. » Vous méprisez quelque peu gratuitement vos adversaires sur cette question, mais est-ce justifié ? Essayons de mettre en doute votre raisonnement :
    Une rue, c’est un endroit fait pour la circulation des piétons et des véhicules. En aucun cas, il ne s’agit d’un lieu de culte. Le fait qu’il n’y ait pas de mosquée dans une localité ne saurait en aucun cas servir de prétexte pour détourner les rues de celle-ci de leur usage normal. 
    En effet, essayons de suivre votre raisonnement. Il y a des tas de villes qui sont dépourvues de discothèques. Cela autorise t-il pour autant leurs habitants amateurs de danse et de musique disco d’y installer une sono, de couper la circulation afin d’y effectuer des danses ? Vous conviendrez aisément que non. De même que d’autres habitants d’autres villes aiment jouer au tennis mais n’ont pas de terrain pour le pratiquer. Est-ce qu’ils vont pour autant mettre un filet au milieu de la rue afin d’y disputer un match en cinq sets ? Bien sûr que non, la maréchaussée s’y opposerait immédiatement. 
    Or les religions sont des distractions propres à certaines personnes ou certains groupe de personnes, de même que les discothèques ou le jeu de tennis. Pourquoi attribuerait on à la distraction « religion » un privilège aussi exorbitant que celui de bloquer une rue pour exercer un culte, privilège que l’on n’accorderait en aucun cas aux joueurs de tennis ou aux danseurs ?
    Si les musulmans n’ont pas assez de mosquées, rien ne les empêche de se cotiser entre eux pour louer ou acheter un local et le transformer en lieu de culte. (A noter que si des adeptes du vaudou ou des raéliens se mettaient à occuper la rue pour y faire leur culte, ils seraient rapidement expulsés : deux poids et deux mesures )
    Dans ma rue, des évangélistes ont racheté à leurs frais un petit atelier artisanal et l’ont transformé en petite église. Il sont une soixantaine ou une centaine le dimanche à y exercer leur culte dans le calme ( on n’entend de l’extérieur qu’un peu de musique gospel a un très faible niveau sonore ). A aucun moment ces gens n’ont prié dans la rue pour qu’on leur édifie un lieu de culte, ni créé le moindre trouble de voisinage. Ce qu’ont fait ces évangélistes dans ma rue, rien n’empêche les musulmans d’en faire autant là où ils habitent. 
    Ce n’est pas à nous de donner une salle aux musulmans pour prier, c’est à eux même d’aller voir un agent immobilier pour trouver un petit local à transformer en mosquée, et à payer pour cela si tel est leur désir. Rien ne justifie donc qu’ils prient dans la rue en attendant que l’argent public leur finance un local.
    Quant à votre affirmation selon laquelle la religion est une affaire publique, elle est insensée. Cela serait considérer les religions comme des services publics et serait la porte ouverte à leur financement par des fonds publics. Ce financement public est malheureusement réclamé à corps et à cris par certains caciques de certains partis politiques ( à droite presque autant qu’à gauche : Juppé à droite, Delanoé et Valls, entre autres, à gauche …).
    La déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 dit ceci , je cite : « Art. 13. Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés. »
    Les dépenses cultuelles ne sont ni des dépenses d’administration ni des dépenses d’entretien de la force publique. Il serait scandaleux de prendre l’argent aux contribuables pour leur édification, ce serait une violation pure et simple de la déclaration des droits de l’homme, ce serait totalement anticonstitutionnel.

    Vous citez Beaubérot comme l’exemple du défenseur de la laïcité, alors que pour moi il en est l’un des pires ennemis. cela me met en fureur quand je le vois invité sur des plateaux de débats télévisuels en tant que prétendu « spécialiste de la laïcité » . 
    Comment reconnaît -on les ennemis de la laïcité ? C’est qu’ils sont partisans d’une laïcité adjectivée, par exemple d’une laïcité « ouverte », ou « modernisée », ou « inclusive » comme celle de Baubérot , ou encore « apaisée » ou « adaptée » ( sous-entendu à l’islam… ). 
    Les véritables partisans de la laïcité sont partisans de la laïcité sans aucun de ces adjectifs faits pour l’atténuer, la corriger en en faire perdre le sens.
    Oui, en ce sens, je suis radical et j’en suis fier.

    Pour ce qui est des prénoms français à donner aux enfants français, je vous laisse faire une expérience de pensée : les frères Kouachi et Amédy Coulibaly auraient-ils eu l’idée de commettre leurs massacres s’ils s’étaient appelés par exemple François et Louis Kouachi et Thomas Coulibaly, et qu’ils avaient mangé la même chose que les autres petits français dans les cantines scolaires ? A mon avis, certainement pas ... C’est en leur donnant des prénoms différents de ceux des autres petits français et en leur donnant une nourriture en leur faisant croire qu’elle était plus « pure » que celle des autres enfants que l’on a semé en eux, probablement sans le vouloir, les germes de la haine de leurs concitoyens.

    Pour vous démontrer que je ne suis pas l’extrémiste que vous croyez, je vous met ici et ici mes deux derniers articles publiés, qui n’ont strictement rien d’extrémiste, et qui devraient vous amuser !




  • docdory docdory 18 mars 2015 23:18
    @ Celine Ertalif
    L’article 2 de la loi de 1905 stipule que « la République ne reconnaît, ne salarie et ne subventionne aucun culte ». 
     Par conséquent les écoles laïques de la République laïque n’ont pas à se préoccuper des interdits et superstitions alimentaires de tel ou tel culte, qui ne les concernent en rien.
    Un des rôles fondamentaux de l’école est de promouvoir la Raison et de combattre les superstitions d’où qu’elles viennent , quand bien même il s’agirait de superstitions religieuses.
    Or chacun sait que les protéines du porc sont constituées de la même vingtaine d’acides aminés que les protéines de n’importe quelle autre viande. Considérer le porc comme une « viande impure » est donc une superstition, qu’en aucun cas l’école républicaine n’a à cautionner sous la forme de menus alternatifs au porc dans les cantines scolaires. 
    Libre aux parents d’inculquer à leurs enfants n’importe quelle croyance absurde, mais ne demandons pas à l’institution scolaire d’apporter son soutien à de pareilles billevesées.

    Dans votre article, vous écrivez ceci, je vous cite : « Ce ne sera pas un drame si un enfant musulman ou de confession juive ne mange pas de viande un midi » . Or l’on ne devrait pas dire « un enfant musulman » mais «  un enfant de musulman » de même que l’on ne devrait pas dire « un enfant de confession juive », mais « un enfant dont les parents sont de confession juive »
    En effet, les religions parentales ne font pas partie du patrimoine héréditaire d’un enfant, pas plus que les partis politiques parentaux. Vous viendrait il à l’idée de dire d’un enfant dont les parents militent à l’UMP qu’il s’agit d’un « enfant UMP » ? Diriez-vous qu’un enfant dont les parents votent Marine le Pen qu’il s’agit d’un « enfant frontiste » ? Doit on appeler les enfants dont les parents votent socialiste des « enfants socialistes » ? Bien sûr que non.

    Ce que vous dites dans cette phrase est pourtant tout aussi incongru. Les religions sont des idéologies comme les autres, que ces idéologies soient politiques, religieuses ou philosophiques.
    Il n’y a donc pas plus de raison pour l’école de se préoccuper de la religion parentale des enfants que de se préoccuper des partis politiques parentaux.

    Vous dites ceci, je cite : « La religion est par nature une affaire publique et la réduction à la sphère privée est inconcevable pour quelque religion que ce soit » .
    Je ne vois vraiment pas ce qui peut vous permettre d’affirmer une telle chose. Il y a eu en France une époque au cours de laquelle la religion était une affaire publique, ça s’appelait l’ancien régime, on voit à quoi ça a mené : l’inquisition, l’affaire Calas, le délit de blasphème etc … est-ce à ce cauchemar obscurantiste que vous voulez revenir ? Pourquoi pas des tribunaux ecclésiastiques ou des cours à l’école donné par des bonnes sœurs pendant que vous y êtes ? 
    Non, dans la France moderne, celle d’après 1905, la religion est une affaire strictement privée et qui doit le rester .
    Vous dites que le menu de substitution en vigueur à Chalons sur Saône était en vigueur depuis 31 ans. Eh bien quoi ? Faudrait -il que, sous prétexte qu’elle existe depuis 31 ans, l’on persiste dans l’erreur ?
    En réalité, Gilles Platet , ce maire de Chalon sur Saône vient d’agir en véritable progressiste en mettant un coup d’arrêt à une dérive anti-laïque tout à fait néfaste au sein de l’institution scolaire, laquelle en était arrivée à faire des enquêtes de police religieuse alimentaire dans certains établissements scolaires !

    Gardons à l’esprit que trois mesures particulièrement néfastes ont considérablement freiné l’assimilation des enfants de parents musulmans dans la société française.
    Tout d’abord, il y a eu l’abandon, dans les années 80, de l’obligation légale de donner un prénom français aux enfants nés en France, ce qui s’est avéré un véritable crime contre l’assimilation.
    Ensuite, nous avons assisté à l’instauration de ces menus musulmans dans les écoles qui a abouti à l’instauration d’un véritable apartheid dans les cantines scolaires.
    Et enfin, viennent maintenant les financement subreptices de mosquées par l’argent public sous couvert de subventions à de prétendus « centres culturels musulmans » ! 
    Bravo donc à ce précurseur qu’est le maire de Chalon sur Saône, qui tente à son échelle d’enrayer cet ensemble de dérives inadmissibles.



  • docdory docdory 17 mars 2015 16:37

    @ Daniel Martin

    La première partie de votre article est irréfutable, par contre la deuxième me laisse sceptique.
    Obliger le clergé musulman à adopter les idées de ce Mahmoud Taha me paraît totalement illusoire. Souvenons-nous, pendant la révolution française, de ce qui s’était passé avec la « constitution civile du clergé ». Il était apparu à l’époque une immense majorité de « prêtres réfractaires » .
    De la même façon, toute tentative d’imposer des révisions dogmatiques aux membres du clergé musulman me parait vouée à l’échec. Il y aurait immédiatement l’apparition d’imams réfractaires.

    Ce qu’il faut, c’est appliquer fermement l’article 10 de la déclaration des droits de l’homme : «  Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi. » Dix-sept assassinats en deux jours au cours des massacres de janvier 2015 me paraissent être un trouble à l’ordre public amplement suffisant pour justifier d’inquiéter ceux qui manifestent la même opinion religieuse que celle dont se réclament les auteurs de ce trouble afin de le «  justifier » .
    Il existe une loi réprimant les groupements (politiques ou autres ) adeptes de la violence, qui peut parfaitement s’appliquer à l’islam pour peu que des attentats soient commis en son nom.
    Après tout, si les massacres de janvier 2015 avaient été commis par des membres d’un parti politique au nom de ce parti, ce parti aurait été immédiatement interdit sur le territoire français

    Je pense que cette législation devrait être renforcée. Le gouvernement aurait du profiter de l’occasion pour faire voter une loi permettant l’interdiction administrative de tout groupement politique ou de toute religion dès lors que des assassinats ou des attentats sont commis en leur nom.

    Une telle législation ferait changer de camp à la peur. Actuellement, une religion d’une infime minorité de Français ( environ 5 à 6 % ) se permet de semer des perturbations graves dans notre société. Si cette religion était menacée, de par cette hypothétique loi, de l’épée de Damoclès que serait une interdiction sur le territoire français en cas de nouveaux crimes, elle ferait son autodiscipline et dénoncerait aux autorités tous ceux de ses adeptes qui auraient des velléités djihadistes, ce qu’elle ne fait pas actuellement. 




  • docdory docdory 9 mars 2015 17:33

    J’ajoute que le fait de menacer régulièrement de donner le droit de vote aux étrangers a été certainement pour beaucoup dans la montée des votes en faveur du front national ! 

    Il faudrait que la gauche soit logique avec elle même : si elle craint, à l’instar de son leader Manuel Valls, la montée du front national, encore faudrait-il qu’elle arrête d’agiter les chiffons rouges tels que droit de vote aux étrangers et les subventions publiques à l’édification de mosquées proposées dernièrement par Valls, en toute illégalité ...


  • docdory docdory 9 mars 2015 17:28

    @Paul Oriol


    L’article 3 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen ( la vraie, celle de 1789 ) dit ceci :
    « Art. 3. Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. »
    La nation étant composée, en France, de l’ensemble des habitants ayant la nationalité française, le droit de vote des étrangers est non seulement anticonstitutionnel, mais en plus s’oppose au fondement même de la nation française , c’est-à-dire la déclaration des droits de l’homme.
    Si des étrangers en France veulent voter, il ne leur reste qu’une solution : demander à acquérir la nationalité française. Ceci suppose bien évidemment, entre autre, d’apprendre le français et de satisfaire à d’autres critères, qui sont fixés par la loi. 
    L’argument du droit de vote des étrangers en provenance de l’UE ne tient pas debout. Le traité de Maastricht, qui a autorisé à tort ce droit de vote, est un scandale qui a créé un dangereux précédent. L’idée de ce droit de vote accordé par le traité de Maastricht aux étrangers de l’UE était de créer une prétendue citoyenneté européenne, ce qui est absurde, vu qu’il n’y a pas, et qu’il n’y aura jamais, de nation européenne. 
    Ce droit de vote aux étrangers en provenance de l’UE introduit d’ailleurs une inégalité entre les citoyens de l’UE, les étrangers résidant en France ayant le droit de vote aux élections locales françaises et également dans leur pays d’origine, donc un double droit de vote aux élections locales...

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